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EAN : 9782264075918
216 pages
Éditeur : 10-18 (07/11/2019)

Note moyenne : 3.21/5 (sur 14 notes)
Résumé :
Découvrez un classique du roman gothique, par l'auteur qui a inspiré Bram Stocker.
" Je n'ai jamais vu site plus original et plus beau que cette ravissante petite ville de Golden Friars. Elle se dresse sur le rivage de son lac, dominée par un amphithéâtre de montagnes toutes gercées de ravines et couleur de pourpre opulente. "
Certes, tel et bien l'aspect que Golden Friars présente, au premier abord, au visiteur. Mais au bord du lac se dresse le sinist... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Pinklychee
  24 septembre 2020
Il y avait bien longtemps que je ne m'étais pas plongée dans un roman gothique. Pumpkin Autumn Challenge oblige, j'ai décidé de renouer avec mes vieilles habitudes.
J'aurais pu relire Carmilla, du même auteur, mais j'ai eu envie de nouveauté et c'est tout naturellement que je me suis tournée vers cette histoire de fantômes et de malédiction.
Nous suivons donc le baron Bale Mardykes, propriétaire d'un manoir proche d'un lac et entouré de montagnes, qui revient dans son domaine après des années d'absence.
Cependant, il ne revient pas de gaieté de coeur, accablé de dettes qu'il ne parvient que difficilement à rembourser, obligé de s'éloigner de la trépidante vie londonienne afin de vivre au calme, loin des tentations.
Il faut dire que la légende raconte que la jolie Mary Feltram serait morte noyée avec son enfant dans le lac et que son bourreau ne serait autre que l'aïeul de Sir Bale. Certains habitants prétendent même l'avoir aperçue dans l'eau, tenant son enfant à bout de bras au-dessus de sa tête.
De ce fait, c'est un Sir Bale pas très ravi qui revient au pays, bien décidé à se tenir éloigné du lac, persuadé que Mary Feltram pourrait bien se venger si d'aventure il venait à s'en approcher.
Le décor est planté, gothique à souhait: un fantôme, un baron quelque peu taciturne, un manoir perdu au beau milieu des montagnes, une île à l'aspect peu engageant…
Tout était donc réuni pour que je passe un très bon moment de lecture.
Et pourtant, ça ne l'a pas vraiment fait. J'ignore si c'est dû au format très court du livre (212 pages) mais pour moi je n'ai pas vraiment eu ce que j'étais venue chercher.
Déjà, il faut attendre d'avoir dépassé les 60 pages pour que l'on commence à entrer dans l'action. Il reste donc 140 pages à l'auteur pour nous raconter l'histoire de Sir Bale.
Pour moi, cette histoire n'est pas assez poussée, j'en attendais beaucoup plus. Oui j'ai bien eu quelques petits frissons pendant ma lecture, mais rien de bien transcendant.
On retrouve tous les ingrédients du roman gothique, le fantôme, la malédiction, le pacte avec le Diable, mais j'ai trouvé que tout cela était plutôt mal exploité.
Philip Feltram, au début, m'a prodigieusement agacée (il "éclate en sanglots" trois ou quatre fois en à peine 10 pages) avant de réussir à titiller ma curiosité, cependant j'aurais aimé en savoir plus: pourquoi cette humeur soudain si taciturne? Pourquoi ce départ précipité? Dommage que ce ne soit pas davantage explicité.
Et le souci, c'est que j'ai eu cette impression de pas assez avec quasiment tous les aspects du roman: j'attendais tellement plus!! Ca manque franchement d'explications sur pas mal de points.
Bref je ressors de cette lecture mitigée, déçue d'être déçue, et avec au final cette impression de "tout ça pour ça..."
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PascalMalosse
  11 juin 2020
Première incursion chez Sheridan le Fanu, tombé sur ce livre un peu par hasard. Je découvre ce grand auteur irlandais du courant gothique. En effet, on retrouve tous les éléments classiques de ce genre qui connut son apogée au XIXe siècle : le lac et son cirque de montagnes, l'ancien domaine poussiéreux, le maître des lieux au comportement irascible, une victime qui reviendra de la mort toute puissante. Les apparitions des spectres sont invariablement réussies et suscitent un léger frisson, plaisant. Les descriptions sont belles et ténébreuses comme il se doit, le style agréable, le savoir-faire indéniable. Certains passages elliptiques sont un peu trop résumés, mais dans l'ensemble un excellent exemple du genre qui donne envie de découvrir Carmilla... Dire que les romans gothiques engendreront plus tard Edgar Allan Poe, Stoker, Machen, Blackwood, Lovecraft., Shelley... Honneur aux pionniers.
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DViolante
  09 octobre 2020
Nous avons affaire ici à un récit de style gothique, l'histoire d'une malédiction familiale.
Au XVIIIème siècle, en Irlande, la petite ville de Golden Friars, bâtie au bord d'un lac, vit paisiblement.
Au siècle précédent, Mary Feltram, une pauvre jeune fille, a donné naissance à deux enfants, non reconnus par Sir Jasper Mardykes, son riche voisin qui l'a recueillie. Mary disparaît, mais on raconte que certains l'aurait vu au milieu du lac avec un enfant mort dans les bras.
Depuis l'un de ses descendants, Philip Feltram est devenu le secrétaire de sir Bale Mardykes. Mais les relations sont mauvaises entre les deux hommes. Sir Bale accuse, à tort, Philip de vol. Ce dernier quitte le manoir et cherche à traverser le lac de nuit. Il est retrouvé noyé, mais, lors de la veillée funèbre il se réveille. Leurs rapports changent alors. Feltram prend de l'ascendance sur son employeur et lui donne le moyen de le sortir de la ruine. Lorsque Philip Feltram quitte le manoir, son frère William le remplace. Mais sir Bale n'est pas à l'aise avec lui. Il garde en tête une rumeur selon laquelle un Feltram héritera de son domaine..
Le roman est assez court et ne permet pas à l'auteur de développer certains éléments de l'intrigue. le surnaturel est présent par touche : des histoires de revenants racontées lors de la veillée, un fantôme sur le lac, des chambres hantées, d'étranges personnages qui se transforment en oiseaux, un tableau oublié qui ressurgit... Mais Sheridan le Fanu laisse planer le doute, n'explique rien et ne fait que suggérer l'effroi. Comme souvent dans ses oeuvres, la chute de l'histoire est concise, rapide et peu détaillée. le sort des différents personnages est rapidement évoqué en quelques ligne et nous laisse sur notre faim.


Lien : http://dviolante5.canalblog...
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paulmaugendre
  30 juin 2020
Supposons que nous ne sommes que tous les deux, vous le lecteur, et moi le scripteur. Fermez les yeux.
Imaginez un petit village, entouré de bois et de montagnes. Dans ce village, une auberge accueillante. Dans la cheminée crépite un feu de bois guilleret. Trois ou quatre personnes devisent calmement.
Il paraîtrait que Sir Bale Mardyke reviendrait au pays, après de longues années d'absence.
Sur le lac plane une étrange légende : celle de la femme noyée. Mais au fait, la femme noyée, n'était-elle pas de la même famille que Philipp Feltram, secrétaire de Sir Bale ? Et ne serait-ce point un ancêtre de Sir Bale qui serait à l'origine de la noyade de la jeune femme ? Une rumeur, une légende.
Et le lac, omniprésent dans toutes les conversations. Et le lac immuable, aux profondeurs insondables. Certains auraient même vu une main sortir des ondes et happer le voyageur imprudent.
Racontars que tout ça. N'empêche que Philipp Feltram, ce compagnon triste et réservé de Sir Bale, s'est aventuré sur le lac et qu'il est mort noyé. le docteur constate même la rigidité cadavérique.
Un lac, ce n'est jamais qu'un miroir, un reflet. Où est l'original, où est le reflet.

Shéridan le Fanu est surtout connu en France grâce à Carmilla, son oeuvre le plus souvent citée. D'autres livres ont pourtant traversé le Channel, comme le fantôme de Madame Crowl, un recueil de nouvelles. Ou encore L'Oncle Silas.
Des romans ou nouvelles dans lesquels l'angoisse côtoie la terreur feutrée. A conseiller à tous ceux pour qui angoisse n'exclut pas poésie, à tous ceux qui aiment frissonner, mais qui n'apprécient pas forcément l'étalage sanguinolent de mauvais goût.

Lien : http://leslecturesdelonclepa..
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Unlivrepoursevader
  16 janvier 2020
Salut les loulous,
◇Aujourd'hui j ai fini de lire "le Baron hanté" de Sheridan le Fanu (ecrivain irlandais) réédité par les @editions1018 en novembre.
J ai aimé me balader dans cette univers de brume et de mystère qui tourne autour du propriétaire d'un manoir et de la légende d'une femme et son enfant mort noyées dans le lac face à se même lieu. Réalité?légende ? Fantômes?Malédiction?
◇Q' en est-il dans ce petit village où l'ont accorde temps d'importance aux legende et secret?
◇L'univers gothique et les personnages sont intrigants et l'histoire est bien menée et laisse beaucoup de part au mystère jusqu'à la fin. Ce du donc une courte et agréable lecture qui change de mon registre habituel. ◇Seul bémol il y a trop d'intrigue pour moi a la fin.
◇ Résumé :
" Je n'ai jamais vu site plus original et plus beau que cette ravissante petite ville de Golden Friars. Elle se dresse sur le rivage de son lac, dominée par un amphithéâtre de montagnes toutes gercées de ravines et couleur de pourpre opulente. "
Certes, tel et bien l'aspect que Golden Friars présente, au premier abord, au visiteur. Mais au bord du lac se dresse le sinistre château des Mardykes et le légende qui se rattache au lac n'est guère plus engageante. on raconte que la jeune et jolie, mais malheureuse, Mary Feltram y aurait été noyée, en même temps que son petit enfant et que, en certaines fins d'après-midi, des pêcheurs l'ont vue, dans le soleil couchant, élever son buste hors du lac, dressant son enfant à bout de bras au-dessus de sa tête. Aussi, lorsque le hobereau du village, sir Bale Marykes, ruiné, revient, bien à contrecoeur, habiter son château, il évite soigneusement de s'aventurer sur le lac. Car il craint la vengeance du fantôme de Mary dont un Mardykes semble avoir été le bourreau.
Lien : https://www.instagram.com/p/..
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
oliviersavignatoliviersavignat   25 juin 2020
La forêt sauvage et grandiose, l'impression distante que dégageaient le visage et le maintien de son compagnon communiquaient à sir Bale une vive sensation d'angoisse. Ils étaient debout côte à côte, immobiles et muets, les yeux fixés sur la forêt et ses clairières. Devant eux, sur le fond plat de la vallée, s'élevaient des arbres sublimes, des groupes d'aubépines et de bouleaux que la Nature avait jetés là en formations disséminées dressant vers le ciel leurs fourches fantastiques.
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UnlivrepoursevaderUnlivrepoursevader   16 janvier 2020
" Je n'ai jamais vu site plus original et plus beau que cette ravissante petite ville de Golden Friars. Elle se dresse sur le rivage de son lac, dominée par un amphithéâtre de montagnes toutes gercées de ravines et couleur de pourpre opulente. "
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Video de Joseph Sheridan Le Fanu (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Joseph Sheridan Le Fanu
BANDE ANNONCE - "Carmilla" - LE FANU & MAZZANTI .BANDE ANNONCE - "Carmilla" - LE FANU & MAZZANTI Collection Métamorphose - Éditions Soleil EN LIBRAIRIE LE 8 OCTOBRE 2014 © ÉDITIONS SOLEIL / MAZZANTI À l?occasion du 200e anniversaire de la naissance de le Fanu, Isabella Mazzanti illustre de façon sensible, sombre et romantique « Carmilla », une ?uvre majeure de la littérature vampirique du XIXe siècle, métaphore implacable de l?amour interdit. Bram Stoker reconnaîtra plus tard la dette qu?il a envers son compatriote lors de la parution, en 1897, de « Dracula », roman devenu culte.
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