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Michèle Pressé (Traducteur)Serge Quadruppani (Traducteur)
ISBN : 2253151599
Éditeur : Le Livre de Poche (07/06/2006)

Note moyenne : 3.81/5 (sur 298 notes)
Résumé :
De l'autre côté du lac, David ne distingue absolument rien, sinon une brume qui ne se dissipe pas.
Apparue après une tempête d'une rare violence, la masse blanchâtre et informe suscite vite l'inquiétude des habitants. Qui veulent aller se renseigner sur ce qui se passe sur la rive opposée. Mais avant d'avoir pu tenter quoi que ce soit, la brume est déjà là, d'abord infranchissable, puis oppressante, et bientôt terrifiante.

David ne peut admettr... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (30) Voir plus Ajouter une critique
kuroineko
  29 août 2017
Brume représente, chronologiquement, le second recueil que publie Stephen King, sept ans après Danse macabre. Dedans, néanmoins, les nouvelles s'echelonnent de ses années d'études aux années 1980.
Ceci explique que certaines ont vieilli, plus ou moins bien, plusieurs décennies après leur conception (et accouchement).
Il n'en reste pas moins qu'il s'agit d'un très bon ensemble, dans lequel l'horreur pure se mêle au merveilleux ou à la folie humaine. Si toutes n'offrent pas le même impact - sacro-sainte subjectivité du goût du lecteur - elles représentent autant de preuves indéniables des talents de conteur de Stephen King (comme s'il avait encore à faire ses preuves...). Qu'il s'agisse d'un récit impersonnel, d'un poème, d'une narration à la première personne du singulier ou une histoire narrée par un tiers, un peu à la façon de Stefan Zweig, il manie les mots et tortille ses intrigues de façon à complètement envoûter celui ou celle qui les lit. En tout cas, c'est mon cas, mais je ne crois pas être la seule, bien au contraire.
Dans l'introduction qu'il apporte à ses recueils, comme ici, l'auteur explique ses buts et ses envies en écrivant. le principal à ses yeux étant d'emporter le lecteur le temps d'un récit dans les méandres plus ou moins sombres de son imagination. Et comme c'est bon de se laisser ainsi emporter!
Il existe de nombreux bons écrivains, et nombre d'entre eux sont même excellents. Certains cartonnent comme romanciers, d'autres comme nouvellistes. Se montrer bon et plaire dans les deux restent souvent une gageure. Ainsi j'aime Murakami Haruki romancier mais j'apprécie moins ses nouvelles. Chez King, tout fonctionne, même s'il reconnaît une difficulté croissante à écrire de courts récits, ceux-ci attrapent la fâcheuse habitude d'enfler et de vouloir se transformer en bons gros pavés.
Il faut admettre qu'il a de l'imagination à revendre et est capable, tél un McGyver de l'écriture, à transformer le moindre élément en un fantastique morceau d'épouvante. Brume, la nouvelle éponyme, part d'un "simple" brouillard apparu après un violent orage. Et que dire du Singe? Un simple jouet made in Taïwan capable d'engendrer de délicieux frissons d'horreur. Quant à Mémé, il insuffle à cette histoire un terrible suspense, d'autant plus que son personnage principal est un petit garçon d'une dizaine d'années et que ce n'est pas un secret, Stephen King met en scène l'enfance et les enfants avec un génie indéniable.
Une mention particulière pour la dernière histoire du recueil, le Chenal. Magnifique et vibrante d'émotions et de nostalgie que ces derniers mois d'une vieille insulaire à l'âme à la fois si banale et si merveilleuse.
Bouseux ahuris, sympathiques artistes, petites mains, ploucs ou perle vivante, les gens et leurs personnalités, leur humanité, est un des atouts majeurs de Maître King. Ils semblent sortis du coin de notre rue et on se prend presque à les chercher en se baladant tant ils sont magnifiquement construits et vrais.
A lire d'un bout à l'autre ou en piochant les nouvelles au hasard, le bonheur est là. La peur aussi.
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Stelphique
  12 septembre 2017
Ce que j'ai ressenti:…Enveloppez-vous, de Cauchemars et de Brume….
"-Elles vont attendre dans la brume…Et si vous n'arrivez pas à rentrer, elles vont vous manger. Comme dans les histoires."
(Brume.)
Il y a peu de mot qui décrit le plaisir d'ouvrir un Stephen King, un petit pavé qui plus est! Tu t'entoures de Brume et de plaid pour mieux t'avancer dans les ombres froides de la nuit, et tu t'aperçois quand tu relèves ton nez de ses pages, que les heures passent aussi sûrement que les monstres t'ont rejoint…Ah Nostalgie d'une époque où tu te faisais des nuits blanches pour lire ses histoires inimitables et effrayantes, et là, comme par magie, l'effet te revient, toujours aussi intense, toujours aussi vrai…Et même si 30 ans ont passé, ce petit recueil vintage réédité n'a rien perdu de sa superbe, et j'ai eu la grande chance de retrouver cette euphorie de me plonger dans l'épouvante, jusqu'aux petites heures du matin, l'emmener partout avec moi, pour rester dans l'ambiance, le lire dans mes pauses déjeuners…Juste retrouver l'immense plaisir de me lire ma petite « Histoire du soir » conté par le grand King, juste rêver un peu plus en journée et trembler la nuit…Juste aimer par dessus tout, ces instants de lecture…
"Il y a le zéro, l'éternité, la mortalité, mais l'ultime, ça n'existe pas."
(Le raccourci de Mme Todd.)
Petit aparté personnel: Brume aura forcément ma préférence du recueil, déjà parce que cette nouvelle est juste excellente, (et d'ailleurs j'aimerai beaucoup voir maintenant la série évènement: The Mist) , mais comme c'est assez rare et que ça fait toujours plaisir, son héroïne s'appelle Stéphanie…Du coup, après la belle introduction au recueil qui parle directement au lecteur et ensuite voir ses petits clins d'oeil de prénom, je dirai que forcément tu t'attaches d'autant plus, comme si une petite connivence se créait avec l'auteur…J'ai remarqué que souvent, dans les recueils de nouvelles, Stephen King se livrait plus, que ce soit en introduction ou en conclusion, et pour tout fan qui se respecte ses petites notes pour mieux connaître son écrivain préféré sont juste des petits plaisirs! Bien que ce type de narration n'est pas ma préférence habituellement, je ne résiste pas à celles du Maître de l'épouvante, car je sais qu'il les soigne particulièrement, que ce soit en description cauchemardesques, ou études des comportements humains, on y trouve toujours son compte de réjouissances livresques!
"Il faut manger le monde ou le monde vous mange et c'est très bien dans les deux cas."
(La révolte de CaÏn).

Brume, c'est donc 22 nouvelles hallucinantes, 1 poème paranoïaque et 862 pages de pur bonheur, qui t'entraînent au royaume des peurs enfouies. Même celles que tu ne soupçonnais pas! Depuis le King, tu ne regardes plus les clowns de la même manière? Oh et bien là, un simple jouet Singe à cymbales risque de te donner le frisson…Et c'est cela, le talent du King, d'un détail, il te transforme les objets, les gens, l'ambiance pour basculer dans un monde parallèle effrayant…Je ne me lasse jamais de ces écrits fantastiques, de ces histoires qui t'ensorcellent! Petits formats ou roman fleuve, Stephen King a cette effervescence divine d'écriture, avec des gadgets d'inspiration, il nous balance telle une boule magique rouler dans les méandres de son imagination débordante! Faites un voeu, Stephen King s'occupe de la ballade…Vers vos plus sombres désirs….
"Une femme, ce qu'elle désire surtout, c'est ne rien devoir à personne."
Ma note Plaisir de Lecture 9/10
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Davpunk
  09 février 2019

Avec Brume, King nous offre un recueil de nouvelles sacrément bien fournie. Avec plus de 850 et plus d'une vingtaines de nouvelles en tout genre, il y a de quoi faire !

S'étalant sur une période d'écriture longue de 18 ans, ces nouvelles sont d'un genre varié. ALors commençons par un petit retour sur celles-ci :

01 - Brume

Ici, on est plus dans le roman court avec 210 pages. Aprés qu'un cyclone soit passé par chez lui, David Drayton est contraint de passer au supermarché. Il embarque son fils avec lui pendant que sa femme s'occupe de remettre le jardin en état. Pendant qu'il est au supermarché, lui et les autres clients constatent qu'une brume s'avance lentement et que ceux qui tentent d'y pénétrer ne reviennent pas...
En soit, cette histoire n'a rien de follement originale mais elle fonctionne plutôt bien, en évoquant parfois Lovecraft dans sa premiére partie. Et, étant donné la longueur du texte, elle a aussi la possibilité de développer ses personnages, ce qui est un plus indéniable. Un bon démarrage donc.

02 - En ce lieu, des tigres

Cette trés courte nouvelle d'à peine 6 pages met en scéne Charles, un jeune garçon qui, à l'école, a trés envie d'aller aux toilettes. Mais il ne s'attend pas y trouver... un tigre. Sur si peu de pages, difficile d'en tirer autre chose qu'un petit plaisir à lire une fois.

03 - le singe

Pour le coup, les 48 pages de cette nouvelles ne sont pas franchement les plus convaincante de King. Un pére de famille se rend avec sa femme et ses deux enfants dans la maison de son enfance. Sur place, les enfant trouvent un jouet mécanique, un singe frappant des cymbales. Il s'avére rapidement que celui-ci tue à chaque fois que les cymbales retentissent. En partant d'un sujet trop simpliste et en passant du passé du pére à son présent, la nouvelle ne présente pas grand intérêt car elle recycle surtout des thémes déjà vu chez l'auteur. Pas désagréable en soi mais juste sans intérêt...

04 - La révolte de Caïn

Retour sur une trés courte nouvelles, de seulement 10 page. Curt Garrish est étudiant. Il vient de passer un examen et retourne dans sa chambre. Au passage, il croise des étudiants qu'il imagine mort. de retour dans sa chambre, il s'empare d'un fusil à lunette et tire à vue sur les étudiants depuis sa fenêtre... Il y a un peu de "Rage" dans cette nouvelle, assez fort en pourtant peu de temps. Et il n'en fallait pas plus pour qu'elle marque les esprits.

05 - le raccourci de Mme Todd

Homére raconte des souvenirs à un de ses amis. Notamment celui qui concerne Ophelia Todd. Une femme pour qui il a travaillé comme Homme à tout faire. Et le passe temps de celle ci était de trouver des raccourcis. Notamment pour relié Bangor à Castle Rock. Au point de défier les lois de la physique... Une trés sympathique nouvelle de 40 pages, qui m'a beaucoup plus. Simple, efficace, et finalement assez original tout en étant totalement dans la lignée de ce King a écrit, de ses obsessions. Un vrai petit, et court, plaisir !

06 - L'excursion

Au 24éme siécle, pour voyage entre les planètes, on utilise "L'excursion", un moyen de téléportation. Alors que Mark Oates, sa femme et ses deux enfants vont se rendre sur Mars, celui-ci leur fait un historique de la découverte de ce moyen de déplacement... Un théme de science fiction rarement employé par King et il s'en sort plutôt trés bien avec cette nouvelle qui m'a franchement plu ! Sceptique au départ, cette nouvelle de 40 pages m'a finalement conquis !

07 - le gala de Noce

22 pages suffisent à cette nouvelle. C'est le membre d'un orchestre qui nous raconte l'histoire ce jour où on lui a demandé de jouer pour un mariage, en lui donnant comme consigne importante de ne pas rire de la mariée. Il se trouve en effet que celle ci est particuliérement laide et que le mariage va se transformer en règlement de compte entre gangs mafieux rivaux... Plutôt bien écrite, cette nouvelle profite d'une fin franchement réussit, pour compenser une entrée en matiére assez moyenne. Mais au final, ça reste un bon petit texte.

08 - Paranoïa : Une mélopée

Poéme de 5 pages, il est écrit à la premiére personne et nous raconte l'histoire d'une personne persuadé d'être surveillé. Une tentative intéressante pour l'auteur et un texte à découvrir ca rils ne sont pas fréquents chez King !

09 - le radeau

4 jeunes gens sont partis s'amuser. Ils savent qu'il y a un petit lac dans le coin, et un radeau plus au moins au centre. Ils se rendent au lac, l'eau est froide, mais ils vont quand même rejoindre le radeau. Mais ils sont rapidement rattrapé par une substance noire parfaitement ronde qui semble leur en vouloir. Agréable, mais sans plus, le radeau est une histoire assez simple, inspiré des EC Comics d'époque, et qui se lit rapidement, dans déplaisir, mais s'oublie assez vite aussi, malgré ses 50 pages.

10 - Machine divine à traitement de texte

Richard est enseignant. Et il aurait voulu être écrivain mais ne parvient pas à sortir de son esprit quelque chose de correct. En outre, son fils l'horripile et il n'aime pas sa femme. Il enviait son frére, pourtant trés con selon lui, pour sa femme et son fils. Ce fils qui, pour son anniversaire, quelques jours aprés la mort de toute la famille de son frére, lui a tout de même laissé un dernier cadeau. Une machine à traitement de texte. Mais lorsqu'il décrit un élément de sa maison, puis l'efface, trouvant la phrase mauvaise, celui-ci disparaît réellement... Une histoire de 30 pages qui parvient à faire passer son message en prenant le contrepieds de ce que l'on pourrait en attendre. Pas la meilleure de l'autre mais une bonne histoire qui épouse parfaitement le format de la nouvelle.

11 - L'homme qui refusait de serrer la main

Dans un club privé, George raconte une histoire : Celle de Henry, un homme qu'il a recontré pour une partie de poker, et qui refusait de serrer la main à qui que ce soit. Il nourissait même une vraie phobie du serrage de main. Cette nouvelle ne 30 pages ne surprend pas forcément par son dénouement et ne propose pas vraiment de personnages marquant mais elle reste assez sympathique à lire.

12 - Sables

Cette nouvelle de 26 pages n'est guére convaincante. Dans un futur lointain, deux astronautes s'échouent sur une planéte qui semble entièrement constitué de sable. Mais l'un des deux est fasciné par ce sable, qui semble pousser à la folie. Dans un genre qui l'éloigne de ses habitudes, King semble cette fois un peu se perdre. Dommage.

13 - L'image de la faucheuse

Un collectionneur se rend dans un petit musée pour y acquérir un rare miroir. Celui-ci a une réputation : ceux qui sont marqués par le destin y verrait la faucheuse. Là aussi, la nouvelle se montre finalement un peu trop simple et ne convainc que moyennement en seulement 10 pages. Pour tout dire, on a connu King bien plus inspiré que sur cette histoire.

14 - Nona

Un jeune homme erre seul sur la route et personne ne le prend en stop malgré le froid. Il s'arrête dans uns station service et y croise Nona, une jeune femme à la beauté inimaginable. Aprés avoir été agressé par un routier et avoir remporté l'affrontement, il part et elle le suit, pour une virée... sanglante. 53 pages cette fois, pour une histoire prenante au dénouement sombre. Mais qui a, en tout cas, réussis à m'embarquer sans trop de problémes !

15 - Pour Owen

Poéme écrit pour son fils, tenant sur moins de 2 pages, il n'y a rien à dire de plus qu'il s'agit d'un joli texte venant du coeur. Difficile d'être plus clair.

16 - le goût de vivre

Un médecin reconnu, mais peu scrupuleux, voit son bateau sombrer, et échoue sur une île. Rapidement, il se blesse, et s'ampute. Et en plus, il a faim, terriblement faim. Une nouvelle de 30 pages qui va droit au but, et se montre finalement fort réussit. PArceque le personnage en dit assez sur lui, et que l'histoire se montre assez peu ragoutante,. Elle donnerait lieu à un trés bon court métrage si elle était adaptée.

17 - le camion d'Oncle Otto

Plus classique, cette nouvelle de 25 pages raconte l'histoire d'un homme qui aurait, semble t'il, tué son associé en faisant rouler son camion dessus. Depuis, il semble tout doucement sombrer dans la folie en vieillissant, persuadé que ce camion s'approche de chez lui pour le tuer. Réalité ou pas ? L'histoire reste relativement classique. C'est efficace, sans plus, et les personnages ne sont pas marquants.

18 - Livraisons matinales (Laitier n°1)

Passage réécrit d'un roman abandonnée, cette nouvelle de 10 page suit un laitier faisant sa livraison, mais qui laisse dans ses livraisons quelques petits suppléments... tel qu'un gaz au cyanure ou une tarentule. Et au passage, il pense rendre visite à Rocky, son vieil ami, le soir même... Ce n'est pas franchement une nouvelle trés intéressante. Elle ne le devient qu'une fois couplée à la suivante...

19 - Grande roue : Où l'on lave son linge sale en famille (Laitier n°2)

On suit cette fois le fameux Rocky et son pote Leo, qui vont faire passer le contrôle technique d'un véhicule pas franchement en état. Ils croisent au passage Bob Driscoll, ancien pote de classe de Rocky, qu'ils vont pousser à faire passer ce contrôle. En 25 pages, cette nouvelle ne vaut aussi que pour son lien avec la précédente puisqu'on y recroise le laitier. Pas franchement la meilleure du recueil.

20 - Mémé

35 pages présentant George, un enfant dont la grand mére à la réputation d'être une sorciére. Lui même en a peur. Vieille et sénile elle ne se déplace plus. Un jour, sa famille s'en va en urgence car son frére s'est cassé la jambe, et le laisse seul pour surveiller sa grand mére... Une nouvelle qui parvient à créer une véritable ambiance et fonctionne grâce à cela. Une nouvelle qui marque avec finalement assez peu de chose !

21 - La ballade de la balle élastique

62 pages sur cette nouvelle faisant le lien entre l'écriture et la folie. En effet, un éditeur nous raconte comment il a lui même sombré dans la folie, alors même que son écrivain dont il voulait publié la nouvelle, y tombait lui aussi. Intéressante et dans le plus pur style de l'auteur, voici une nouvelle enthousiasmante dont il est même surprenant qu'elle n'ait pas été adapté au cinéma !

22 - le chenal

Une quarantaine de page, ici, pour raconter l'histoire d'une femme qui refuse de quitter son île, et donc de traverser le chenal, tout du moins jusqu'à sa mort. Une jolie histoire, assez évanescente et franchement bien écrite, qui peut surprendre mais s'insère parfaitement dans ce recueil !

Un recueil qui fait donc le tour des genres et des possibilités et qui, à mon sens, est plutôt réussit même si, par moment, il souffle le chaud et le froid. Reste que, globalement, on s'y retrouve avec du bon King !
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Wazlib
  19 août 2016
« Brume » est d'après moi (et pour l'instant, puisque je n'ai pas lu tous les recueils de nouvelles de King), l'apogée de ce grand auteur qu'est Stephen King. Si ses romans m'ont souvent convaincu, il est difficile d'appliquer cela à ses recueils de nouvelles. Mais « Brume » est très supérieur à « Tout est Fatal », qui lui-même étant bien plus crédible que « Juste Avant le Crépuscule ». Il y a, croyez-moi, dans ce recueil, des histoires qui ne vous quitteront jamais. Rentrons un peu dans le détail.
« Brume » est une nouvelle que j'ai trouvée trainante, bien en-deça des avis entendus ici et là. Si l'atmosphère est bien installée (je ne m'inquiétais pas là-dessus avec King), ce huis-clôt s'est avéré de manière surprenante assez ennuyant, même si la pression montait comme il se doit. La fin n'est pas décevante d'après moi, et reste toujours bien mieux que celle du film, qui restera dans mon esprit, comme une des plus cruelles vues dans un film. Enfin bref, la substantifique moelle du recueil ne se situe pas dans la nouvelle éponyme de 200 pages.
« En ce Lieu des Tigres » : une nouvelle qui m'a amusé au possible, et surtout en cherchant après coup sur Google. Là, magie de la diversité, ôde à la pluralité, et une bonne tranche de rire (respectueuse, toujours). Des critiques, il y en a un certain nombre. Depuis la critique de cinq pages divisée de façon thématique en une dizaine de points jusqu'à l'avis en quelques mots « Sans intérêt... Inutile ». le moins que l'on puisse dire, c'est que cette petite histoire aux airs bien innocents divise. Je suis, dans cette affaire, d'un avis malheureusement bien neutre, au sens où les théories de métaphore des pulsions enfantines de violence me semblent un peu tirées par les cheveux (carrément), et que le rabachage en cinq mots me semble bien ridicule. Rien d'inutile là-dedans, mais quelques pages seulement divertissantes, débordant de sincérité quant à l'enfance.
« le Singe », une nouvelle incroyablement visuelle, qui est pour moi l'archétype du Stephen King des débuts, reconnaissable parmi mille auteurs. Des peurs profondes, primaires, s'ancrant dans un quotidien plus fragile que ce que l'on pense. C'est bien l'art de Stephen King de choisir un objet banal pour en faire un cauchemar abyssal. Mention spéciale pour les descriptions du singe qui parviennent à filer la nausée sans problèmes ; de même que les dialogues avec cette poupée maléfique, juste au top. Nouvelle d'une grande qualité, donc.
« La Révolte de Caïn », malheureusement, ne m'a pas inspiré grand-chose. Dérangeante, certes, histoire d'une folie ayant germé jusqu'à l'effondrement de l'esprit. Pas énormément d'intérêt, je sens que je suis passé à côté de quelque chose. Peut-être que la lecture de « Rage » me donnera des clefs de compréhension, traitant apparemment des mêmes thèmes.
« le Raccourci de mme Todd » est un gros coup de coeur. Jouissant d'une originalité sans appel, cette nouvelle nous présente Mme Todd, personnage génial dont il est difficile de ne pas tomber amoureux. le narrateur (je parle du vrai, pas d'Homère), bien que discret et en retrait, a quelque chose de très plaisant à suivre. Mais le point culminant, c'est le conteur, Homère, aède au nom référentiel, à la parole délicieuse. L'écriture est fine, naturelle, légère, poétique, envoûtante... A l'instar de mme Todd.
« L'excursion », plongée irrégulière de Stephen King dans le domaine de la SF. Un récit un peu laborieux heureusement sauvé par une fin flamboyante : une chute parfaite.
« le Gala de Noces » ne m'a clairement pas semblé d'un grand intérêt et est à mes yeux dispensable. Si quelques personnages s'impriment avec aisance dans l'esprit du lecteur (la soeur), le tout se révèle bien creux. le contexte est sympathique sans pour autant être approfondi, et donne lieu à quelques phrases « réfléchies » qui m'ont semblé douteuses.
« Paranoïa : une mélopée » : le premier des deux poèmes du recueil, et celui que j'aime le moins, malgré un objectif rempli : le lecteur ressent bel et bien la paranoïa, comme une compagnie désagréable à ses côtés, nous serrant l'épaule comme une vieille amie.
« le radeau » : une nouvelle vraiment géniale, du très bon Stephen King. Des personnages que j'ai reconnus dans mes meilleurs et pires souvenirs de lycée, plus vrais que nature. Une histoire dôtée d'un noeud simple comme bonsoir mais tellement efficace... Stephen King, ici plus que partout ailleurs, nous nargue par la facilité avec laquelle il déroule une histoire terriblement dérangeante.
« Machine divine à traitement de texte » m'a fait très peur, car l'intro en début de volume nous parle de cette nouvelle en particulier et y expose une idée de base que je trouve carrément naze. Pourtant, Stephen King nous livre ici une histoire déroutante, qui ébranle notre fibre morale. Sans être excellente, nous avons ici une nouvelle de bonne qualité.
« L'homme qui refusait de serre la main », ah... Deux nouvelles (celle-ci et « La Ballade de la Balle Elastique ») se sont pour moi vraiment démarquées du recueil, et s'imposent comme des chefs-d'oeuvres instantanés, même si la seconde est à mes yeux encore meilleure que celle-ci. « L'homme qui refusait de serrer la main » est néanmoins une pépite d'or. La voix du conteur est délicate, parfaite, berçante : c'est l'histoire au coin du feu idéale. On est charmé par ce récit d'une autre époque, où l'on découvre un homme tragique et sublime.
« Sables » est la seconde nouvelle SF du recueil et s'en tire encore moins bien que « L'Excursion ». Si elle se présente comme un récit visuellement impressionant, son intrigue très basique ne parvient pas à convaincre. Il faut avouer que si cette étendue infinie de sable fait au départ frissonner, la lassitude nous gagne bien vite.
« L'image de la faucheuse » n'est malheureusement pas parvenue à réhausser le niveau. Souffre-t-elle de l'inexpérience de Stephen King, le monsieur l'ayant écrit dans sa prime jeunesse de son propre aveu ? Je ne pense honnêtement pas. Mais encore une fois, l'histoire se révèle désespérément creuse malgré une forme impeccable.
« Nona », c'est le retour du bon. C'est un peu la nouvelle « Muse » (tirée de « Dreamworld ») de Sire Cédric, mais en bien, quoi. Récit complètement hypnotique, au-travers des terres maudites de Castle Rock, lors d'une sombre nuit de neige. Eclosion de la violence et réunion avec l'amour, l'eros et le thanatos n'auront jamais aussi bien forniqué. Tout est très réussi, à n'en pas douter, dans « Nona ». Bravo.
« Pour Owen », poème adorable, bien plus réussi que « Paranoïa », se rapprochant certainement plus de la poésie que le premier poème (« Paranoïa » ressemblait à une nouvelle mal déguisée).
« le Goût de vivre » n'est pas une nouvelle très réussie, et c'est un euphémisme : ce n'est pas bon du tout. Etant en études de médecine, je n'ai pu m'empêcher de rire de bon coeur plusieurs fois, car il faut bien le dire, c'est un peu délirant, là, quand même. Je me trompe peut-être, mais ce coup-ci, je ne pense pas, malheureusement. Néanmoins, le concept révulse et horrifie (peut-être les pires moments de gore du recueil...) et a peut-être eu le mérite d'inspirer l'absurde chanson des Trois Accords : « Auto-cannibale ». En fait (et Stephen, excuse-moi) j'ai vraiment l'impression, à la lecture des notes, que Stephen King est tombée dans cette réalité qu'il craignait : il avait un concept horrible et assez fantastique malgré tout, et n'a pas réussi à être à la hauteur, livrant une nouvelle ridicule. Un peu un moteur de mercedes foutu sur une twingo, quoi.
« le Camion d'oncle Otto », c'est grave cool, c'est vraiment la nouvelle qui fait plaisir, qui sans être un chef-d'oeuvre, est quand même très joliment tournée et impressionne. Et c'est toujours délicieux quand King recentre le mal dans un démon mécanique. Il est tellement bon quand il fait ça.
« Livraisons matinales (laitier n°1) » et « Grandes Roues (laitier n°2) » sont des grands coups de coeurs, et vous allez rigoler, mais je dois vous avouer quelque chose. Lors de ma première lecture, j'ai vraiment eu l'impression que « laitier n°1 » était la clef de voûte de tout ce recueil. Que tout s'expliquait dans cette nouvelle : tout tenait là. Suffisait d'en comprendre l'essence profonde. Je ne m'aventurerai pas à tenter d'expliquer ce que j'ai cru comprendre, car je serais bien incapable de mettre des mots dessus. En tous les cas, le laitier restera un personnage profondément gravé dans ma mémoire, incompris, mystérieux et malade. Une incarnation du diable avec des yeux de truite.
« Mémé » est également une très bonne nouvelle, éminemment lovecraftienne. J'avoue ne pas être un grand connaisseur de Lovecraft (erreur que je tacherai de résoudre un jour, n'ayant lu que des compilations nommées « Mythe de Cthulhu » regroupant quelques textes de Lovecraft et des potos de Derleth), mais cette nouvelle me semble plutôt bien réussie dans le genre. On comprend très vite que la mémé a du toucher des livres reliés avec de la chair, où bien pire que le diable se cachait (DIEUX ANCIENS). Mais je ne m'avancerai pas. Allez voir le blog de Nebal pour des détails sur Lovecraft, il me paraît excellent là-dessus.
« La Ballade de la Balle Elastique », on y arrive enfin. C'est pour moi le chef-d'oeuvre sur le plan des nouvelles de Stephen King. Elle est tout bonnement parfaite, et est clairement, et de très loin, la meilleure nouvelle de Stephen King qu'il m'ait été donné de lire. C'est juste parfait. La description de la folie, des fornits, tout sonne incroyablement juste et nous transporte dans un monde que l'on redoute, où rien n'est réellement stable. Fantastique. Mille fois bravo, et chapeau melon tout bas.
Enfin, « le Chenal », c'est un peu l'aterrissage en douceur, presque raté (on a senti les secousses). C'est un peu larmoyant, et n'évite pas les pièges de ce type d'histoire. Ca m'a un peu dégoûté, mais après tout, c'est sympa quand l'émotion nous prend comme ça. Mais moi ça n'a pas pris. Dommage. Et puis de toutes façons, on est encore sous le choc gargantuesque de la nouvelle précédente.
Je m'excuse pour la longueur de cette critique, mais elle me tenait à coeur. Concluons en retenant ceci : « L'homme qui refusait de serrer la main » est une nouvelle magique. « La Ballade de la Balle Elastique » est un chef-d'oeuvre. Voili voilou. Une lecture donc fortement recommandée, surtout pour les lecteurs du King doutant de sa capacité à écrire des nouvelles. Tout est ici, très bon. Mes félicitations au chef.
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grm-uzik
  17 septembre 2016
Le recueil de nouvelles intitulé "Brume", couvre une période de 17 années d'écriture et qui en fait une oeuvre exceptionnelle, poignante et fascinante.
Dans l'ensemble, les 22 nouvelles sont des réelles pépites Kingiennes que l'auteur ouvre le bal avec "Brume", une nouvelle longue de plus de 100 pages où des créatures s'attaquent à la population en se servant d'une épaisse brume pour mieux se déplacer. Un climat spécial et terrifiant qui ne joue pas du tout sur l'action mais plus sur le suspense. L'histoire se passe quasi constamment au même endroit. On retrouve beaucoup d'ingrédients qui ont fait le succès du Maître : la psychologie des personnages et une bonne grosse couche avec une critique du fanatisme religieux et sociale. On a même droit à une véritable surenchère de bestioles toutes plus terrifiantes les unes que les autres, qu'il y en a pour tous les goûts : des araignées, des scorpions, des espèces de pieuvres et des grands "trucs" tellement immondes. Au niveau de l'ambiance glauque, c'est une vraie pure petite merveille. Quelle atmosphère ! Un huis-clos fantastico-horrifique avec un récit qui va crescendo vers l'épouvante. Inoubliable.
"En ce lieu, des tigres" est une nouvelle rédigée en souvenir de la première institutrice de Steevie qu'il avait jadis, eu à Stratford dans le Connecticut. Et si un tigre venait la boulotter dans les toilettes ? L'auteur n'aurait pas été contre. La première fois que j'ai lu, j'ai eu comme l'impression que le Maître se payait notre tête. Puis en la relisant, je l'ai vu autrement. La nouvelle se veut absurde et volontairement ridicule. C'est le genre de texte qu'un écrivain s'amuse à écrire pour délirer, un peu comme un musicien s'amuserait à jouer des airs débiles pour décompresser après un concert. Une nouvelle très courte mais géniale et prenante. Un récit surréaliste.
"Le singe" (thème de la couverture), un homme voit ses pire souvenirs ressurgirent à la vue d'un singe en plastique. Digne d'un véritable film d'horreur, c'est une nouvelle poignante, angoissante, dérangeante et fantastique que j'ai beaucoup aimé.
"La révolte de Caïn" est une nouvelle troublante car, elle est prémonitoire du massacre de Columbine qu'elle rappelle évidemment "Rage", écrit
sous le pseudonyme de Richard Bachman.
"Le raccourci de Mme Todd" m'a vraiment plu par sa narration enjouée que l'auteur nous Maine tout au long dans un univers fantastique et qui nous laissera bouche bée à la dernière page. Mme Todd qui apparaît notamment sous les traits de son épouse, Tabitha King. Une nouvelle poétique et touchante qui rappelle aussi un épisode de "La quatrième dimension". J'adore.
"L'excursion", chose rare chez Stephen King, est un récit à forte tendance Science-Fiction dont le thème est la téléportation sur Mars. La conclusion est atroce.
"Le gala de noces" se passe durant la prohibition. Un mafieux invite un groupe de jazz aux épousailles de sa frangine. Une seule condition : ne pas se moquer d'elle car elle est grosse, un vrai dinosaure humain.
Sur seulement 3 pages, "Paranoïa : une mélopée" est un très beau poème et qui a amplement mérité sa place dans ce recueil.
Le premier jet de la nouvelle "Le radeau" écrite en 1968, fut perdue
par Steevie (un de ses défauts de perdre plein de manuscrits). Une nouvelle flippante qui procure du suspense avec une bonne dose de pression.
"Machine divine à traitement de texte", une nouvelle parut à l'époque dans la revue Playboy et qui rapporta deux mille dollars. Un récit très plaisant à parcourir avec son côté glauque et à la fois touchant. Une nouvelle originale.
"L'homme qui refusait de serrer la main", une nouvelle que j'ai trouvé assez basique avec une conclusion sans surprise.
"Sables" une nouvelle très délirante qui me rappelle "Twilight Zone".
"L'image de la Faucheuse" est une nouvelle foutrement intéressante.
"Nona" relate la cavale sanglante d'un homme possédé. Sa fuite se termine
dans un caveau avec sa belle. Une excellente nouvelle digne d'un polar schizophrénique et violent qui traite d'un amour éphémère, étrange et
meurtrière.
"Pour Owen", un poème où le Maître avait rendu un bel hommage touchant à son fils qui était atteint d'obésité.
"Le goût de vivre" ou la volonté réelle de survie d'un homme qui fait preuve de cannibalisme envers son propre corps pour survivre après un naufrage. Une nouvelle vraiment horrible et prenante.
"Le camion d'oncle Otto" fut écrit après un long voyage de notre cher Steevie en voiture. Un beau récit dans le style de "Christine".
"Livraisons matinales (laitier n°1)" Je ne vous conseille pas d'être sur le chemin de sa tournée.
"Grandes roues : où l'on lave son linge sale en famille (laitier n°2)", une nouvelle extra comme la précédente.
"Mémé", un récit touchant où un enfant est confronté à la mort de sa grand-mère. Il est seul dans la maison et ne sait pas quoi faire, ni comment réagir... surtout lorsque la mémé désire l'étrangler. Une des meilleures nouvelles du recueil avec "Brume" et "Le singe"
"La ballade de la balle élastique", une nouvelle qui décrit à merveille la paranoïa et plus généralement, la folie.
Puis enfin, "Le chenal" est une nouvelle que j'apprécie car j'adore les histoires qui se développent sur une île.
J'ai retrouvé dans chacune de ses nouvelles, de la magie et du suspense, avec du plaisir en barre. "Brume" est un excellent recueil complet du Maître, abordant des thèmes fondamentaux sur les destinées et qui ne manquera pas de vous faire passer quelques bons moments d'angoisse. Un véritable joyau Kingien que je vous recommande très fortement. Un grand classique.
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critiques presse (1)
Sceneario   29 septembre 2017
"Brume" n'est peut-être pas le meilleur livre de King, malgré tout je vous en recommande vivement la lecture, ne serait-ce que pour apprécier le texte original qui a inspiré des films et plus récemment une série télé, mais aussi pour prendre la mesure du talent du maître !
Lire la critique sur le site : Sceneario
Citations et extraits (37) Voir plus Ajouter une citation
MusardiseMusardise   24 juillet 2017
La file avançait au pas. Nous avions désormais les repas surgelés sur notre droite et les vins et champagnes sur notre gauche. Tandis que la file progressait vers les vins plus ordinaires, je caressai l'idée d'acheter une bouteille de Ripple, le vin de mon ardente jeunesse. Je ne le fis pas. Ma jeunesse n'avait jamais été tellement ardente, de toute manière.

Brume
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MusardiseMusardise   16 juillet 2017
Deux urinoirs et trois cabinets sur la longueur.
Après avoir jeté dans l'un des miroirs un coup d’œil morose sur son visage mince et quelque peu blafard, Charles passa le coin.
Le tigre était couché à l'autre bout, juste sous la fenêtre à vitre dépolie.

En ce lieu, des tigres
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KikujiroKikujiro   20 juillet 2017
Un tentacule passa par-dessus le rebord de la plate-forme de déchargement et s'enroula autour de la cheville de Norm. Ma bouche béa largement. Ollie émit une très brève exclamation de surprise, une sorte de déglutition - urk ! Le tentacule, d'une trentaine de centimètres d'épaisseur - la longueur d'une couleuvre - à l'endroit où il s'enroulait autour de la jambe de Norm atteignait peut-être un mètre à un mètre cinquante là où il disparaissait dans la brume. Il était gris ardoise sur le dessus, virant au rose chair au-dessous, là où s’alignaient des ventouses. Celles-ci s'ouvraient et se fermaient et se tordaient comme des centaines de petites bouches aux lèvres avides.

Extrait de "Brume"
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kuroinekokuroineko   26 août 2017
Il pensa que beaucoup des forces malignes devaient être tout à fait semblables à un singe plein de mécanismes que l'on remonte: les rouages tournent, les cymbales commencent à battre, le sourire grimace, les stupides yeux de verre rient... ou semblent rire...

Le singe
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MusardiseMusardise   03 juillet 2017
Les vieux arbres nous veulent du mal. Que l'on fasse une randonnée avec des skis ou des raquettes aux pieds ou que l'on se promène tranquillement dans les bois, les arbres nous veulent du mal.

Brume
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Videos de Stephen King (134) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Stephen King
Extrait de "Shining" de Stephen King lu par Julien Chatelet. Editions Audiolib. Parution le 3 juillet 2019.
Pour en savoir plus : https://www.audiolib.fr/livre-audio/shining-9782367628349
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