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ISBN : 2266172719
Éditeur : Pocket (05/04/2007)

Note moyenne : 3.92/5 (sur 753 notes)
Résumé :
« Le coup parti, le sort en fut jeté. Mon père tomba à la renverse, son misérable tricot sur la figure, le ventre décharné, fripé, grisâtre comme celui d'un poisson crevé. et je vis, tandis que l'honneur de la famille se répandait par terre, je vis ce qu'il ne me fallait surtout pas voir, ce qu'un fils digne, respectable, ce qu'un Bédouin authentique ne doit jamais voir – cette chose ramolie, repoussante, avissante; ce territoire interdit, tu, sacrilège: le pénis de... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (65) Voir plus Ajouter une critique
Jeanfrancoislemoine
  12 août 2018
L'écriture de Yasmina Khadra est toujours magique et fascinante.Pourtant,j'avoue avoir éprouvé quelques difficultés à être transporté dans ce roman.Le jeune héros, un bédouin dont on ne connaitra jamais le nom,n'est que rarement parvenu à m'émouvoir ,aveuglé par la haine après les humiliations subies par son père,toujours manipulé par des hommes contre qui il avait pourtant été mis en garde. Jamais la réflexion n'interviendra chez lui,lui qui sera dans l'aveuglement jusqu'au dénouement final.Certes,il y a de superbes passages dans ce roman,une belle évocation des traditions aussi mais l'ensemble me paraît manquer de crédibilité et des longueurs nuisent au rythme de l'action.
Ma découverte de cet auteur restera un bon souvenir de l'été 2018,sans doute m'est il indispensable de faire une petite pause pour mieux le retrouver dans quelques mois,avec son prochain livre "Khalil" par exemple.En tout cas,le bilan de cette découverte est génial. Pas si mal,non?
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carre
  13 avril 2013
Autant le dire tout de suite, c'est une déception. Moi, qui avait beaucoup aimé « Les hirondelles de Kaboul »  et « L'attentat », ces « sirènes de Bagdad » font bien pale figure à côté. Khadra dresse le portrait d'un jeune arabe qui va lentement mais surement dérivé vers l'extrémisme religieux. Voilà un sujet passionnant, mais qui par le style même ne décolle jamais. Pire, la façon de mener son récit est accablant de naïveté, la complexité d'un tel sujet méritait un regard nuancé que Yasmina Khadra envoie valser aux oubliettes. L'affront et le déshonneur se lave dans le sang, l'islamisme radical et le terrorisme sont les réponses à cet Occident fier et orgueilleux. Tout est prévisible dans ces sirènes qui ont besoin d'une sacrée révision. Une trilogie qui se conclut bien tristement.
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Levant
  03 décembre 2014
« Laissez-moi me rhabiller, gémissait-il. Y a mes enfants ». Lorsque les GI investissent la modeste maison du Bédouin et malmène le patriarche devant sa famille, plus que le sang qu'il a déjà vu couler à plusieurs reprises, c'est l'humiliation de son propre père qui va faire basculer la vie du fils de cette famille.
L'auteur démonte alors le mécanisme qui va métamorphoser ce jeune Bédouin, dont on ne connaîtra pas le nom, de la « chiffe molle », tel qu'il se qualifie lui-même, en un prétendant au suicide terroriste. Il décrypte pas à pas la démarche de manipulation mentale des leaders des organisations terroristes, depuis l'instant où ils ont repéré un candidat potentiel, l'être affaibli par les circonstances de la vie, jusqu'au moment où ils le sentent prêt à franchir le pas. Se barder d'explosifs et entrer en contact avec la cible.
Le style propre à Yasmina Khadra est tout indiqué pour analyser la psychologie d'un personnage dans son parcours mental sur le chemin de l'acte insensé. Ce style si particulier, fait d'un florilège d'allégories, de métaphores, qui chacune traduisent autant de ressentis. Mieux que tout diagnostic psycho-pathologique, un tel discours imagé interprète parfaitement la construction personnelle du personnage dans cette ascension vers la folie meurtrière.
Dans la bibliographie de Yasmina Khadra, on trouve souvent en toile de fonds des contextes de guerre qui impliquent la culture orientale. C'est cru et violent. Comme toujours la vie en pareilles circonstances. C'est criant de vérité. Il y a comme un tourbillon qui emporte malgré eux des personnages faibles et broyés par le destin. Mais c'est traité sans misérabilisme.
Yasmina Khadra fait toujours preuve d'impartialité dans le développement des thèses qui opposent les belligérants. Les sirènes de Bagdad lui donne toutefois l'occasion, au travers des propos de ses personnages, de développer un anti américanisme à peine voilé. Sans donner le moindre crédit au fanatisme aveugle, vingt ans après les faits qui servent de cadre à ce roman, et à la connaissance de l'histoire de ce conflit, on ne peut guère l'en blâmer. La motivation proclamée de cette guerre n'a en effet jamais pu masquer les intérêts mercantiles non avoués. Mais Yasmina Khadra est un être pétri d'humanisme. Il nous le prouvera en donnant ses limites au fanatisme. Comme un message d'espoir.
Le scenario et son dénouement, insoupçonnable jusqu'à la dernière page, manquent certainement de crédibilité. Mais ce n'est pas ce qui me fait revenir vers cet auteur. Je retrouve avec plaisir, ce qui a capté mon intérêt dès la découverte de son écriture : le talent pour faire percevoir les sentiments par l'image, la force du verbe, la richesse du vocabulaire. Une fois de plus, je n'ai pas été déçu.
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Neneve
  04 juin 2017
Sans aucun doute le moins bon Khadra que j'ai lu jusqu'à présent. Bien que j'ai retrouvé la plume magnifique de cet auteur, cette fois, il n'a pas réussi à m'amener vers l'ailleurs que j'attendais. J'ai beaucoup aimé Les hirondelles de Kaboul et adoré L'Attentat, alors, c'était un choix logique pour moi de lire ce dernier volume de cette trilogie qui traite du profond fossé qui se crée par l'incompréhension entre l'Orient et l'Occident. Ce récit est poignant de vérité et décrit assez bien le choix d'un jeune campagnard de se joindre aux Forces extrémistes, malheureusement, je n'ai pas réussi à entrer dans l'histoire, qui ne m'a semblé jamais ''lever''. Mais certaines scènes restent bouleversantes, comme celle du mariage chamboulé par un attentat surprise qui laisse dans l'agonie bon nombre d'invité. Si j'avais un conseil de lecture à donner... c'est de débuter par Les sirènes de Bagdad, d'enchaîner avec Les hirondelles de Kaboul et de se garder pour la fin L'Attentat, volume que je considère comme le plus abouti et le plus complet, mais surtout, le plus troublant.
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Malaura
  12 juillet 2011
Jeune Bédouin, le narrateur vit avec les siens à Kafr Karam, une miséreuse bourgade du désert irakien.
Sa vie bascule le jour où les GI pénètrent dans le village et avec eux la violence des armes et l'humiliation.
Ce jour-là il a vu ce qu'un fils ne doit jamais voir : son père dégradé, avili, malmené par les soldats américains.
Le coeur empli de colère, de haine et d'aversion, décidé à laver l'honneur de sa famille et faire payer l'affront, il part pour Bagdad rejoindre un groupe terroriste.

Avec la sombre puissance qu'on lui connait, Yasmina Khadra continue son exploration du clivage entre Orient et Occident et analyse les raisons de cette aversion sourde entre les deux mondes; un clivage né de mentalités trop souvent irrespectueuses, provocatrices et arrogantes, engendrant des sentiments extrèmes d'humiliation, de colère et de dégoût.
Superbement écrite, cette fiction décrit avec beaucoup de réalisme le long cheminement de la haine qui conduit au terrorisme.
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critiques presse (1)
Lecturejeune   01 mars 2007
Lecture jeune, n°121 - Yasmina Khadra clôt avec cet ouvrage sa trilogie sur les grandes métropoles d’Orient (Kaboul pour Les hirondelles de Kaboul, Tel-Aviv pour L’attentat (LJ n° 117), Bagdad et Beyrouth ici) gravement meurtries par la guerre, le fanatisme et le terrorisme. Le narrateur est cette fois l’apprenti terroriste, pari d’écriture plus redoutable que dans ses précédents romans. Le récit débute et se termine à Beyrouth, présentée comme une sorte de prostituée, métaphore du profond malentendu entre l’Orient et l’Occident. L’auteur retrace l’itinéraire d’un jeune bédouin qui vivait paisiblement, selon une tradition millénaire, aux portes du désert, loin des fureurs guerrières de Bagdad. Son existence bascule dans l’horreur après les sévices et les « bavures » de combattants américains pour qui quelques vies, même arbitrairement abattues, ne comptent guère. Humilié, plein de haine, il rejoint à Bagdad les groupes de djihadistes, aux itinéraires variés mais soudés par le même sentiment d’humiliation. Le lecteur découvre avec lui la difficulté de survivre dans cette ville et les facettes d’une violence barbare et multiforme. Yasmina Khadra ne se contente pas de ce portrait, si fouillé soit-il. Il traque les compromissions, faiblesses et contradictions de chaque camp, essaie de comprendre l’origine des conflits Orient-Occident et refuse tout manichéisme simpliste, refus qui le conduit à imaginer un dénouement inattendu : la tragédie n’éclate pas toujours sous la plus prévisible et la pire des formes. Cette fiction bien écrite, très nuancée, réussit à rendre compte de l’extrême complexité d’une situation tragique au sens fort du terme. Clairement engagée contre les intégrismes de tous bords, elle ne peut laisser indifférents ses lecteurs, notamment les grands adolescents qui souvent s’interrogent sur la violence du monde, les problèmes du terrorisme et de l’intégrisme. Marie-Françoise Brihaye
Lire la critique sur le site : Lecturejeune
Citations et extraits (64) Voir plus Ajouter une citation
claireogieclaireogie   19 décembre 2010
"Il faut t'endurcir. Il faut savoir renoncer aux peines des autres ; elles ne sont bonnes ni pour eux ni pour toi. Tu es trop mal loti pour t'attendrir sur le sort d'autrui..." En vain. On ne naît pas brute, on le devient ; on ne naît pas sage, on apprend à l'être. Moi, je suis né dans la misère et la misère m'a élevé dans le partage.
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carrecarre   13 avril 2012
Nos matins se reconnaissaient à leurs bruits vétilleux, nos soirs à leurs sommeils sans attraits, et d’aucun n’auraient su dire à quoi servent les rêves lorsque les horizons sont nus.
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fiomafioma   30 août 2014
Enlever des journalistes, exécuter des membres d 'ONG qui ne sont parmi nous que pour nous aider, ce n'est pas dans nos coutumes. Tu veux venger une offense, n'offense personne. Si tu penses que ton honneur doit être sauf, ne déshonore pas ton peuple. Ne cède pas à la folie.
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CaliCali   05 mars 2008
Souleyman courait, courait, l'echine roide, les bras ballants, le corps ridiculement penché sur la gauche. Rien qu'à sa façon de courir, on voyait bien qu'il n'était pas normal. Mais, en temps de guerre, le bénéfice du doute privilégie la bavure au détriment du sang-froid; cela s'appelle la légitime défense... Le premier coup de feu m'ébranla de la tête aux pieds, telle la décharge d'un electrochoc. S'ensuivit le déluge. Hébété, complètement dans les vapes, je voyais des flopées de poussière jaillir du dos de Souleyman, situant les points d'impact. Chaque balle qui atteignit le fugitif me traversait de part et d'autre. Un forumillement intense me dévora les mollets avant de se déverser dans mon ventre. Souleyman courait, courait, à peine secoué par les balles qui lui criblaient le dos. A côté de moi, le ferronnier s'egosillait comme un forcené, le visage en larmes...
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PEG67PEG67   06 mars 2016
Ce qui était terrifiant, dans cette histoire, était l'aisance avec laquelle je passais d'un univers à l'autre sans me sentir dépaysé. C'était d'une facilité ! Je m'étais couché garçon docile et affable, et je m'étais réveillé dans la chair d'une colère inextinguible. Je portais ma haine comme une seconde nature; elle était mon armure et ma tunique de Nessus, mon socle et mon bûcher; elle était tout ce qui me restait en cette vie fallacieuse et injuste, ingrate et cruelle.
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Videos de Yasmina Khadra (87) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Yasmina Khadra
Zabou Breitman est à Cannes pour défendre son film d?animation ?Les Hirondelles de Kaboul? (adapté de Yasmina Khadra), co-réalisé avec Eléa Gobé Mévellec et présenté à Un certain regard. Elle en profite pour nous parler d?engagement, nous raconte la vie d?une actrice de plus de cinquante ans et s?émerveille devant l?audace du classique de Disney.
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