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ISBN : 226002422X
Éditeur : Editions Julliard (16/08/2018)

Note moyenne : 4.5/5 (sur 7 notes)
Résumé :
Vendredi 13 novembre 2015. L'air est encore doux pour un soir d'hiver. Tandis que les Bleus électrisent le Stade de France, aux terrasses des brasseries parisiennes on trinque aux retrouvailles et aux rencontres heureuses. Une ceinture d'explosifs autour de la taille, Khalil attend de passer à l'acte. Il fait partie du commando qui s'apprête à ensanglanter la capitale.
Qui est Khalil ? Comment en est-il arrivé là ?
Dans ce nouveau roman, Yasmina Khadra... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
mimipinson
  17 août 2018
Novembre 2015 à Paris, l'horreur, tout simplement. Encore des terroristes, envoutés, maraboutés, endoctrinés, téléguidés -et j'en passe- qui au nom de je ne sais quelle volonté divine sèment la terreur et la mort autour d'eux.
Mais au fond comment fonctionnent ces types ? Bien entendu, personne n'a de réponse.
Yamina Khadra, pas plus que les autres ne prétend saisir ce qui se passe dans la psyché d'un individu programmé pour tuer. Mais, et c'est toute la magie de la fiction littéraire, il imagine, se met dans la tête de Khalil sensé se faire sauter au Stade de France un soir de novembre 2015. Parce que l'histoire eût été trop simple si la ceinture d'explosifs avait fonctionné à l'instant T.
Comment réagit l'individu en question ? Comment fait-il le vide autour de lui ? Comment se met-il à douter ? Comment voit-il et ressent-il ce que l'on décide pour lui ? Comment rentre-t-il en interaction avec son environnement familial ? Comment appréhende-t-il l'incidence de ses actes ou eux de comparses sur ses proches ?
Telles sont les questions auxquelles Yasmina Khadra tente de répondre en suivant à la trace Khalil, en voulant nous montrer chacun des aspects d'une personnalité complexe et torturée. Yasmina Khadra, loin du portrait caricatural du terroriste abjecte et manipulé, parviendrait presque, je dis bien presque, à le prendre en pitié.
Une lecture forte pour moi de par le ton juste qu'emploie Yasmina Khadra, et son apparente facilité qui révèle un texte fouillé.
Lien : https://leblogdemimipinson.b..
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virginie-musarde
  18 août 2018
Difficile d'oublier ce qui s'est déroulé le 13 novembre 2015 à Paris, difficile d'effacer de la mémoire collective les odieux attentats revendiqués par Daech.
Yasmina Khadra, qui avait déjà exploité le thème dans L'attentat, plonge le lecteur au coeur de la sphère belge terroriste, dans les rues de Molenbeek où se sont préparés les actions.
Son "héros", Khalil, sert de vecteur pour tenter de comprendre ce qui peut se passer dans la tête des terroristes, ce qui les anime (désillusions et rancoeurs, difficultés d'intégration dans la société occidentale où ils sont pourtant nés pour la plupart, chômage, échec scolaire et misère intellectuelle...la liste est longue !).
Alors qu'il n'a pas réussi à déclencher sa ceinture d'explosifs dans Paris ce soir-là, Khalil se trouve confronté à ses démons, et bien qu'il soit encore fortement imprégné du discours des imams qui prêchent le jihad, on le découvre en proie aux doutes et à l'introspection.
Yasmina Khadra livre un roman tout en profondeur et en finesse, sans manichéisme, il dévoile les pensées d'un homme qu'on adorerait détester mais qui, par ses failles, ses peurs, montre un (tout petit !) brin d'humanité, loin de la caricature du terroriste aveuglément cruel.
A lire pour démonter quelques unes des idées reçues propagées par les médias et qui alimentent les aigreurs de la fachosphère !
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PsycheeDelik
  17 août 2018
C'est mon premier roman de Yasmina Khadra. J'ai énormément entendu parlé de cet auteur et j'étais plutôt ravie de recevoir son dernier roman.
L'auteur traite ici d'un sujet extrêmement délicat, surtout qu'il se place du point de vue d'un kamikaze. le début du roman m'a laissé perplexe. J'étais très distante vis-à-vis de Khalil que je ne comprenais pas et auquel je ne m'attachais pas.
Toutefois, au fil des pages, j'ai été frappé par le réalisme transcrit par Yasmina Khadra. Cela se ressent particulièrement avec les différents protagonistes. Khalil erre en proie à une paranoïa. Il se questionne sur sa foi et ses motivations réelles. On finit pas s'attacher à lui (sans partager son point de vue) et son avenir nous inquiète.
Ce roman est percutant et plein de sensibilité. Il nous amène à réfléchir sur différents sujets et en particulier sur nos sociétés actuelles.
Je ne suis pas sortie de cette lecture indemne. Ce n'est pas un coup de coeur mais elle m'a permis de m'interroger sur des sujets délicats et d'actualité. Il s'agit d'un roman qui marque son lecteur.
Lien : https://psycheedelik-unehist..
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   18 août 2018
Rayan n’avait même pas de camp. Il n’était rien d’autre qu’un figurant relégué au fond des coulisses, sans idéal et sans cause. Que savait-il de la religion, du devoir sacré du croyant, du véritable exercice de la foi ? Il ne savait même pas pourquoi il était sur terre. Parce qu’il avait réussi à l’école, il était persuadé de triompher dans la vie. Trimer dans une entreprise ne lui suffisait pas, il devait en plus s’imposer des heures sup’ pour joindre les deux bouts, sans se rendre compte qu’il n’était qu’un galérien banalisé. Son monde n’était qu’illusions, ses rêves des pièges mortels, ses ambitions des carottes en carton.
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rkhettaouirkhettaoui   18 août 2018
Ma sœur se relevait d’une importante dépression nerveuse. Si elle donnait l’impression de s’en être sortie, les séquelles couvaient sous les apparences. À quarante ans, célibataire, sans doute encore vierge, elle désespérait de la vie. Avant, notre famille ne se rendait au Maroc que pour lui trouver un mari. Mais, dans notre communauté, seuls les hommes ont le droit de choisir et d’exiger. Généralement, une fille qui vit à Bruxelles ou dans un autre pays de cocagne, avec en prime la possibilité d’un regroupement familial, ne se refuse pas. Mais, au bled, lorsqu’on est grosse, pas très jolie, avec un œil qui se barre sans crier gare, on n’a pas beaucoup de chances de convoler un jour en justes noces.
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rkhettaouirkhettaoui   18 août 2018
Ma mère était figée dans le temps, sans âge et sans repères ; une Berbère venue en Occident se languir de son Rif, pareille à un remords qui se cherche une culpabilité pour se justifier et qui s’aperçoit que la peine est double lorsque l’on est coupable d’être une victime.
Quant à mon géniteur, depuis que j’avais ouvert les yeux, il m’offrait le même spectacle d’un homme arrivé au bout du rouleau et qui tardait à se pendre avec une fois pour toutes. Je m’étais souvent demandé pourquoi il avait quitté le Maroc pour s’exiler dans une épicerie belge alors qu’il aurait pu vendre ses fruits et légumes à Nador sans rien changer à ses habitudes de flambeur de bas étage.
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rkhettaouirkhettaoui   18 août 2018
« Qu’a fait notre Seigneur de l’armée aux éléphants qui s’apprêtait à dévaster La Mecque ? Il a lancé contre elle les oiseaux d’Ababil qui l’ont lapidée avec des pierres cueillies de l’enfer et a réduit ses rangs en pâturages impurs. Aujourd’hui, l’armée aux éléphants, ce sont ces superpuissances autoproclamées qui osent s’en prendre à l’islam et que nous allons anéantir par la volonté de Dieu. Car, aujourd’hui, les oiseaux d’Ababil, c’est nous. Nous volons plus haut que leurs drones, frappons plus loin que leurs fusées, surveillons plus efficacement que leurs satellites… »
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rkhettaouirkhettaoui   18 août 2018
La religion lui était aussi étrangère que ces formules mathématiques qui vous court-circuitent les neurones avant que vous ayez fini de les recopier sur le cahier. Il n’était qu’un mal luné de dix-sept ans qui ne savait rien faire de ses dix doigts, à part mettre son poing dans la figure d’un gars de la cité d’en face ou bien montrer son majeur à un vigile trop curieux.
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Yasmina Khadra - Khalil
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