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Servan Legoff (Illustrateur)
EAN : 9782490094158
Editions Ztl (05/10/2019)
4.08/5   2038 notes
Résumé :
Intégrale des Fables de La Fontaine
Notes explicatives
Table alphabétique des fables
Contes et poèmes annexés aux fables
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Critiques, Analyses et Avis (145) Voir plus Ajouter une critique
4,08

sur 2038 notes

Gwen21
  06 décembre 2012
Les Fables de Monsieur de la Fontaine sont un super antidote contre beaucoup de maux intellectuels !
Ces fables, qu'on peut s'amuser à chanter, à réciter, à déclamer ou juste à lire pour en tirer toute leur fantaisie, leur symbolique, leur humour, leur vérité ou tout simplement leur beauté, sont parfaites pour :
- soigner sa nostalgie de l'enfance
- s'amuser et sourire
- amuser et instruire les enfants
- avoir un regard humoristique et percutant sur la société (oui, la nôtre, l'actuelle) et ses politiciens
- redécouvrir la nature humaine et s'y confronter
- se cultiver.
A avoir toujours sous la main, comme un Atlas et les deux tomes du Petit Robert. Un indispensable.
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CasusBelli
  24 avril 2021
Probablement le livre qui m'aura le plus accompagné, l'un des premiers assurément, j'ai encore en mémoire les belles illustrations de l'édition qui avait appartenu à ma mère, et qui comme un secret de famille nous avait été confié à nous, les enfants, lecture transmise, lecture partagée.
Souvent lu, jusqu'à savoir par coeur les plus connues, souvent cité, qui parmi nous ne ressort pas de temps en temps la morale de l'une des fables qui résume mieux qu'un discours une situation ?
Ceux de ma génération n'y ont pas échappé, à l'école ou en famille "La Fontaine" nous a enchantés et instruits de façon ludique, à tel point que nombre des fables lues et relues, et surtout leur morale, sont gravées dans notre inconscient de façon indélébile.
Ces fables avec le recul ne sont pas destinées aux enfants mais plutôt à des adultes en devenir, beaucoup d'entre elles évoquant les aspects les plus sombres de la nature humaine, certaines étant même assez cruelles avec pour conséquences certaines morales empreintes d'un certain cynisme.
C'est en prenant une fois de plus mon recueil des fables de "La Fontaine" que l'envie m'est venue de vous en dire un mot.
"Quand le malheur ne serait bon,
Qu'à mettre un sot à la raison,
Toujours serait-ce à juste cause,
Qu'on le dit bon à quelque chose."
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Roggy
  22 octobre 2020
Depuis le début de l'année, je lisais une fable de Jean de la Fontaine par jour.
Un peu comme on se brosse les dents, j'ai adopté cet exercice matinal lors du petit-déjeuner, juste avant de partir travailler.
La version cartonnée des Editions du Chêne sont un réel régal, qui permet d'apprécier la beauté des illustrations.
240 fables qui ont constitué un petit enchantement plein de fraîcheur.
Destinées d'abord aux enfants de la royauté afin de leur délivrer des enseignements plein de classicisme, certaines des plus illustres fables demeurent toujours d'une actualité étonnante.
Les enseignements et préceptes de base sont plutôt moralisateurs et ressemblent aux « 10 Commandements pour les Nuls » :
• Ne pas faire confiance à n'importe qui
• Ne pas être jaloux
• Ne pas sous-estimer son ennemi
• Ne pas se soucier de l'opinion des autres
• Ne pas chercher la vengeance au risque de perdre sa liberté (ou la vie)
• Ne pas convoiter le bien d'un autre
• Ne pas être avare….
Certaines fables ayant été écrites avec 10 ans d'écart, nous observons qu'elles sont destinées à un autre public et sont plutôt porteuses de critiques sociales et des vices humains.
Les personnages sont la plupart du temps des animaux mais certains humains viennent égayer cette joyeuse bande.
Le ton peut être satirique, lyrique ou poétique, mais Jean de la Fontaine prône avant tout le bon sens et la simplicité.
Le message principal est qu'il faut être rusé pour pouvoir survivre.
Il condamne la vanité et conseille de rester dans la mesure.
La Fontaine ou l'imagination au service de l'instruction, un modèle indémodable à transmettre à toutes les générations.
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HORUSFONCK
  23 février 2020
Avant 2016, et ma lecture de l'intégrale de ses célèbres fables, Jean de la Fontaine était pour moi ces souvenirs de l' école primaire des années 60 où nous apprenions le lièvre et la tortue, le corbeau et le renard, le loup et l'agneau, La cigales et la fourmi... évocations nostalgiques de ces vers appris par coeur et que nous restituions d'une voix parfois pressée et hésitante.
C'est la lecture, encore récente, des fables d' Esope, qui m'a mieux fait apprécier l'apport inestimable De La Fontaine au genre: L'enrichissement et la mise en musique par les vers. La partition poétique, qui a permis à ces fables de rester des morceaux intemporels et populaires.
Cette mélodie particulière, rend aussi ces petites pièces et leur morale et leur bon sens, intelligible à tous.
Une modernisation de petits contes moraux et immémoriaux a propulsé Jean de la Fontaine dans l'immortalité des auteurs incontournables. de ceux dont les trésors littéraires ont enrichi le patrimoine littéraire de la France.
Alors, moult et grands mercis, monsieur De La Fontaine.

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Jeanmarc30
  17 février 2019
Classique parmi les classiques de la littérature française, Les Fables de la Fontaine font partie de notre patrimoine artistique et culturel. Nos parents et grands-parents les ont apprises, récitées et ce fut également notre cas et cela doit être perpétué.
Sur le principe d'un court récit, et de vers indémodables, combien de maximes et proverbes ont guidé notre existence ? ("Selon que vous serez puissant ou misérables" ; "Je plie mais ne rompt pas" pour en citer quelques-uns).
Perçues comme des histoires d'animaux au premier regard, les Fables sont aussi la traduction des travers de certains personnages et un regard porté sur la société de la Cour avec un certain humour ... et elles demeurent indémodables !
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critiques presse (2)
Ricochet   20 novembre 2012
Chaque image exprime une mise en scène avec un point de vue, une interprétation, fables et illustrations composent « une comédie en cent actes divers » tour à tour gaie ou grinçante à l’image de la danse macabre de « la Mort et le bûcheron », saisissante.
Lire la critique sur le site : Ricochet
LaLibreBelgique   04 septembre 2012
Alternant entre des doubles pages foisonnantes sur une scène écolière, des comptines d’ouverture et la représentation classique des objets, voici un imagier bien conçu où l’on peut s’amuser à retrouver les détails dans les tableaux d’ensemble.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Citations et extraits (351) Voir plus Ajouter une citation
ElGatoMaloElGatoMalo   12 janvier 2022
Le Loup et le Chien.

UN Loup n’avait que les os et la peau,
Tant les Chiens faisaient bonne garde.
Ce Loup rencontre un Dogue aussi puissant que beau ;
Gras, poli, qui s’était fourvoyé par mégarde.
L’attaquer, le mettre en quartiers,
Sire Loup l’eût fait volontiers.
Mais il fallait livrer bataille ;
Et le Mâtin était de taille
A se défendre hardiment.
Le Loup donc l’aborde humblement,
Entre en propos, et lui fait compliment
Sur son embonpoint qu’il admire :
Il ne tiendra qu’à vous, beau Sire,
D’être aussi gras que moi, lui répartit le Chien.
Quittez les bois, vous ferez bien :
Vos pareils y sont misérables,
Cancres, hères, et pauvres diables,
Dont la condition est de mourir de faim.
Car quoi ? Rien d’assuré ; point de franche lippée ;
Tout à la pointe de l’épée.
Suivez-moi ; vous aurez bien un meilleur destin.
Le Loup reprit : Que me faudra-t-il faire ?
Presque rien, dit le Chien, donner la chasse aux gens
Portants bâtons, et mendiants ;
Flatter ceux du logis ; à son Maître complaire ;
Moyennant quoi votre salaire
Sera force reliefs de toutes les façons ;
Os de poulets, os de pigeons :
Sans parler de mainte caresse.
Le Loup déjà se forge une félicité
Qui le fait pleurer de tendresse.
Chemin faisant il vit le col du Chien pelé.
Qu’est-ce là, lui dit-il ? Rien. Quoi rien ? Peu de chose.
Mais encor ? Le collier dont je suis attaché
De ce que vous voyez est peut-être la cause.
Attaché ? dit le Loup, vous ne courez donc pas
Où vous voulez ? Pas toujours ; mais qu’importe ?
Il importe si bien, que de tous vos repas
Je ne veux en aucune sorte ;
Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor.
Cela dit, Maître Loup s’enfuit, et court encor.
+ Lire la suite
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ElGatoMaloElGatoMalo   12 janvier 2022
Le médecin Tant-pis allait voir un malade
Que visitait aussi son confrère Tant-mieux.
Ce dernier espérait, quoique son camarade
Soutînt que le gisant irait voir ses aïeux.
Tous deux s’étant trouvés différents pour la cure,
Leur malade paya le tribut à nature,
Après qu’en ses conseils Tant-pis eut été cru.

Ils triomphaient encor sur cette maladie.
L’un disait : Il est mort ; je l’avais bien prévu.
S’il m’eût cru, disait l’autre, il serait plein de vie.
+ Lire la suite
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genougenou   29 mars 2017
Le Curé et le Mort

Un mort s'en allait tristement
S'emparer de son dernier gîte ;
Un Curé s'en allait gaiement
Enterrer ce mort au plus vite.
Notre défunt était en carrosse porté,
Bien et dûment empaqueté,
Et vêtu d'une robe, hélas ! qu'on nomme bière,
Robe d'hiver, robe d'été,
Que les morts ne dépouillent guère.
Le Pasteur était à côté,
Et récitait à l'ordinaire
Maintes dévotes oraisons,
Et des psaumes et des leçons,
Et des versets et des répons :
Monsieur le Mort, laissez-nous faire,
On vous en donnera de toutes les façons ;
Il ne s'agit que du salaire.
Messire Jean Chouart couvait des yeux son mort,
Comme si l'on eût dû lui ravir ce trésor,
Et des regards semblait lui dire :
Monsieur le Mort, j'aurai de vous
Tant en argent, et tant en cire,
Et tant en autres menus coûts.
Il fondait là-dessus l'achat d'une feuillette
Du meilleur vin des environs ;
Certaine nièce assez propette
Et sa chambrière Pâquette
Devaient voir des cotillons.
Sur cette agréable pensée
Un heurt survient, adieu le char.
Voilà Messire Jean Chouart
Qui du choc de son mort a la tête cassée :
Le Paroissien en plomb entraîne son Pasteur ;
Notre Curé suit son Seigneur ;
Tous deux s'en vont de compagnie.
Proprement toute notre vie ;
Est le curé Chouart, qui sur son mort comptait,
Et la fable du Pot au lait.
+ Lire la suite
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Nastasia-BNastasia-B   19 avril 2015
{et encore, pour le plaisir, une fable en VO non sous-titrée.}

Les Grenoüilles se lassant
De l’estat Democratique,
Par leurs clameurs firent tant
Que Jupin les soûmit au pouvoir Monarchique.
Il leur tomba du Ciel un Roy tout pacifique :
Ce Roy fit toutefois un tel bruit en tombant,
Que la gent marécageuse,
Gent fort sotte et fort peureuse,
S’alla cacher sous les eaux,
Dans les joncs, dans les roseaux,
Dans les trous du marécage,
Sans oser de long-temps regarder au visage
Celuy qu’elles croyoient estre un geant nouveau ;
Or c’estoit un soliveau,
De qui la gravité fit peur à la premiere,
Qui de le voir s’avanturant
Osa bien quitter sa taniere.
Elle approcha, mais en tremblant.
Une autre la suivit, une autre en fit autant,
Il en vint une fourmilliere ;
Et leur troupe à la fin se rendit familiere
Jusqu’à sauter sur l’épaule du Roy.
Le bon Sire le souffre, et se tient toûjours coy.
Jupin en a bien-tost la cervelle rompuë.
Donnez-nous, dit ce peuple, un Roy qui se remuë.
Le Monarque des Dieux leur envoye une Gruë,
Qui les croque, qui les tuë,
Qui les gobe à son plaisir ;
Et Grenoüilles de se plaindre ;
Et Jupin de leur dire : Et quoy ! vostre desir
A ses loix croit-il nous astraindre ?
Vous avez dû premierement
Garder vostre Gouvernement ;
Mais ne l’ayant pas fait, il vous devoit suffire
Que vostre premier Roy fust debonnaire et doux :
De celuy-cy contentez-vous,
De peur d’en rencontrer un pire.

Livre IIIème, Fable IV : Les Grenoüilles qui demandent un Roy.
+ Lire la suite
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CorinneCoCorinneCo   14 juillet 2014
Le cochet, le chat, et le souriceau

Un souriceau tout jeune, et qui n'avait rien vu,
Fut presque pris au dépourvu.
Voici comme il conta l'aventure à sa mère ;
- J'avais franchi les Monts qui bornent cet Etat,
Et trottais comme un jeune rat
Qui cherche à se donner carrière,
Lorsque deux animaux m'ont arrêté les yeux :
l'un doux, bénin et gracieux,
Et l'autre turbulent, et plein d'inquiétude.
Il a la voix perçante et rude,
Sur la tête un morceau de chair,
Une sorte de bras dont il s'élève en l'air
Comme pour prendre sa volée,
La queue en panache étalée.
Or c'était un cochet que notre souriceau
Fit à sa mère le tableau,
Comme d'un animal venu de l'Amérique.
Il se battait, dit-il, les flancs avec ses bras,
Faisant tel bruit et fracas,
Que moi, qui grâce aux Dieux, de courage me pique,
En ai prit la fuite de peur,
Le maudissant de très bon cœur.
Sans lui j'aurais fait connaissance
Avec cet animal qui m'a semblé si doux.
Il est velouté comme nous,
Marqueté, longue queue, une humble contenance ;
Un modeste regard, et pourtant l'œil luisant :
Je le crois fort sympathisant
Avec messieurs les rats ; car il a des oreilles
En figure aux nôtres pareilles.
Je l'allais aborder, quand d'un son plein d'éclat
L'autre m'a fait prendre la fuite.
Mon fils, dit la souris, ce doucet est un chat,
Qui sous son minois hypocrite
Contre toute ta parenté
D'un malin vouloir est porté.
L'autre animal tout au contraire
Bien éloigné de nous mal faire,
Servira quelque jour peut-être à nos repas.
Quant au chat, c'est sur nous qu'il fonde sa cuisine.
Garde toi, tant que tu vivras
De juger des gens sur la mine.
+ Lire la suite
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Videos de Jean de La Fontaine (81) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jean de La Fontaine
LA FONTAINE – Introduction aux Contes par Michel Butor (Cours Genève, 1984) Une série de six cours, parfois coupés et de qualité sonore passable, donnés par Michel Butor à l’Université de Genève.
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