AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Altan Gokalp (Traducteur)
ISBN : 2070754081
Éditeur : Gallimard (17/06/2004)

Note moyenne : 3.37/5 (sur 15 notes)
Résumé :
Présentation de l'éditeur :

La petite population grecque de l'Ile-Fourmi - sorte de paradis miniature sur terre - vit en bonne intelligence avec les villages turcs de la côte. Mais nous sommes en 1923, et le traité de Lausanne prévoit un gigantesque échange des populations pour mettre fin à la guerre.

Le roman de Yachar Kemal débute au moment où la nouvelle de l'exil forcé éclate sur l'île, comme partout en Asie Mineure, où plus d'un m... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
ivredelivres
  16 janvier 2011
Il y a longtemps que je voulais lire Yachar Kemal, j'ai fait coup double, satisfaire ma curiosité et avoir cette délicieuse impression que l'on est entré dans une maison amie.
Après la Première Guerre Mondiale, la toute jeune Société des Nations se prononce sur le différend qui sépare toujours la Grèce et la Turquie, après la chute de l'Empire Ottoman et la naissance de la République Turque, les deux états décident d'échanger leurs populations.
Les habitants de l'île-Fourmi n'y croient pas, mais il faut se rendre à l'évidence un beau jour la nouvelle tombe « il y aura échange » et ils devront, parce qu'ils sont grecs, abandonner cette île où les grecs vivent depuis 3000 ans, Mustafa Kemal Atatürk en a ainsi décidé.
Un beau matin de printemps ils embarquent et laissent derrière eux « Tout ce que nous avions, nos ruches, les fleurs de notre jardin, la plus belle vigne de l'île, notre maison... » Il est loin le temps où tout était prétexte à agapes, où, tous grecs et turcs venaient festoyer sur l'île « Les nattes étaient disposées sous les platanes, les pains tout chauds et fumants sortis du four étaient posés près de la vaisselle en cuivre étamée. Une merveilleuse odeur de pain sorti du four imprégnait les lieux »
Sur l'île ne reste plus que Vassilis Atoynatanoghlou, lui il est resté, il ne comprend pas comment il aurait pu quitter « sa mer, son jardin, ses oliviers plantés de ses mains ses pêchers et ses cerisiers ». Et il promet de tuer le premier qui prendra pied sur son île.
Il a des provisions, de quoi soutenir un siège, il a le souvenir de sa bien aimée dont le parfum le poursuit où qu'il aille et il a son chat qui a échappé au massacre des animaux domestiques.
Pour lui tenir compagnie il a aussi ses souvenirs, ceux de la guerre, de sa marche à travers la campagne enneigée, la neige à hauteur d'homme, lui les pieds nus et couvert de poux « Et ces dizaines de milliers de soldats saisis par le gel, le vent et les tempêtes de neige »
Alors le jour où, Poyraz Musa un turc, prend pied sur l'île, une formidable partie de cache cache va commencer entre ces deux ennemis qui ont chacun à leur façon affronté les horreurs de la guerre, supporté le fracas des armes, deux survivants de la bataille des Dardanelles.
Poyraz, vient s'installer sur l'île où il a acheté une propriété, il est riche et par chance il est malin, il a usé de flatterie pour arriver à ses fins mais le voilà propriétaire d'une belle maison et d'un moulin. Il est heureux car l'île est magnifique « le ciel, la mer, la terre, les fleurs, les oiseaux, les arbres, les verts, les orangés, le violet, tout avait viré à ce rose de pêcher en fleurs »
Les deux hommes vont s'épier, se chercher, se deviner, s'ignorer mais vont-ils pouvoir cohabiter ? L'un certain de la nécessité de tuer cet envahisseur, l'autre sûr d'avoir enfin trouver le paradis sur terre.
Un roman superbe, flamboyant de couleurs, un conte épique comme devaient savoir en raconter les poètes ambulants de l'antiquité, ces rhapsodes qui chantaient l'Iliade de village en village.
Les personnages de Yachar Kemal sont issus de sa terre anatolienne, une mère aux bras chaleureux, un bandit d'honneur, tous hauts en couleur et chaleureux. Les situations même les plus dures sont teintées de cocasserie. Mais là où il est impérial c'est lorsqu'il parle de sa terre, de ses parfums, des arbres, des abeilles, de la pêche, de la beauté de cette île allégorique où chacun peut trouver son propre paradis.
Chance le deuxième tome de cette trilogie est déjà paru et je vais pouvoir poursuivre l'aventure sur l'île-Fourmi
Lien : http://asautsetagambades.hau..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
frandj
  01 mars 2015
Yachar Kemal vient de décéder. La mort de ce grand écrivain turc fait remonter dans ma mémoire l'un de ses romans dont le titre n'est pas anodin et que j'ai lu il y a quelques années.
L'action se déroule juste après le conflit opposant la Grèce et la Turquie, au début des années '20. La cohabitation des deux communautés était, dans l'ensemble, harmonieuse. Mais les deux pays décidèrent d'échanger des populations, les minorités étant expulsées hors des contrées où elles vivaient depuis des siècles.
Les Grecs vivant l'île-Fourmi, sous souveraineté turque, doivent donc tout abandonner. Pourtant l'un des habitants, Vassilis, refuse de quitter l'île; il a tout préparé pour survivre dans sa solitude. II s'est promis de tuer le premier Turc qui posera le pied sur l'île: Poyraz sera celui-là. Vassilis, patient et habile, épie Poyraz qui est sûr de son bon droit. Entre eux, un long cache-cache mortel commence sur l'île. Si différents soient-ils, tous les deux sont imprégnés d'une même culture et ont beaucoup souffert pendant la première guerre mondiale, qui a été terrible pour les soldats.
Le roman (qui, je le l'avoue, m'a semblé un peu trop long), est d'abord le portrait de deux hommes attachants et surtout un hymne à la vie simple et conviviale des individus, contrariée par les aléas de la raison d'Etat.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
Nathaliecez
  11 septembre 2019
Abandon à la 100 ème page. Je n'arrive a à suivre ce roman. Les noms des personnages sont compliqués a retenir, et l'histoire un peu décousue.
Commenter  J’apprécie          00
Citations et extraits (5) Ajouter une citation
annieannie   09 janvier 2011
p.126
- Comment quelqu'un pouvait-il quitter la terre où il est né et avait grandi, qui était une part de lui-même, sa mer, son jardin, ses oliviers plantés de ses mains, ses pêchers, ses cerisiers, sans résister, sans un mot, comme un agneau, sans même laisser paraître l'amertume ?
Commenter  J’apprécie          70
ivredelivresivredelivres   16 janvier 2011
Les nattes étaient disposées sous les platanes, les pains tout chauds et fumants sortis du four étaient posés près de la vaisselle en cuivre étamée. Une merveilleuse odeur de pain sorti du four imprégnait les lieux
Commenter  J’apprécie          20
annieannie   08 janvier 2011
p.93 -
il m'a dit :"Eh bien, cela fait 3 000 ans que vous avez habité ici, ça suffit", m'a-t-il dit.
"Allez en enfer", m'a-t-il dit.
et moi je n'ai pas pu lui dire : "Je m'en vais, restez en paix !"
Commenter  J’apprécie          20
annieannie   09 janvier 2011
p.137
- On devrait y penser chaque fois : à chaque olive que l'on touche, à chaque grain de riz ou de blé, que de sueur au front il a fallu, que d'efforts.
Commenter  J’apprécie          10
ivredelivresivredelivres   16 janvier 2011
Tout ce que nous avions, nos ruches, les fleurs de notre jardin, la plus belle vigne de l’île, notre maison...
Commenter  J’apprécie          10
autres livres classés : turquieVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Tête de Turc !

De quelle pièce de Molière cette réplique est-elle extraite ? Que diable allait-il faire dans cette galère ? Ah maudite galère ! Traître de Turc à tous les diables !

Le bourgeois gentilhomme
Monsieur de Pourceaugnac
Les Fourberies de Scapin
La jalousie du barbouillé

10 questions
39 lecteurs ont répondu
Thèmes : turquie , turc , littérature , cinema , humour , Appréciation , évocationCréer un quiz sur ce livre