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EAN : 9782081432420
392 pages
Flammarion (06/06/2018)
3.7/5   171 notes
Résumé :
Le scooter de Tom nous emporta loin du monde. Mes bras entouraient sa taille et je laissai ma tête reposer doucement sur son épaule. Je ne crois pas avoir été plus heureuse qu'à cet instant. Juste une fille comme les autres. Il avait suffi qu'un anglais à cravate surgisse de nulle part pour que mes pieds ne touchent plus le macadam. J'étais vraiment folle amoureuse ...
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Critiques, Analyses et Avis (139) Voir plus Ajouter une critique
3,7

sur 171 notes
Premières amours adolescentes.

Premiers émois. Premiers embrasements.

Dans ce roman, Bertrand raconte comment Karen va tomber amoureuse de Tom, le nouveau venu.

Frais, lumineux (comme sa couverture), ce livre est un joli voyage. Selon l'âge où vous le lirez, voyage vers le futur ou vers le passé. C'est ça qui est joli justement.

Premier roman plein de réflexions bien choisies, les passages à Londres m'ont fait visiter la capitale comme si j'y étais. On s'élance à la suite de nos amoureux dans la découverte d'une ville décrite avec beaucoup de vérité.

J'ai apprécié de découvrir, sous la plume de Bertrand Jullien-Nogarède, deux ados crédibles plein d'esprit, réfléchis et très intéressants dans leur manière d'appréhender les choses. Sans clichés superflus. Portrait d'une certaine jeunesse d'aujourd'hui.

Un livre également étonnant dans son récit puisque les choses ne se passeront pas comme on aurait pu l'imaginer … Ceci rendant la lecture encore plus passionnante.

Encore un roman jeunesse de qualité. Tendre et émouvant.

A mettre entre toutes les mains, de 7 à 77 ans …
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Voici un ouvrage qui m'a fait passer par une myriade d'émotions aussi bien négatives que positives. Pour un premier roman, je trouve que l'auteur a proposé une romance bien écrite avec des thématiques ainsi que des réflexions intéressantes. Son héroïne a un certain mordant, des idées bien à elle ainsi qu'une personnalité bien développée. Cela dit, il faut tout de même un temps pour apprendre à la connaître… Ainsi, j'ai eu beaucoup de mal à rentrer dans le récit. Les premiers chapitres m'ont laissé un sentiment assez mitigé, en particulier à cause des nombreuses pensées de Karen qui se sont avérées assez pessimistes, sombres et fatalistes. Heureusement, les choses ont commencé à changer avec l'arrivée de Tom dans son lycée. Puis, mon ressenti général s'est nettement amélioré lorsque le petit couple a commencé à concrétiser leur relation à Londres. Dès lors, l'ouvrage a su me plaire. En revanche, la fin inattendue m'a beaucoup touchée et a fait que j'ai vraiment du mal à écrire cet avis…

« La première fois que j'ai été deux » aborde avec justesse le thème de la relation à distance et de la première fois. Honnêtement, cela me parle, car j'ai moi-même eu cette expérience amoureuse. Ainsi, les réflexions de Karen m'ont paru très crédibles, car j'ai autrefois ressenti les mêmes choses… Comme elle, je vivais à fond le moment lorsque j'étais avec mon aimé. le déchirement des « au revoir », l'euphorie des retrouvailles, le petit nuage de l'instant présent, les pensées négatives lorsque l'on pense au temps qu'il y aura lorsque l'on reverra son chéri, tout cela sonne juste et réaliste. de plus, leur romance est très mignonne. Même si leur premier baiser s'est avéré un peu rapide, tous deux apprennent ensuite à réellement se connaître grâce à des mails ou ces échanges épistolaires. On prend plaisir à les voir converser ou à lire les ressentis de Karen dans son journal intime. Des échanges pleins de tendresse qui font du bien. Tom est réellement un garçon doux, sincère, compréhensif, mature, cultivé, adorable et taquin. On comprend aisément pourquoi l'héroïne succombe à son charme.

Dans cet ouvrage, le dépaysement est total ! J'ai grandement aimé les escales de Karen à Londres. Les descriptions des lieux donnaient l'impression d'y être ! On visualisait très bien la scène. Sans oublier les concerts auxquels sont allés le tandem et leurs amis dont l'ambiance était très bien retranscrite. Ce récit dégage énormément de peps et de fraîcheur. À plusieurs reprises, je me suis imaginée avec les protagonistes… du côté de ces derniers, j'ai trouvé le duo bien construit et étoffé. On apprend bien à connaître le couple et leur entourage (grands-parents de Tom, mère de Karen, Mélanie et Jonathan les deux amis de Karen, etc.). Parmi les personnages secondaires, ma préférence est allée vers Jonathan, un garçon un peu déjanté à la culture impressionnante. Amoureux de Mélanie depuis plusieurs années, il ne se définit pas uniquement à l'image de l'amour transi : c'est surtout un ami drôle, fidèle, affectueux, à l'écoute et présent lorsque ses compagnons ont besoin de lui. Son amitié avec Karen m'a vraiment plu.

Si les idées de premiers émois, de la première relation amoureuse sérieuse et de la relation à distance sont bien traitées, j'ai malheureusement eu du mal avec la fin… J'avoue que ce ressenti est purement personnel. En fait, je lisais cette romance dans l'optique de découvrir une oeuvre feel-good avec de beaux sentiments. de quoi m'occuper l'esprit ce week-end, parce que j'en avais besoin… Hélas, le dernier quart du récit a pris une tournure inattendue qui s'est alignée avec ce que je traversais en ce moment et que j'essayais d'oublier/de mettre de côté grâce à la lecture. Autant dire que j'ai été touchée et submergée par l'émotion avec cette conclusion… Si j'enlève le côté personnel, je dirais que cela reste un final inattendu, touchant et très bien dépeint. Encore une fois, le sujet abordé est bien retranscrit. L'auteur sait de quoi il parle et l'exprime très bien… En revanche, j'ai un doute sur la décision des deux protagonistes… Sans trop en dire, la vie m'a appris que les choses ne se passaient jamais comme ça dans la réalité… Mais on ne peut qu'espérer que cela se réalise…

Merci encore à Bertrand Jullien-Nogarède et aux éditions Flammarion pour la découverte de cette romance. Cette lecture fut dépaysante, émouvante, tendre, bien développée et philosophique avec plein de réflexions sur la vie, la famille, l'amitié et l'amour en général. Je vous invite à jeter un oeil sur Babelio où j'ai recensé pas mal de citations qui m'ont plu et m'ont paru justes. Bref, un très bon premier roman.
Lien : https://lespagesquitournent...
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Karen, dix-sept ans, habite en banlieue parisienne. Elle vit au "presbytère", une maison-bibliothèque imaginée et créée par sa mère, bibliothécaire et naturellement passionnée de littérature. le quotidien de la jeune fille est celui de toutes les adolescentes de son âge : aller en cours, préparer son Bac et retrouver ses amis pour des heures de discussions.
L'arrivée de Tom, un nouvel élève anglais, va chambouler la vie de Karen. Férus de musique, les deux adolescents vont se rapprocher.

Je remercie sincèrement Bertrand Jullien-Nogarède et les éditons Flammarion pour cette lecture.
"La première fois que j'ai été deux" est un roman jeunesse abordant beaucoup de thèmes variés et m'ayant apporté un agréable moment de lecture en compagnie de Karen et de Tom. J'ai non seulement aimé découvrir leurs personnalités, mais aussi voyager en Angleterre, au coeur de la capitale et des ses lieux incontournables.

Karen est une jeune fille très mature pour son âge. Elle a déjà un caractère bien affirmé et des idées claires quant à son avenir. Elle vit avec sa mère, dépressive, et n'a jamais connu son père. C'est une jeune fille qui aime retrouver ses amis notamment Jonathan (son confident) et Mélanie (vive et délurée). Elle ne trouve aucun intérêt aux garçons de son âge jusqu'au jour où Tom débarque dans sa vie.

Tom vient de Londres. Son père, anglais, vient de décéder lors d'une mission à l'étranger et sa mère, française, décide de revenir s'installer en France dans la ville de son enfance. Tom ne s'y plaît pas, son école et ses amis lui manquent. Mais, peu de temps après son emménagement, il tombe sous le charme de Karen. Tous deux se trouvent des points communs et aiment passer du temps ensemble. Au bout de quelques jours, l'adolescent retourne finalement vivre en Angleterre auprès de ses grands-parents. Il invite Karen à venir le rejoindre durant les vacances. Ce séjour inoubliable sera le début d'une belle histoire et d'un beau projet de vie.

L'auteur décrit une jeunesse précoce. Les deux adolescents sont des êtres posés et réfléchis, confrontés à des événements tragiques qui ont bouleversés leurs quotidiens respectifs. J'ai beaucoup aimé la délicatesse de sa plume et la manière dont la mort, l'abandon et l'amour sont abordés.
La visite guidée de Londres puis celle de Hampstead avec ses ruelles et ses belles demeures anglaises, au pied de la nature, m'ont apporté de jolis moments d'évasion.
Lien : http://labibliothequedemarjo..
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Sur le début du roman, les lecteurs se diront qu'avec ce personnage ils ne pourront que s'élever un peu plus haut.

Si la 1ère de couverture se veut tendre et lumineuse(deux silhouettes enlacées), les 1ers chapitres plomberont un peu le rêve et donneront une réalité de départ très pessimiste pour une probable histoire d'amour.



Le personnage est acerbe, déja à 17 ans.

Sarcastique, d'un réalisme un peu triste.

Sa réalité de la relation amoureuse repose sur des désillusions adultes, que ce soit la vie de sa mère, les parents de sa meilleure amie ou ses propres professeurs.

Comme dirait certains musiciens poètes : " les histoires d'amour finissent toujours mal, en général"*

( les Rita Mitsouko*).

L'auteur Bertrand Jullien-Nogarède remet un contexte de fond qui semble offrir une raison à cette apocalypse familiale: les années 80 et le divorce.

Et pourtant, avec le divorce, n'était-ce pas la promesse d'une seconde chance, en solo ou en renouvellement accompagné?

N'était-ce pas la bouée jetée pour ne pas finir ses jours noyé dans le désamour et le désespoir d'avoir mal choisi?



On se dit alors qu'il ne reste à l'héroïne qu'à faire ses propres expériences.

Bien évidement, l'auteur a des plans pour elle. Ouf.

Mais bon, comme un parent qui craint de ne jamais marier sa fille, nous lecteurs, on se dit tout de même aussi: qui se collera à la tâche?

C'est qu'avec tout ça, notre héroïne n'a pas le caractère facile.



L'auteur n'y va pas de main morte avec l'ironie et la douce amertume, notre jeune héroïne est déja dans le bonheur qui se soigne, à coup de passage sur le divan et assisté de petits médicaments.

Karen ( c'est son nom) jouit toutefois d'une bonne hauteur sur les choses et d'un esprit très spirituel

( c'est bien ça, pour nous).

Plutôt que de s'alarmer d'avance, le lecteur verra au bout du compte le verre à moitié plein, se confier à un spécialiste est dans l'air du temps, c'est dédramatisé par la littérature jeunesse et puis la vie n'est pas facile pour un ado.



Notre jeune fille a à en promettre en définitive.

Notre héroïne fera preuve de mordant et d'acidité pour creuser son chemin avec ses copains. Et vraiment, on rit.



C'est l'année du Bac.

Plutôt bonne en Lettres, Karen se projetterait déja bien dans cette voie.

Arrive Tom, un nouvel élève anglophone d'origine anglaise.

Il doit aussi passer son bac et il aura besoin de soutien pour l'oral et l'écrit en français.



Karen aime lire et écrire mais elle n'est pas très douée pour se délier la langue avec des étrangers.

Tom a cette petite image de mystère, d'écorché romantique.

Cultivés tous les deux, ils se trouveront une sensibilité commune pour la musique.

Karen ne cessera de se sous-estimer avec esprit et dérision, ce qui l'a rendra sympathique à nos yeux, elle ne se prend pas au sérieux.

D'ailleurs, sa question propre pourrait être qui la prendrait au sérieux de toutes façons?

Sa mère, ses copines...Tom?

Nous profitons d'une finesse d'esprit derrière la timidité, si la pensée pouvait être accessible à tous, l'entourage profiterait d'une tout autre Karen, bien plus sûre d'elle sur ses points de vue sur le monde et autrui.



" J'avais éprouvé toutes sortes de coups de coeur dans ma courte vie affective, mais mon désir n'avait jamais trouvé un terrain propice à son épanouissement, la majorité des garçons ne résistant pas à plus de cinq minutes de conversation. C'est une vraie maladie chez moi, je n'arrive pas à me contenter du physique, je ne dois pas avoir une âme de bonne reproductrice..tomber amoureuse [...]tenait à la fois du prodige et de la catastrophe...".



Nous flotterons au fil de la lecture avec Karen, bien plus positive et encourageante qu'elle en a l'air et non, mauvaises langues que vous êtes, ce ne sont pas les médicaments.

Ce sont les sentiments et des beaux.

Karen croque dans la pomme comme si c'était la 1ère fois de sa vie qu'elle profitait de quelque chose de frais et sucré, avec cet air de nous dire: Mince!?Mais c'est bon ce truc-là?!? Comment ça s'appelle que j'en parle autour de moi?!

C'est vrai que ça a bon goût l'amour.



Avec ce feu de Prométhée désormais accessible, Karen nous donne l'impression d'être doté du troisième oeil et de saisir enfin les mystères de l'univers des grands qui gravitent autour d'elle.

La révélation, de comprendre combien il est difficile d'être adulte sans souffrir avec ce don du dit Amour avec un grand A.

Nous vivons de ça, survivons, nous nous en alimentons et manquons aussi de ça comme l'air que l'on respire, en plus des factures à payer, des courses de la semaine et des visites chez le pédiatre des petits.



Karen profitera de sa petite étincelle et des copains, bien qu'elle sache déja que Tom devra repartir en Angleterre après son bac...voire peut-être plus tôt.

Elle qui aime l'écriture et la correspondance, ça tombe bien.

Un roman pour ados sur le sentiment amoureux d'un regard pertinent, fin et drôle.
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La première fois que j'ai été deux de Bertrand Jullien-Nogarède est un roman tout en émotion, magnifique et terrible en même temps. Un énorme coup de coeur pour ce roman jeunesse éclatant qui sait aussi parler aux moins jeunes.

Karen est une adolescente de 17 ans. Élevée par une mère un brin dépressive, bibliothécaire dans son travail comme chez elle (elle a recouvert l'intégralité des murs de l'ancien presbytère où elles vivent avec des livres), Karen est un peu dans sa bulle, un peu solitaire. Sa meilleure amie Mélanie et Jonathan lui suffisent. Pourtant Karen attend qu'il se passe quelque chose dans sa vie et son petit univers bien tranquille va vite être bouleversé par l'arrivée d'un nouvel élève dans son lycée. Tom vient de perdre son père et débarque contraint et forcé d'Angleterre. Il intègre la classe de Karen et affiche clairement son mépris pour un pays et une ville dans lesquels sa mère, française d'origine, a décidé d'emménager du jour au lendemain. Il n'a qu'un objectif : rentrer en Angleterre et vivre chez ses grands-parents qui lui manquent énormément. Un jour au lycée, il surprend Karen au piano, et un lien musical va naître entre eux et les unir jusqu'outre-Manche. Toutes ses émotions nouvelles vont complètement bouleverser la vision qu'avait Karen sur la vie et sur l'amour.

Bertrand Jullien-Nogarède nous offre bien plus qu'un roman initiatique, c'est une fresque sur l'adolescence et sur les montagnes russes émotionnelles que l'on traverse à cette période. J'ai eu un véritable coup de coeur pour ce roman parce qu'il traite avec justesse de la jeunesse post-année 2000. Karen est un personnage sensible qui possède une grande richesse intérieure. Elle n'a pas eu une enfance toute rose, elle n'a jamais connu son père et a grandi dans l'amertume maternelle. Elle est un peu dans sa bulle, avec ses romans, ses leçons de piano imposées, ses rendez-vous chez le psychologue, elle s'est en quelque sorte construit une petite routine confortable. Elle paraît sur la réserve et n'a que deux seuls vrais amis, Mélanie qui est résolument bourrin et Jonathan qui a ses petites marottes. C'est délicieux de voir ce petit univers bien huilé éclater comme un feu d'artifices avec l'arrivée de Tom. Tom débarque d'Angleterre avec un double chagrin, la mort de son père et l'éloignement de son pays. Tom est un mordu de musique, c'est un mod dans le style et dans la tête. Il a une façon d'être qui dénote tellement des autres garçons du lycée qu'il va accrocher l'attention de Karen. Elle le trouve un peu arrogant au début puis quand il l'aborde dans la salle de musique, sa perception change un peu. On suit donc l'évolution des sentiments que développe Karen à l'égard de Tom et c'est vraiment charmant. C'est écrit comme pourrait le penser une jeune fille, sans mièvrerie ni fausse note.
On ressent aussi la gravité de Karen dans les questions qu'elle se pose sur la vie. A l'heure des grands bouleversements, elle s'interroge sur les choix qu'elle doit faire, sur l'après-lycée, sur son avenir. L'auteur nous parle mine de rien d'une jeunesse désenchantée qui redoute l'avenir qui lui est proposé. Quand Tom débarque dans sa vie, il instille chez Karen le petit grain de folie qui lui manquait pour oser vivre enfin, pour de vrai.
L'histoire nous est racontée du point de vue de Karen, comme une confidence. Dans la première moitié du roman, on trouve des fragments du journal intime de Karen comportant lui-même des extraits des lettres qu'elle échange avec Tom. On passe par toutes les phases du premier amour de jeunesse, c'est assez amusant à lire d'ailleurs. Karen doute de l'intérêt réel de Tom, puis elle désespère de ne pas avoir de réponse assez vite ou alors elle est euphorique… C'est en dents de scie et c'est tellement réaliste.
Le texte est d'une grande beauté, l'auteur m'a cueillie avec ce passage magnifique sur la maison de Karen, ce presbytère dont les murs sont recouverts de livres faisant de la lecture un bouclier contre les coups durs de la vie, ou encore le passage très émouvant sur les grands-parents qui est une pure merveille. J'avais l'impression de me retrouver dans des petits cocons de mots et c'était extrêmement doux et réconfortant. J'ai vraiment apprécié les touches musicales disséminées tout au long du récit, c'est un concept original et fun, ça colle parfaitement à l'esprit du roman. C'est en quelque sorte la bande-originale d'un moment intense de la vie de Karen qui vit cette histoire avec Tom presque comme un film tant elle se retrouve à mille lieues de son quotidien bien rangé. Il faut noter que l'on retrouve la playlist avec la bibliographie des ouvrages cités dans le roman à la fin.

La première fois que j'ai été deux est une bourrasque émotionnelle, c'est une transcription fidèle de l'osmose qui se crée entre deux êtres quand on tombe amoureux pour la première fois. L'auteur donne une voix crédible et touchante à cette histoire, Karen livre au lecteur tout son ressenti quant à la vie et à l'amour, on a l'impression d'être dans son coeur et dans sa tête. C'est une magnifique histoire avec une fin aussi surprenante que déchirante.

Lien : https://thebookcarnival.blog..
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critiques presse (1)
Telerama
06 août 2018
Ancré dans l’Histoire, parfaitement contemporain, ce voyage amoureux entre les deux rives du channel, sur fond de passion pour le rock des années 70, dégage, par son intensité et quel qu’en soit l’avenir, autant d’espoir que de charme.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (69) Voir plus Ajouter une citation
C'était la première fois que Tom m'appelait "ma petite chérie". J'en fus surprise et touchée. Personne ne m'avait jusqu'alors appelée "ma petite chérie". Il en est des privilèges comme des poissons rouges : leur utilité reste à définir, mais on en est pas moins content au début ! Quand j'entends des adultes se donner toutes sortes de sobriquets amoureux, je trouve évidemment ça totalement ridicule. J'ai raison, d'ailleurs. Rien n'est plus bête. Mais "ma petite chérie", c'est quand même trop mignon. C'est mon petit nom cucul à moi. Après tout, j'ai bien le droit à mon morceau de guimauve à moi. L'amour a des vertus aphrodisiaques qui nous rendent de toute façon assez crétins pour ne plus vous amuser de situations qui nous faisaient hurler la veille. J'étais peut-être tout simplement en train de devenir adulte...
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En marchant, je me disais que j’aimerais vraiment être quelqu’un d’autre. Une fille gaie et enjouée avec plein d’amis. Celle qui est de toutes les fêtes et dont le forfait téléphonique n’est jamais dépassé parce que c’est toujours elle qu’on appelle. Je donnerais cher pour être cette fille-là. Au lieu de ça, je vis comme une recluse, certains me détestent parce que j’ai toujours les meilleures notes, et lorsque je suis dans un groupe – tout petit – je ne trouve jamais rien à dire. J’ai beau retourner toutes sortes d’idées dans ma tête, il doit passer trois ou quatre trains avant que j’ouvre la bouche, et quand je me décide enfin à formuler un quelconque propos, les autres sont passés à autre chose depuis belle lurette. Parfois, le soir, toute seule dans mon lit, je me dis que j’aurais dû dire ceci ou cela, mais je sais bien qu’il est trop tard et tout le monde s’en fout. J’ai souvent l’impression de ne pas avoir l’énergie suffisante pour entrer pleinement en communication avec les autres.
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Qu'allais-je bien pouvoir faire à présent ? Franchement, je trouvais le destin injuste mais je n'avais ni envie de trépigner, ni le désir de me donner en spectacle devant mes amis. Des tas de gens très bien s'étaient déjà passés par ce genre de rite initiatique aussi cruel qu'exaltant. Je venais juste d'ajouter mon patronyme à la liste interminable des éclopées du cœur.
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- Tom a effectivement tout pour lui, enfin de mon point de vue, et c'est bien là mon problème.
- Ton problème ?
- Oui, vous savez que je me méfie des contes de fées. Même si j'ai une folle envie d'y croire.
- Parce que...?
- Parce que les contes de fées sont des illusions. Vous savez, le piège du prince charmant !
Dreuf hocha la tête, l'air pénétré, puis il me regarda longuement.
- Et que fais-tu de la princesse charmante ?
- Eh bien justement je la laisserais bien tranquille dans la plus haute tour du château avec ses livres et son piano.
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- T'arrête jamais d'écrire, toi...
- Jamais.
Pendant quelques instants, elle lut en silence, puis quand elle eut terminé, elle reposa les feuilles sur la table basse avec précaution et croisa ses mains sur ses genoux.
- Depuis le collège j'aime trop ce que tu écris, Karen... L'écriture te protège. Elle protège ta vie.
- Tu te mets aux contes de fées tardivement, ma grande.
- J'ai toujours pensé ça. Un jour, tu seras une grande romancière et tu vivras très vieille.
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