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ISBN : 2379500002
Éditeur : Vega Manga (04/10/2018)

Note moyenne : 3.67/5 (sur 6 notes)
Résumé :
La bataille de Peleliu, nom de code Operation Stalemate II (« impasse » en français), s’est déroulée durant la Seconde Guerre mondiale entre les États-Unis et le Japon dans le Pacifique entre septembre et novembre 1944 sur l’île de Peleliu, dans l’archipel des Palaos.
Le général américain avait prévu que l’île serait sécurisée en quatre jours, mais en raison de fortifications bien install... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
nebalfr
  27 novembre 2018
Critique commune aux tomes 1 et 2.
Comme ses prédécesseurs, le n° 8 de l'excellente revue Atom m'a fait découvrir un certain nombre de mangas ayant l'air intéressants, dont, dans l'actualité, cette série qu'est Peleliu, Guernica of Paradise, due à Takeda Kazuyoshi, et dont la publication française vient d'être entreprise par un nouvel éditeur de manga, Vega. Les deux premiers volumes sont parus d'emblée, et ce sont ceux dont je vais vous parler aujourd'hui, mais la série est en cours de publication au Japon, où il y a au moins trois autres volumes, qui devraient être traduits relativement rapidement, ai-je cru comprendre.

Peleliu, Guernica of Paradise est un manga de guerre, centré sur le récit de la sanglante bataille de Peleliu, une paradisiaque (donc) petite île de corail dans l'archipel des Palaos. Cette bataille, semble-t-il méconnue des Japonais contemporains (tout particulièrement à en croire Hiratsuka Masao, un spécialiste de la guerre du Pacifique qui a conseillé Takeda Kazuyoshi dans la conception de cette BD), cette bataille donc a eu lieu entre septembre et novembre 1944, et a été particulièrement meurtrière. Elle a opposé, pendant près de deux mois (là où le commandement américain pensait régler l'affaire en quelques jours...), dans les 40 000 soldats américains et 10 000 soldats japonais. Si la bataille a autant duré, c'est que les Japonais avaient aménagé tout un réseau de grottes, dans l'optique de tenir le plus longtemps possible, et de rendre la victoire particulièrement coûteuse aux Américains – un scénario anticipant la (plus célèbre car hautement symbolique) bataille d'Iwo Jima (hop), quelques mois plus tard. Cet acharnement à défendre cette île minuscule, dans une opération clairement suicidaire et, funeste originalité, pour la première fois semble-t-il véritablement conçue comme telle au plan stratégique (le contingent japonais, constitué de troupes de réserve, en infériorité numérique marquée, mal équipé, mal approvisionné, et qui ne pouvait pas espérer de renforts, n'avait absolument aucune chance de l'emporter, et se rendre était inacceptable – 97 % des soldats japonais de Peleliu sont morts durant la bataille), cet acharnement, donc, tenait à ce qu'il s'y trouvait un aéroport, qui pourrait constituer un atout déterminant pour les bombardiers américains, à même depuis cette base de menacer directement le Japon, ou de fournir un support dans la campagne visant à reprendre les Philippines – de fait, la guerre dans les Palaos, et notamment à Peleliu, était associée au théâtre d'opérations philippin ; et la victoire décisive des Américains dans le Golfe de Leyte, fin octobre, avait considérablement diminué l'intérêt stratégique de la petite île de corail et de son aéroport… La bataille n'en continuerait pas moins, une des plus meurtrières de la guerre du Pacifique.

Il existe un certain nombre de mangas traitant de la Deuxième Guerre mondiale – ce même numéro d'Atom en dresse d'ailleurs un intéressant panorama (j'en aurais bien repris du rab, à vrai dire). Et le traitement de ce sujet varie considérablement… de manière périodique, le regard des Japonais sur cet affrontement est tour à tour imprégné d'héroïsme, au point parfois du révisionnisme (est-ce si étonnant, dans un pays où Abe Shinzô est Premier Ministre ?), et violemment critique ; dans les évocations de la guerre en manga, dans ce dernier registre, on pensera aussitôt à Mizuki Shigeru (notamment dans Opération Mort et les tomes 1 et, surtout, 2 de Vie de Mizuki), qui était non seulement soldat alors, mais a véritablement combattu sur le front, est passé à deux doigts de mourir à maintes reprises, et y a perdu un bras… Peleliu, Guernica of Paradise s'inscrit clairement dans la filiation de Mizuki – avec bien sûr cette différence essentielle que le jeune Takeda Kazuyoshi n'a quant à lui pas combattu, de toute évidence, mais revient sur des événements passés (et désormais lointains) avec l'assistance d'un historien.

Peleliu est le récit d'une guerre absurde et horrible, dans un cadre initialement paradisiaque ; le sort des soldats japonais émeut, mais l'inhumanité du commandement japonais, et ses innombrables brimades et mensonges, révoltent. À vrai dire, Takeda Kazuyoshi semble priser tout particulièrement l'évocation de morts parfaitement absurdes et anti-héroïques au possible : tel soldat qui trébuche et s'ouvre le crâne sur une pierre, avant même la bataille, tel autre qui est abattu par un des siens en train d'agoniser et dont le doigt était malencontreusement crispé sur la gâchette de son fusil… et quantité d'anonymes qui sont instantanément pulvérisés par une bombe tombée suffisamment près pour que la protection supposée de la grotte ne les sauve pas le moins du monde – sans même parler des charges suicides : appréciable ironie, la mort conne du sous-officier qui l'ordonne autorise ses subalternes à survivre encore quelques heures, quelques jours peut-être…

Cet accent mis sur les morts absurdes ressort tout particulièrement de la tâche confiée à notre (principal) héros et personnage point de vue, le soldat de première classe Tamaru : le jeune homme chétif et peureux, petit binoclard incapable de faire du mal à une mouche (au départ, du moins…), a (ou avait…) pour ambition de devenir mangaka – ses supérieurs le savent, et il craint tout d'abord que cela ne lui joue un mauvais tour, un énième déluge de baffes, la méthode disciplinaire par excellence de l'armée impériale… Mais les officiers entendent bien au contraire en profiter : ils ont besoin d'un « attaché au mérite », qui a pour tâche de rédiger les lettres envoyées aux parents des soldats qui ont trouvé la mort sur Peleliu (ce dès avant la bataille – à vrai dire, une fois les Américains débarqués, la simple idée que ces lettres puissent parvenir à leurs destinataires relève à son tour de l'absurde, à moins de procéder, là encore, comme dans Lettres d'Iwo Jima) ; cette mort ne peut tout simplement pas se permettre d'être « ridicule » et « gratuite » – l'office de « l'attaché au mérite » est donc d'enjoliver les faits, pour témoigner, avec ardeur patriotique et révérence pour l'empereur, d'un nécessaire ultime acte de bravoure : ce camarade, qui s'est connement fendu le crâne en trébuchant ? le vaillant soldat de l'empereur a bien évidemment abattu des avions ennemis en s'emparant d'une mitrailleuse, geste héroïque qui coûta la vie à des Ricains en même temps qu'il sauvait celle de ses bons amis du régiment ! Banzaï ! Tamaru s'acquitte du mieux qu'il peut de sa tâche – même en comprenant alors, illumination cruelle, que le désir de ce camarade de mourir « dans un ultime acte de bravoure, comme son père » n'avait jamais été fondé sur autre chose qu'un odieux mensonge… Un même mensonge qui se répète de génération en génération. le message est assez clair, pour le coup, et les résonances très actuelles.

Rien n'est épargné aux soldats de Peleliu – et, sans que l'on puisse pour autant parler de complaisance, Takeda Kazuyoshi ne cache rien. La terreur des interminables bombardements préliminaires, la découverte de ce qu'ils ont ravagé la si jolie petite île paradisiaque de Peleliu pour en faire un no man's land lunaire, les terribles premières heures de la bataille, où d'innombrables vies japonaises comme américaines sont fauchées en quelques minutes, le repli dans les grottes, les blessés qui agonisent, les ressources d'ores et déjà épuisées, en eau tout particulièrement… Non, rien ne leur est épargné. Et nous n'en sommes qu'au début…

Maintenant, il faut voir comment cette histoire est racontée – ce qui saute aux yeux en regardant les couvertures. En effet, Takeda Kazuyoshi a fait le choix de prime abord incongru d'un dessin très enfantin, naïf, tout en rondeurs, faisant plus que loucher sur le super deformed, grosses têtes et petit corps. Mais il ne faut pas s'y tromper : cela ne fait certainement pas de Peleliu une bande dessinée destinée aux pitinenfants. La naïveté du trait n'y change rien, ce récit est d'une extrême noirceur, et d'une extrême violence. En fait, d'une certaine manière, ce parti-pris archétypal renforce le sentiment de violence.

Oui, ce choix peut tout d'abord paraître étonnant, voire inapproprié, mais je le trouve en définitive tout à fait pertinent – d'autant qu'il faut lui associer un character design bien pensé : les personnages ont des traits simplistes qui devraient, dans l'absolu, les rendre indiscernables les uns des autres (ce qui, dans pareil contexte, pourrait d'ailleurs faire sens, et je suppose à vrai dire qu'il y a de cela dans la mise en scène des innombrables anonymes mourant dans un absurde anonymat), mais c'est pourtant tout le contraire qui se produit : les yeux myopes et sempiternellement plissés de Tamaru derrière ses lunettes rectangulaires (l'auteur expliquant au passage en quoi ce choix n'était pas rigoureusement historique, mais pourquoi il l'a fait quand même) sont bien sûr le premier exemple que l'on a envie de citer, mais il en va de même pour les autres – ceux du moins qui ont un nom ; la simple manière de figurer la bouche, un trait dans ce sens, une épaisseur dans l'autre, suffit à identifier le caporal Yoshiki, et à exprimer sa naïveté et son dévouement – une bouche et des yeux plus larges, il s'agit du sous-lieutenant Shimada, assez bonhomme, pas moins obligé de prendre les plus cruelles des décisions – les lunettes rondes qui masquent ses yeux désignent le caporal-chef Kosugi, homme cynique et pragmatique, rusé aussi, qui ne se leurre pas sur les chances de succès des Japonais et fera tout ce qui est en son pouvoir pour survivre, quitte à piétiner les cadavres de ses compatriotes – la casquette et la moustache, c'est le fanatique et violent sergent Namoto – cette cicatrice et cette bouche large, c'est la brute Inokuma, etc. Et si les soldats américains sont trop anonymes, dans cette optique, pour bénéficier de traits aussi précis pour les singulariser (notons tout de même, car ça n'a pas toujours été le cas dans les représentations de cette guerre de part et d'autre, que nombre de ces marines sont des noirs), ils n'en expriment pas moins tous une même humanité : Tamaru confronté à un Ricain appelant sa maman dans son agonie, cela pourrait paraître convenu, mais cela touche bel et bien au coeur. Cette figuration très subtile, en quelques traits seulement, est assez remarquable, décidément – notamment eu égard à ce paradoxe voulant que l'identification aisée de ces personnages comme distincts permette pourtant au lecteur de s'identifier lui-même à chacun d'entre eux. Je manque de références manga dans ce registre, mais, instinctivement, cela m'a fait penser à Peanuts de Charles M. Schulz – dans un contexte certes on ne peut plus différent, et certes c'est là une comparaison très laudative, mais, oui, pourquoi pas ?

Ce parti-pris pourra donc déstabiliser, mais je le trouve pour ma part tout à fait approprié et pertinent. J'ai lu çà et là des critiques y trouvant quelque chose d'un peu « bâclé », et je ne suis vraiment, vraiment pas d'accord. D'autant que ce choix s'associe bien sûr, et de manière assez classique pour le coup, à une esthétique plus ou moins « ligne claire » : passé la rondeur naïve des personnages, si le décor a souvent quelque chose d'un peu abstrait, il peut cependant se montrer plus détaillé quand cela importe – que ce soit pour sublimer le paradis de Peleliu avant la bataille, ou au contraire pour exprimer la cruauté de la guerre en exposant la nature ravagée par les combats ; le dessin se montre surtout plus précis pour les engins militaires, les barges de débarquement, les tanks, les avions… Sans jamais trop en faire (et, là encore, Takeda Kazuyoshi explique brièvement dans quels cas il a décidé de faire des entorses graphiques à la rigueur historique et pour quelles raisons – par exemple concernant l'uniforme des soldats japonais). L'association de ces diverses caractéristiques fonctionne très bien.

Vous l'aurez compris, je suis très enthousiasmé, au sortir de ces deux premiers tomes de Peleliu, Guernica of Paradise. C'est une BD rude, encore une fois, ne pas s'y tromper, mais elle fait preuve d'une certaine subtilité dans sa méthode, qui vaut pour le dessin comme pour le scénario. Et ce point de vue est très intéressant – comme un contrepoint à Tarawa : atoll sanglant, de Charlier et Hubinon, BD lue et relue quand j'étais gamin puis ado, dans laquelle le point de vue américain animalisait (ou « végétalisait » ? Faces de prune, faces de citron…) un ennemi japonais par essence indifférencié et barbare. Par ailleurs, en cette triste époque où le nationalisme et le révisionnisme semblent (re)devenir toujours plus prégnants, cette BD a quelque chose de salutaire.

Mon seul regret, pour l'heure, est une certaine nonchalance dans la traduction, parfois, et (surtout ?) la relecture – la fin du deuxième tome, tout particulièrement, est saturée de coquilles, ce qui est tout de même sacrément pénible. J'espère que les jeunes éditions Vega se montreront à cet égard plus soignées dans les tomes suivants.

Ce petit bémol mis à part, oui, j'ai vraiment apprécié ces deux premiers tomes de Peleliu, Guernica of Paradise, et ai hâte de lire la suite.
Lien : http://nebalestuncon.over-bl..
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Srafina
  13 janvier 2019
Lors de la seconde guerre mondiale, Américains et Japonais ce sont affrontés sur l'île de Peleliu, située dans l'archipel des Palaos. C'est un lieu stratégique à l'époque de part la présence d'un aéroport. Peleliu est d'abord occupée par l'armée japonaise puis convoitée par les forces américaines.
Ce premier tome nous met en présence de Tamaru, soldat de seconde classe, qui dans le civil voudrait bien devenir dessinateur de mangas. Dès qu'il a un moment de pause, il dessine, il extrapole sur la beauté de l'île, sur les animaux qui y vivent ainsi que sur la population. Pour lui la guerre ne peut pas venir troubler cette paix. On pourrait le considérer comme un doux rêveur, naïf et sensible. Son camarade Koyama par sa mort, va lui montrer qu'à la guerre toute mort peut survenir à tout moment, tout bêtement sans qu'une arme ne vous touche.
On assiste au quotidien des recrues, aux premiers bombardements des navires américains, à l'angoisse qui monte au sein de la troupe.
Cette île paradisiaque en temps normal devient un champ de bataille, qui vrombit, qui tonne de partout. Avec la mort au rendez-vous, la peur, le doute… Tous ces hommes se doutent qu'ils ne s'en sortiront pas ou peu et vont chercher au fond d'eux la force d'aller de l'avant.
Le dessin en lui-même pourrait paraître enfantin, mais ce qu'il véhicule ne l'est pas. C'est la guerre, l'acharnement, le sang, la peur qui sont présents.
Premier manga Seinen que je lis, et j'ai ressenti beaucoup d'émotions à lire le début de cette bataille si peu connue.
Merci à masse critique Babelio et les éditions Véga de m'avoir permis de découvrir Peleliu.
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JulieJuz
  07 mars 2019
Dans ce manga, qui est le premier tome, on va suivre un soldat bien particulier. Il s'appelle Tamaru. Au Japon, avant que la guerre n'éclate, il dessinait des mangas en plus de son travail. À la guerre, il ne sait pas trop ce qu'il fait là. Il semble apeuré et complètement perdu dès qu'on le rencontre dans le manga (on peut comprendre vu les circonstances). Il est réprimandé par son sergent parce qu'il est toujours en train de dessiner ce qu'il vit. Quand on début l'histoire, les Américains n'ont pas encore commencé à attaquer. Les Japonais préparent le terrain. Ils ont creusé un tas de galeries et de grottes pour se protéger des bombardements, ce qui expliquera comment ils ont pu tenir face à la force de tir et le nombre plus grand de soldats américains.
Les événements s'enchaînent et les bombardements commencent. L'ami de Tamaru décède après un bombardement… Il était en train de dire à Tamaru qu'il voulait mourir héroïquement, mais il finit par tomber et se cogner à la tête en tentant de fuir les bombardements. C'est après ça que Tamaru se voit confier une nouvelle mission par son sous-lieutenant. Attaché au mérite. C'est lui qui rédigera les lettres pour annoncer aux familles que leurs proches sont morts héroïquement. Puisqu'il savait inventer des histoires avant, il peut encore le faire pour l'honneur de ses camarades.
J'ai vraiment beaucoup apprécié la lecture de ce premier tome. Tamaru est attachant et le fait de voir la guerre à travers ses yeux fait que l'on en ressent l'horreur tout en notant les petites choses qu'il relève aussi : un arc-en-ciel, les étoiles dans la nuit noire. J'ai trouvé le tout très juste. L'approche pour aborder cette bataille est plutôt réussie. Il faut savoir que le grand-père de l'auteur du manga était à la bataille de Peleliu, et même s'il est annoncé qu'il s'agit d'une fiction qui se base sur ces événements tragiques, on sent qu'il y a une réelle envie de chercher à partager ce qu'il s'est passé pour ces soldats japonais. J'ai hâte de découvrir la suite !
Lien : https://juliejuz.wordpress.c..
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AllTimeReadings
  15 janvier 2019
Je tiens tout d'abord à remercier Babelio et les éditions VEGA pour l'envoi de ce livre dans le cadre de la masse critique de décembre.
Ce manga se concentre sur Tamaru, un simple soldat qui a été envoyé sur l'île de Peleliu afin de la protéger d'une invasion américaine. C'est un combattant, certes, mais il est loin d'avoir l'esprit guerrier. Il veut bien se battre pour son pays, mais il est plutôt concentré sur le paysage qui l'entoure et sur les histoires qu'il pourra raconter dans ses prochains mangas quand il rentrera chez lui. Car oui, il compte bien rentrer chez lui. Il a du mal à s'imaginer qu'il peut mourir, qu'ils peuvent tous mourir. [...]
Je n'ai pas pu m'empêcher de m'attacher à Tamaru. Dans les livres qui traitent de la guerre, j'essaie toujours d'éviter, car on sait très bien que le héros a une chance sur deux de survivre. Mais le fait que ce soldat si jeune et si rêveur soit lancé en première ligne, alors qu'il ne se rend même pas compte qu'il peut mourir, le rend encore plus touchant. Quand il comprend que la mort peut frapper n'importe qui, n'importe quand, on en a presque les larmes aux yeux.
Dès les premiers bombardements américains sur l'île de Peleliu, des japonais périssent. Évidemment, l'auteur aurait pu simplement écrire que des soldats étaient morts, mais non. Il a fallu qu'il dessine un pied, déchiqueté, toujours dans une botte, mais sans son propriétaire. L'image est frappante. C'est la guerre et l'horreur est omniprésente. C'est, certes, macabre, mais je pense que c'est nécessaire. Ce manga nous fait comprendre ce qu'est la guerre, nous fait comprendre à quoi cela ressemble de voir des morceaux de ses amis étalés sur des kilomètres, de regarder quelqu'un se faire tirer dessus, de voir une moitié de visage arrachée, de perdre ses amis un par un. Peleliu nous plonge au coeur du conflit. C'est impressionnant, d'une part car cela montre à quel point l'auteur est talentueux, et d'autre part car on ressort différent de cette lecture. On a, nous aussi, la nausée, les larmes aux yeux, l'envie que ça cesse. Mais si pour nous, l'histoire s'arrête après ces quelques pages, elle continue pour Tamaru et ses compagnons. Peleliu est effectivement une saga et je lirai sans aucun doute les tomes suivants. Je vous conseille d'en faire de même !
Lien : https://alltimereadings.word..
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Titteuf
  22 février 2019
Je n'ai pas vraiment été conquis par ce manga. le thème ne m'effrayais pas mais je suis très septique sur la manière qu'elle a été abordée. C'est entre le tragique et le comique mais le juste milieu n'a pas été vraiment trouvé.
Le graphisme ne m'a pas non plus épaté. Les paysages sont bien représentés par contre ce n'est pas le cas des personnages trop caricaturaux à mon goût même si c'est un choix de l'auteur explique en fin d'ouvrage.
Les premières pages en couleur présentant l'île de Pérliu sont très intéressantes. J'ai bien aimé cette originalité. Dommage que cela ne s'est pas poursuivi. Je n'ai vraiment pas apprécié ces longues pages de bataille qui pour moi n'apporte pas grand chose au reste de l'intrigue.
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critiques presse (1)
BDGest   06 novembre 2018
Entrée en matière réussie pour Peleliu. Guernica of paradise qui parvient à prendre aux tripes, tout en apportant par son dessin décalé une respiration bienvenue. Souhaitons que les prochains tomes gardent le cap et confirment cette bonne impression initiale.
Lire la critique sur le site : BDGest
Citations et extraits (1) Ajouter une citation
SrafinaSrafina   13 janvier 2019
Peleliu est un îlot composé de récits coralliens long de 9 kms et 3 kms de large situé à l'extrême sud des îles Palaos (actuelle république des Palaos). Le climat est tropical et océanique : chaud et humide, avec un soleil fort et des averses de pluie fréquentes.
Malgré la grande quantité de pluie, Peleliu n'a pas de rivières offrant de l'eau potable. En 1944, les soldats s'abreuvaient principalement grâce à l'eau de pluie, à l'unique source de l'île ou à l'eau croupie d'un marais.
Encore aujourd'hui, cet îlot abrite de nombreux os de soldats défunts et beaucoup d'armes d'époque, laissant des traces vivaces au milieu d'un paysage paradisiaque.
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Video de Takeda Kazuyoshi (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Takeda Kazuyoshi
"Dans Peleliu, le pauvre Tamaru n?a pas fini d?en baver?"
Salut à toi ! Voici une nouvelle fois un Mangado - La voie du manga Peleliu de TAKEDA Kazuyoshi. Pour ne louper aucune vidéo et nous soutenir, pense à t'abonner à la chaine youtube de Manga-News et de la Bande Animée !
La Bande Animée : https://www.youtube.com/channel/UCIUDG8qPmRfXNXT5W0JO2zg/?sub_confirmation=1
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