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Jean-Paul Filion (Préfacier, etc.)
ISBN : 2894060157
Éditeur : Fides (07/01/1995)

Note moyenne : 3.92/5 (sur 45 notes)
Résumé :
Nous sommes au début du siècle dans une petite ville située aux marches du Québec habité. Un enfant de 12 ans fait l'apprentissage de la vie. Chaque rencontre, chaque expérience contient sa leçon. L'amitié, l'amour, la mort, la misère, mais aussi le bonheur lui sont tour à tour révélés. Et la nature vierge, où on peut s'échapper, est aux portes de la petite ville pionnière… Mais très vite--trop vite- arrive le moment où l'enfance devient « comme un vêtement trop ét... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
Sachenka
  14 décembre 2017
Pieds nus dans l'aube, c'est le premier roman publié de Félix Leclerc, et c'est aussi une oeuvre autobriographique qui retrace les jeunes années du grand artiste québécois. On y découvre ce à quoi pouvait ressembler la vie dans les régions reculées au début du siècle dernier. Les familles nombreuses, la vie de village, la proximité de la nature, etc. le jeune Félix s'amuse comme un fou, avec quelques uns de ses frères et soeurs (du même âge que lui) et ses amis, le timide Ludger et surtout Fidor. Ce dernier est un petit sauvage sympathique, qui ne fréquente pas l'école et préfère grimper aux arbres. Une sorte de Huckleberry Finn… Ensemble, ils s'amusent comme des fous, chaque occasion devient un moment précieux. Aussi, ils observent le monde autour d'eux, surtout les adultes. Plus on avance, plus on se rend compte qu'il ne s'agit pas que d'un cumul d'aventures de jeunesse mais plutôt un roman d'apprentissage. Ces jeunes, Félix en tête, comprennent davantage l'importance des liens de la famille, de l'amour et de l'amitié, surtout quand ils sont confronté à des situations qui appartiennent au monde des adultes. La maladie, la vieillesse, la mort, l'absence du père, le manque d'emploi, les déménagements, etc. Ils commencent à comprendre qu'ils ne passeront pas toute leur existence dans ce petit village confortable.
Certains des souvenirs émouvants peuvent paraître tristes (ils l'ont assurément été au jeune garçon) mais le lecteur n'en est pas accablé. Vers la fin, alors qu'on devine un peu la tangente que prend l'histoire, on peut ressentir une légère nostalgie mais rien de larmoyant. C'est que les événements sont presque annoncés mais, surtout, ils sont présentés d'une telle façon qu'ils semblent inévitables, comme faisant partie de la vie. En fait, ce roman est surtout une célébration, une ode à la vie. Il faut profiter des beaux moments pendant qu'on le peut et je me suis pris à me rappeler quelques uns de mes propres souvenirs en lisant ceux de Félix Leclerc. le style de l'auteur y est pour beaucoup. Cette ode, je lui trouve des qualités poétiques même si c'est un roman en prose. L'évocation de ce petit village, proche des éléments (la rivière Saint-Maurice, la forêt) et rempli de visage familliers rassurants, une vie sans complications inutiles, qui n'en rêve pas à l'occasion ? Pareillement pour les moments racontés, par exemple, quand un de ses frères invente des histoires aux instruments de musique. le moindre objet du quotidien prend des airs de magie dans cet univers qui, pourtant, ne devait pas être si facile non plus.
Bref, Pieds nus dans l'aube est un roman que je recommande vivement. Pour ceux que ça intéresse, Francis Leclerc, le fils de l'auteur, a également réalisé son adaptation cinématographique dernièrement. Un film à voir.
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nath45
  08 octobre 2016
Cette histoire se déroule à la Tuque, c'est l'histoire d'un enfant d'une douzaines d'années qui fait l'apprentissage de la vie et nous donne sa vision du monde, c'est le passage de l'enfance au monde adulte.
Pour moi lectrice, c'est la découverte de l'écriture emplie de poésie de Felix Leclerc qui m'a vraiment enchantée.
J'ai lu que le fils de l'auteur réalisait l'adaptation cinématographique de ce roman quelle bonne idée.
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yowie
  10 septembre 2012
Bon là vous allez dire que je déroge à mon style de lecture. Mais je viens effectivement de terminer Pieds Nus dans l'Aube de Félix Leclerc. Livre tout plein de poésie. Sur l'enfance de Félix à La Tuque en Mauricie. C'est tellement beau... L'auteur sait tellement bien nous décrire le BONHEUR de son enfance que fatalement tu voudrais avoir vécu avec lui... Trop beau!
Quelques phrases qui m'o
nt marqué:
"À la puissance qui resta assise, je préfère la pauvreté qui marche!"
"Je me suis arraché le coeur car il me faisait trop souffrir."
"Mon père m'a enseigné la haine du facile!"
Et comment ne pas mentionner ceci:
"J'ai deux montagnes à traverser
Deux rivières à boire
J'ai six vieux lacs à déplacer
trois chutes neuves à mettre au lit,
dix-huit savanes à nettoyer,
une ville à faire avant la nuit!"
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Errant
  12 octobre 2015
Il y a de ces livres qui vous charment, vous transportent au fil des mots d'idées en images, d'émotions en souvenirs. Et celui-ci en est un. Cette histoire d'une progressive "sortie de l'enfance" est d'une douce beauté qui ne cesse de se laisser appréhender page après page anecdote après anecdote. Et , l'air de rien, elle est aussi pleine d'opinions sur l'existence, semées ci et là, au rythme des aventures du jeune narrateur; amitié, liberté, décès, violence, tout y passe, presque en catimini, mais bien ancré dans le récit. Et que dire de cette plume, si poétique lorsqu'elle narre la nature et tellement signifiante malgré un vocabulaire des plus simple.
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Cocotte8017
  11 février 2015
Ce roman, ce sont les souvenirs de Félix Leclerc lorsqu'il avait 12 ans et qu'il vivait à La Tuque. L'auteur retrouve ses yeux d'enfant émerveillé et aussi craintif de voir le temps passer et l'enfance se terminer. Il nous raconte des anecdotes, des bouts de vie passés entouré de sa famille et particulièrement de son ami Fidor.
Me voici bien heureuse d'avoir lu le grand Félix Leclerc! J'ai été enchantée par cette lecture toute en douceur et en nostalgie. C'est poétique, mais très très accessible. de jolis mots qui savent nous transporter dans les souvenirs de Félix, mais aussi les nôtres. Ce livre m'a rappelé la vision du monde que nous avons à cet âge. Un roman qui renferme des thèmes universels tels que l'amitié, la fraternité, la nature, faisant en sorte que ce livre passe si bien le temps!
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Citations et extraits (40) Voir plus Ajouter une citation
SachenkaSachenka   17 décembre 2017
- La ville? C'est le peuple rassemblé autour des usines. C'est l'entassement des maisons collées comme un jeu de cartes. C'est la terre qui est cachée sous l'asphalte et qui se montre le bout du nez à la hâte dans les parcs et les avenues. Où les arbres ont des bras en écharpe, des estomacs de ciment, des poumons artificiels, c'est là. La ville... des gens qui vont à droite, d'autres à gauche. Ceux qui vont à droite ne connaissent pas ceux qui vont à gauche. Pourtant ce n'est pas à cause de l'obscurité que les gens ne se connaissent pas, parce que des soleils de toutes couleurs pleuvent dans les rues, c'est à cause de... je ne sais pas. La ville, c'est la bouche fermée, l'oeil aux aguets ; c'est "je te donne ceci pour cela, fais vite et sans rire". La ville, c'est l'attente, pour la cloche, la sonnerie, le sifflet qui te dit : "Lève-toi, viens là, puis fais ceci, va dîner ; c'est tout, bonsoir." Et ça recommence interminablement. La ville, c'est un immense cri que personne n'entend ; c'est un lourd silence roulant des bruits insupportables. La ville, c'est le royaume des grimaces et des masques. Roule! Des grands sourires cachent des enfers et les laideurs peuvent détrôner les rois. La ville, c'est... des milliers de mains tendues par en haut qui prient. Des milliers de muscles qui travaillent. Des bribes d'angélus perdues dan ile rire des cabarets. Des millions de mâchoires fermées qui souffrent. C'est un bruit de ferraille, la vapeur pourrie qui sort des caves et sent mauvais. Des yeux avec du sang et des hommes cachés qui ont du génie, s'enferment, digèrent les malheurs et font des chefs-d'oeuvre... C'est la vallée des larmes!
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SachenkaSachenka   12 décembre 2017
Les yeux de dix frères et soeurs à aimer, n'est-ce pas quelque chose? Pour jouer : de la santé et des jeux plein les bras ; en plus, comme les seigneurs, une montagne à nous pour glisser, des chiens avec de vrais attelages sur un vrai traineau, une vache, de vrais chevaux et cette vallée de noisettes, de glands, de framboisiers, sans clôtures, ni affiches, ni gardiens et la Saint-Maurice au milieu... Les fils de roi ne devaient pas en avoir tant que cela.
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SachenkaSachenka   15 décembre 2017
Lentement, discrètement, papa nous préparait un héritage : il nous glissait ce qui est mieux que l'argent : du courage, des provisions de courage pour l'avenir, car lui savait que dans le détour, après l'enfance, une bête nouvelle et compliquée, tapie hypocritement, fait le guet... Bien assez tôt, ce devait être notre tour d'entrer dans cette gueule!
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SachenkaSachenka   12 décembre 2017
Souvent, le jour, avec Lédéenne et mon frère le deuxième, le discret, le "rangé" de la famille qui rêvait d'être musicien, tous trois main dans la main, nous allions en cachette sur la galerie de la maison chanteuse et, sans parler, nous contemplions par les carreaux les instruments de cuivre.
Mon frère le deuxième savait leur nom, leur origine et leur pouvoir de charmeur, qu'il avait appris dans un livre. Il nous racontait des fables au sujet du piccolo et de la flûte. "Pendus au mur, ils se font la cour, disait-il. Lui, c'est un berger ; elle, une chanson insaisissable comme une abeille. La clarinette est la seule, remarquez-la, qui beau temps mauvais temps rit toujours de toutes ses clefs ; c'est la coquette du village. Le xylophone nerveux et maigre, avec ses côtes à jour, se tient au fond ; il claque des dents ; c'est qui? c'est le pauvre." Une vieille harpe qui ne sortait jamais, en avant de tous les autres, comme une ancêtre, semblait tirer ses fils dans la vie, fendait les malheurs comme une proue de navire. Et le drapeau tricolore jetait ses plis vers nous, comme s'il eût voulu nous envelopper, nous enlever dans ses voiles.
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leluezleluez   18 mai 2014
Il s’appelait Martinien, et sa vocation semblait être d’empêcher les cœurs de vieillir. Lui-même à soixante ans, aussi alerte qu’un enfant de chœur, faisait avec sa tête blanche le plus beau des diacres. Il détestait les enfants vieux. Un homme qui n’avait point d’enfance dans quelque coin de son être, ne l’intéressait pas non plus. Il avait sa façon de rajeunir les adultes en leur poussant sous les yeux, par toutes sortes de moyens, des images du premier âge.
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Videos de Félix Leclerc (35) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Félix Leclerc
Présentation du livre-disque «Le petit ours gris de la Mauricie», un conte de Félix Leclerc. Entrevue avec Edgar Bori, qui pour l'occasion a composé et interprété 10 magnifiques chansons qui accompagnent le conte. La vidéo inclut des extraits musicaux et des illustrations du livre-disque.
Présentation du livre-disque (sortie le 5 novembre 2013)
LIVRE À moi le froid, je n'ai pas peur! Dans la grande forêt de la Mauricie, un petit ours gris ignore les conseils de ses parents et choisit de passer l'hiver loin de sa tanière. Libre, il chante et danse avec les oiseaux, les renards et les chevreuils. Mais le printemps est bien loin... Un conte de Félix Leclerc qui rend hommage à son pays de neige.
DISQUE Edgar Bori assure la narration du conte et met en musique, à travers 10 chansons drôles et poétiques, les aventures du petit ours gris. Avec tendresse et bonne humeur, il fait rêver notre héros sur des airs circassiens, traditionnels et jazz. Au rythme des dodos et des saisons, petit ourson deviendra grand !
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