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Élisabeth Vonarburg (Traducteur)
EAN : 9782842282424
487 pages
Éditeur : Le Pré aux Clercs (20/04/2006)
3.41/5   76 notes
Résumé :
Quelque part au nord, dans des contrées sauvages au climat extrême, trois civilisations sont parvenues à un tournant de leur histoire.
A bord de leurs vaisseaux-dragons, les Erlings mènent des raids sanguinaires contre les Anglcyns, contraints de s'allier avec leurs ennemis de toujours, les Cyngaëls, pour repousser les envahisseurs. Mais le vent du changement souffle sur ces terres hostiles où rien ne pousse. Thorkell le Rouge, Aëldred et Alun, les chefs de c... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
3,41

sur 76 notes

Nadou38
  29 mai 2021
Encore une magnifique aventure que nous propose Guy Gavriel Kay avec « Le dernier rayon du soleil ».
Ce roman fut écrit et publié en 2005 (The Last Night of the Sun), traduit alors de l'anglais par Elisabeth Vonarburg. C'est l'édition que j'ai lu, avec une couverture que je trouve magnifique, un vaisseau-dragon masquant un coucher de soleil.
Il est prévu une nouvelle édition en 2021 chez L'Atalante, donc tout bientôt, traduit cette fois par Mikael Cabon sous le titre Les derniers feux du soleil.
Cette fois-ci, l'auteur nous promène dans les contrées nordiques de son univers historico-fantasy (je ne sais pas si cela se dit, mais je pense que vous me comprenez) où plusieurs royaumes perpétuellement ennemis, vont être amenés plus ou moins à s'entraider.
Les Erlings, mercenaires habitués à traverser les mers sur leurs vaisseaux-dragons pour effectuer des raids avant l'hiver, sont une menace récurrente sur les côtes pour les Anglcyns et les Cyngaëls, deux peuples qui ne se tolèrent guère non plus entre eux. Une vendetta tourne mal, le début d'une poursuite, des alliances vont alors émerger…
G.G. Kay s'appuie largement sur l'histoire car on reconnait bien Anglais, Gallois et Vikings dans ce roman. L'auteur indique d'ailleurs en postface sa large inspiration sur la culture et le quotidien de ces peuplades d'alors pour modeler son scénario et ses personnages dans le roman. Il s'est notamment beaucoup intéressé à Alfred le Grand pour incarner l'un de ses personnages.
J'ai beaucoup aimé la façon dont sont décrits les cyngaëls, ce lien permanent qu'ils ont avec la musique et le mystère entourant la forêt des esprits. Les erlings aussi sont passionnants par la rudesse de leur condition de vie qui en font des hommes souvent brutaux, mais aussi courageux et vaillants.
Alun le cyngaël et Bern l'erling ont ainsi été passionnants à suivre dans leurs périples. La plume de Kay n'y est pas étrangère car toujours aussi efficace et plaisante, en particulier pour le travail approfondi sur ses personnages.
Le fantastique est également très présent dans ce roman avec cette mystérieuse forêt des esprits, fantastique plus présent que dans Les lions d'Al-Rassan et La Chanson d'Arbonne… et peut-être un peu trop pour moi d'ailleurs. Je m'étonne moi-même de dire cela. le fantastique s'appuie, avec raison, sur les croyances païennes qui ont largement leur place dans cette histoire. J'ai d'ailleurs apprécié cette opposition entre ces croyances ancestrales et la nouvelle religion du Jad qui cherche à prendre la place. Mais je n'ai pas trop saisi l'intérêt et le traitement de certains éléments surnaturels dans l'histoire. ().
Mais ce dernier point n'engage que moi, un petit détail qui ne m'a d'ailleurs pas du tout empêché d'apprécier grandement ce roman.
J'en garde un super moment de lecture et le recommande sans hésitation, le voyage vaut le détour.
Challenge Duo d'auteurs SFFF : Isaac Asimov - Guy Gavriel Kay
Challenge Livre Historique 2021
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Witchblade
  25 avril 2018
Je remercie Basileusa pour cette pioche même si elle n'a pas été une réussite. J'avais récupéré ce roman dans la bibliothèque de mon ex car il ne l'avait pas aimé. Mais je ne l'ai pris qu'à cause du nom de l'auteur que j'avais adoré avec « La Tapisserie de Fionavar », je n'avais même pas lu le résumé... J'aurais dû... Ça m'aurait évité une déception supplémentaire, ce mois de Décembre aura été riche en déception... Tant pis pour moi...
Dès le départ, je me suis demandée dans quoi je m'embarquais... On commence l'histoire par les funérailles avortées d'un seigneur car il manquait le cheval qui devait brûler avec lui. Guère réjouissant donc... On la continue avec l'auteur du vol du cheval qui agit comme un somnambule... Je m'ennuyais tellement dans ma lecture que j'ai préféré l'abandonner avant même le début du 2ème chapitre, c'est pour dire combien ma patience s'effiloche vite maintenant. Je ne voyais même pas l'intérêt de cette histoire par rapport au résumé donné par France Loisirs. Les descriptions traînent en longueur sans que des évènements intéressants viennent agrémenter le récit et donner un peu plus d'intérêt à cette histoire de vol de cheval à un mort...
Comme vous l'aurez compris, j'aurais mieux fait de lire le résumé au lieu de me fier uniquement au nom de l'auteur et de laisser ce livre dans la bibliothèque de mon ex. Cela fait plus de 4 ans que je l'ai et j'en retardais toujours la lecture depuis l'essai de « La Mosaïque de Sarance », je me doutais sans doute que ça n'allait pas me plaire autant que « La Tapisserie de Fionavar ». Il faut croire que oui et que seuls les romans fantastiques de cet auteur trouvent grâce à mes yeux. Dorénavant, je lirais mieux les résumés de ses romans. Dommage car j'aime beaucoup son style. Pour les amateurs de romans au long cours sur fond historique, je vous conseille de découvrir ce roman mais pour ceux qui, comme moi, ont besoin d'actions dans une histoire, je vous conseille de passer votre chemin.
Sur ce, bonnes lectures à vous:-)
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bilodoh
  06 septembre 2018
Un avis partagé pour cette fantasy nordique dont j'attendais beaucoup.

J'ai un faible pour les sagas scandinaves, même si je ne suis pas fan de la férocité guerrière des Vikings. J'aime bien aussi les romans historiques et j'admire le brio de Kay qui permet de goûter la vie des peuples anciens tout en y insérant une trame de fiction intéressante.

Ce roman raconte une histoire de Vikings, d'Anglo-Saxons et de Gallois. C'est basé sur une recherche historique minutieuse, mais j'aurais aimé avoir un peu plus d'indices pour m'y retrouver davantage et situer l'action sur une carte. J'ai eu un peu mal à entrer dans le roman avec tous ses personnages aux noms étranges, même si l'auteur nous en fournit une liste au départ.

Un roman intéressant, bien loin de notre quotidien, mais dont la lecture demande un petit effort de persévérance.
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boudicca
  28 mars 2012
Après Constantinople sous l'empire romain (« La Mosaïque de Sarrance »), l'Italie de la Renaissance (« Tigane ») ou encore l'Espagne de la Reconquista (« Les Lions d'Al-Rassan »), Guy Gavriel Kay s'attaque avec « Le dernier rayon du soleil » aux civilisations celtiques et nordiques du Moyen Age. On découvre ainsi trois peuples aux origines peu éloignées mais qui se vouent pourtant une haine farouche, et un roi, à la fois ambitieux mais pourtant plein de noblesse et de bonnes intentions, habité par le rêve de voir un jour ces ennemis de toujours s'unir sous une seule et même bannière. Si les enjeux sont peut-être un peu moins importants et passionnants ici que dans les romans précédents de l'auteur, il n'en reste pas moins qu'on suit l'histoire avec un réel plaisir grâce au talent de conteur hors pair de Guy Gavriel Kay qui n'a décidément pas sont pareil pour créer des univers captivants et des personnages émouvants.
On retrouve donc ici tout ce qui fait le charme des romans de l'auteur, à commencer par une écriture très fluide mais surtout juste et poétique, donnant lieu à des scènes plus bouleversantes les unes que les autres (je pense notamment au voyage de certains des protagonistes dans les profondeurs de la forêt ainsi qu'à l'époustouflant duel final). Comme toujours, se sont cela dit les personnages qui constituent le plus gros point fort du roman, tous bénéficiant d'une psychologie très soignée et d'une personnalité attachante. Tout juste pourrait-on regretter que les femmes, généralement mises en avant dans les romans de l'auteur, semblent ici un peu trop en retrait... La reconstitution historique est elle aussi de qualité, mais venant de Guy Gavriel Kay, cela ne surprendra personne. L'auteur nous fournit ainsi un aperçu assez restreint mais néanmoins très riche de certaines des grandes civilisations nordiques du IXe siècle (les Anglo-Saxons, les Celtes Gallois, et les Danois) tout en mettant en avant une figure parmi les plus emblématiques de l'histoire de l'Angleterre : le roi Alfred le Grand.
 
« Le dernier rayon du soleil » est un excellent roman qui s'inscrit dans la même veine que les précédents ouvrages de Guy Gavriel Kay qui nous dévoile là encore toute l'étendue de son talent. Voilà bien un auteur que je ne me lasserai pas de lire de si tôt !
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steppe
  30 mai 2012
Bon, c'est sûr, Guy Gavriel Kay est un auteur à part dans le monde de la fantasy. Entre uchronie (ou selon certains "fantastique historique") et réinterprétation des mythes connus - ici, la mythologie nordique - il nous livre toujours des récits passionnants, grâce à son talent de conteur. "Le Dernier Rayon du Soleil" nous plonge dans une histoire ancienne où vikings, anglo-saxons, celtes refont l'histoire.
Je reconnais ne pas être très objective au sujet de Guy Gavriel Kay. Il m'a complètement séduite dès "Les Tapisseries de Fionavar" et m'a définitivement acquise à sa prose avec ses "Lions d'Al-Rassan".
Et je ne parle même pas de Tigane!
Mais j'ai quand même abordé cette lecture avec quelques réserves à cause de certaines critiques - élogieuses mais sans plus - tendant à considérer ce livre comme oeuvre mineure de l'auteur.
Pour ma part, j'y ai retrouvé tout ce que j'aime chez Kay, à savoir : une plume talentueuse, des personnages attachants et un univers construit, cohérent et très proche d'une lointaine réalité.
Bref, tout ce qui fait la marque de fabrique de G.G.K.
La fantasy de l'auteur est très éloignée des clichés du genre. Ici point de bestiaire fabuleux, de magie (ou si peu), de quête désespérée, de héros orphelin.
Héritier de Tolkien dont il est le digne disciple de par sa capacité à engendrer l'intérêt pour "l'Histoire avant tout", avec la même aptitude à faire naitre en nous l'émotion et la poésie d'une situation d'abord, puis des personnages. Il fut en premier lieu l'auteur du "Silmarillion" avec le fils de Tolkien, puis commença à rédiger ses propres ouvrages et pour notre plus grand plaisir.
Auteur vraiment à part, et malgré ce que j'ai pu lire ici ou là, "Les derniers Rayons du Soleil" ne dérogent pas à sa ligne de conduite. Une histoire d'abord, des personnages travaillés, intéressants, une intrigue riche et captivante, une plongée dans le passé (Tigane = Italie - Les Lions = Espagne - La Tapisserie = Les légendes Arthuriennes - le Dernier Rayon = Histoire Nordique).
Chaque livre prend naissance dans le passé et l'explore, le réinvente, le magnifie parfois. Et pour ma part, "Les Derniers Rayons du Soleil" méritent autant d'éloges que tous ses autres livres. La même émotion et le même intérêt naissent de la plume talentueuse de Guy Gavriel Kay.
Me reste à lire "La Mosaïque de Sarance"....
J'en salive d'avance....
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Citations et extraits (25) Voir plus Ajouter une citation
boudiccaboudicca   06 février 2012
Ainsi se joua-t-il cette nuit-là sous les arbres une pénible vérité quant au courage humain. Une vérité à laquelle nous résistons pour ce qu'elle nous suggère de notre existence. Parfois, les actes les plus vaillants, ceux qui réclament toute la force de la volonté, et le recours à une bravoure qui dépasse l'entendement ou la description... ces actes n'ont aucune conséquence qui vaille. Ils ne dessinent aucun cercle à la surface des événements, ne causent rien, ne gagnent rien. Ils sont triviaux, marginaux. Ce peut être difficile à accepter. La fille d'Aëldred avait agi avec une bravoure presque indicible en se rendant seule la nuit dans les ténèbres de la forêt (…) et, dans le cours de cette nuit, cela ne signifiait rien.
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Nadou38Nadou38   14 mai 2021
Aussi bien en Al-Rassan qu'en Amnuz et en Soriyye, les terres ancestrales d'Orient, l'on disait parmi les Asharites que le monde humain pouvait être divisé en trois groupes : les vivants, les morts, et ceux qui se trouvaient en mer.
Ibn Bakir était éveillé depuis l'aube, et il remerciait dans ses prières les dernières étoiles nocturnes de pouvoir être enfin compté parmi les membres du bienheureux premier groupe.
(chap. 1)
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Nadou38Nadou38   24 mai 2021
Aucun cri d'alarme. Juste au moment où Bern ThorkellSon arrivait en haut de la crête, un groupe agité de marchands d'Alrasan, avec une bruyante indignation, appelait le fyrd. Ils lui sauvèrent la vie, car les éclaireurs se détournèrent pour les regarder.
Cela arrive parfois ainsi. De petites choses, accidents du moment, convergences. Et tout dans la façon dont la vie s'écoule ensuite, à partir de tels instants, leur doit son déploiement, en bien ou en mal. On marche, on titube, le long de chemins déterminés par des évènements dont on demeure à jamais ignorant. La route qu'autrui n'a jamais prise, ou qu'on a soi-même prise trop tard, ou trop tôt, amène à une rencontre, une information, une nuit mémorable, à la mort, ou à la vie.
(chap.11)
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laulauttelaulautte   06 septembre 2017
Mais il faut aussi se rappeler que sagas et idylles ont été créées, que quelqu'un en a composé les éléments, les a choisis et mis en harmonieuse relation, en faisant ressortir toute la beauté et le sens, telle une offrande. L'histoire du raid du Volgan, avec sa poignée d'hommes, sur un sanctuaire des Veilleurs en Ferrières sera narrée de façon très différente par un prêtre ayant survécu à l'attaque, dans la chronique d'une année funeste, et par un skalde erling célébrant un triomphe. Ceux qui vivent une histoire ne songent habituellement pas à eux-mêmes en ces termes, même si certains peuvent avoir l'œil fixé sur la gloire et la postérité.
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laulauttelaulautte   05 septembre 2017
En chacun de nous, peur et mémoire s'entrelacent en des dessins complexes et changeants. Parfois, c'est ce qu'on n'a pas vu qui s'attarde et nous épouvante longtemps après. Cela se glisse dans les rêves, depuis les frontières confuses de la conscience, ou émerge, peut-être lorsqu'on est seul, au réveil, tôt, à la palissade d'une cour de ferme, ou au périmètre d'un campement, à l'heure brumeuse où l'idée du matin ne s'est pas encore incarnée à l'est. Ou encore, cela nous est asséné à midi, dans l'éclat d'un marché bondé. Nous ne nous libérons jamais entièrement de ce qui nous a causé une mortelle terreur.
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