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EAN : 9782266172714
317 pages
Éditeur : Pocket (05/04/2007)

Note moyenne : 3.93/5 (sur 836 notes)
Résumé :
« Le coup parti, le sort en fut jeté. Mon père tomba à la renverse, son misérable tricot sur la figure, le ventre décharné, fripé, grisâtre comme celui d'un poisson crevé. et je vis, tandis que l'honneur de la famille se répandait par terre, je vis ce qu'il ne me fallait surtout pas voir, ce qu'un fils digne, respectable, ce qu'un Bédouin authentique ne doit jamais voir – cette chose ramolie, repoussante, avissante; ce territoire interdit, tu, sacrilège: le pénis de... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (76) Voir plus Ajouter une critique
Jeanfrancoislemoine
  12 août 2018
L'écriture de Yasmina Khadra est toujours magique et fascinante.Pourtant,j'avoue avoir éprouvé quelques difficultés à être transporté dans ce roman.Le jeune héros, un bédouin dont on ne connaitra jamais le nom,n'est que rarement parvenu à m'émouvoir ,aveuglé par la haine après les humiliations subies par son père,toujours manipulé par des hommes contre qui il avait pourtant été mis en garde. Jamais la réflexion n'interviendra chez lui,lui qui sera dans l'aveuglement jusqu'au dénouement final.Certes,il y a de superbes passages dans ce roman,une belle évocation des traditions aussi mais l'ensemble me paraît manquer de crédibilité et des longueurs nuisent au rythme de l'action.
Ma découverte de cet auteur restera un bon souvenir de l'été 2018,sans doute m'est il indispensable de faire une petite pause pour mieux le retrouver dans quelques mois,avec son prochain livre "Khalil" par exemple.En tout cas,le bilan de cette découverte est génial. Pas si mal,non?
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aouatef79
  24 février 2020
"Les sirènes de Bagdad"est le troisième tome d 'une trilogie composée des romans :Les Hirondelles de Kaboul ,l 'Attentat et Les sirènes de Bagdad .L 'auteur est le prolifique écrivain algérien , Yasmina Khadra qui a son actif plusieurs romans dont certains sont très beaux et d 'autres juste moyens .
Pour "Les Sirènes de Bagdad",les événements ont eu lieu durant l 'occupation de l 'Irak par les troupes américaines .Les Américains avaient dans leur point de mire l 'Irak depuis des années et ne cherchaient qu 'un prétexte pour le détruire et l 'envahir .Un prétexte fallacieux est trouvé et le pays est envahi par les troupes américaines .Et les massacres , les humiliations , les tortures morales et physiques . Personne ne peut oublier ce qui s 'est passé à la prison d Abou Ghrieb et les supplices inhumains infligés aux détenus Irakiens .Dans "Les Sirènes de Bagdad", il s 'agit d 'un jeune homme bédouin dont on ignore le nom .Il habite le village de Kafr Karam .Il y vit paisiblement avec ses parents . Un jour débarque chez-eux les brutaux soldats américains .Ils s 'en prennent avec
violence aux membres pacifiques de cette modeste famille .Ils ne respectent ni les vieux ,ni les femmes .Ils firent toutes ces exactions avec arrogance et mépris .
Les soldats s 'en prennent au pacifique père de la
famille . Ils le brutalise , le malmènent .Ils le dénudent .Ils
le poussent .Le père tombe sur la tête qui explose .Les soldats quittent la maison .Les jeune vit alors ce qu 'on ne
peut décrire : le père mort et nu offrant dans sa nudité le
spectacle insoutenable : voir la partie génitale du père
exposée de cette façon .Affreux , ignoble et traumatisant
spectacle qu 'aucune personne ne peut imaginer .Ces gens ont une très grande pudeur .Tout a chaviré autour
du jeune fils . Après ce qu ' il a vu et vécu : c 'est le drame .
Le jeune homme pour se venger de ceux qui ont commis
ce sacrilège : il va user de la violence .
l''auteur tente avec ce roman de rapprocher deux civilisations : l (occidentale et l 'orientale .L 'Occident certes développé , riche et rationnel doit faire l 'effort de
comprendre l 'Orient spirituel et riche d 'une grande civilisation . Il nous invite et nous pousse à aller les uns vers les autres car la Terre est notre univers et notre maison : alors tachant d 'être fraternels et de nous de rendre ce monde moins divisé et où il fait bon de vivre en
Paix et en Communion .



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nadiouchka
  12 décembre 2019
Après avoir fait la critique du livre « Les Hirondelles de Kaboul », j'avais envie de rester avec Yasmina Khadra (ياسمينة خضراء) (nom de plume de l'écrivain algérien, Mohammed Moulessehoul ( محمّد مولسهول محمّد مولسهول), né le 10 janvier 1955 ... Et cette fois, c'est avec un autre de ses bons ouvrages : « Les Sirènes de Bagdad » (ياسمينة خضراء qui signifie « jasmin vert »). Aujourd'hui, il est traduit en pas moins de 33 langues, donc connu internationalement.
C'est inlassablement qu'il regarde l'histoire contemporaine et qu'il milite pour faire triompher l'humanisme. « Les Sirènes de Bagdad » font partie du troisième volet de la trilogie consacrée à ce qu'on peut nommer un « dialogue de sourds », qui oppose l'Occident et l'Orient : entre judaïsme et islam - la misère économique et intellectuelle des individus, ou le poids des traditions…
« Beyrouth retrouve sa nuit et s'en voile la face. Si les émeutes de la veille ne l'ont pas éveillée à elle-même, c'est la preuve qu'elle dort en marchant. Dans la tradition ancestrale, on ne dérange pas un somnambule, pas même quand il court à sa perte. »
Nous sommes au début des années 2.000. Dans ce récit, on voit un jeune bédouin irakien (le héros – on ne connaît pas son nom), dont on suit la lente mais inexorable descente aux enfers, à cause du terrorisme. En voulant fuir son village, il se retrouve, en fait, à Bagdad, déchirée par une terrible guerre civile. Comme il n'a aucune ressource, c'est une proie inespérée pour les islamistes radicaux : il devient djihadiste.
On suit les horreurs de la guerre – on voit l'arrivée des Américains en Irak – on lit l'incompréhension à cause de la différence des cultures, des religions. C'est « le choc des civilisations. » C'est également ce qui va entraîner le jeune bédouin (très sensible à l'origine), à vouloir venger, par le sang, toutes les atrocités qu'il voit. de plus, des jeunes filles sont amenées à se transformer en kamikazes (des bombes humaines).
Dans cet ouvrage, Yasmina Khadra déroule un scénario dont on ne découvre la conclusion qu'à la fin. C'est habilement mené  - le talent de l'auteur n'a pas failli. On sait qu'il est « pétri d'humanisme », ce qu'il nous prouve dans cet ouvrage.
Ce qui en ressort ici, ainsi que de toute la trilogie, c'est un constat implacable :
« L'Occident n'est moderne que parce qu'il est riche, l'Orient n'est barbare que parce qu'il est pauvre. L'Occident devient l'ennemi juré car il ne vient en Orient que dans son intérêt et pour imposer ses propres valeurs. »
C'est souvent cru – très violent – mais on peut y voir le message d'espoir dont rêve Yasmina Khadra et dont il veut témoigner – et c'était nécessaire.
Un récit, au final, que j'ai été ravie d'avoir lu. Il me reste à publier la critique de « L ‘attentat », puisque je n'ai pas chroniqué dans l'ordre. C'est donc « à suivre» et la boucle sera bouclée.
 
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carre
  13 avril 2013
Autant le dire tout de suite, c'est une déception. Moi, qui avait beaucoup aimé « Les hirondelles de Kaboul »  et « L'attentat », ces « sirènes de Bagdad » font bien pale figure à côté. Khadra dresse le portrait d'un jeune arabe qui va lentement mais surement dérivé vers l'extrémisme religieux. Voilà un sujet passionnant, mais qui par le style même ne décolle jamais. Pire, la façon de mener son récit est accablant de naïveté, la complexité d'un tel sujet méritait un regard nuancé que Yasmina Khadra envoie valser aux oubliettes. L'affront et le déshonneur se lave dans le sang, l'islamisme radical et le terrorisme sont les réponses à cet Occident fier et orgueilleux. Tout est prévisible dans ces sirènes qui ont besoin d'une sacrée révision. Une trilogie qui se conclut bien tristement.
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Levant
  03 décembre 2014
« Laissez-moi me rhabiller, gémissait-il. Y a mes enfants ». Lorsque les GI investissent la modeste maison du Bédouin et malmène le patriarche devant sa famille, plus que le sang qu'il a déjà vu couler à plusieurs reprises, c'est l'humiliation de son propre père qui va faire basculer la vie du fils de cette famille.
L'auteur démonte alors le mécanisme qui va métamorphoser ce jeune Bédouin, dont on ne connaîtra pas le nom, de la « chiffe molle », tel qu'il se qualifie lui-même, en un prétendant au suicide terroriste. Il décrypte pas à pas la démarche de manipulation mentale des leaders des organisations terroristes, depuis l'instant où ils ont repéré un candidat potentiel, l'être affaibli par les circonstances de la vie, jusqu'au moment où ils le sentent prêt à franchir le pas. Se barder d'explosifs et entrer en contact avec la cible.
Le style propre à Yasmina Khadra est tout indiqué pour analyser la psychologie d'un personnage dans son parcours mental sur le chemin de l'acte insensé. Ce style si particulier, fait d'un florilège d'allégories, de métaphores, qui chacune traduisent autant de ressentis. Mieux que tout diagnostic psycho-pathologique, un tel discours imagé interprète parfaitement la construction personnelle du personnage dans cette ascension vers la folie meurtrière.
Dans la bibliographie de Yasmina Khadra, on trouve souvent en toile de fonds des contextes de guerre qui impliquent la culture orientale. C'est cru et violent. Comme toujours la vie en pareilles circonstances. C'est criant de vérité. Il y a comme un tourbillon qui emporte malgré eux des personnages faibles et broyés par le destin. Mais c'est traité sans misérabilisme.
Yasmina Khadra fait toujours preuve d'impartialité dans le développement des thèses qui opposent les belligérants. Les sirènes de Bagdad lui donne toutefois l'occasion, au travers des propos de ses personnages, de développer un anti américanisme à peine voilé. Sans donner le moindre crédit au fanatisme aveugle, vingt ans après les faits qui servent de cadre à ce roman, et à la connaissance de l'histoire de ce conflit, on ne peut guère l'en blâmer. La motivation proclamée de cette guerre n'a en effet jamais pu masquer les intérêts mercantiles non avoués. Mais Yasmina Khadra est un être pétri d'humanisme. Il nous le prouvera en donnant ses limites au fanatisme. Comme un message d'espoir.
Le scenario et son dénouement, insoupçonnable jusqu'à la dernière page, manquent certainement de crédibilité. Mais ce n'est pas ce qui me fait revenir vers cet auteur. Je retrouve avec plaisir, ce qui a capté mon intérêt dès la découverte de son écriture : le talent pour faire percevoir les sentiments par l'image, la force du verbe, la richesse du vocabulaire. Une fois de plus, je n'ai pas été déçu.
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critiques presse (1)
Lecturejeune   01 mars 2007
Lecture jeune, n°121 - Yasmina Khadra clôt avec cet ouvrage sa trilogie sur les grandes métropoles d’Orient (Kaboul pour Les hirondelles de Kaboul, Tel-Aviv pour L’attentat (LJ n° 117), Bagdad et Beyrouth ici) gravement meurtries par la guerre, le fanatisme et le terrorisme. Le narrateur est cette fois l’apprenti terroriste, pari d’écriture plus redoutable que dans ses précédents romans. Le récit débute et se termine à Beyrouth, présentée comme une sorte de prostituée, métaphore du profond malentendu entre l’Orient et l’Occident. L’auteur retrace l’itinéraire d’un jeune bédouin qui vivait paisiblement, selon une tradition millénaire, aux portes du désert, loin des fureurs guerrières de Bagdad. Son existence bascule dans l’horreur après les sévices et les « bavures » de combattants américains pour qui quelques vies, même arbitrairement abattues, ne comptent guère. Humilié, plein de haine, il rejoint à Bagdad les groupes de djihadistes, aux itinéraires variés mais soudés par le même sentiment d’humiliation. Le lecteur découvre avec lui la difficulté de survivre dans cette ville et les facettes d’une violence barbare et multiforme. Yasmina Khadra ne se contente pas de ce portrait, si fouillé soit-il. Il traque les compromissions, faiblesses et contradictions de chaque camp, essaie de comprendre l’origine des conflits Orient-Occident et refuse tout manichéisme simpliste, refus qui le conduit à imaginer un dénouement inattendu : la tragédie n’éclate pas toujours sous la plus prévisible et la pire des formes. Cette fiction bien écrite, très nuancée, réussit à rendre compte de l’extrême complexité d’une situation tragique au sens fort du terme. Clairement engagée contre les intégrismes de tous bords, elle ne peut laisser indifférents ses lecteurs, notamment les grands adolescents qui souvent s’interrogent sur la violence du monde, les problèmes du terrorisme et de l’intégrisme. Marie-Françoise Brihaye
Lire la critique sur le site : Lecturejeune
Citations et extraits (73) Voir plus Ajouter une citation
claireogieclaireogie   19 décembre 2010
"Il faut t'endurcir. Il faut savoir renoncer aux peines des autres ; elles ne sont bonnes ni pour eux ni pour toi. Tu es trop mal loti pour t'attendrir sur le sort d'autrui..." En vain. On ne naît pas brute, on le devient ; on ne naît pas sage, on apprend à l'être. Moi, je suis né dans la misère et la misère m'a élevé dans le partage.
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aouatef79aouatef79   26 février 2020
J 'étais quel qu 'un d 'émotif ; le chagrin des autres m 'accablait .Il m 'était impossible de passer devant un malheur sans l 'emporter avec moi .Enfant ,je pleurais souvent dans ma chambre , en m 'enfermant à double tour ,de peur que ma sœur jumelle-une fille-me surprenne baignant dans mes larmes . On la disait plus vigoureuse que moi , non moins pleurnicharde .
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aouatef79aouatef79   22 février 2020
-A Bagdad ,j 'en ai entendu des discours et des prêches . Ça me foutait en rogne comme un chameau qui chope la rage .J 'avais une seule envie : fiche en l'air la planète entière ,du pôle Nord au pôle Sud ...Et quand c 'est toi qui dis ma haine pour l 'Occident , toi l 'érudit ,ma colère devient ma fierté .Je cesse de me poser des questions .Tu m 'apportes toutes les réponses .
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carrecarre   13 avril 2012
Nos matins se reconnaissaient à leurs bruits vétilleux, nos soirs à leurs sommeils sans attraits, et d’aucun n’auraient su dire à quoi servent les rêves lorsque les horizons sont nus.
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fiomafioma   30 août 2014
Enlever des journalistes, exécuter des membres d 'ONG qui ne sont parmi nous que pour nous aider, ce n'est pas dans nos coutumes. Tu veux venger une offense, n'offense personne. Si tu penses que ton honneur doit être sauf, ne déshonore pas ton peuple. Ne cède pas à la folie.
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