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ISBN : 226001822X
Éditeur : Julliard (07/01/2010)

Note moyenne : 3.37/5 (sur 297 notes)
Résumé :
Entre la ville folle et l'immensité de la mer, s'étend l'Olympe des infortunes. Un terrain vague où mendiants et délaissés divers ont trouvé refuge. Un Eldorado de la cloche…

On y croise le Pacha et sa cour, Mama la Fantomatique, Ach le Borgne, le barde attitré de cette étrange peuplade, et Junior le Simplet, son protégé. Ils ont trouvé ici un fragile équilibre, à cheval entre la civilisation et l'état sauvage.

Le Bien et le Mal. La ric... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (55) Voir plus Ajouter une critique
dido600
  27 novembre 2016
Ici les dieux déchus et anonymes de Yasmina Khadra font leur résidence dans le paradis improbable de leur songe.
Yasmina Khadra se donne, à la fois, une raison de revenir sur son pays qu'il aime de toutes ses fibres et qu'il connaît le mieux, et la verve de ceux qui ont le bon sens, le bon sens paysan de chez nous. Car, historiquement, sociologiquement, traditionnellement, chez nous, le malheur réveille la générosité spontanée, plus que la compassion ou la solidarité des bonnes gens, tandis qu'à notre époque dite moderne, hélas! il semble que l'on favorise le choc des civilisations, non le dialogue des civilisations. Aussi est-il important pour tout écrivain, dont la conscience s'ouvre à la conscience de l'humain, de dire l'homme en quelque lieu qu'il se trouve et de dénoncer toutes les ségrégations qu'il subit, y compris l'intellectuelle. C'est ainsi qu'après avoir écrit, sur des pays en proie au désespoir, des livres comme Les Hirondelles de Kaboul, L'Attentat, Les Sirènes de Bagdad, Ce que le jour doit à la nuit, Yasmina Khadra s'interroge sur la marche de la société mondiale dont l'impotence est manifeste, aggravant inexorablement sa décadence: comment va le monde et où va le monde.
L'Olympe des Infortunes pourrait apparaître pour le simple lecteur comme une fable moralisatrice avec quelques idées philosophiques ou comme une forte parabole de la comédie humaine. Mais ici, me semble-t-il, la réalité développe la fiction et la fiction conforte la réalité. Avec ce «roman», nous sommes d'une certaine manière en plein dans ce qu'aucun auteur algérien n'a encore dit de son pays, quelque chose qui suscite aussi bien un intérêt sociologique immense (voire citoyen) qu'une admiration pour un talent authentique débridé parce que sincère et complètement enraciné dans sa Terre Maternelle. Certes, raconter son pays n'est pas dévalorisant, mais tout dépend, comme c'est le cas ici, de la qualité de la pédagogie appliquée et de la pertinence du propos. Je crois beaucoup, par le temps qui court, à l'action pédagogique pour éveiller les consciences endormies par les discours soporifiques des clercs en mal d'ambition. Voici donc un thème universel subtilement développé en un drame qui se joue à la surface de la Terre des Hommes. de quoi s'agit-il?
Un peuple - au sens de populus - habite un vague territoire sur lequel s'élève une montagne d'immondices, déchets des richesses de la société voisine en déliquescence. Ce peuple constitue une communauté sociale unie par des liens divers et multiples. Mais, réduite à l'infortune, cette communauté prend conscience de l'Absurde de la vie. Un groupe d'êtres humains, des miséreux, des laissés-pour-compte, des parias, des vagabonds, des clochards (et quoi encore d'autres?), se trouvent exilés (ou se sont exilés), face à la mer infinie, la mer aux mille horizons où, peut-être, que de rêves, les solitaires pourraient réaliser! Chacun d'eux est un personnage d'un royaume fantastique et y tient son rang imposé dans la hiérarchie de cette société de va-nu-pieds. Une foule, hors du temps et de l'espace, s'y anime. Il y a des anges et des monstres, des braves et des couards, ceux qui sont nés pour commander, ceux qui sont nés pour être commandés, des poètes et des spirituels, certains fouillent dans les poubelles,...c'est-à-dire une tribu étrange, formée d'étranges individus conçus pour être tous les acteurs d'une histoire vraie: oui même une fable sociale à laquelle on ne croit pas, on ne peut croire, mais que l'actualité, de son plein phare lumineux et brûlant, nous met crûment sous les yeux. Tout devient ombre de corps déformé, sans gloire possible, sauf dans une étourdissante projection d'un réalisme psychologique rare que seule l'imagination transcende en type humain revivant l'humanité disparue et capable d'envisager le futur. Les personnages d'une action qui se déroule en un seul lieu comme dans la tragédie classique française, s'ébauchent dans des situations extraordinairement pathétiques souvent, lyriques parfois, ambiguës la plupart du temps, humaines toujours, et tout leur intérieur, leur fond, l'essentiel de leur réalité, noyés constamment dans l'alcool, - et sans doute dans l'oubli philosophique. Ils s'appartiennent à eux-mêmes, chacun conservant les marques de son individualité singulière; ils constituent la tribu des «Horr», des hommes libres, échappés à tous les pouvoirs. Ce sont des marginaux, si j'ose dire, exemplaires, vivant loin de la ville et de sa civilisation qu'ils ne sentent pas dans leur coeur. Vision de ceux qui, assumant les conditions de leurs tourments avec la fortitude requise, nient tout ce qu'ils ne conçoivent pas librement, sont éternellement insatisfaits, fuient les barbares et leur civilisation rétrograde. Chaque modèle de personnage est une force exceptionnelle; il est créé pour participer à un jeu dramatique universel. L'image pitoyable de chacun d'eux concourt à la vérité d'existence de l'ensemble du groupe: des cas douloureux, des plaintes émouvantes, des volontés rebelles, des intelligences de talent, tous victimes de la destinée se dressant avec éloquence pour se dire et dire une civilisation sous influence morbide. le gros de ce peuple se moque de la civilisation d'à-côté, il refuse d'y retourner; il rêve de ne plus y retourner; il rêve d'une utopie transcendantale où l'on ne renonce ni à la poésie ni à l'existence et où l'on ne croise jamais l'enfer sur son chemin de liberté. Or, en fait, ces protagonistes vivent en vase clos, un enfer à leur mesure, ce qui les rend sympathiques, cocasses, truculents, plus d'une fois, et assurément séduisants par bien des aspects. Alors voici quelques personnages qui se débattent dans la solitude du vivre où tous les coups sont permis, sans honte ni regret, complètement fermés sur eux-mêmes, chacun pour soi et sans partage de la Bonne Fortune, même si elle est imaginaire. Il y a, comme dans tout pays souverain, un Chef, ici c'est le Pacha et sa cour qui ne dessoûlent pas. Il y a les deux occupants d'un ancien fourgon de police abandonné: le philosophe Ach le Borgne (appelé aussi «le Musicien», il joue du banjo et fait chanter la lune) et son «souffre-douleur», son cohabitant Junior le Simplet que la Ville attire. Il y a les deux fins rôdeurs Bess le Solitaire avec son chien, Haroun qui fait le sourd pour n'écouter personne, l'énigmatique Mama la Fantomatique et son soûlard de compagnon dont le lien est flou (est-ce son père, son frère ou même son fils?), et bien d'autres personnages aussi obscurs qu'attachants. J'imagine bien le bonheur de Yasmina Khadra à l'instant de faire le portrait de ses personnages, de leur donner une âme et de les faire agir. Ah! quelle vivacité de langage ou plutôt de l'à-propos émaillé de riches proverbes, de répliques mordantes chez ses personnages de grand théâtre populaire! En voici un échantillon: «L'argent est la plus vilaine vacherie.», «Un bon Dieu, c'est comme un préposé aux postes. Si on le charge tout le temps, il finit par péter un câble.». Et ce dialogue entre Ach et Junior? «- Qu'est-ce qu'un Horr, Junior? - Un clodo qui se respecte, Ach. - Il marche comment, un Horr,
Junior? - Il marche la tête haute, Ach. - Et toi, comment tu marches, Junior? - Je marche la tête haute. - Parce que tu as choisi de vivre parmi nous. C'est-à-dire: Ici... Dans notre patrie. Où pas une bannière ne nous cache l'horizon. Où pas un slogan ne nous met au pas. Où pas un couvre-feu ne nous oblige à éteindre le feu de notre bivouac à des heures fixes. D'ailleurs, il n'y a pas d'heures chez nous. (p. 20)» Ainsi, Yasmina Khadra revient spécialement à son pays, si tant est qu'il l'ait vraiment quitté, un jour. Il s'y arrête donc librement, afin de poursuivre son aventure littéraire, c'est-à-dire pour essayer de raconter son pays en toute conscience. La parabole qu'il nous propose dans L'Olympe des Infortunes nous incite à la réflexion et nous invite à nous «revoir», et peut-être le travail que nous ferions sur nous-mêmes, nous aiderait-il à nous rencontrer enfin avec nous-mêmes pour une existence humaine, et pourquoi pas hautement poétique. le talent de conteur de Yasmina Khadra rejoint celui de notre merveilleux meddâh au temps de nos derniers meddâd-ha qui apparaissaient et devinaient nos angoisses et nos espérances et nous aidaient à comprendre et à aimer. Rien des profondeurs de ce drame évoqué dans L'Olympe des Infortunes ne doit échapper à nos regards intelligents.
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mumuboc
  21 novembre 2017
Il y a des livres qui se glissent, parfois, dans votre pile, délicatement, une voix amicale qui, l'air de rien, vous dit : tu verras, lis et après tu comprendras pourquoi j'aime autant cet auteur.
Je l'ai gardé au chaud tout l'été, la couverture me laissait présager un univers marginal, rude et dur et avec les premiers frimas, j'ai franchi le pas, bien à l'abri, moi qui ai la chance de vivre au chaud, dans le confort d'une maison.
On plonge donc dans un monde marginal, une décharge, un terrain vague ou un vague terrain comme on voit tant aux périphéries de nos villes, là se croisent des personnages sans passé mais avec un présent fait de survie, d'alcool, de folie et de luttes. Comme dans toute société, il y a des clans, des rivalités mais on se respecte aussi et parfois on s'aime.
Les plus aguerris prennent sous leurs ailes les plus jeunes, les plus faibles, les plus fragiles. Il y a des joies, des peines et il y a au-delà la ville et ses trésors. 
Le récit se compose de deux parties : dans la première c'est un état des lieux, un inventaire : les rapports entre chacun, les clans. Celui de Ach, le Borgne, le Musicien, la tête pensante qui cohabite et protège Junior, jeune homme simplet mais en demande d'amour, de connaissances et d'attentions, curieux de la vie et du monde.
Il y a l'autre bande, celle de Pacha, plus trouble, étrange, violente mais pas moins en souffrance et en quête de bonheur. Pacha lui s'est attaché à Pipo, que l'on croit être son souffre-douleur mais qui se révèle être son amant.
Happés par l'amour splendide qui les a conçus, les deux amants se rentrent dedans, pareils à deux étoiles filantes, si fort que leurs corps manquent de se désintégrer.(P84)
Dans la deuxième partie, un homme, Ben Adam, débarque parmi eux. Il a l'allure d'un ange, d'un prophète, il parle bien, il connaît tout de leurs passés, de leurs présents et propose à Junior, de rejoindre l'autre monde, celui où il pourra se révéler.
Ben Adam va être celui qui va lever le voile qui entoure chacun d'eux, les masques vont tomber et chacun va devoir affronter ses fêlures. La ville est-elle synonyme de bonheur pour ces marginaux, donnera-t-elle une chance à ces exclus. le rêve est-il accessible pour eux ?
Les opinions s'affrontent : doit-on tenter sa chance, doit-on écouter ceux qui savent, les sages ? Et leurs conseils ne sont-ils pas influencés par la peur de l'absence ou par leur propre renoncement à changer ?
Et puis, le fossé n'est-il pas trop grand entre la ville et leur territoire ?
Ont-ils les clés pour s'y faire une place, n'y laisseront-ils pas une partie d'eux-mêmes ? 
Très beau récit à la limite du conte philosophique et du roman sur la marginalité dans notre monde, sur les différences, sur les inégalités et sur le regard que l'on porte sur les exclus. Un regard sans complaisance, lucide et guère optimiste sur les affres de notre société, ses valeurs, ses luttes.C'est doux et violent, ça ne peut laisser indifférent car il y a aussi de beaux moments d'humanité et d'amitié.
Agit-on pour le bien d'autrui ou de soi,  pour une lutte de pouvoir ou de possession ? le fait-on pour l'intérêt de l'autre ou dans son propre intérêt ?
C'est magnifiquement écrit, construit et cela monte crescendo. Grâce aux pensées, sentiments et positions de chacun on a en mains tous les ingrédients pour réfléchir à notre monde qui avance mais à quel prix et avec combien d'humains exclus de la marche en avant. Que deviennent-ils, quel est leur avenir ? 
Lien : http://mumudanslebocage.word..
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patachinha
  11 avril 2010
Je découvre pour la première fois Yasmina Khadra avec L' Olympe des infortunes, et j‘ y ai pris beaucoup de plaisir. Ce roman me donne l' envie de découvrir ses autres titres.
Il aborde un thème qui m' est très cher, à savoir la question de l' exclusion et de la pauvreté. C' est un monde qui grouille en parallèle de notre société, que nous côtoyons si souvent sans qu' on prenne forcément la peine de s' arrêter pour regarder ce qui se passe de l' autre côté du fossé. Ils sont pourtant si visibles, mais personne ne les voit, c‘ est certainement plus facile de détourner le regard…
Yasmina Khadra a choisi l' abondance des personnages, tous plus particuliers les uns que les autres pour dépeindre ce monde d' incohérence et de solitude. Car si la majeure partie de ces laissés-pour- compte récuse la société dans laquelle il vivait, ses valeurs; ce refuge n' est autre qu' une micro-société, où l' oisiveté se dispute à la beuverie, aux railleries, aux bagarres, aux réflexions disparates sur un monde meilleur, à des gestes dépourvus de sens…

Ce livre nous fait poser beaucoup de questions, sans laisser de réponses claires. Qu' est-ce qui amène une personne dans la vie réelle à s' enfoncer dans ce milieu si obscur, si lointain, si inconcevable? Comment arriver à ne pas être miné par la folie et espérer un jour meilleur? A quoi, à qui s' accroche-t-on dans ces instants où on est seul face à soi même, face à ses échecs, face à une société qui nous rejette? Pourquoi préfère-t-on s' embourber encore un peu plus plutôt que de chercher secours dans la société dite individualiste? Car je ne crois pas qu' il n' y est qu' individualisme et égoïsme, parfois on tend la main et on ne récolte que mépris ou méfiance…

L' auteur a voulu je pense dénoncer ces gens abandonnés à leur sort, mais il donne aussi une vision très humaine des relations que ces indigents entretiennent entre eux. Il y a une sorte d' éthique entre ces compagnons d‘ infortune, bâtie sur une solidarité primaire et si touchante. Je me suis beaucoup rappelée du livre Dans la dèche à Paris et à Londres d' Orwell. Car on sentait vraiment qu' il existait une rivalité, une méfiance réciproque, en même temps qu' un soucis d' aider de façon désintéressée, aider son prochain dans la nécessité. C' est finalement beau et pas si utopique, dans le total dénuement on est capable du meilleur et du pire…
De tous les vices, triomphe finalement de belles valeurs, que les âmes aigries, noircies par tant de souffrances ne savent effacer.

Je dédie ce livre, même s' ils ne le sauront jamais à quatre personnes que je croise depuis des années et qui m' ont toujours intriguée. Une dame d' une quarantaine d‘ années, si souriante, qui dit bonjour à tout le monde, avec son gobelet, qui attend sagement devant chez André que quelqu' un s' arrête pour elle, ou simplement lui rétribue ce sourire si sincère.
Un monsieur d' une cinquantaine qui a ses habitudes devant l' Eglise Saint Maurice, et qui crie toujours bonjour madame! à tue-tête pour attirer l' attention. Un jeune homme d' une trentaine qui se plante fréquemment devant une boulangerie Paul, avec son petit chien, par jour de pluie, vent et même de neige. Enfin une dame de couleur que l' on croise le plus souvent à la Gare Lille-Flandres avec des habits tous plus improbables les uns que les autres, ses canettes de bière, ses chicots, sa bave, son regard hagard , qui n' a pas l' air d' avoir conscience d' où elle se trouve. C' est à ces gens que je pense automatiquement dès que l' on me parle de pauvreté. La ville est le théâtre de beaucoup plus de misères, elles sont plus visibles du moins. Si ces gens pouvaient s' imaginer que je pense à eux, ça ne leur avancerait à rien de le savoir au fond, ou peut- être que si qui sait? La satisfaction de ne pas se savoir invisibles, et de ne pas être si répugnants aux yeux d' autres humains …
 
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linabdl
  09 août 2012
Yasmina Khadra m'intriguait beaucoup. Un homme prenant un pseudonyme de femme, c'est assez osé je trouve ! Je ne partais avec aucun préjugés, je souhaitais juste voir ce que son style et son imagination valaient, et surtout pour découvrir un auteur pour « adulte » éloigné des histoires d'adolescents que j'ai l'habitude de lire. J'espèrais trouver une lecture mature dans ce livre.
L'histoire n'a rien de si extraordinaire, il s'agit simplement du quotidien d'une bande de clochards, avec leurs rêves effacés, leurs ambitions détruites, leurs peurs et leurs doutes immenses.
Nous suivons tout particulièrement Junior, un brin simplet que Ach le Borgne a prit sous son aile.
Junior, m'a ému, de part sa naïveté, son innocence et sa gentillesse. Il est tellement touchant, j'ai parfois eu la larme à l'oeil. le courage dont il fait preuve à la fin m'a beaucoup plu.
Ach est très émouvant aussi, il est franc et il exerce sur Junior une autorité paternelle. Même s'il est égoïste, parfois dur et qu'il souhaite être exclusif pour Junior, il n'en est pas moins sensible.
Je me suis attachée à toute leur bande, Pacha, Mama, Dib, Négus, Pipo, Bliss et tout le reste. Certains de leurs échanges sont très drôles, d'autres sont plus tristes.
Concernant l'intrigue, rien de bien transcendant. La fin ne m'a pas surprise, même si je ne m'y attendais pas. Elle est quand même assez dure à avaler et m'a laissé un goût d'inachevé.
Le style d'écriture de l'auteur est absolument divin. Il arrive à marier l'ironie, la philosophie et la douceur, et il a su m'attendrir.
La morale de l'histoire la rend d'autant plus belle. Comme quoi, on peut tout avoir comme on peut tout perdre, et on peut être heureux sans être riche.
En conclusion, je dirai que ça été une excellente découverte, je relirai des livres de Yasmina Khadra avec plaisir.
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aouatef79
  30 novembre 2017
" l'' Olympe des infortunes " est un livre du prolifique et
talentueux écrivain algérien , Yasmina Khadra . C' est un
romancier incontournable de la littérature de son pays .
Il décrit dans son livre les laissés- pour-compte ou les marginaux ,et nous révèle de quoi est faite leur vie quotidienne .
" C est une bande de terre délaissée , un terrain vague .
Entre le chaos de la ville et le silence de la mer . C ' est un
havre et une remise -le royaume des laissés -pour-compte .
Là règnent les oubliés volontaires , ceux dont on ne veut plus, qui fuient et chantent le bonheur d' être hors du monde : ivrognes , sans grades , les clochards célestes ... Ach le Borgne est leur Poète , leur philosophe , leur musicien .Ses histoires ravissent les oreilles du petit peule venu l ' écouter ? Et Junior le Simplet l' accompagne , extatique . Il s ' est créé ici une communauté de fortune , une famille . Ni anges , ni démons, ces réprouvés ont eu leur part de mensonges et de vices , leur part de crime . Et les tentations, trop humaines ,sont partout . Ici comme ailleurs , la vie suit son court , chaotique , drôle et surprenant"... ( 4 e de couverture )
Yasmina Khadra sait nous tenir en haleine et le lire est
toujours un vrai plaisir .
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Citations et extraits (61) Voir plus Ajouter une citation
aouatef79aouatef79   05 décembre 2017
Le soleil s' enlise inexorablement dans la mer. Il a beau s' agripper aux nuages il ne parvient pas à empêcher la dégringolade . On voit bien qu' il déteste se prêter à cet exercice de mise en abîme , mais il n'y peut rien . Toute chose en ce monde a une fin et aucun règne n' échappe à son déclin . P 23
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aouatef79aouatef79   30 novembre 2017
Vers midi , les désœuvrés se dispersent en silence , soûls de bonnes paroles , et Ben Adam , emblématique dans sa robe aux reflets soyeux , regagne sa grotte , livrant la critique , soudain frustrante , à la nullité des êtres et des choses .
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MyriamBachonMyriamBachon   23 juin 2010
La vraie richesse est de ne rien attendre des autres.

Si j’étais le Bon Dieu, je finirais par me manifester pour mettre un terme à la pagaille qui sévit sur terre.

Si on refilait un sou à chaque con sur Terre, on finirait par ruiner tous les empires ;

Aucun homme n’a le droit de tourner le dos au Monde. Son devoir est de faire face à l’adversité, de lui survivre, car le sacrifice suprême n‘est pas d’offrir sa vie, mais de l’aimer malgré tout.

Que l’on soit couvert de hardes ou de soie, l’on n’est jamais que soi.

Méfie toi de ce qui brille ; lorsque ça ne t’aveugle pas, ça te brûle.

L’amour est l’essence de la vie, son sens et son salut.S’il vient vers toi, garde-le et ne le lâche plus. S’il te fuit, cours-lui après. Si tu ne sais pas où le trouver, invente-le. Sans lui, l’existence n’est qu’un gâchis, un passage à vide, une interminable chute libre.

La ville, ce n’est pas un endroit où on se reconstruit quand on tombe très bas.
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linabdllinabdl   09 août 2012
Le soleil s'enlise inexorablement dans la mer. Il a beau s'agripper aux nuages, il ne parvient pas à empêcher la dégringolade. On voit bien qu'il déteste se prêter à cet exercice de mise en abîme, mais il n'y peut rien. Toute chose en ce monde a une fin et aucun règne n'échappe à son déclin.
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myrtille67myrtille67   10 décembre 2012
Ah ! Mimosa, Quelle Enigme ! Nul n'est en mesure de confirmer s'il était le compagnon, le père, le frère our le fils de Mama. Ce que l'on sait de lui est strictement ce que l'on voit : un reliquat existentiel insoluble ; un produit social non identifiable, sans traçabilité ni mode d'emploi ; un être tombé au rebut, livré à la tyrannie des jours et à la décomposition éthylique. Petit, déshydraté, le teint terreux et l'oeil opaque, il doit peser une quarantaine de kilos, toutes tares comprises. Pas un chicot dans la bouche, pas d'ongles à ses doigts, le visage tailladé par l'usure des peines perdues - bref, une épave à la dérive indissocialbe des désolations ambiantes.
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