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Antoine Emaz (Préfacier, etc.)
ISBN : 2070308308
Éditeur : Gallimard (09/11/2005)

Note moyenne : 4.46/5 (sur 36 notes)
Résumé :
À 54 ans, Jean-Michel Maulpoix s’affirme comme l’un des principaux théoriciens de la poésie contemporaine et des promoteurs du « lyrisme critique », grâce à toute une série d’essais publiés chez José Corti et à la revue qu’il dirige chez Champ Vallon, Le Nouveau Recueil. Cette édition de poche reprend sous une même couverture deux de ses principaux livres, qui lui ont valu, lors de leur première parution, en 1992 et en 2000, un écho qui dépasse le cercle restreint d... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
ATOS
  26 mai 2012
Le bleu de l'encre de Jean Michel Maulpoix se déverse, plonge dans nos espaces. Dans le ciel, dans les mers, dans les larmes de nos fenêtres, le long des vitres des taxis.
Il est le mouvement d'une robe, il est la note du saxophone. Il est dans le froissement des songes. Il y prend forme.
Maulpoix ne rêve pas en bleu, il le perçoit si fort qu'il n'en reviendra pas. C'est la couleur de l'exode, des retours, du premier jour.
La poésie de Maulpoix : Tant bleu dans nos âmes méritait bien cette histoire.
A lire, relire, prendre et reprendre.
Astrid SHRIQUI GARAIN
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Co
  02 décembre 2008
Comme tous les poètes, Jean-Michel Maulpoix est un être tourmenté, hanté par un questionnement sur sa propre vie. Amoureux du bleu, de la mer, des grands espaces et de "l'instinct de ciel", il aspire à autre chose. Sa poésie est simple, belle, limpide. On y découvre sa vie en filigrane et on l'imagine. J'ai découvert Maulpoix à la fac, où il était mon prof de poésie en prose et je dois dire que j'ai été surprise de la qualité de ses oeuvres. Une poésie moderne, qui n'a rien d'obscur.
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liberlibri
  01 décembre 2008
Jean-Michel Maulpoix aime le bleu, le lyrisme et la poésie. Il en résulte un joli recueil en poésie/Gallimard. Voulant respecter cette harmonie, j'ai passé un certain temps à choisir un marque-page dans les tons bleus car l'art du marque-page est corrélé à celui du bien lire. La poésie en prose de Maulpoix est limpide comme un ruisseau d'été, puissante comme un océan. le bleu, cette couleur de l'entre-deux, permet de relier l'intime à l'universel, donne « au langage le soin de courtiser l'impossible ». Car telle est peut-être la maladie lyrique de Jean-Michel Maulpoix, celle d'un être qui ne se résigne pas, qui se refuse à n'être qu' « une créature d'aéroport », « un homme hérissé d'antennes [qui] essaie de capter son amour sur les ondes ».
Ce filigrane bleu, en somme, on peut le lire comme une note d'espoir, comme un fil précieux qui met du baume au coeur : « Tu vas dans la mer, rincé de ta mélancolie ».
Du même auteur, Pas sur la neige, tout en blancheur et un très beau site dédié à la poésie (la sienne et celle des autres) : http://www.maulpoix.net/
Lien : http://liber-libri.blogspot...
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MIOP
  09 février 2012
Dialogue entre l'homme, son regard et le bleu de la mer.Une histoire de bleu en fait voir de toutes les couleurs à la conscience du lecteur happée par ces poèmes en prose où il est dit que «le bleu ne fait pas de bruit», parce qu'il est «timide» et volontiers enclin «à la disparition», à l'évasion. Jean-Michel Maulpoix nous fait voyager entre le réel et le voyage de l'âme.
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Henri-l-oiseleur
  03 octobre 2015
Lecture lente, quelques pages par nuit.
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Citations et extraits (31) Voir plus Ajouter une citation
MoovanseMoovanse   17 septembre 2015
Neuf jours sur la mer comme dans une église.

Seul avec les dieux, avec leur absence.
La pression de leurs mains invisibles sur mes épaules.
Seul à comparaître devant le bleu.
Dans le grand dimanche de la mer.
Buvant l'espace comme un ivrogne.
Des goulées d'angoisses et de croyance.
Désireux d'ajouter encore du ciel au ciel et de l'eau salée à la mer …

J'aime allumer une cigarette au milieu de la mer.
C'est un minuscule point rouge sur le bleu.
Un point d'incandescence, de grésillement et de chaleur.
Il signifie que j'existe :
je suis une graine, une pépite d'homme, une parcelle d'âme en larmes,

prête à s'agenouiller comme à disparaître.


(p103)
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MoovanseMoovanse   25 août 2015
Les femmes aux yeux noirs ont le regard bleu.
Bleue est la couleur du regard,
du dedans de l’âme et de la pensée,
de l’attente, de la rêverie et du sommeil.

Il nous plait de confondre toutes les couleurs en une.
Avec le vent, la mer, la neige, le rose très doux des peaux, le rouge à lèvres des rires, les cernes blancs de l’insomnie autour du vert des yeux, et les dorures fanées des feuilles qui s’écaillent, nous fabriquons du bleu.

Nous rêvons d’une terre bleue, d’une terre de couleur ronde,
neuve comme au premier jour,

et courbe ainsi qu’un corps de femme.


(p38)
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LismondeLismonde   19 février 2014
Le bleu ne fait pas de bruit.

C'est une couleur timide, sans arrière pensée, présage, ni projet, qui ne se jette pas brusquement sur le regard comme le jaune ou le rouge, mais qui l'attire à soi, l'apprivoise peu à peu, le laisse venir sans le presser, de sorte qu'en elle, il s'enfonce et se noie dans se rendre compte de rien.
.
Le bleu est une couleur propice à la disparition.
Une couleur où mourir, une couleur qui délivre, la couleur même de l'âme après qu'elle s'est déshabillée du corps, après qu''a giclé tout le sang et que se sont vidés les viscères, les poches de tourtes sortes, déménageant une fois pour toutes le mobilier de ses pensées.

Indéfiniment, le bleu s'évade..
Ce n'est pas, à vrai dire, une couleur. Plutôt une tonalité, un climat, une résonance spéciale de l'air. Un empilement de clarté, une teinte qui naît du vide ajouté au vide, aussi changeante et transparente dans la tête de l'homme que dans les cieux.
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MoovanseMoovanse   04 septembre 2015
Il est des visages dont la courbure donne à espérer l’impossible,
des reins où s’incurve la nuit,
des pas
que tard l’on voudrait suivre
jusqu’au ciel de lit d’une chambre odorante

dont les volets de bois
ouvriraient sur la mer.

(p44)
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Henri-l-oiseleurHenri-l-oiseleur   12 juillet 2018
J'ai tant et tant rêvé de trouver un arbre qui fût le mien, enraciné dans un coin d'herbe. Rêvé l'ombre paisible d'un feuillage lent qui bouge : rester là, assis pour un temps, le dos collé contre le tronc. Un arbre, faute d'une maison à soi. Un arbre seul contre lequel se tenir seul, adossé à l'écorce, face à l'horizon grand ouvert, et la route, le chemin, le temps. Les vertèbres soudées à l'obscurité solide de ce tronc où pousse la vie obstinément. Au-dessus, la lumière, agitée et sonore : son ciel vert et vivant.

"L'instinct de ciel", III, p. 226.
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