AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio

Hélène Hervieu (Traducteur)
EAN : 9782749941004
445 pages
Éditeur : Michel Lafon (05/11/2020)

Note moyenne : 3.8/5 (sur 10 notes)
Résumé :
Quand le danger est partout, on ne peut se fier qu'à son instinct.

Anna Aune, ancien membre des forces spéciales norvégiennes, a accepté d'accompagner le Pr Zakariassen au pôle Nord. Leur mission : observer et décrire les effets du réchauffement climatique sur la banquise.

Le jour de la Toussaint, la nuit arctique est déchirée par la lueur d'une fusée de détresse tirée de la base chinoise voisine d'Isdragen. Anna et Daniel sont les seul... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Tancrede50
  08 décembre 2020

Décidément le pôle nord attire les auteurs de thriller. Après l'excellent roman de Monica Kristensen, L'expédition, voici La glace, premier roman d'un nouveau venu dans le polar nordique: John Kare Raake. le roman traite d'un sujet d'actualité. Avec la fonte des glaces, la région arctique va pouvoir être exploitée pour les richesses de son sous-sol: pétrole, gaz et minerais précieux. Mais à qui appartiennent ces richesses? A qui appartient l'Arctique? Au Canada, à la Russie ou au Danemark? D'autres nations le revendique. Dans La Glace, c'est une équipe chinoise qui a installé une grande base - Isdragen - et exploite avec une quinzaine de personnes le sous-sol, considérant que l'Arctique n'appartient à personne. Mais les chinois de cette base semblent être tous morts, de mort violente, alors qu'ils n'ont émis aucun signal de détresse. Pourquoi?

Le professeur Daniel Zakariassen et l'ex soldat Anna Aude, tous deux norvégiens, sont eux aussi au pôle nord, mais pour étudier la fonte des glaces et ses effets sur la faune. Anna aperçoit une fusée de détresse qui semble avoir été tirée depuis Isdragen. Elle s'y rend avec le professeur, et va enquêter sur ce qui a pu se passer sur cette base. A partir de là, on a froid à chaque page, un froid qui blesse, un froid qui tue, on est dans une une tempête de neige qui limite la visibilité, rend difficile tout déplacement, brouille les contacts radio et empêche tout secours venant par hélicoptère. On a peur également à chaque page, car le danger est partout. Il y a un tueur lourdement armé qui circule non loin. Il y a des ours blancs affamés qui rôdent dans les parages. du gaz méthane s'échappe des fonds marins et peut causer des explosions et des incendies. Enfin, à cause de la fonte des glaces, des crevasses peuvent se former à tout moment dans le sol et précipiter les imprudents dans l'eau glacée. L'auteur réussit à maintenir ce froid et cette peur pendant plus de 400 pages, rendant presque éprouvante la lecture. C'est du grand art!

Et puis, il y a le beau personnage d'Anna. Anna a vécu une expérience traumatisante, comme membre des forces spéciales, en Syrie. Elle a failli y perdre la vie, son ami Yann y est mort. Elle a quitté l'armée et se sent incapable dorénavant de porter une arme, ce qui pose problème dans la situation de danger dans laquelle elle se trouve maintenant. Dans son état de stress post traumatique, Anna revit constamment, comme dans un rêve éveillé, les circonstances du drame en Syrie. Plongée malgré elle dans une nouvelle expérience dangereuse ici en Arctique, pourra-t-elle retrouver ses anciens réflexes de soldat pour pouvoir survivre? Va-t-elle craquer totalement? Ou au contraire, ce retour à une situation de guerre la libérera-t-elle de son état? En tout cas, Anna a toute notre sympathie et on souhaite ardemment qu'elle s'en sorte. Au final, La glace est un très bon polar nordique qui flirte avec le roman de guerre et le roman d'espionnage.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
VeroMTL
  28 avril 2021
Premier roman du scénariste norvégien John Kare Raake, La glace se déroule en Antarctique. À ce titre, c'est la première fois que je lis un livre ce déroulant dans cette contrée. Je trouve très belle la couverture de ce livre aux éditions Michel Lafon.
J'ai particulièrement aimé le personnage d'Anna Aune. Ancien soldat des forces spéciales norvégiennes ayant combattu en Syrie, l'auteur nous décrit son cheminement grâce aux nombreux flash-back qui parsèment son roman. Cependant, je me suis parfois un peu perdu (je dois l'avouer) avec les descriptions de certaines scènes en Antarctique. L'écrivain a fait un excellent travail concernant les enjeux liés à ce pays convoité pour ses nombreuses richesses. Il reste objectif face aux différentes puissances qui s'y affrontent.
En espérant retrouver le personnage d'Anna Aune dans un prochain roman de John Kare Raake.
Commenter  J’apprécie          10
Polardesglaces
  21 mars 2021
La glace est le premier roman du scénariste norvégien John Kåre Raake.
Anna, une ex-membre des forces spéciales norvégiennes, accompagne le professeur Daniel Zakariassen, un ami de son père, dans une mission d'observation, proche du pôle nord. Quand les deux comparses voient une fusée de détresse tirée au loin, ils se rendent dans la station chinoise, Isdragen, où il découvrent un carnage. Les membres de la station sont tous morts, à l'exception de deux d'entre eux, Jackie – les Chinois aiment à se donner des surnoms occidentaux –, qui n'a été que blessé et Marco, qui était en mission à l'extérieure de la base, lors du massacre.
On peut séparer la construction du roman en deux parties :
La première, qui couvre les deux-tiers du roman, où Anna et Daniel tentent de savoir ce qui s'est passé. Il leur faut découvrir si le meurtrier est parmi l'un des rescapés ou s'il s'agit d'un autre individu, terré dans les alentours de la station, prêt à bondir sur les derniers témoins du drame. L'auteur nous entraîne dans un huis-clos à l'atmosphère pesante. La tempête de neige qui sévit et empêche, pour un temps, tout secours, renforce l'isolement des protagonistes, d'autant qu'une succession d'avatars techniques rend impossibles tout retour en arrière et toute communication extérieure. Dans ces conditions, Anna, qui souffre d'un choc traumatique dû à la disparition de son amant, Yann, lors d'une mission en Syrie, ne cesse de revoir, par flashs, des épisodes de sa vie d'avant : sa rencontre avec Yann, la mort de ce dernier… Elle est victime d'hallucinations qui la transportent, pour quelques minutes, dans un autre monde, loin des étendues glacées de la banquise. Ces « absences » pourraient mettre sa vie en péril, alors qu'elle a besoin de toutes ses capacités pour traquer le meurtrier polaire. Même si elle souffre parfois de quelques longueurs, cette partie est bien réussie par Raake , qui arrive à installer une atmosphère angoissante, dans laquelle le lecteur s'interroge souvent.
La seconde partie est la lutte d'Anna contre le meurtrier, enfin identifié, et sa confrontation avec l'arrivée de troupes aéroportées américaines, venues accomplir une besogne sale et secrète. Là, le thriller se mue en un roman d'espionnage. On retrouve la patte du scénariste à grands effets dans cette partie du roman. Outre le débarquement spectaculaire des troupes, c'est notamment le cas du « méchant » qui n'en finit pas de mourir. Cet aspect un peu trop « film américain à la James Bond » n'est pas du meilleur gout, mais il s'agit là d'un avis personnel. de plus, la découverte de l'identité du tueur n'offre guère de surprise et est assez prévisible, ce qui gâche un peu le « sel » de la fin. Notons toutefois, à son avantage, que l'auteur ne fait pas preuve du manichéisme facile qui confère aux Russes et aux Chinois le mauvais rôle. Tout le monde en prend pour son grade, même la paisible et pacifique Norvège, attirée par les possibles opportunités qu'offre le dégel du pôle.
Lien : http://www.polardesglaces.com/
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
Dami116
  28 avril 2021
'La Glace' est une sorte de huis-clos à ciel ouvert, un survival en milieu très hostile où la nature et nos congénères peuvent être nos pires ennemis. le grand point fort du livre, c'est le lieu où il déroule son histoire et le contexte géo-politique du Pôle Nord, véritable enjeu pour de nombreuses raisons. Mais jamais le roman ne prend des allures d'exposé ennuyeux: le focus est mis sur l'action et sur la psychologie de son personnage principal à qui l'on s'attache facilement. Péripéties, rebondissements, suspense et mystère à éclaircir: voilà un bon petit polar assez inhabituel pour marquer les esprits.
Commenter  J’apprécie          00
SoZaza
  20 février 2021
Anna Aune nous entraine dans une histoire géo-écolo-stratégico-politico-militaro-embroglio au Pôle Nord, avec son binôme le Pr Zakariassen.
Sur fond de glace et de froid, une fusée de détresse les emmène à une base chinoise, où la multiplication des cadavres fait recette. C'est au prix d'exploit, de réflexion, d'expérience (c'est une ancienne des Forces Spéciales Norvégienne) et de pugnacité qu'Anna démêlera cette histoire d'espionnage scientifique.
Les flash-back sont plutôt bien conçus, ce qui permet de comprendre Anna dans les situations de stress. Femme démolie par ce qui s'est passé lors de ses opérations militaires en Syrie. Une survivante à tout point de vue !
Commenter  J’apprécie          10

Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
VeroMTLVeroMTL   24 avril 2021
Pour aller où? On est au pôle Nord, putain. Ici, pas moyen de se planquer. Si t'es tout seul sur la banquise, là maintenant, tu meurs de froid en moins de deux.
Commenter  J’apprécie          10
rkhettaouirkhettaoui   12 novembre 2020
Un ours polaire adulte peut courir à plus de trente kilomètres à l’heure sur de courtes distances. Encore plus vite s’il est maigre et affamé. La jeune ourse qui jaillit de l’eau n’avait pas mangé depuis des semaines.

La puissante patte avant faucha la jambe de Zhanhai, arracha au passage le caleçon troué en même temps que des morceaux de peau gelée et jeta le Chinois au sol, où il se mit à tourbillonner. Zhanhai ne sentit ni le froid de la glace ni les cristaux de glace pointus qui lacéraient la peau nue de son visage quand il glissa sur la neige. Le corps avait depuis longtemps fermé les voies d’accès à ce genre d’impressions sensorielles inutiles et dévoreuses d’énergie. Mais les nerfs optiques enregistrèrent la gueule de l’ourse lorsqu’elle s’ouvrit juste devant son visage. Quatre longues canines. Une rangée de petites dents acérées. Une langue rouge foncé. Les pupilles eurent à peine le temps d’envoyer ces impressions visuelles au cerveau avant que l’ourse polaire ne referme ses mâchoires sur la tête de sa victime.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
rkhettaouirkhettaoui   12 novembre 2020
Zhanhai ne sentait plus ses jambes. Dans ce froid extrême, le corps devait établir un ordre de priorités. Le sang chaud était récupéré dans les extrémités et la peau pour être acheminé vers le cœur qu’il fallait alimenter à tout prix. Les jambes, quant à elles, s’étaient mises en mode automatique. C’était comme si elles anticipaient les obstacles présents sur le terrain ; elles sautaient par-dessus ou contournaient les blocs de glace que les mouvements de la calotte glaciaire avaient fait remonter à la surface. Elles rétablissaient automatiquement l’équilibre lorsque Zhanhai glissait et manquait de s’étaler à cause de la neige poudreuse qui recouvrait la glace.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
rkhettaouirkhettaoui   12 novembre 2020
Dans sa profession précédente, on avait expressément inculqué à Anna de toujours faire en sorte d’acquérir la meilleure connaissance possible du lieu où une guerre pourrait éclater. Connaître le terrain à fond. Être toujours prête à rencontrer un ennemi, toujours se réserver une possibilité d’attaque ou de repli. Zakariassen avait raison, il ne devait y avoir personne sur la position d’où venait la fusée éclairante. Cela signifiait que la personne qui l’avait tirée devait forcément venir du seul endroit où Anna savait qu’il y avait une présence humaine dans un rayon de plusieurs milliers de kilomètres.

Ce devaient être les Chinois.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
rkhettaouirkhettaoui   12 novembre 2020
Elle n’avait pas pris la peine de demander à son père ce qui lui faisait croire que ce serait une partie de plaisir pour sa fille de trente-six ans de passer neuf mois à dériver sur une banquise au-delà du pôle Nord, en compagnie d’un vieil original de soixante-treize ans, veuf de surcroît, qu’elle avait à peine vu ou à qui elle n’avait guère adressé la parole en quinze ans.
Commenter  J’apprécie          10

autres livres classés : pôle nordVoir plus
Notre sélection Polar et thriller Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox




Quiz Voir plus

Retrouvez le bon adjectif dans le titre - (6 - polars et thrillers )

Roger-Jon Ellory : " **** le silence"

seul
profond
terrible
intense

20 questions
2092 lecteurs ont répondu
Thèmes : littérature , thriller , romans policiers et polarsCréer un quiz sur ce livre