AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Claire de Oliveira (Traducteur)
ISBN : 2070128830
Éditeur : Gallimard (30/09/2010)

Note moyenne : 3.74/5 (sur 80 notes)
Résumé :

Nous sommes en Roumanie, en janvier 1945 : la population germanophone de Transylvanie vit dans la peur de la déportation.

Cette mesure, exigée par le nouvel allié soviétique de Bucarest, vise une population soupçonnée d'avoir soutenu l'Allemagne nazie pendant la guerre. Le jeune Léopold sait qu'il est sur la liste. II prépare sa petite valise, des affaires chaudes, quelques livres, puis, quand la police roumaine vient le chercher, à trois heur... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr
Critiques, Analyses et Avis (27) Voir plus Ajouter une critique
book-en-stock
  15 octobre 2017
Une superbe couverture, un titre poétique, pour un roman sombre abordant l'horreur et la souffrance dans des camps de travaux forcés.
Le roman débute en Roumanie en janvier 1945, quand une partie de la population germanophone de Transylvanie est déportée dans un camp de travail en Russie. Ecrit à la première personne, il s'agit de confidences, sous forme de chroniques, d'un jeune homme déporté à 17 ans. Il s'est retrouvé sur la liste russe : « Aucun de nous n'avait fait la guerre, mais pour les Russes nous étions responsables des crimes d'Hitler, étant allemands. » (p. 40)
Soixante ans après, la nuit, il est encore hanté par les souvenirs de cette vie au camp qui lui reviennent à partir des objets, il est alors au bord du malaise : « J'ai des lourdeurs d'estomac qui me remontent jusqu'au palais. La bascule du souffle est chamboulée, je suis hors d'haleine. » (p. 30) le roman, construit en cours chapitres, énumère et décrit ces objets et la vie de déporté de façon aléatoire pour le lecteur, un peu comme arrivent les souvenirs douloureux dans sa mémoire, « chamboulant » cette « bascule du souffle ».
Il a un rapport particulier aux choses et aux objets qui s'animent, qui deviennent sujets des verbes et interagissent avec l'homme. La réalité est-elle si dure à affronter qu'il adopte cette réaction comme une échappatoire ?
Le récit prend alors un ton onirique : le ciment boit, la pelle se transforme en coeur et s'adresse à lui directement, la faim apparait sous la forme d'un ange, l'arbre est hors de cause si l'on vous bat, le mouchoir est « le seul être à se soucier de moi »… La réalité est totalement déformée et on ne sait plus trop où est l'humain dans tout ça. Il lutte contre la faim, le froid, la fatigue, la peur. Toutefois malgré la noirceur du quotidien, une infime note d'espoir transparaît dans cette vision onirique. Une certaine force émerge de ce personnage qui jamais ne se plaint de son sort, qui se contente de témoigner, d'expliquer l'impensable.
Si j'ai apprécié le début de ce roman, découvrant une part d'histoire, j'ai trouvé ensuite quelques longueurs dans l'énumération qui s'ensuit, me demandant où l'auteur voulait en venir, car il n'y a alors plus d'intrigue. Une fois dans le camp, une routine s'installe et le temps s'étire. Puis la libération arrive, le récit rebondit et le personnage tente de nous dévoiler le vertige de la liberté retrouvée. J'ai toutefois été sensible à la poésie qui ressort de cette écriture.
Un écrit poignant, original dans sa forme d'écriture, sur un sujet plutôt méconnu (ou tu). A découvrir, c'est certain.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          280
Moan
  19 avril 2014
Challenge Nobel de la littérature 2013.2014
Léopold est sur la liste des roumains germanophones qui seront déportés en URSS en janvier 1945.
La police roumaine vient le chercher au milieu de la nuit et il s'en va avec en tête une phrase de sa grand-mère: "Je sais que tu reviendras". Phrase qui l'habite et le soutient tout au long de sa déportation: cinq années en enfer, où rester en vie ne tient qu'à un fil.
"Le samedi, l'eau-de-vie de betterave égaie les sentinelles, qui ont la gâchette facile. le dimanche matin, quand un homme gît dans la cour, il paraît que c'est une tentative de fuite. Et si on le retrouve en caleçon dans la cour parce qu'il filait aux toilettes, ses intestins rongés ne supportant plus la soupe aux choux, ce n'est pas une excuse".
J'ai pris du temps à lire ce livre, pas par rapport au nombre de pages (350) mais rapport au poids des mots.
La guerre finie, il ne sera pas fait de cadeaux à ces jeunes! " Aucun de nous n'avait fait la guerre, mais pour les Russes nous étions responsables des crimes d'Hitler, étant allemands".
Ce livre est rempli des images que se fait Léopold dans sa tête pour rester en vie.
Une écriture magnifique pour faire vivre avec une force incroyable cinq années terribles!
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          200
ay_guadalquivir
  03 janvier 2012
Comme chaque fois, Herta Müller me laisse sans voix. La bouche sèche de mots, de soif, de faim, le coeur comme asséché d'une écriture ciselée au plus proche du nécessaire. Dans La bascule du souffle, d'abord projet à quatre mains avec le poète Oskar Pastior, Herta Mûller donne à l'expérience concentrationnaire une vie propre, au-delà de la question de la survie ou de la dignité. Car tout s'incarne ici dans une cosmogonie particulière au camp. le ciment prend vie, le pain un personnage, et l'ange de la faim domine l'expérience, au plus profond des corps et des âmes. Ainsi, en donnant à cet étrange réel une existence poétique, Herta Mûller ne semble pas placer l'individu au centre. Elle n'explore pas non plus les humiliations ou les tactiques de survie. Elle analyse comment l'homme fait front, face au ciment qui s'insinue, face à l'ange de la faim qui rôde, dans une autre réalité, qui par l'imaginaire en devient plus glaçante.
Commenter  J’apprécie          190
Ziliz
  12 mai 2012
Léopold a dix-sept ans en 1945. Roumain germanophone, il est à ce titre sur la liste de ceux qui seront envoyés par les Soviétiques en camp de travail en Sibérie. Mal à l'aise avec son homosexualité vécue mais dissimulée à ses proches, il ne tente rien pour se soustraire à cette déportation. Suite à un voyage de plusieurs semaines en wagon à bestiaux, où les individus perdent vite toute dignité, il arrive au camp.

La faim l'obsède davantage que le froid et toutes les autres épreuves. Il l'évoque abondamment, de même que son activité forcée et éreintante de manoeuvre en bâtiment. Si ses souvenirs d'enfance et ses relations avec les autres détenus sont abordés dans le récit, le narrateur décrit plus longuement les matériaux manipulés (ciment, houille, brique, sable, charbon…) - ce qui peut surprendre.

Je suis navrée de ne pas avoir aimé ce livre, de m'y être ennuyée. Malgré les conditions éprouvantes de la détention de Léopold, je n'ai pas réussi à éprouver la moindre empathie pour lui. Sa froideur apparente explique peut-être cela ? "(...) je tente toujours de me persuader que je n'ai guère de sentiments. Si je prends une chose à coeur, elle ne m'affecte pas outre mesure. Je ne pleure presque jamais." (p. 221-222)

La présentation de l'éditeur indique : "sous la plume [d'Herta Muller], le camp devient un conte cruel, une fable sur la condition humaine". Même si de nombreuses réflexions m'ont touchée, émerveillée (comme en témoignent les extraits recopiés), je n'ai ni accédé à ce niveau allégorique, ni adhéré à la langue imagée de l'auteur, j'en suis désolée... J'ai probablement eu tendance à comparer à 'Ce qu'ils n'ont pas pu nous prendre', également sur les déportations staliniennes mais beaucoup plus descriptif, plus abordable.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          150
christianebrody
  11 janvier 2012
« Je n'ai jamais été aussi résolument contre la mort que durant ces cinq années de camp. Pour être contre la mort, on n'a pas besoin d'avoir une vie à soi, il suffit d'en avoir une qui ne soit pas tout à fait terminée »
Roumanie, en 1945. La grande guerre est quasiment finie, une autre commence pour les pays anciens alliés de Hitler. le seul fait d'être d'origine allemande suffit amplement aux russes pour vous inviter dans ces hôtels où personne n'a besoin de clé. Pas de réception, on entre comme dans un moulin, on se croirait en Suède. Léopold Auberg, 17 ans, tout à ses préparatifs de voyage dissimule sa joie à l'idée de quitter cette petite ville, ce dés à coudre où toutes les pierres avaient des yeux. Il passera cinq ans dans ce camp de travail. Cinq ans à combattre la faim, la crasse, le froid, la maladie, l'illusion d'un avenir meilleur car le camp est un monde à l'esprit pratique: pas de pudeur ni d'épouvante, on ne peut pas se le permettre. On agit avec une indifférence immuable si ce n'est une satisfaction résignée. Cinq ans à construire des logements pour les russes, à charrier du ciment qui vous enferme dans sa toile, à transporter des briques cuites dont la poussière évoquait le doux paprika rouge, à pelleter du charbon avec sa pelle en coeur, son maitre. Lui, l'outil en restera tributaire car 1 pelletée=1 gramme de pain. Il travaillera au sous-sol du mâchefer car « intoxiqué par la lumière du jour », chassera le souvenir des compagnons partis car « quand soi-même on n'a que la peau sur les os et qu'on se délabre physiquement, on n'a qu'une envie, c'est tenir les morts à l'écart », luttera contre l'ange de la faim, le lièvre blanc le soir, après le travail, quand il sera autorisé à errer en ville ou au marché pour mendier ou échanger de la nourriture contre quelques éclats de charbon, des objets de valeur, bataillera contre le froid en s'enroulant dans des vêtements pris sur ces morts encore frais, les morts n'ont pas besoin d'habits quand les vivants meurent de froid pendant ces hivers russes.
« Nous portions, quant à nous, un palais si élevé que l'écho des pas, pendant la marche, nous culbutait dans la bouche. La transparence de notre crâne nous donnait l'air d'avoir avalé un excès de lumière vive. le genre de lumière qui se regarde elle-même dans la bouche, se glisse à l'intérieur de la luette pour la faire enfler, monter jusqu'au cerveau. Alors, en guise de cerveau, on n'a plus dans la tête que l'écho de la faim. »
Il y a aussi des moments de joie comme cette fameuse nuit où il atterrit chez une vieille dame russe qui l'espace d'une soirée se prend à le considérer comme son fils parti dans un camp, en lui offrant le manger et un mouchoir de batiste d'une blancheur éclatante qu'il conservera comme un trésor. Ces veillées de Noel avec son arbre en fil de fer décoré de la laine verte provenant de ses gants, des morceaux de pain rassi servant de boules. Ces samedi soirs où l'on danse, boit l'alcool maison. Ces rares moments d'intimité juste pour oublier l'enfer dans lequel on vit. Ces excursions en rase campagne, instants d'évasion, de liberté, de nouveautés. Ses coups de gueule que lui inspire Katie le Planton, qu'une ordure avait dû inscrire sur la liste à la place d'un autre natif de Bakowa qui avait racheté sa liberté, ou bien l'ordure était sadique, et Katie avait toujours était sur la liste. Débile mentale de naissance, elle ne savait toujours pas où elle était, au bout de cinq ans. Katie qui reste pour tous l'antidote contre la barbarie.
Léopold Auberg survivra au camp en choisissant la décorporation ( le terme est mal choisi mais c'est le seul qui me vient à l'esprit), en se réincarnant en objet, en ignorant et rejetant tout ce qui fait de lui un homme; il ne vit plus, existe à peine, ne devant sa survie à une mécanisation mathématique de son univers. Objet, plus rien ne peut l'atteindre. 60 ans plus tard, ses souvenirs consignés dans quatre cahiers, il n'en reste pas moins prisonnier du passé cachant ses affaires dans sa nouvelle valise en bois. Rangée sous mon lit, elle me servait de placard à vêtements depuis que j'étais à la maison.
La narration est constituée de courts chapitres, alternant portrait/anecdotes, méditation/observation, veille/insomnies, présent/souvenirs. Entre le guide de survie avec ses mille et une petites astuces et l'auto-analyse, ce livre est plus accueillant que L'HOMME EST UN GRAND FAISAN SUR TERRE avec lequel il partage les thèmes de prédilection de l'auteure: le totalitarisme, l'abrutissement généré par un tel régime, la dégradation des valeurs humaines, sociales, morales, la haine raciale, la négation de l'histoire, l'impossibilité d'échapper à la marque indélébile d'une telle expérience, etc. A quelques différences près. Léopold Auberg est un jeune homme cultivé, réfléchi, observateur, porté sur l'introspection, des qualités qui le sauvent de la folie. La haine n'est pas son moteur de survie, la peur et le « je sais que tu reviendras » que sa grand-mère lui lance au moment d'être emmené par la patrouille, oui. A son unique façon, c'est un anti-héros.

Ce livre, recueil de témoignages auprès de ces allemands qui ont vécu ce drame, devait être écrit à quatre mains. A la mort de Oskar Pastior, poète germano-roumain, Herta Müller reprend le récit et l'écrit à la première personne. Les détails de la vie au camp sont les souvenirs du poète et de la mère de l'auteure qui y a passé cinq ans, un moment jamais mentionné dans l'histoire officielle de la Roumaine. Avec ce travail ou devoir de mémoire, elle rend hommage à tous ces oubliés de l'histoire, leur offre la dignité qu'ils méritent. Il n'en reste pas moins que l'écriture n'est ni poétique ni onirique. Toujours ce léger problème de rugosité de la langue avec elle. Trop mathématique, brutale, un jeu de déconstruction avec les mots, l'emboitement des idées qui restent éloignés de mon univers. D'un autre côté, rendons grâce à Herta Müller d'avoir un humour noir assez marqué et de ne pas nous infliger un récit qui de par le sujet aurait été lacrymal. Et n'oublions jamais comme son héros que La bascule du souffle est un délire, et quel délire.
Lien : http://www.immobiletrips.com..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
Citations et extraits (64) Voir plus Ajouter une citation
blanchenoirblanchenoir   19 septembre 2014
Depuis longtemps, j'ai appris à mon mal du pays à garder les yeux secs. Et maintenant, je voudrais par-dessus le marché qu'il n'ait pas de maître. Pour qu'il ne voie plus mon état, ne me demande plus de nouvelles de ceux qui sont à la maison. Pour qu'il n'y ait plus de gens, dans ma tête, mais rien que des objets. Que je pourrais déplacer ça et là sur le point sensible, comme on bouge les pieds en dansant La Paloma. Les objets sont petits ou grands, parfois bien trop lourds, mais ils ont une mesure.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          110
blanchenoirblanchenoir   14 septembre 2014
Des objets qui n'avaient sans doute rien à voir avec moi viennent me chercher. Ce qu'ils veulent, c'est me ramener chez moi au camp. Quand ils arrivent en masse, ils ne se contentent pas d'être dans ma ma tête. J'ai des lourdeurs d'estomac qui me remontent jusqu'au palais. La bascule du souffle est chamboulée, je suis hors d'haleine. Cette espèce de brosse-peigne-ciseaux-miroir-à-dents est un monstre, de même que la faim en est un. Et ces objets ne reviendraient pas me hanter sans l'autre objet qu'est la faim.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          100
blanchenoirblanchenoir   28 septembre 2014
Mon trésor le plus lourd est ma force de travail. Cette inversion du travail forcé est un échange salvateur. J'ai en moi un forcené de la grâce qui est un parent de l'ange de la faim. Il sait le moyen de dresser tous les autres trésors. Il me monte au cerveau, me pousse à être envoûté par la contrainte, car j'ai peur d'être libre.
Commenter  J’apprécie          160
ZilizZiliz   11 mai 2012
Après la douche, nous attendions debout dans le vestibule. Une fois nus, avec nos silhouettes déformées et pelées, nous avions l'air d'être du bétail de rebut. Personne n'avait honte. De quoi avoir honte, quand on n'a plus de corps. Mais c'était à cause de ce dernier que nous étions au camp, pour des travaux physiques. Moins on avait de corps, plus on était puni par lui. Cette dépouille appartenait aux Russes. (p. 277)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          90
ZilizZiliz   11 mai 2012
C'est que moi, je tente toujours de me persuader que je n'ai guère de sentiments. Si je prends une chose à coeur, elle ne m'affecte pas outre mesure. Je ne pleure presque jamais. Loin d'être plus fort que les larmoyants, je suis plus faible qu'eux. Ils ont de l'audace, eux. Quand on n'a que la peau sur les os, c'est courageux d'avoir des sentiments. Je préfère être lâche. La différence est minime : ma force me sert à ne pas pleurer. (p. 221-222)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          80
Video de Herta Müller (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Herta Müller
http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=59753&motExact=0&motcle=&mode=AND
DU TRAUMA À L'ÉCRITURE
Un point de vue sur la création littéraire de Herta Müller
Radu Clit
Études Psychanalytiques
Décelé dans la création littéraire de Herta Müller, le rapport du trauma avec l'écriture se décline différemment en fonction des quatre types de prose qui sont isolés dans la création de la lauréate du prix Nobel de littérature 2009. Dans son volume de début, le trauma est ou physique ou subi par des animaux. Les romans qui décrivent la vie quotidienne sous le régime communiste présentent des traumas infligés par les autorités de l'état. Dans le camp de travail soviétique, le trauma est intégré dans le cadre existentiel. Les essais de l'écrivaine ouvrent la perspective autobiographique et montrent que tous les traumas présentés ont été subis ou par elle, ou par sa famille.
Radu Clit a déjà publié un livre et plusieurs études sur les effets psychiques des phénomènes totalitaires. Psychologue clinicien, psychanalyste, psychothérapeute de groupe, il ajoute cette fois à l'approche interdisciplinaire la grille d'analyse littéraire, ce qui lui permet d'affiner certains points de vue avancés précédemment.
Broché - format : 13,5 x 21,5 cm ISBN : 978-2-343-14532-7 ? 16 mai 2018 ? 230 pages
+ Lire la suite
autres livres classés : roumanieVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr





Quiz Voir plus

Quiz: l'Allemagne et la Littérature

Les deux frères Jacob et Whilhelm sont les auteurs de contes célèbres, quel est leur nom ?

Hoffmann
Gordon
Grimm
Marx

10 questions
244 lecteurs ont répondu
Thèmes : littérature allemande , guerre mondiale , allemagneCréer un quiz sur ce livre
.. ..