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ISBN : 2290139645
Éditeur : J'ai Lu (10/05/2017)

Note moyenne : 3.72/5 (sur 486 notes)
Résumé :
L'ombre de Flagg plane depuis quatre siècles sur le royaume de Delain... Le jour où la silhouette du sinistre magicien se glisse derrière le trône du roi Roland, c'est en vue d'accomplir son noir dessein : assurer le triomphe du mal.

La machination se met en marche, vénéneuse comme le poison. Mais c'est compter sans une antique maison de poupée, quelques milliers de serviettes de table, les yeux d'un vieux dragon empaillé et, bien sûr, le courage de ... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (68) Voir plus Ajouter une critique
Davalian
  03 août 2015
Auteur prolifique, Stephen King se transforme le temps d'un roman en un conteur qui nous invite à écouter une balade composée par un ménestrel. Originellement conçue comme une histoire destinée à être racontée à sa fille, voilà que Les yeux du dragon permettent de partager cette expérience à un public bien plus large. Et le challenge ABC Critiques (lettre K) est occasion d'entamer cette lecture.
Il faut reconnaître que le style mi-écrit, mi-conté fait mouche et contribue à créer une ambiance chaleureuse. L'on s'imagine assez facilement écouter cette histoire autour d'un bon feu (oui car l'intrigue se déroule essentiellement au cours de la saison hivernale) avec un bonne chope à portée de main. le style narratif interpelle très fréquemment le lecteur, l'invitant à imaginer des parcelles de l'intrigue. le procédé est ingénieux et permettra aux adultes de lire ce texte à des enfants. A condition d'avoir lu le roman en entier et d'avoir opéré une ou deux coupures. Quelques références à la sexualité, placées en début d'ouvrage peinent à trouver leur place ici.
Le scénario de l'histoire est par contre assez simpliste. Il est très prévisible et ne laisse aucune place à la surprise… d'autant moins que le narrateur nous gratifie d'une omniscience qui peut agacer tout aussi bien qu'elle peut donner envie de lire la suite. du début à la fin, le récit suit une ligne et ne s'en éloigne guère… dommage ! C'est assez décevant de ne pouvoir compter sur des histoires secondaires, par exemple en levant le voile sur le passé des personnages.
Malgré un titre racoleur, les dragons et la magie ne tiennent ici qu'une place secondaire. Leur présence est au mieux une commodité. le royaume de Delain parait désespérément classique ; le genre de contrée moyenâgeuse typique avec un nécromant faisant office de grand méchant. Les autres personnages présentent cette même platitude banale. Il n'y a rien d'innovant ici : tout ceci a déjà été vu et lu.
Certaines incohérences font également leur apparition ici ou là. La plus important concerne l'épisode emblématique du dénouement. Dès le premier tiers de l'ouvrage nous savons que nous allons y avoir droit… l'ennui c'est que l'épisode est bien peu crédible. Curieusement, le rythme gagne progressivement en intensité au cours de la dernière centaine de pages, alors même que son intérêt suit une pente décroissante.
A de très nombreuses reprises, le narrateur nous assène un certain nombre de vérités, sous la forme de petites morales. Celles-ci s'adressent directement aux enfants. En lui-même, le conte a d'ailleurs été composé comme une sorte d'hommage à la fidélité, à la bonté et surtout à l'amitié.
En somme, Les yeux du dragon doit être lu avec les yeux d'un enfant ou lu pour eux. L'éditeur Albin Michel propose par ailleurs un tirage avec de nombreux dessins de grande qualité, accompagné d'enluminures sympathiques. Les adeptes de fantasy vont rester sur leur faim.
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zabeth55
  26 mars 2014
C'est un livre que je n'aurais pas acheté mais qu'on m'a prêté.
Donc, va pour ce conte que Stephen King a écrit pour sa fille qui ne s'intéressait pas à ses livres.
J'ai lu les cent premières pages plus par curiosité que par réel intérêt.
Et puis, j'ai commencé à vraiment aimer Peter, le futur roi de Delain, à détester cet abominable Flagg, manipulateur et inquiétant.
Je me suis sentie pleine de pitié pour le pauvre Thomas malgré son peu de volonté.
Bref, je suis complètement rentrée dedans grâce à l'incontestable talent de Stephen King, et je dois avouer que j'ai passé un très agréable moment dans ce royaume parfois angoissant.
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Elamia
  01 février 2015
Quoi de mieux, sous une météo apocalyptique, que de commencer un Stephen King ?
C'est le maître de l'horreur en personne que j'ai choisi pour incarner la lettre K du challenge ABC. Et je n'ai pas choisi n'importe quel ouvrage, puisque j'ai misé ici sur le seul roman de fantasy qu'il ait écrit à ma connaissance.
Cette histoire reprend tous les codes du conte traditionnel. Comme le narrateur omniscient qui n'hésite pas à s'adresser au lecteur directement, en créant ainsi, à la manière d'un conteur, un lien avec son spectateur. L'action prend place à une époque indéfinissable, seul les lieux sont mentionnés. le récit est loin d'être linéaire, puisqu'il est à mainte reprise, entrecoupé d'ellipses temporelles, ou de retours en arrière. Il ne s'agit pas de s'endormir, mais plutôt de suivre correctement cette dynamique pour ne pas perdre le fil conducteur. Comme l'on pouvait s'y attendre, l'atmosphère est oppressante, limite suffocante quelques fois. le narrateur ponctue son récit de nombreux petites mises en bouche qui alimentent le suspens et nous tiennent en haleine.
La myriade de personnages choisis ici par l'auteur ont tous un rôle primordial dans l'histoire, et il est intéressant d'apprendre lequel au fil de la lecture.
La mise en place est un peu longue, puisque le narrateur nous présente successivement les personnages principaux, partant des plus bienveillants le roi et la reine, pour arriver jusqu'au plus cruel, et finalement, le plus intriguant, Flagg. J'ai adoré cette progression graduelle vers la noirceur et l'occulte.
Les deux princes Peter et Thomas sont très intéressants à suivre, de part leur personnalité si différente. Peter, l'aîné, est le préféré de son père. Il réussit tout ce qu'il entreprend, et s'attire les bonnes grâces de tous. Enfin... pas exactement de tout le monde.Thomas,quant à lui, incarne plus le vilain petit canard, le cadet délaissé, sur qui on rejette la faute du décès de la reine. C'est un personnage très mélancolique, qui suscite la pitié à certains moments. Il est fascinant de voir sa personnalité s'assombrir au fur et à mesure. de mauvaises circonstances, une succession de mauvais choix, et les conseils malavisés du sorcier Flagg, feront de lui un personnage méprisable et faible.
L'intrigue et les manigances de Flagg sont d'ailleurs le pilier central du roman. L'auteur nous plonge au coeur même des intrigues de la cour et les desseins machiavéliques du sorcier n'ont aucune limite. Cet être vil fait partie des personnages principaux de ce roman, et c'est un choix très pertinent, puisque cela ne dénote absolument pas avec la plume inquiétante de Stephen King. On y retrouve le schéma narratif propre aux contes de fée ainsi que la bonne dose de cruauté nécessaire (car oui, les contes, ne sont pas forcément faits de paillettes et d'arc-en-ciel). Ce conte, destiné à des enfants, est une histoire sombre et oppressante.
Ce roman n'est pas exempt de longueurs, surtout vers la fin. On s'attarde sur des détails et j'ai l'impression que l'on tourne 30 ans autour du pot, pour au final pas grand chose... C'est la seule chose que je peux vraiment reprocher à ce livre.
J'ai passé un bon moment de lecture, même si à mon sens ce n'est pas le roman le plus représentatif du talent de Stephen King. Ce n'est peut-être pas le titre idéal pour découvrir ce grand auteur. Certains fans ne reconnaîtront peut-être pas la plume qu'ils aiment tant. C'est vrai qu'on est très loin d'une ambiance et d'une histoire à la Simetierre par exemple (je cite celui-ci car je l'ai énormément apprécié!) mais je suis contente de m'être fait une opinion.
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hellza24
  14 août 2014
Paru en 1984 et dédié à sa fille, et à Ben Straub - fils de son comparse Peter Straub ? -Stephen King explique qu'il a écrit Les yeux du dragon pour sa fille parce que ses romans précédents n'étaient pas adapté à de jeunes oreilles.
C'est une relecture pour moi, l'ayant ouvert pour la première fois en 1997. J'ai eu beaucoup de mal à m'y remettre, traînant lors des premiers chapitres. En fait, une fois que le décor est planté et l'intrigue mise en place, je ne l'ai plus lâché. J'explique ma réticence première au fait qu'il s'agisse d'un conte, style si différent des autres romans de Stephen King. La narration très fluide, l'auteur qui parle au lecteur et le questionne, font de ce récit une histoire racontée à la veillée, à la lueur des chandelles : c'est un conte dans son sens premier, c'est-à-dire essentiellement oral, et c'est ce qui m'a emporté au fil des mots, doucement.
Roland est roi de Delain. Il élève seul ses deux fils, Peter , l'aîné, et Thomas.
Son conseillé est Flagg le magicien noir. Flagg peut aller et venir entre les monde, et on reconnaît "l'homme en noir" du Fléau, sans aucun doute.
Bien entendu, le cruel Flagg va manipuler les évènements,parce qu'il préfère voir Thomas accéder au trône. J'écris "bien entendu", parce que la trame du conte est basique : le méchant Flagg, le bon Peter, les amis-adjuvants de Peter, etc Mais Thomas ? Thomas n'est pas présenté comme quantité négligeable , même si l'on comprend que c'est sa faiblesse et son caractère jaloux qui vont servir Flagg dans sa machination pour priver Peter du trône. Dès le départ, Stephen King nous le présente comme un être complexe, loin d'être cruel, un jeune homme plein de tristesse .
Peter, effectivement, est parfait. Cela aurait pu être ennuyeux si le destin n'était pas aussi cruel à son égard dans le roman. Il n'est cependant ni naïf, ni trop bon. Il fait de son mieux pour tenir le rôle qu'il doit avoir, car envers et contre tout il est le Prince : cela représente pour lui plus d'obligations que de droits, ce qui en fait quelqu'un de vertueux.
Il n'y a pas véritablement de héros, alors qu'on pourrait s'attendre à ce que Peter soit mis en avant. Tous les personnages ont leur importance : Thomas, Flagg, Roland, les amis de Peter,Ben et Dennis. Mais si je devais en souligner un, ce serait le juge Peyna, que j'ai beaucoup apprécié : quelqu'un de droit, de dangereux aussi.
C'est un roman très sympa, que l'on peut lire pour soit, mais aussi partager avec ses enfants-ce qui est exceptionnel pour un Stephen King, vous en conviendrez ! Quand Stephen King écrit "Il était une fois", on se sent comme un petit enfant, et c'est un soulagement qu'il n'y ait pas "Fin" à la dernière ligne, mais une promesse de suite.
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orbe
  27 janvier 2016
Flammarion jeunesse offre une très belle couverture à ce roman, grand format illustré, en forme de conte qui évoque une lutte entre le bien et le mal autour d'un trône royal.
Elle offre la mise en lumière du masque du dragon, élément clé du récit, qui brille sous l'effet de la lumière grâce aux écailles de la bête en surimpression.
Stephen King, auteur de renom, propose l'histoire d'un mage noir dont le seul objectif est la destruction de tous, la propagation de la peur, de la misère, et de la renonciation.
Le héros est le fils aîné du roi, seul à être à même de lutter contre la fourberie et les plans machiavéliques de Flagg. Mais en dépit de toute sa bravoure, il se retrouve vite lui-même enfermé à vie sous la plus terrible des condamnations... Alors, Comment s'échapper d'une tour ?
Et peut-on vraiment se battre contre le mal absolu ?

Le point fort du roman est sa construction avec un narrateur qui ne manque pas d'impliquer à tout moment le lecteur en l'appâtant ou encore en l'interrogeant.
On trouve une ambiance à la "Game of Throne" avec le froid et le dragon qui vont jouer un rôle dans l'histoire et bien sûr la guerre pour le pouvoir.
Un très bon roman, dense et qui sait jouer avec le suspense !
Lien : http://www.nouveautes-jeunes..
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Les critiques presse (2)
Liberation   15 février 2016
Un style inimitable pour embarquer dans des univers où le mal rôde, sévit mais révèle aux justes leur force et leur courage.
Lire la critique sur le site : Liberation
Elbakin.net   03 février 2016
Une superbe incursion de Stephen King dans la Fantasy !
Lire la critique sur le site : Elbakin.net
Citations & extraits (26) Voir plus Ajouter une citation
nightsreadingsnightsreadings   12 mars 2016
« Dans le regard calme de Peter, Flagg lisait la possibilité de l’échec de son plan et de tout son travail. De plus en plus, il était convaincu de la nécessité de s’en débarrasser. Flagg n’était déjà resté que trop longtemps à Delain et il le savait. La rumeur commençait à se propager. Le travail si bien commencé sous le règne de Roland – l’augmentation régulière des impôts, les fouilles nocturnes des granges des petits paysans pour démasquer les récoltes non déclarées et la nourriture cachée, l’armement massif des gardes du territoire –, tout cela devait continuer jusqu’au but final sous le règne de Thomas. Il ne pouvait pas se permettre d’attendre la fin du règne de Peter, comme il l’avait fait pour sa grand-mère.

Peter n’attendait peut-être pas pour agir que les bruits parviennent jusqu’à ses oreilles ; son premier ordre en tant que roi pourrait très bien consister à envoyer Flagg vers l’est, hors des frontières du royaume, pour ne jamais l’autoriser à revenir sans risquer la peine de mort. Flagg serait parfaitement capable de tuer n’importe quel conseiller avant qu’il ne puisse suggérer de telles idées à l’oreille du jeune roi, mais, le problème, c’était que Peter n’aurait pas besoin de conseiller. Il prendrait ses décisions tout seul, et quand Flagg voyait le regard froid que le jeune garçon âgé de quinze ans, très grand déjà, portait sur lui, il pensait que Peter s’était déjà résolu à prendre une telle décision. Le garçon aimait la lecture, surtout les livres d’histoire, et au cours des deux dernières années, tandis que son père devenait de plus en plus frêle et de plus en plus grisonnant, il avait posé beaucoup de questions aux autres conseillers de son père et à ses professeurs. Beaucoup de ces questions – beaucoup trop – concernaient Flagg ou des voies qui mèneraient à Flagg si on les suivait assez longtemps.

Que le garçon se préoccupât de ce genre de chose à quatorze et quinze ans était vraiment mauvais signe. Et qu’il obtienne des réponses relativement honnêtes de la part d’hommes aussi craintifs que les historiens du royaume et les conseillers de Roland était encore bien pire. Cela signifiait que, dans l’esprit de tous ces gens, Peter était déjà presque roi et qu’ils s’en réjouissaient. Ils l’accueillaient bien et l’appréciaient parce que Peter serait un intellectuel, comme eux. Ils l’accueillaient aussi favorablement parce que, contrairement à eux, c’était un garçon courageux qui pourrait donner naissance à un roi au coeur de lion dont l’histoire alimenterait la légende. À travers Peter, ils voyaient revenir la pureté, cette force antique et humble, rédemptrice de l’humanité, qui renaissait néanmoins de ses cendres, encore, encore et toujours. »
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DavalianDavalian   28 juillet 2015
La plupart des mauvaises gens ressemblent plus à des chiens qu'à des démons. Les chiens sont amicaux, mais stupides, et c'est comme ça que la plupart des hommes et des femmes se conduisent quand ils ont bu. Quand les chiens sont excités ou troublés, ils risquent de mordre ; quand les hommes sont excités ou troublés, ils risquent de se battre. Les chiens font de bons animaux domestiques car ils sont fidèles et loyaux, mais si l'homme n'est qu'un animal domestique, c'est un mauvais homme.
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PavlikPavlik   12 juillet 2014
Peyna n'avait pas tout oublier de l'art de l’interrogatoire ; en fait, il avait très peu oublié, dans ce domaine comme dans les autres. Il passait de longues nuits sans sommeil à regretter d'avoir une si bonne mémoire.
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javinejavine   10 août 2012
Alors? Vécurent-ils heureux?
Non , pas exactement.
Personne n'est jamais totalement heureux, quoi qu'en disent les contes de fées.
Ils eurent de bons moments , comme vous tous , et de mauvais moments,
comme vous en connaissez sûrement aussi.
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SeriallectriceSVSeriallectriceSV   27 août 2017
... les gens, comme les cordes, avaient un point de rupture. Les marchands et les paysans de Delain s'en approchaient dangereusement... Les cordes qui relient les lourds impôts aux citoyens sont simplement tissées de loyauté...la loyauté envers le roi, envers la patrie, le gouvernement... Si le fardeau devenait trop lourd... toutes les cordes sauteraient, et les stupides bœufs ... - car c'est ainsi que Flagg voyait les citoyens de Delain - fonceraient, tête baissée, écrasant tout sur leur chemin.
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