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ISBN : 2757832999
Éditeur : Points (03/01/2013)

Note moyenne : 3.43/5 (sur 34 notes)
Résumé :
Dans la 2ème enquête du commissaire Gereon Rath, Volker
Kutscher poursuit sa captivante exploration du Berlin des années 30. Nous partons cette fois-ci à découverte des studios de cinéma de Babelsberg sur fond d’agitation politique et sociale.

Berlin. Mars 1930. L’enquête nous conduit dans le milieu du cinéma qui est en train d’opérer sa mutation du muet vers le parlant. Pendant un tournage dans les studios de la UFA à Babelsberg, une actrice m... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
Eric75
  23 mai 2011
Berlin, 1930, trois ans avant la fin de la République de Weimar et l'arrivée d'Hitler au pouvoir. le commissaire Gereon Rath, incontrôlable aux yeux de sa hiérarchie, enquête avec ses méthodes borderline bien à lui et arrondit ses fins de mois en acceptant sans rechigner des missions d'ordre privé, flirtant avec le conflit d'intérêt. On pense immédiatement à Bernard Gunther, le flic berlinois iconoclaste de Philip Kerr, alternant au gré des romans les rôles de commissaire et de détective privé (cf. La Trilogie Berlinoise). Même lieu, même époque, même ambiance.
Brièvement esquissée, la toile de fond historique est cependant peu exploitée. Les nazis et les communistes sont évoqués comme deux partis d'opposition, extrémistes et minoritaires, à renvoyer dos à dos et à surveiller lors des manifestations. le chômage frappe durement après la crise de 29, mais les usines Ford embauchent et l'industrie du cinéma allemand, l'une des meilleures au monde, est en plein essor. le modèle américain semble avoir le vent en poupe : Gereon Rath roule en Buick et écoute du jazz de la Nouvelle Orléans.
Certes, nous sommes en 1930, personne ne peut encore prévoir l'ascension d'Hitler et l'arrivée de la barbarie nazie, semble nous dire Volker Kutscher. Les citoyens allemands, du magnat au concierge d'immeuble, du flic au voyou, sont des êtres policés et extrêmement courtois, tout juste laisse-t-on échapper ça et là le mot juif dans une saute d'humeur. le seul personnage dangereux de l'histoire est un malade mental assassinant les actrices et qui se fera justice lui-même !
Il sera donc intéressant de voir l'évolution des personnages dans les prochains romans. En 1933, qui se ralliera aux thèses hitlériennes ?
Dans ce deuxième roman situé en 1930, les personnages récurrents sont installés : Gereon Rath, son père, son copain, sa petite amie, ses supérieurs, ses collègues et ses sources. Les 667 pages de la Mort muette sont émaillées de références au Poisson mouillé, premier roman de Volker Kutscher. L'idéal serait de lire en premier celui-ci, susceptible d'éclairer certains comportements. La trajectoire de Gereon Rath est en effet dictée par ses amitiés et ses inimitiés, il n'hésite pas à larguer sa petite amie, à tenter de récupérer la précédente, à négliger les ordres de ses supérieurs, à envoyer l'un de ses collègues au tapis, à divulguer des informations à la presse, à cacher certains éléments de l'enquête, à copiner avec les suspects, à utiliser ses relations maffieuses, et contre toute attente, à adopter un chien pour tromper sa solitude. Gereon Rath est un personnage complexe. Tout ceci m'incite donc à lire prochainement le poisson mouillé (depuis hier dans ma PAL).
L'intrigue policière de la mort muette est classique et sans réelles surprises. Tueur en série, chapitres intermédiaires dédiés au criminel, enquête poussive et minutieuse. L'enquête évoluant dans le milieu du cinéma qui aborde son passage du muet au parlant, on pourra regretter l'absence de références aux maîtres allemands des années 20 (Fritz Lang, Murnau, Pabst) qui ont inévitablement marqué cette époque. Volker Kutscher choisit de nous dévoiler l'identité de l'assassin à mi-parcours, donnant ainsi un avantage inutile au lecteur, revendiquant peut-être un style plus mankellien qu'agatha-christien (si j'ose dire) et favorisant le poids de l'ambiance à la profondeur du mystère. Lorsque le rythme s'accélère enfin, dans les toutes dernières pages, Gereon est curieusement mis hors circuit et ne peut participer au dénouement final qui lui sera raconté sur son lit d'hôpital, parachevant ainsi son image d'antihéros non conventionnel.
Malgré une intrigue plutôt faiblarde dans un pourtant volumineux polar, on parvient facilement au bout du récit, avec l'envie d'en savoir plus sur les réactions et l'avenir des différents protagonistes, car ceux-ci seront bientôt confrontés (peut-être dès le prochain roman) à la montée du nazisme et à la seconde guerre mondiale. Auteur et série à suivre, donc.
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Commenter  J’apprécie          70
doublepage
  31 décembre 2018
Seconde enquête du commisaire Rath dans le Berlin des années 30.
Autant j'avais aimé la 1ère enquête, autant celle ci m'a laissé sur ma faim.
Bien sûr Volker Kutscher maitrise son sujet, le récit est parfaitement mené.
Il s'agit ici d'une histoire qui a pour cadre, le milieu cinématographique berlinois.
Des actrices sont mystérieusement assassinées. le commissaire Rath mène une enquête difficile. Pourtant, je trouve qu'il s'humanise un peu par rapport au volume précédent. Bien que très éloigné d'un Bernie Gunther, tout en auto-dérision, il progresse un peu dans ce domaine.
J'ai été plus gèné par l'histoire en elle même. Celle ci aurait pû se dérouler à Hollywood ou ailleurs, et même de nos jours.
Je trouve dommage que l'auteur n'exploite pas davantage le contexte historique. Nous sommes en Mars 1930 à Berlin : la crise économique et la montée du Nazisme sont les deux grands absents de ce roman. Quelques allusions ici ou là, rien de plus.
L'évoquer n'aurait peut être rien apporter à ce roman.
Pas sûr que cela soit suffisant comme argument, il y a tant à dire sur cette époque.
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Commenter  J’apprécie          90
Taraxacum
  13 février 2016
Dans le Berlin de l'entre deux guerres, le commissaire Gereon Rath est appelé sur un tournage: un projecteur détaché vient d'écrabouiller la malheureuse actrice principale, qui tournait ici son premier film parlant. Et voilà justement qu'une connaissance lui demande de, discrètement, rechercher une autre actrice qui a disparu au seuil de la gloire. Pour le commissaire,c'est l'occasion d'une plongée dans le milieu du cinéma en train de se déchirer entre muet et parlant. le prix de l'équipement fait reculer les exploitants, le problème des droits et des brevets tient du casse-tête, et certains acteurs à la gueule d'ange ne sont pas fichus d'articuler...
Le parlant, avenir du cinéma ou tocade?
Étrangement, malgré l'époque, la montée du nazisme et les tensions que connaissaient l'Allemagne sont à peine évoquées et Gereon n'en semble pas plus préoccupé que cela, trop occupé à mentir à ses supérieurs, traiter sa petite amie comme un accessoire encombrant sous prétexte qu'il veut récupérer la précédente et faire, en règles générales, n'importe quoi.
Contrairement apparemment à d'autres lecteurs, j'ai trouvé le commissaire un point faible dans cette oeuvre. le flic solitaire pas suivi par sa hiérarchie, avec un secret familial, des problèmes avec les femmes, et la manie de trop taper dans le cognac, je l'ai rencontré dans 90% des polars écrits ces dernières années.
Pas que la figure ne puisse être intéressante, mais elle n'a rien de très originale!
Le polar en lui-même d'ailleurs souffre un chouïa de ce défaut d'originalité: victimes féminines, quasi que des hommes dans les rôles parlants, les femmes y sont assistantes ou mères ou maîtresses, malgré 20 pages où la petite amie redresse la situation, mais sur quasi 700, disons que c'est une ambiance qu'on retrouve presque systématiquement, sauvée dans certains romans par une intrigue de génie ou une plume affolante, qui manque un peu ici. On pourrait citer le Dahlia noir par exemple, qui malgré certains prémices identiques sait les transcender pour devenir un classique du genre, plutôt qu'un cliché.
L'intrigue en elle-même est solide, sans plus, souffre de quelques longueurs et se trouve pourvue d'un dénouement un peu décevant. Avec cent cinquante pages de moins, cela aurait pu être plus percutant.
Cela peut se révéler un bon polar de vacances, mais pas plus.
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Commenter  J’apprécie          30
saigneurdeguerre
  25 juillet 2018
Si vous aimez les romans de Philip Kerr, vous serez probablement déçus par Volker Kutscher
En manque de Philip Kerr, manque qui ira croissant vu le décès de cet inestimable auteur, je me suis rabattu sur un roman policier se déroulant dans un univers berlinois de 1930. Malheureusement, le commissaire Rath n'a pas l'humour de Bernie Gunther. L'histoire comporte beaucoup de longueurs qui ont failli me faire renoncer à sa lecture. Mais, bon, ce sont les grandes vacances, il fait chaud et n'ayant pas plus intéressant à lire, j'ai lu l'ouvrage jusqu'au bout.
En dehors du contexte germanique, j'ai plus eu l'impression de lire un roman noir américain qu'une oeuvre policière européenne.
L'intrigue:
Le commissaire Rath enquête sur la mort "accidentelle" d'une actrice connue en passe de devenir une star, Betty Winter, au moment où un bouleversement technologique majeur frappe le cinéma: le passage des films muets aux films parlants. L'accident se révèle être un meurtre. Qui en est l'auteur? Qui en est le commanditaire? Rath enquête. Il est officieusement contacté par un autre producteur qui lui demande de retrouver son actrice vedette, Vivian Franck, qui par ailleurs est aussi sa maîtresse, bien qu'elle ait un petit-ami acteur. le cadavre de Vivian sera retrouvé dans un cinéma désaffecté. Particularité: elle a subi l'ablation de ses cordes vocales !
Le commissaire Rath est également chargé par son père de retrouver, en toute discrétion, un maître chanteur qui s'en prend au maire de Cologne, Konrad Adenauer.
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christinebeausson
  15 juillet 2019
Interpelée je suis en ce début de lecture, le livre commence le vendredi 28 février 1930, le jour où ma maman est née !
Elle à Paramé, le livre débute à Berlin ... juste une coïncidence de date d'un bout à l'autre de l'Europe !
Le yang tao vous connaissez vous ?
Moi pas, une petite recherche rapide répond à ma curiosité ....
C 'est Isabel Fraser qui ramena en nouvelle Zélande les graines de Kiwi, en 1904. le fruit commença à se faire connaître sous son nom chinois, le « yang tao », puis il prit peu à peu celui de « groseille chinoise ». En 1959, les Néo-Zélandais décidèrent d'exporter le fruit vers l'Amérique du Nord.
Voilà pour satisfaire notre curiosité, ce qui était exotique en 1930 ne l'est plus aujourd'hui, le kiwi est un fruit comme un autre et ne permettrait pas de débusquer un meurtrier.
Alors la mort muette est terminée , je suis engourdie par cette lecture comme après une longue soirée passée devant un téléfilm allemand comme un autre, Berlin avant le monstre ( ou les monstres ?) , Berlin quand personne ne croyait que le pire allait arriver.... c'est copieux, trop copieux ? ... c'est une enquête lente, qui se veut parfois distrayante mais comme dans l'ancien temps sans scène d'amour ou de sexe débridé... un suspens qui n'en est pas vraiment un ... tout finit bien dans le meilleur des mondes ... on ne s'ennuie pas mais on s'assoupit, prêt pour partir dans le royaume des rêves sans cauchemar insurmontable.
Lecture pas vraiment indispensable, juste comme une pause qui permet de laisser nos neurones se reposer ... des fois ça fait du bien .. des fois ça ne sert pas vraiment à quelque chose !
Interpelée je suis en cette fin de lecture, le livre se termine le vendredi 14 mars 1930, ma maman est partie de l'autre côté un 14 mars !
Elle à Combourg, le livre se termine à Berlin ... juste une coïncidence de date d'un bout à l'autre de l'Europe !
+ Lire la suite
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critiques presse (2)
LaPresse   29 août 2011
Ce thriller apparenté au western n'a qu'un défaut: la fin brutale, abrupte, peu digne d'un produit de série, m'a fort irrité et risque de surprendre, sinon de décevoir certains lecteurs.
Lire la critique sur le site : LaPresse
LaPresse   20 juin 2011
La mort muette est un bon polar et fera passer d'agréables moments aux lecteurs qui n'auront pas peur d'une brique de 670 pages.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Citations et extraits (4) Ajouter une citation
Eric75Eric75   24 mai 2011
- Et à vos yeux, les films parlants ne sont pas de l'art ?
- Comment pourraient-ils jamais l'être ? (Il a parlé légèrement trop fort, elle le regarde, plus surprise qu'effrayée, et il baisse le ton de sa voix.) Le cinéma parlant tue l'art, c'est une mode technique qui ramène le cinéma à son statut de spectacle alors qu'il avait connu un apogée artistique. Il le réduit à ce qu'il était à ses débuts, lorsque le cinéma n'était rien de plus qu'un phénomène de foire. Mais vous, vous êtes une artiste. Vous devez refuser de participer à ce spectacle, vous n'avez rien à faire sur un champ de foire !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
doublepagedoublepage   27 décembre 2018
Ces imbéciles de chemises brunes se fichent de savoir si nous allons à la synagogue ou non, ce qui compte à leurs yeux, c'est la race. Comme si nous ètions des chiens ou des chevaux et non pas des êtres humains.
Commenter  J’apprécie          110
christinebeaussonchristinebeausson   12 juillet 2019
Je veux juste que les choses restent comme elles sont.
Mais les choses ne restaient pas telles qu'elles étaient. Dans la vie, tout changeait, même les gens.
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christinebeaussonchristinebeausson   12 juillet 2019
Je sais que tu n'as pas besoin de ta voix, Betty, mais c'est du passé. Avec ce film, c'est ton avenir qui commence ! Et l'avenir parle, c'est comme ça !
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