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EAN : 9782266172714
317 pages
Pocket (05/04/2007)
3.95/5   994 notes
Résumé :
« Le coup parti, le sort en fut jeté. Mon père tomba à la renverse, son misérable tricot sur la figure, le ventre décharné, fripé, grisâtre comme celui d'un poisson crevé. et je vis, tandis que l'honneur de la famille se répandait par terre, je vis ce qu'il ne me fallait surtout pas voir, ce qu'un fils digne, respectable, ce qu'un Bédouin authentique ne doit jamais voir – cette chose ramolie, repoussante, avissante; ce territoire interdit, tu, sacrilège: le pénis de... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (82) Voir plus Ajouter une critique
3,95

sur 994 notes

Jeanfrancoislemoine
  12 août 2018
L'écriture de Yasmina Khadra est toujours magique et fascinante.Pourtant,j'avoue avoir éprouvé quelques difficultés à être transporté dans ce roman.Le jeune héros, un bédouin dont on ne connaitra jamais le nom,n'est que rarement parvenu à m'émouvoir ,aveuglé par la haine après les humiliations subies par son père,toujours manipulé par des hommes contre qui il avait pourtant été mis en garde. Jamais la réflexion n'interviendra chez lui,lui qui sera dans l'aveuglement jusqu'au dénouement final.Certes,il y a de superbes passages dans ce roman,une belle évocation des traditions aussi mais l'ensemble me paraît manquer de crédibilité et des longueurs nuisent au rythme de l'action.
Ma découverte de cet auteur restera un bon souvenir de l'été 2018,sans doute m'est il indispensable de faire une petite pause pour mieux le retrouver dans quelques mois,avec son prochain livre "Khalil" par exemple.En tout cas,le bilan de cette découverte est génial. Pas si mal,non?
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aouatef79
  24 février 2020
"Les sirènes de Bagdad"est le troisième tome d 'une trilogie composée des romans :Les Hirondelles de Kaboul ,l 'Attentat et Les sirènes de Bagdad .L 'auteur est le prolifique écrivain algérien , Yasmina Khadra qui a son actif plusieurs romans dont certains sont très beaux et d 'autres juste moyens .
Pour "Les Sirènes de Bagdad",les événements ont eu lieu durant l 'occupation de l 'Irak par les troupes américaines .Les Américains avaient dans leur point de mire l 'Irak depuis des années et ne cherchaient qu 'un prétexte pour le détruire et l 'envahir .Un prétexte fallacieux est trouvé et le pays est envahi par les troupes américaines .Et les massacres , les humiliations , les tortures morales et physiques . Personne ne peut oublier ce qui s 'est passé à la prison d Abou Ghrieb et les supplices inhumains infligés aux détenus Irakiens .Dans "Les Sirènes de Bagdad", il s 'agit d 'un jeune homme bédouin dont on ignore le nom .Il habite le village de Kafr Karam .Il y vit paisiblement avec ses parents . Un jour débarque chez-eux les brutaux soldats américains .Ils s 'en prennent avec
violence aux membres pacifiques de cette modeste famille .Ils ne respectent ni les vieux ,ni les femmes .Ils firent toutes ces exactions avec arrogance et mépris .
Les soldats s 'en prennent au pacifique père de la
famille . Ils le brutalise , le malmènent .Ils le dénudent .Ils
le poussent .Le père tombe sur la tête qui explose .Les soldats quittent la maison .Les jeune vit alors ce qu 'on ne
peut décrire : le père mort et nu offrant dans sa nudité le
spectacle insoutenable : voir la partie génitale du père
exposée de cette façon .Affreux , ignoble et traumatisant
spectacle qu 'aucune personne ne peut imaginer .Ces gens ont une très grande pudeur .Tout a chaviré autour
du jeune fils . Après ce qu ' il a vu et vécu : c 'est le drame .
Le jeune homme pour se venger de ceux qui ont commis
ce sacrilège : il va user de la violence .
l''auteur tente avec ce roman de rapprocher deux civilisations : l (occidentale et l 'orientale .L 'Occident certes développé , riche et rationnel doit faire l 'effort de
comprendre l 'Orient spirituel et riche d 'une grande civilisation . Il nous invite et nous pousse à aller les uns vers les autres car la Terre est notre univers et notre maison : alors tachant d 'être fraternels et de nous de rendre ce monde moins divisé et où il fait bon de vivre en
Paix et en Communion .



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carre
  13 avril 2013
Autant le dire tout de suite, c'est une déception. Moi, qui avait beaucoup aimé « Les hirondelles de Kaboul »  et « L'attentat », ces « sirènes de Bagdad » font bien pale figure à côté. Khadra dresse le portrait d'un jeune arabe qui va lentement mais surement dérivé vers l'extrémisme religieux. Voilà un sujet passionnant, mais qui par le style même ne décolle jamais. Pire, la façon de mener son récit est accablant de naïveté, la complexité d'un tel sujet méritait un regard nuancé que Yasmina Khadra envoie valser aux oubliettes. L'affront et le déshonneur se lave dans le sang, l'islamisme radical et le terrorisme sont les réponses à cet Occident fier et orgueilleux. Tout est prévisible dans ces sirènes qui ont besoin d'une sacrée révision. Une trilogie qui se conclut bien tristement.
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mollymonade
  04 juillet 2019
Dans ce roman Y. Khadra raconte comment un jeune irakien, tranquille et pacifique mais hyper sensible, se transforme en boule de haine prête à exploser à tout moment.
Saddam Hussein est mort et enterré depuis longtemps mais restent les GI stationnés dans son pays pour soutenir les nouvelles forces de sécurité du gouvernement irakien. Traumatisé par une série d'atrocités perpétrées par les soldats américains, le jeune homme n'est plus animé que par un désir de vengeance. Aveuglé par la haine, incapable de réfléchir à quoi que ce soit, il se laisse entraîner par un groupe de fedayin qui exploite sa rage destructrice pour lui confier une mission censée ramener le 11 septembre au niveau d'un "chahut de récré". Une mission d'une envergure inédite...
Contrairement à la majorité des lecteurs de Babelio, c'est ce troisième volet de la trilogie consacrée au terrorisme que j'ai préféré. Y Khadra ne cherche en aucun cas à trouver des excuses au terrorisme mais fait voir comment un jeune homme ne répondant pas à des motivations religieuses ou politiques mais strictement personnelles, peut choisir de mourir pour laver les humiliations subies par sa famille, ses amis, ses voisins.
C'est son long et douloureux cheminement que l'on suit dans ces pages. Son histoire illustre la façon dont le mépris des occidentaux envers les orientaux peut mener à l'ultra violence.
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Levant
  03 décembre 2014
« Laissez-moi me rhabiller, gémissait-il. Y a mes enfants ». Lorsque les GI investissent la modeste maison du Bédouin et malmène le patriarche devant sa famille, plus que le sang qu'il a déjà vu couler à plusieurs reprises, c'est l'humiliation de son propre père qui va faire basculer la vie du fils de cette famille.
L'auteur démonte alors le mécanisme qui va métamorphoser ce jeune Bédouin, dont on ne connaîtra pas le nom, de la « chiffe molle », tel qu'il se qualifie lui-même, en un prétendant au suicide terroriste. Il décrypte pas à pas la démarche de manipulation mentale des leaders des organisations terroristes, depuis l'instant où ils ont repéré un candidat potentiel, l'être affaibli par les circonstances de la vie, jusqu'au moment où ils le sentent prêt à franchir le pas. Se barder d'explosifs et entrer en contact avec la cible.
Le style propre à Yasmina Khadra est tout indiqué pour analyser la psychologie d'un personnage dans son parcours mental sur le chemin de l'acte insensé. Ce style si particulier, fait d'un florilège d'allégories, de métaphores, qui chacune traduisent autant de ressentis. Mieux que tout diagnostic psycho-pathologique, un tel discours imagé interprète parfaitement la construction personnelle du personnage dans cette ascension vers la folie meurtrière.
Dans la bibliographie de Yasmina Khadra, on trouve souvent en toile de fonds des contextes de guerre qui impliquent la culture orientale. C'est cru et violent. Comme toujours la vie en pareilles circonstances. C'est criant de vérité. Il y a comme un tourbillon qui emporte malgré eux des personnages faibles et broyés par le destin. Mais c'est traité sans misérabilisme.
Yasmina Khadra fait toujours preuve d'impartialité dans le développement des thèses qui opposent les belligérants. Les sirènes de Bagdad lui donne toutefois l'occasion, au travers des propos de ses personnages, de développer un anti américanisme à peine voilé. Sans donner le moindre crédit au fanatisme aveugle, vingt ans après les faits qui servent de cadre à ce roman, et à la connaissance de l'histoire de ce conflit, on ne peut guère l'en blâmer. La motivation proclamée de cette guerre n'a en effet jamais pu masquer les intérêts mercantiles non avoués. Mais Yasmina Khadra est un être pétri d'humanisme. Il nous le prouvera en donnant ses limites au fanatisme. Comme un message d'espoir.
Le scenario et son dénouement, insoupçonnable jusqu'à la dernière page, manquent certainement de crédibilité. Mais ce n'est pas ce qui me fait revenir vers cet auteur. Je retrouve avec plaisir, ce qui a capté mon intérêt dès la découverte de son écriture : le talent pour faire percevoir les sentiments par l'image, la force du verbe, la richesse du vocabulaire. Une fois de plus, je n'ai pas été déçu.
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critiques presse (1)
Lecturejeune   01 mars 2007
Lecture jeune, n°121 - Yasmina Khadra clôt avec cet ouvrage sa trilogie sur les grandes métropoles d’Orient (Kaboul pour Les hirondelles de Kaboul, Tel-Aviv pour L’attentat (LJ n° 117), Bagdad et Beyrouth ici) gravement meurtries par la guerre, le fanatisme et le terrorisme. Le narrateur est cette fois l’apprenti terroriste, pari d’écriture plus redoutable que dans ses précédents romans. Le récit débute et se termine à Beyrouth, présentée comme une sorte de prostituée, métaphore du profond malentendu entre l’Orient et l’Occident. L’auteur retrace l’itinéraire d’un jeune bédouin qui vivait paisiblement, selon une tradition millénaire, aux portes du désert, loin des fureurs guerrières de Bagdad. Son existence bascule dans l’horreur après les sévices et les « bavures » de combattants américains pour qui quelques vies, même arbitrairement abattues, ne comptent guère. Humilié, plein de haine, il rejoint à Bagdad les groupes de djihadistes, aux itinéraires variés mais soudés par le même sentiment d’humiliation. Le lecteur découvre avec lui la difficulté de survivre dans cette ville et les facettes d’une violence barbare et multiforme. Yasmina Khadra ne se contente pas de ce portrait, si fouillé soit-il. Il traque les compromissions, faiblesses et contradictions de chaque camp, essaie de comprendre l’origine des conflits Orient-Occident et refuse tout manichéisme simpliste, refus qui le conduit à imaginer un dénouement inattendu : la tragédie n’éclate pas toujours sous la plus prévisible et la pire des formes. Cette fiction bien écrite, très nuancée, réussit à rendre compte de l’extrême complexité d’une situation tragique au sens fort du terme. Clairement engagée contre les intégrismes de tous bords, elle ne peut laisser indifférents ses lecteurs, notamment les grands adolescents qui souvent s’interrogent sur la violence du monde, les problèmes du terrorisme et de l’intégrisme. Marie-Françoise Brihaye
Lire la critique sur le site : Lecturejeune
Citations et extraits (119) Voir plus Ajouter une citation
claireogieclaireogie   19 décembre 2010
"Il faut t'endurcir. Il faut savoir renoncer aux peines des autres ; elles ne sont bonnes ni pour eux ni pour toi. Tu es trop mal loti pour t'attendrir sur le sort d'autrui..." En vain. On ne naît pas brute, on le devient ; on ne naît pas sage, on apprend à l'être. Moi, je suis né dans la misère et la misère m'a élevé dans le partage.
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Andromeda06Andromeda06   08 février 2022
Mon séjour à Beyrouth tire à sa fin. Ça fait trois semaines que j'attends. Je compte les heures sur mes doigts. Debout contre la fenêtre de ma chambre, je contemple la rue désertée. La pluie tambourine sur les carreaux. Sur le trottoir balayé par le vent, un clochard souffle dans ses poings pour les réchauffer. Il guette une âme charitable. Il est là depuis un bon bout de temps, et je n'ai vu personne lui glisser une pièce dans la main. Qu'espère-t-il des lendemains ? Ses guêtres sont trempées jusqu'à la trame, ses savates prennent l'eau ; la mine qu'il arbore est tout simplement grotesque. Vivre comme un chien, plus proche des chats de gouttière que de la tourbe, c'est ça l'obscénité. Cet individu n'est même pas digne de posséder une ombre, de l'associer à sa déchéance. D'ailleurs, il n'en a pas. Isolé dans sa misère tel un ver dans un fruit avarié, il oublie qu'il est mort et fini. Je n'ai aucune compassion pour lui. Je me dis que si le sort l'a rabaissé au ras du caniveau, c'est pour qu'il incarne un symbole. Lequel ? Celui qui consiste à me faire prendre conscience de l'intenable ineptie de la vie. Cet homme espère, c'est certain. Mais quoi ? Que la manne céleste jette son dévolu sur lui ? Qu'un passant s'aperçoive de son dénuement ? Qu'on le prenne en pitié ?... Imbécile ! Y a-t-il une vie après la pitié ?... Kadem n'avait pas tout à fait raison. Ce n'est pas le monde qui est tombé bien bas ; ce sont les hommes qui se complaisent dans la bassesse. C'est parce que je refuse de ressembler à ce mort vivant que je suis venu à Beyrouth. Ou vivre en homme ou mourir en martyr. Il n'y a pas d'autre alternative pour celui qui se veut libre. Je m'imagine mal dans la peau d'un vaincu. Depuis cette nuit où les soldats américains ont débarqué dans notre maison, renversant l'ordre des choses et des valeurs ancestrales, j'attends !... J'attends le moment de recouvrer mon amour-propre sans lequel on n'est que souillure. Je me considère en instance de tout et de rien. Ce que j'ai traversé, vécu, subi jusque-là ne compte pas. Il y a eu arrêt sur image, cette nuit là. La terre a cessé de tourner pour moi. Je ne suis pas au Liban, je ne suis pas dans un hôtel ; je suis dans le coma. Et il m'appartient d'y renaître ou d'y pourrir.
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MELANYAMELANYA   15 juin 2021
Je regardais mon père, et mon père me regardait. Il devait lire dans mes yeux le mépris que j’avais pour tout ce qui avait compté pour nous, la pitié que m’inspirait l’être que je vénérais du haut d’une falaise maudite par une nuit d’orage, il me regardait du fond de l’opprobre ; nous savions déjà, à cet instant précis, que nous étions en train de nous regarder pour la dernière fois… et à cet instant précis, alors que je n’osais pas broncher, je sus que rien ne serait comme avant, que je ne considérerais plus les choses de la même façon, que la bête immonde venait de rugir au tréfonds de mes entrailles, que tôt ou tard, quoi qu’il arrive, quoi qu’il advienne, j’étais condamné à laver l’affront dans le sang jusqu’à ce que les fleuves et les océans deviennent aussi rouge que l’éraflure sur la nuque de Bahia, que les yeux de ma mère, que le faciès de mon père, que la braise en train de me bouffer les tripes en m’initiant déjà à l’enfer qui m’attendait….
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aouatef79aouatef79   22 février 2020
-A Bagdad ,j 'en ai entendu des discours et des prêches . Ça me foutait en rogne comme un chameau qui chope la rage .J 'avais une seule envie : fiche en l'air la planète entière ,du pôle Nord au pôle Sud ...Et quand c 'est toi qui dis ma haine pour l 'Occident , toi l 'érudit ,ma colère devient ma fierté .Je cesse de me poser des questions .Tu m 'apportes toutes les réponses .
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aouatef79aouatef79   26 février 2020
J 'étais quel qu 'un d 'émotif ; le chagrin des autres m 'accablait .Il m 'était impossible de passer devant un malheur sans l 'emporter avec moi .Enfant ,je pleurais souvent dans ma chambre , en m 'enfermant à double tour ,de peur que ma sœur jumelle-une fille-me surprenne baignant dans mes larmes . On la disait plus vigoureuse que moi , non moins pleurnicharde .
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Vidéo de Yasmina Khadra
Dans le cadre du festival Lire en Poche 2021, rencontre avec Yasmina Khadra sur le thème "Hommes dans l'ombre des femmes". Entretien avec Hubert Artus.
Retrouvez le livre : https://www.mollat.com/recherche?requete=Yasmina%20Khadra
Note de musique : © mollat Sous-titres générés automatiquement en français par YouTube.
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