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François Lasquin (Traducteur)
ISBN : 2277224359
Éditeur : J'ai Lu (04/01/1999)

Note moyenne : 3.77/5 (sur 736 notes)
Résumé :
Jour après jour, Billy Halleck perd du poids. Lui qui dépassait allègrement les cent douze kilos n'en fait plus que cinquante-cinq à présent. Et il continue de maigrir, aussi mystérieusement qu'inexorablement, sans que rien ne semble pouvoir empêcher l'issue fatale

De quelle maladie est-il atteint ? Un cancer ? Non, il sait d'où vient le mal... ou plutôt, la malédiction.

Tout converge vers ce moment où il a percuté la vieille gitane a... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (59) Voir plus Ajouter une critique
LanaTurner
  15 avril 2017
« Attention aux Kilos ! »

De nos jours, beaucoup se demande comment arrêter cela. Quel moyen utiliser pour perdre du poids et au plus vite, avoir les plus belles formes pour l'été, éliminer cet excès de graisse emmagasinée durant l'hiver,... Mais ici, la nature va à l'envers car la question est justement:
Comment CESSER de mincir.
Le héro, Billy Halleck, s'est attiré les foudres des gitans en écrasant par accident l'une des leurs. Avocat de profession, et membre du country club, celui-ci a de nombreuses relations et se fait relaxer sans la moindre peine, ni la moindre amende. Affaire classée. N'en déplaise au chef des gitans, qui en vient face à lui et profère un unique mot, une parole, une malédiction, un maléfice.
Même si l'adaptation respecte les lignes principales du roman, ne vous y fiez pas. le personnage de Billy, est bien plus intéressant et appréciable à travers le bouquin que dans le film. Même si j'avouerais, avec toute sincérité, m'être d'avantage intéressée à un personnage tiers.
En ce qui concerne mes « notations », sur la barre de 5 étoiles, je suis très très sévère. Je ne mets pratiquement jamais la note maximale à un roman, même lorsque je l'ai adoré ! Pour moi... le 5/5, c'est le summum, le saint Graal. Rare... aussi rare que le grand amour!
Revenons à notre Billy... atteint d'une malédiction visant à le faire maigrir quoi qu'il fasse, quoi qu'il mange, peu importe le nombre de Kcal ingurgité. Celui-ci (honteusement) obèse dans les débuts, perd chapitre par chapitre, ce poids disgracieux. Si au début cela le réjouit, la parole du gitan reste et demeure. Et rapidement les questions surgissent.
« Est-il possible que... cela existe?»
Sa femme le délaisse, lui tourne le dos, ne l'épaule pas comme le devrait VOTRE moitié. Un amour dont on n'attendrait tellement +. Une personne qui vous suivrait jusqu'à vos plus hautes folies, qui jamais ne vous regarderait avec crainte et mépris. Une personne qui vous fasse suffisamment confiance pour risquer de tomber avec vous, vaille qui vaille ! Ensemble quoi qu'il advienne. ( ❤ )
Sa fille, qui est tout pour lui, s'inquiète de son état. Son entourage, commence à jaser, les problèmes n'arrivant jamais seuls, il réalise qu'il n'est pas le seul à avoir été victime d'un sort. Il n'a d'autre solution que de retrouver la bande de gitans, et de présenter ses excuses. le voila donc sur les routes, de plus en plus faible, ressemblant bientôt à une bête de foire, les côtes saillantes, les pommettes creusées, y arrivera-t-il ? Les rattrapera-t-il?
Sa vie en dépend.
Mais quand tout le monde semble l'avoir abandonné, une personne, une ancienne relation, va lui tendre la main et l'aider dans sa quête de "justice", hm.
Le scénario est très bien mené, il n'y a aucun passage trop « lourd » comme on peut souvent le reprocher à Stephen King. le chapitrage est original avec le nombre de KG, quant à la leçon de l'histoire, elle donne à réfléchir. Une note sur le racisme habituel, et une sur l'abus de consommation. Voir une personne s'empiffrer à ce point, ne donne guère envie de se taper un casse-croûte ! Personnellement, je passe mon tour!
Je n'ai pas nécessairement adhéré à la fin de l'histoire. Ou plutôt, je n'ai pas compris le choix du héro. C'est un avis personnel, et les goûts et les couleurs ne se discutent pas. Mais Halleck en a payé le prix fort. L'addition sévère d'un choix final, nourrit de rancoeur, de colère et d'amertume,... et la sentence fut délicieuse.
« Pas de match nul », aurait-il dû mieux comprendre.
L.G
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Aline1102
  24 mai 2014
L'intrigue de la peau sur les os peut sembler étrange au premier abord et, pourtant, parmi les romans de Stephen King, c'est l'un des plus réalistes que j'ai lu. Pas telement à cause du récit, mais à cause de son héros, Billy Halleck.
Il faut dire que l'intrigue de base est assez simple. Billy est obèse et ne s'en inquiète pas trop : bien sûr, il n'a pas un physique de rêve, mais même si cela l'ennuie parfois un peu, il ne s'en soucie pas tant que ça. Néanmoins, quand il commence à maigrir, il est tout joyeux. Jusqu'à ce qu'il se rende compte que le phénomène, loin de se calmer, risque de le tuer…
Nous vivons dans une époque où l'apparence physique occupe presque le premier plan de nos existences. Il n'y a qu'à jeter un coup d'oeil aux couvertures des magazines féminins dès qu'approche l'été : on vous propose les derniers régimes à la mode pour rentrer dans vos bikinis une fois les vacances arrivées. On vous suggère de faire de l'exercice (pas pour préserver votre santé mais pour être mince). On vous conseille d'utiliser de l'auto-bronzant si votre peau ne supporte pas le soleil (pas question d'arriver sur la plage avec une peau de la couleur d'un cachet d'aspirine, ce serait honteux). de nos jours, être mince, dynamique et bronzé est devenu un signe extérieur de maîtrise personnelle. C'est une manière de faire comprendre aux autres que l'on sait gérer toutes les facettes de notre existence. Cela prouverait presque que les gens comme Billy sont des bons à rien.
C'est un peu pour cela que j'aime bien Billy malgré son côté anti-héros. Il va à l'encontre des modèles de notre époque et j'aime bien les personnages de roman qui sortent de l'ordinaire, qui ne se fondent pas dans le moule que la société réelle nous impose. En fait, j'ai tendance à être très conformiste moi-même (pas bien, je sais), du coup j'adore les personnages de romans qui prennent le contre-pied des tendances (sociales ou autres) : je me rebelle par personne interposée en quelque sorte.
La peau sur les os, c'est aussi un bon suspense. On suit Billy pas à pas, on panique avec lui, on se demande ce qu'il va lui arriver : va-t-il maigrir jusqu'à en mourir ? Ou l'amaigrissement va-t-il s'arrêter à la limite du supportable ?
Billy est de plus en plus seul, rejeté par tous et, finalement, il n'est pas plus heureux mince que gros. le regard des autres le fait toujours autant souffrir.
Vous le voyez grâce à mon commentaire (j'espère) : ce roman de Stephen King part d'une intrigue très simple pour nous emmener sur des chemins sombres et tortueux. Une preuve de plus de l'inépuisable imagination du maître du fantastique et de son incomparable maîtrise du suspense.
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isajulia
  26 mars 2013
Billy Halleck pèse plus de cent kilos,un jour qu'il fait un trajet en voiture avec sa femme,celle-ci lui fait une gâterie et il perd le contrôle de son véhicule et tue accidentellement une vieille gitane.Blanchi lors du procès,il se trouve confronté avec le père de sa victime qui lui souffle une parole en lui touchant le front.C'est alors que Billy va commencer à maigrir,jusqu'à avoir la peau sur les os...
On ne peut que saluer Stephen King pour son originalité,encore une fois il nous entraîne dans une course pour la vie à couper le souffle.Le rythme est effréné et on n'arrive pas à lâcher le roman avant de savoir comment ça va finir. Les thèmes de la différence,de l'abus de pouvoir sont abordés avec précision,notre héros comprendra qu'on ne fait pas de mal à autrui sans en payer les conséquences...
Je vous conseille ce livre qui est vraiment super,même si on aime pas King,La Peau sur les os est une vraie petite perle à découvrir.
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greg320i
  08 avril 2012
Vous ne ferais plus jamais un régime comme avant avec ce roman !
Mystique,voir fantastique , à la limite du don sacro-saint de vous donner l'envie de maigrir ( Merci ô saint Père Notre King de veuillez à notre bonne santé physique ) nous sommes surtout premièrement , immédiatement et directement immergé dans un compteur de kilos en guise de chapitrage.
L'idée ,géniale, est absolument grisante: savoir en pages et en nombres précis ce qu'il en advient de son (pauvre? ) héros ici, là je dit chapeau .
Mais attendez le meilleur !
Non pas les gâteaux rho,, Et surtout pas ce le dernier qui risque de .. mmm -vous rester dans la gorge ?- bref, je disais donc :
Être plongé par l'originale mise en oeuvre du King est simplement jouissif , la touche pince-sans-rire,du côté jaune à la limite de la jaunisse,
où l'on se hisse même à découvrir son humour habituel et son effervescence à nous dégoûter..

..De la fidélité ! Et oui mes amis , il m'en déplaît de vous le dire mais..
La femme ici ? D'une perversité inouïe.
Gourmandise ? De même acabit.
Ô divine et perfide tentation pourquoi prôner ton nom , alors qu'il suffit de faire attention . .
Et préférer proférer une base de vie saine ,sans excès,ni ,, sucettes ou autre chose chouette qui s'arrête là où commence le plaisir.
A vos risques et périls !
Vouloir trouver la vérité dans ce magistral et horrifique road-movie est une évidence , une science goûteuse et véritable ; préférable certes au désir de la table. ( sauf de chevet où le livre va bien s'y apposer )

L'action qui va vite , les répliques qui claquent et son entraînant et engageant compte-à-rebours mortel sera la pierre d'oeuvre à ce chef d'oeuvre de pièce (très bien ) monté signé Bachmann.
Un beau Bachman , comme une belle femme , tel un beau corps :
Le coup du sort ,
Assurément lénifiant.
Ne le rater sous aucun prétexte, car..
A vous en dire , ô bien des plaisirs . j'en reprendrez bien...
Une sacré tranche de péché !
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LiliGalipette
  11 octobre 2014
Billy Halleck a bien réussi : il est associé dans son cabinet d'avocats, sa femme le désire autant qu'avant et sa fille est une adorable jeune personne. Et il pèse plus de 110 kilos. le poids de la réussite, peut-être. Par mégarde, il renverse un jour une vieille Tsigane et voilà que ce malheureux accident se transforme en malédiction. Billy perd chaque jour deux kilos, alors qu'il mange toujours autant. Si les premiers kilos envolés font du bien à son moral et à sa ceinture, l'amaigrissement devient rapidement inquiétant tant il est inexorable. « J'ai tué cette vieille et maintenant je dépéris peu à peu. » (p. 119) Son entourage refuse de croire à la malédiction et parle de cancer, de dépression, de culpabilité. « Les vieux Tsiganes ne jettent pas de sort. le vieux Tsigane, c'est l'apparence que votre inconscient a revêtue pour vous punir. » (p. 166) Bill sait pourtant qu'il est dans le vrai et que, s'il veut survire, il doit retrouver le gitan qui l'a maudit et opposer à la malédiction une force d'une puissance égale. Mais où trouver une telle force de haine et destruction ?
Stephen King explore ici les légendes tsiganes et la puissance du mauvais oeil que les gitans sont supposés déployer. Mais le plus inquiétant reste le fait que Bill Halleck n'a jamais la maîtrise de son corps, quel que soit l'excès. Quand on a quelques kilos en trop, on rêve parfois d'un régime miracle qui gommerait sans effort les rondeurs disgracieuses. Dans le cas de Bill Halleck, ça vire rapidement au cauchemar : obèse ou décharné, il reste le point de mire et le sujet de conversation Voilà encore un très bon roman, parfaitement dosé en terreur et en interrogations. À se demander si on a vraiment envie de reprendre une part de tarte et de s'approcher du camp de gitans qui vient de s'installer à la sortie de la ville…
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Citations et extraits (28) Voir plus Ajouter une citation
LanaTurnerLanaTurner   13 avril 2017
« Faut que je réfléchisse à tout ça, William. Faut que je gamberge un bon coup. Et pour ça, j’ai besoin d’avoir l’esprit serein. Cette histoire est un vrai sac de nœuds, et je ne pourrai pas avoir des idées claires dessus tant que je serai à cran comme je le suis. Rien qu’à vous regarder, ça me met dans tous mes états, paisan. Ça me donne envie de lui arracher la queue, à votre zèbre, et de la lui enfoncer dans le trou qu’il a à la place du nez. »
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fanfan50fanfan50   27 septembre 2014
- Comment va votre main ? demande Ginelli.
- Mieux, fit Billy.
En un sens, c'était un mensonge. Il avait atrocement mal. Pourtant, d'une certaine manière, c'était vrai aussi. La présence de Ginelli le calmait plus que l'Empirine, plus même que le Chivas. On souffre toujours plus quand on est seul. Cette constatation l'amena à penser à Heidi. C'est Heidi qui aurait dû être là avec lui à la place de ce truand, mais Heidi n'était pas là. Elle était restée à Fairview, refusant obstinément de regarder la réalité en face, car si elle l'avait ne fût-ce que partiellement admise, cela l'aurait peut-être obligée à évaluer l'étendue de sa propre culpabilité. Or, Heidi n'était pas prête à se colleter avec sa mauvaise conscience. Billy en avait gros sur le coeur. Comment Ginelli avait-il exprimé cela ? Pour moi, un con, c'est quelqu'un qui ne croit pas à ce qu'il voit. Il s'efforça de se vider le coeur de cette amertume qui l'empoisonnait. Après tout, Heidi était sa femme. Elle croyait sincèrement agir au mieux de ses intérêts... Oui, elle faisait cela avec les meilleures intentions du monde. L'amertume reflua, mais sans pour autant disparaître.
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LanaTurnerLanaTurner   12 avril 2017
C’est facile de rejeter la faute sur quelqu’un. C’est facile de se venger. Mais lorsqu’on regarde les choses d’un peu plus près, on ne tarde pas à s’apercevoir que les événements sont liés par une chaîne subtile de causes et d’effets, et que parfois ils se produisent quasiment d’eux-mêmes.
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LanaTurnerLanaTurner   14 avril 2017
Ces histoires-là, ça n'a pas de fin. On finit même par oublier comment elles ont commencé. D'abord, on en discute à perte de vue, mais au bout d'un certain temps plus personne n'est capable de démêler les torts des raisons, et d'ailleurs tout le monde s'en fiche. On continue, c'est tout. Chacun rend la monnaie de sa pièce à l'autre. Oeil pour oeil, dent pour dent. Ils nous en tuent un, on leur en tue deux. Ils nous bombardent un aéroport, on leur fait sauter une école. Et le sang coule à flots. Oui, des torrents de sang. Car c'est bien de cela qu'il s'agit, n'est-ce pas? Le sang...
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LanaTurnerLanaTurner   14 avril 2017
Si tu traites mon ami William de porc, je te traiterai de pouffiasse, dit Ginelli. Pouffiasse! Ta mère est une pute, ton père un pédé qui torche des culs avec sa langue dans les toilettes publiques.
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Videos de Stephen King (128) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Stephen King
Révélation ! Bad Man signe l?entrée fracassante de Dathan Auerbach dans l?arène des maîtres du suspense et de l?angoisse en successeur de Stephen King.
Pour en savoir plus : https://bit.ly/2UFNbvy Existe en numérique : https://bit.ly/2Bj0gDK
EN LIBRAIRIE LE 21 FÉVRIER.
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On dit que, passé quarante-huit heures, les chances de retrouver une personne disparue sont quasi nulles. Deux jours pour ratisser les bois alentour, frapper à toutes les portes, remuer ciel et terre. Passé ce délai, l?espoir n?est plus permis.
Eric, trois ans, a disparu il y a cinq ans. Peu à peu, les affichettes ont jauni, les policiers se sont désintéressés de l?affaire, la vie a repris son cours dans cette petite ville désaffectée de Floride.
Pas pour Ben, le grand frère de la victime. Qui ne s?est jamais remis du drame. Qui a vu sa famille sombrer. Mais qui n?a jamais cessé ses recherches.
Recruté en tant que magasinier de nuit dans le supermarché même où Eric a disparu, Ben sent que les lieux ont quelque chose à lui révéler. Quelqu?un sait où est son frère, une personne qui prend un malin plaisir à se jouer de lui. Qui ? le directeur qui n?a jamais collaboré à l?enquête ? Ses collègues auxquels il a accordé trop vite sa confiance ? Mais il y a plus que ça, une présence impalpable, diffuse, qui brouille ses pensées? Qui est ce bad man dont l?ombre inquiétante plane sur la ville ?
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