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Elm Haven tome 1 sur 3

Evelyne Gauthier (Traducteur)
EAN : 9782253138624
597 pages
Le Livre de Poche (01/11/1995)
3.79/5   484 notes
Résumé :
Les pensionnaires d'un internat de l'Illinois sont les témoins d'une série d'événements mystérieux et terrifiants : l'un d'entre eux disparaît, des bruits incompréhensibles se font entendre, un soldat de la Première Guerre mondiale réapparaît...

L'enquête menée par un petit groupe de collégiens va les mener vers les bâtiments gothiques d'une ancienne école abandonnée, Old Central.

Et c'est, au cœur de l'été, le plus insoutenable des fa... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (68) Voir plus Ajouter une critique
3,79

sur 484 notes
je ne vais pas vous raconter l'histoire.. car pour un livre comme celui-ci ce serait gâcher l'intrigue !! Par contre une petite anecdote fera l'affaire.

Il y a un siècle... (enfin une vingtaine d'années) je devais commencer mes études a la fac, j'ai donc décidé de prendre des vacances en Septembre et je suis allée a Nice. un bon vieux Monsieur vendait des livres sur le marché. A l'époque je ne jurais que par S. king . Ce Monsieur m'a conseillée Dan Simmons (que je ne connaissais ni d'Eve , ni d'Adam.. donc nuit d'été fut mon premier livre de cet auteur). Etant d'un naturel septique j'ai mis beaucoup de temps avant de le commencer. .. mais une fois dans mes mains j'ai eu du mal à le poser.

Je lisais dans le train qui m'emmenais a Lille le dimanche soir pour aller a la Fac le lundi. Bien sur ma chambre étudiante n'étant pas a côté de la gare.. je prenais ensuite le métro puis un bout de route a pied. Je crois bien que c'est le seul livre qui m'a autant fait flippée quand je passais à côté des bouches d'aération du métro (légèrement bruyantes !!)... En bref le trajet n'a jamais été aussi court pour moi.. et je n'ai jamais couru aussi vite !!

Comme je suis d'un naturel partageuse , j'ai filé le bouquin à ma mère (qui n'aime pas les livres de SF, d'horreurs etc...)... qui n'en a pas dormi pendant quelques nuits... et pour en remettre une couche il y a un passage du livre ou un camion d' équarrissage traverse la ville.. ma mère m'a certifiée avoir senti l'odeur du camion en lisant le bouquin !!

En bref, je ne remercierais jamais assez ce grand Monsieur de m'avoir fait découvrir un auteur aussi talentueux que Dan Simmons (cela dit avec l'âge il part un peut trop sur une optique politisée qui me déplaît un peu )
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Un roman sympathique qu nous plonge dans la vie d'une petite bourgade américaine où on peut suivre les aventures d'été de quelques jeunes enfants qui vont vivre la véritable peur de leur toute leur existence.
C'est un vrai pavé qui fait monter lentement la pression et le suspense. On passe régulièrement d'un protagoniste à un autre, chacun devant faire face à des événements paranormaux différents mais tous reliés les uns aux autres. On découvre progressivement la raison de tout cela et le fin mot de l'histoire.

Il n'y a pas un passage du bouquin qui se lit sans qu'on ne s'imagine pas être en train de mater un film américain d'horreur mais tout public. On a parfois l'impression de se trouver à la croisée de "ça", "Stand by me", "Les Goonies" et autre "Dragon flottant". L'aventure se laisse facilement suivre, malgré le volume total, il n'y a guère de longueurs dans le texte.
Toutefois, j'avoue n'avoir jamais été vraiment transporté dans l'univers décrit, je n'ai pas tremblé et je n'ai pas été ému, exception faite de l'événement qui survient au beau milieu du récit et que l'on n'attendait pas du tout.

Bref, un bon livre, divertissant et habilement conté. Dan Simmons connait son métier et il le fait bien. Je suis juste resté un peu sur ma faim en termes de frissons. Je pense que ça demeure trop littérature jeunesse à mon goût.
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AVERTISSEMENT : tous les propos relatifs à Ca contiennent une forte probabilité d'erreurs en tout genre. La lecture de cette duologie remonte à des siècles, tout commentaire sur l'oeuvre sera donc basé sur des souvenirs lointains, ne vous vexez donc pas s'il vous plaît si ces souvenirs sont inexacts ou imprécis.

« Bonjour les Babélionautes ! Aujourd'hui, on va faire une petite incursion…

-Une petite de plus de 600 pages, quand même…

-… dans la littérature horrifique, avec Nuit d'été, de Dan Simmons, le grand.

Or donc, c'est le dernier jour d'école dans les sixties du siècle dernier et dans la ville d'Elm Haven. Les enfants attendent sagement l'heure de la sortie. Tous ? Non ! Tubby s'ennuie et décide d'explorer un peu. Hélas, il ne reviendra jamais des toilettes où s'est ouvert un trou mystérieux... Personne ne semble s'affoler plus que ça, mais Duane, Mike, Dale, Lawrence et Jim comprennent vite qu'il se passe des choses étranges dans leur petite ville… Etranges, disais-je ? Non : peut-être même qu'il y a « des choses étrangères » *ajouter ici un gros clin d'oeil dont la subtilité est vendue séparément*

-Oui, Déidamie, tout le monde a compris que tu faisais finement allusion à Stranger Things, la célèbre série de Netflix.

-Ah, ouf, j'avais peur que ça ne se voie pas…

-Ben de toute façon, quand tu vois comment la série plagie le roman…

-Quoi ?! Mais non ! Il y a juste… euh… beaucoup de points communs…

Bref, pour en revenir au texte : je ne suis pas une amatrice de Stephen King, loin de là, ses romans d'horreur me dégoûtent plus qu'autre chose, et quand je parle de dégoût, je ne pense pas à un dégoût plaisant.

-Ah, parce que le dégoût, c'est plaisant ?

-Mais non ! Enfin, si ! le dégoût que j'ai éprouvé en lisant Ca relève plutôt du malaise profond, un sentiment de gêne mêlée de répulsion, de répugnance, de colère, aussi. Je n'éprouvais que des émotions négatives, rien ne me rassurait, rien ne me consolait, tout me plongeait dans un monde privé d'espoir. Ce n'était pas agréable du tout.

Je précise pour les fans que je ne suis pas en train de dire que King c'est de la daube, j'ai très conscience que ma perception est personnelle et marginale, et je suppose que je suis trop une chochotte émotionnelle pour supporter les textes de Stephen King.

Bizarrement, j'ai apprécié le texte de Dan Simmons. Il présente énormément de similitude avec Ca, pourtant, là où ça ne marchait pas avec King, la même trame fonctionne avec Simmons.

J'ai donc pris grand plaisir à suivre les aventures de la Cyclo Patrouille. J'ai adoré le travail sur le contexte et les caractères des enfants : Dale, le grand frère attentionné, Duane, adulte trop tôt, qui garde cependant des émotions d'enfant, Mike, le tendre costaud… l'une des grandes réussites de ce roman se trouve dans les relations qu'ils entretiennent entre eux et les gens qu'ils aiment.

Je crois d'ailleurs que c'est là où le roman réussit chez moi là où Ca échouait : dans mon souvenir, l'horreur ne cesse jamais. Lorsque les enfants ont fini de jouer, d'enquêter, d'affronter Grippe-Sou, ils vivent d'autres souffrances : les familles violentes, maltraitantes à divers degrés, le harcèlement...

Dans Nuit d'été, la violence reste présente, bien sûr, mais elle connaît des instants de pause pendant lesquels tu vois que des personnages s'aiment. Mike et Memo, Dale et Lawrence, Duane, son pater et Wit… Ces pauses dans la tension représentent à la fois de véritables bouffées d'oxygène (tout n'est pas si dégueu), ainsi que des ressorts dramatiques intenses : bien évidemment, les êtres chers… on va vouloir les protéger du mal.

J'ai beaucoup aimé aussi l'exploitation des peurs ordinaires des enfants : le placard, la cave, le dessous du lit, le cimetière… ces endroits qui servent de planque aux monstres ou d'ouverture entre les dimensions.

Et en dernier lieu, j'ai adoré l'aspect organique de l'horreur. L'horreur possède une chair (moche), une consistance (gluante), une odeur (puante), un son (effrayant). Et, vu l'abondance de puanteur, ce roman occupe désormais une place dans ma toutoute première liste, les livres mentionnant des odeurs !

-Mais vas-y, comment elle se la joue Youtubeuse, maintenant… « Lâchez un pouce, ça va aider la chaîne ! » En plus, une liste à quatre bouquins, ça ressemble à rien, c'est n'importe quoi.

-Bref, les images de Dan Simmons fonctionnent et lorsqu'il décrit les monstruosités, il est facile de se les représenter.

-Ben moi, je suis pas si enthousiaste que toi, Déidamie. Je vais passer sur les clichés « gamins en vélo auxquels il arrive des trucs de fou » dont on est gavés depuis ET l'extraterrestre, on va dire que c'est devenu un genre… mais l'arme qu'ils trouvent, sérieusement ? Ca m'a énervée ! C'est comme si le mal rongeant Elm Haven était l'ennemi de Dieu ! Que c'est banal ! Mes dieux, mais que c'est banal !

Ensuite, j'ai pas aimé qu'on ne connaisse pas la nature du mal. Tu vois, c'est un peu comme dans les séries policières : un des meilleurs moments, ce sont les résultats de l'autopsie. Si tu n'as pas les résultats, aaaah, la frustration ! En fantastique, j'adore les explications sur la définition des choses, pour moi, c'est l'équivalent de l'analyse du médecin légiste en termes de « passage obligé délectable ». Et là, on n'en aura pas. Même pas un petit monologue de méchant. Dan Simmons m'a obligée à me construire ma propre théorie sur le mal. Super, merci mec. Chuis même pas sûre d'avoir raison. Ca me gonfle !

Et en dernier lieu… aaarh, je ne Supporte pas les scènes d'amour enfantines. Ca me crispe, mais ça meuh crispe ! Aaarh, j'étais super mal à l'aise.

-Ben quoi ? Il ne se passe rien de foufou, le regard n'est pas malsain sur la fille… pourquoi tu te sens mal ?

-Je n'en sais rien ! On n'a qu'à dire que je suis une vieille bique coincée du uc, et ça m'ira très bien, j'assume.

-Chais pas si les vieilles biques parlent verlan, mais si tu veux, d'accord.
Pour conclure : j'ai passé un fort bon moment avec Nuit d'été, qui m'a réconciliée un peu avec le genre horrifique. Je précise pour les plus sensibles que, aussi paradoxal que cela puisse paraître, c'est une horreur « tout public », les moments affreux sont nombreux, certes, mais ne durent pas indéfiniment ni ne deviennent insoutenables. »
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Printemps 1960, dernière journée d'école dans une vieille école de l'Illinois pour des étudiants qui ne font que rêver à l'été prometteur qui s'en vient. En plus, c'est la dernière fois dans cette école haïe, qui va être mise au rancart, car trop grande et trop coûteuse à entretenir pour la petite municipalité d'Elm Haven.
Pour une petite bande d'amis, de la fin du primaire, ce ne seront pas les vacances qu'ils attendaient. Un étudiant commence par disparaître, ensuite c'est un des leurs qui se blesse gravement sans se rappeler quoi que ce soit. Puis, c'est un soldat décédé qui apparait à certains d'entre eux.
Ensuite les évènements se précipitent, des créatures apparaissent et il y a quelque chose de malsain dans la vielle école.
Les amis devront faire front et ne compter que sur eux-mêmes pour faire face.
Une intégration de plusieurs thèmes, le groupe d'amis de Ça (King), le camion des Camions maléfiques (King), un peu du film Tremors, un peu du film Aliens et une ambiance maléfique, surtout à la fin, à la Lovecraft.
Mais Simmons sait comment raconter une histoire et développer de très bons personnages. J'ai trouvé le roman un peu long, mais cela ne m'a pas empêché de beaucoup l'aimer.
Un écrivain de premier plan, et dans plusieurs genres : science-fiction (Hyperion), fantastique (L'échiquier du mal). Vraiment, il m'impressionne.
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Merci à tous les chroniqueurs de Babelio pour me mettre sur la piste de ce livre. Et merci aussi à mon mari pour me faire connaître les écrits de Dan Simmons avec "Collines Noires". Sinon, je serais passée à côté d'un bon roman...

"Nuit d'été" ressemble effectivement beaucoup à "Ca" de Stephen King. C'est précisément pour cela que j'avais envie de le lire. Une bande de copains qui combattent le mal dans une petite bourgade , tout y est jusqu'à le "boss ultime" à terrasser. Avec, cependant, la différence non négligeable que le livre de Dan Simmons est beaucoup plus sombre. "Ca", c'est aussi une ode à l'amitié, un hommage nostalgique aux années de la jeunesse de l'écrivain. "Nuit d'été" est plus glauque, plus épuré, et il y a nettement moins d'humour.

Une petite ville d'Illinois en 1960. le maïs arrive aux genoux; c'est le dernier jour de l'école. Et un petit garçon disparaît. Entre les deux parties de base-ball une bande de copains décide par jeu d'élucider cette disparition. Mais au mesure que le maïs pousse, un petit jeu innocent se transforme peu à peu en très sérieux problèmes. Et, finalement, en lutte pour la vie. J'en dirai pas plus, lisez-le, c'est un livre sympa. Et sachez, en cas de problème, que l'hostie et l'eau bénite marchent - mais attention, pas toujours !
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Citations et extraits (24) Voir plus Ajouter une citation
... la soirée d'anniversaire de Michelle Staffney était une sorte de fête de la Saint-Jean pour les enfants d'Elm Haven. Elle se terminait par un feu d'artifice tiré aux alentours de 22h, au cours duquel le docteur ne manquait jamais d'annoncer qu'en même temps que l'anniversaire de Michelle, ils célébraient la prise de la Bastille. Tous les gosses poussaient alors des Hourras ! enthousiastes, bien qu'aucun d'entre eux ne sut ce qu'était la prise de la Bastille. Qu'importait, du moment qu'il y avait du gâteau, des jus de fruits et un feu d'artifice ?
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Mike s'était récemment aperçu qu'ils étaient les seuls habitants d'Elm Haven à ne disposer que de toilettes extérieures. Son père n'en voulait pas à l'intérieur : avec quatre filles et une épouse toutes plus bavardes les unes que les autres, disait-il, le seul endroit de la maison où il jouissait d'un peu de silence et de paix était les latrines au fond du jardin.
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Tandis qu'ils roulaient vers la maison d'Harlen, Mike ne put s'empêcher de jeter un coup d'oeil à Old Central. La vieille école paraissait encore plus grande et plus laide que dans son souvenir, avec ses secrets bien enfermés à l'intérieur où, maintenant que toutes les ouvertures étaient condamnées, il faisait toujours noir, même quand, dehors, le soleil brillait de tout son éclat.

Il savait bien que cette saleté d'école le guettait.
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Au moment où sa fièvre fut plus forte, Mike rêva qu'il parlait à Duane McBride.
Duane n'avait pas l'air mort, il n'était pas déchiqueté en lambeaux comme on le disait dans le bourg. Il ne titubait pas tel un zombie. C'était juste le Duane que Mike avait toujours connu, un garçon un peu balourd avec des gestes lents, en pantalon de velours et en chemise à carreaux. Même dans ce rêve, il remontait de temps en temps ses lunettes de son nez.
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Sa grand-mère était couchée sur le côté droit, face à lui, sa position habituelle, sauf quand on la retournait une fois par jour pour éviter au maximum les escarres. Son visage était un labyrinthe de rides creusant une peau jaune et cireuse qui n’avait pas l’air d’appartenir à un être humain. Les yeux noirs le regardaient fixement, vides d’expression, un peu exorbités, comme si elle était soumise à une terrible tension interne, peut-être due à la frustration de ne pas pouvoir communiquer.
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Videos de Dan Simmons (24) Voir plusAjouter une vidéo
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Série TV - The Terror (2018) La première saison est l’adaptation du roman "Terreur" de Dan Simmons.
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