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EAN : 9782253003915
288 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (27/03/1973)

Note moyenne : 3.77/5 (sur 102 notes)
Résumé :
Dans une banque, un monsieur myope compte des liasses de billets. Un monsieur qui voit bien clair l’observe avec l’intérêt qu’éveille chez lui toute jolie somme passant à sa portée, car ce second monsieur se nomme Raoul d’Averny, alias Arsène Lupin. Il décide d’appliquer sa méthode, c’est-à-dire filer le bonhomme jusqu’à son domicile et s’implanter dans les parages pour repérer les lieux avant d’agir.

Mais la poursuite de ce magot va entraîner Arsène ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Laureneb
  12 novembre 2018
Ce roman, l'un des derniers de la série, est un des plus sombres. Car c'est le retour d'un des personnages les plus intéressants à côté du héros, la Cagliostro. Cette femme fatale machiavélique n'est pas un cliché, grâce à sa subtilité : elle a aussi ses blessures, ses failles, qui la rendent fascinantes. Sauf qu'ici, ce n'est que son ombre, son souvenir qui est de retour. Mais même disparue, elle reste menaçante.
Lupin, lui, n'est plus dans son personnage léger et charmant habituel. Après tout, lui aussi vieillit. Il est d'ailleurs confronté à son double - ses interrogations sur son fils perçu comme son image imparfaite sont d'ailleurs assez touchantes.
Ce roman apporte donc un décalage, une variation intéressante sur le personnage - mais qu'il faut lire en connaissant d'autres tomes. Cependant, je le trouve inférieur à la Comtesse de la Cagliostro, peut-être parce qu'il manque ce que j'aime chez Maurice Leblanc, à savoir l'enracinement dans le pays De Caux, et donc la découverte d'un secret séculaire lié au patrimoine normand.
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gill
  11 avril 2012
Publié en 1935 ce volume de "la Cagliostro se venge" nous vient en direct de la plume talentueuse de Maurice Leblanc.
Ce chapitre est l'épilogue de la jeunesse du héros, de sa rencontre amoureuse avec la comtesse de Cagliostro mais c'est aussi je crois sa dernière aventure écrite par son auteur, disparu en 1941.
C'est la fin d'une histoire passionnante commencée avec "la comtesse de Cagliostro" et se lit aussitôt avec autant de plaisir que le volume précédent..
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aureliestrega
  23 juin 2015
Un roman passionnant. L'intrigue se fait toujours plus complexe au point de douter un moment d'avoir le fin mot de l'histoire! Quelques personnages intéressant mais c'est surtout les intrigues variées dans un huis clos composé de quelques villas encerclant un petit lac qui maintient le lecteur. On reste quelque peu sur notre faim mais c'est une fantastique aventure!
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Chasto
  02 juillet 2019
Fin d'une vie de cambrioles et de défis.
En bon gentleman, notre héros s'incline sur un passé commencé onze plus tôt.
Avec déférence et révérence, le règne du plus grand cambrioleur s'éclipse.
Avec tendresse et confessions, le lecteur assiste au départ d'un personnage des plus charismatiques de son temps.
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ertiammot
  28 août 2016
Un très bon Arsène Lupin, Bien que l'un des plus sombres...
Arsène Lupin y retrouve des fantômes du passé à travers la Cagliostro.
Une histoire où mêle amour et haine et ou notre héros va devoir se surpasser pour échapper à la vengance haineuse qui le poursuit !
Un très bon Lupin comme toujours !
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
genougenou   20 septembre 2013
PRÉFACE D’ARSÈNE LUPIN

Je voudrais marquer ici que, tout en appréciant comme il convient, et en certifiant comme conformes à l’exactitude les aventures qui me sont attribuées par mon historiographe attitré, j’apporte néanmoins certaines réserves sur la façon dont il les présente dans ses livres.

Il y a cent manières d’accommoder au goût du public une aventure réelle. Peut-être n’est-ce pas choisir la meilleure que de me montrer toujours sous l’aspect le plus avantageux et de me mettre obstinément en relief et au premier plan. Non content de négliger les nombreux épisodes de ma vie où je fus dominé par les circonstances, démoli par mes adversaires ou rabroué par les respectables agents de l’autorité, mon historiographe arrange, atténue, développe, exagère et, sans aller contre les faits, les dispose si bien que j’en arrive parfois à être gêné dans ma modestie.

C’est un mode de récit que je n’approuve pas. Je ne sais qui a dit : « Il faut connaître ses limites et les aimer. » Je connais mes limites, et j’éprouve même, à les sentir, quelque satisfaction, ayant horreur de tout ce qui est surhumain, anormal, excessif et disproportionné. Ce que je suis me suffit : au-delà, je serais invraisemblable et ridicule. Or, l’une de mes faiblesses est la crainte de tomber dans le ridicule.

Et j’y tombe sans aucun doute – et c’est là la raison essentielle de cette courte préface – lorsque je suis offert au public dans une invariable, perpétuelle et irritante situation d’amoureux. Certes, Je ne nie pas que j’aie le cœur fort sensible, et que le coup de foudre me guette à chaque tournant de rue. Et je ne nie pas non plus que les femmes me furent, en général, accueillantes et miséricordieuses. J’ai des souvenirs flatteurs, je fus l’objet heureux de défaillances dont tout autre que moi se prévaudrait avec quelque orgueil. Mais de là à me faire jouer un rôle de Don Juan, de Lovelace irrésistible, c’est un travestissement contre lequel je proteste. J’ai connu des rebuffades. Des rivaux méprisables me furent préférés. J’ai eu ma bonne part d’humiliation et de trahison. Défaites incompréhensibles, mais qu’il faut noter si l’on veut que mon image soit rigoureusement authentique.

Voilà le motif pour lequel j’ai voulu que la présente aventure fût racontée, et qu’elle le fût sans détours ni ménagements. Je ne m’y distinguerai pas toujours par une agaçante infaillibilité. Mon cœur n’y soupire pas au détriment de ma raison. Mon pouvoir de séducteur est singulièrement mis en échec. Tout cela me vaudra peut-être l’indulgence de ceux que l’excès de mes mérites et de mes conquêtes horripile non sans motif.

Un mot encore. Joséphine Balsamo qui fut la grande passion de ma vingtième année, et qui, se faisant passer pour la fille du comte de Cagliostro, le fameux imposteur du dix-huitième siècle, prétendait tenir de lui le secret de l’éternelle jeunesse, ne paraît pas en ce livre. Elle n’y paraît pas pour une raison dont le lecteur appréciera de lui-même toute la force. Mais, d’autre part, comment ne pas mêler son nom au titre d’une histoire sur laquelle son image projette une ombre si tragique et où l’amour se double de tant de haine, et la vengeance s’enveloppe de tant de ténèbres ?
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GeckoLogiqueGeckoLogique   18 avril 2011
Il y a cent manières d’accommoder au goût du public une aventure réelle. Peut-être n’est-ce pas choisir la meilleure que de me montrer toujours sous l’aspect le plus avantageux et de me mettre obstinément en relief et au premier plan. Non content de négliger les nombreux épisodes de ma vie où je fus dominé par les circonstances, démoli par mes adversaires ou rabroué par les respectables agents de l’autorité, mon historiographe arrange, atténue, développe, exagère et, sans aller contre les faits, les dispose si bien que j’en arrive parfois à être gêné dans ma modestie.

C’est un mode de récit que je n’approuve pas. Je ne sais qui a dit : « Il faut connaître ses limites et les aimer. » Je connais mes limites, et j’éprouve même, à les sentir, quelque satisfaction, ayant horreur de tout ce qui est surhumain, anormal, excessif et disproportionné. Ce que je suis me suffit : au-delà, je serais invraisemblable et ridicule. Or, l’une de mes faiblesses est la crainte de tomber dans le ridicule.
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genougenou   20 septembre 2013
L’ombre vint. Dès que la nuit se fut épaissie – une nuit noire, chaude, lourde de mystère – Raoul sortit furtivement du Clair-Logis par l’issue du garage, fit le tour de la propriété et se posta dans l’obscurité près de la barrière. Des idées tumultueuses envahissaient son cerveau. Il se représentait Félicien à Caen chez Georges Dugrival, agenouillé devant le coffre et empochant les bijoux de l’écrin bleu. Il évoquait le duel du jeune homme avec Jérôme Helmas sous les yeux de Rolande qui balbutiait : « Il va le tuer. » Et il se rappelait aussi la conduite énigmatique de Faustine. Qu’était-elle devenue, Faustine ? Car enfin, il manquait au drame qui se jouait un de ses quatre personnages. Faustine était-elle femme à renoncer au rôle qu’elle tenait dans les ténèbres ?
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gillgill   13 avril 2012
Je voudrais marquer ici que, tout en appréciant comme il convient, et en certifiant comme conformes à l'exactitude les aventures qui me sont attribuées par mon historiographe attitré, j'apporte néanmoins certaines réserves sur la façon dont il les présente dans ses livres...
(extrait de la préface signée Arsène Lupin)
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JehanneDDJehanneDD   15 janvier 2017
- Quelqu'un de plus malin que les autres, dit M. Rousselain en répétant la phrase de Raoul. Je ne vois personne qui soit assez malin...
- Mais si... mais si... murmura M. d'Averny, qui avait pris une cigarette sur la table, et l'allumait, les yeux rêveurs...
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