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Yeong-hee Lim (Traducteur)Françoise Nagel (Traducteur)
EAN : 9782809702705
217 pages
Editions Philippe Picquier (02/06/2011)
2.85/5   24 notes
Résumé :

Un accident inexpliqué, une singulière disparition, et maintenant un suicide... ça fait désordre dans un établissement aussi respectable que le musée Jeongno, célèbre pour sa collection de peinture contemporaine coréenne. En tout cas, c'est l'avis du jeune artiste Kim Jun-ki et de son amie Nuri qui, au péril de leur vie, vont tenter de percer les secrets du musée, en marge de l'enquête officielle... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
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missmolko1
  17 mars 2019
Escale en Corée du Sud avec ce court roman d'environ 200 pages. Les rats de musée est une enquête policière dans le milieu de l'art que j'ai pris plaisir à dévorer en quelques heures. Je suis, par contre, très surprise par les notes / avis moyens voir négatifs sur ce roman car pour ma part, j'ai beaucoup aimé.
Commençons par le seul point négatif du roman : les noms des personnages. Généralement quand je vois ce commentaire dans une critique, je suis la première à rouler des yeux en me disant intérieurement : C'est un roman coréen alors évidement les personnages ont des noms coréens qui pour nous européens sonnent parfois difficile à la lecture ou à la mémorisation. Mais ici j'ai vraiment eu beaucoup de mal et je me suis rendue compte à la moitié du roman que j'avais confondue deux personnages qui n'avait rien à voir l'un l'autre à l'exception de leur nom : Kim Jun-ki et Kim Jeong-su. Il est aussi difficile lors de la rencontre avec un personnage de savoir s'il s'agit d'une femme ou d'un homme, il m'a donc fallu guetter les détails grammaticaux du texte.
Malgré ça, j'ai adoré cette immersion dans le milieu artistique : pénétrer dans les coulisses d'un grand musée (qui n'en n'a jamais rêvé), côtoyer des artistes, en apprendre d'avantage sur les méthodes de peintures et surtout de détection de faux tableaux. Tout ça est passionnant. Alors certes, si on s'attend à une super intrigue policière, c'est un peu raté ! Ici l'enquête, je dirais est secondaire et sert un peu de support. L'auteur met avant tout en lumière l'art, son histoire, sa place dans la société d'aujourd'hui. C'est un roman très bien documenté et surtout très bien écrit. Lee Eun est apparemment populaire en Corée et je ne suis pas surprise car ce roman est vraiment prometteur.
Lien : https://missmolko1.blogspot...
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sandrine57
  20 avril 2015
Quand le peintre Ji Man-Kyu est décédé, renversé par une voiture, l'inspecteur Kim Jeong-su n'a pas enquêté. Quand Yun Hou, un autre peintre, a subitement disparu, il n'a rien fait non plus. Il faut dire que les pontes du musée Jeongno avait fait pression pour étouffer ces affaires afin de préserver leur réputation et la cote de leurs artistes. Mais quand Pak Kilyong, le directeur du musée, se pend dans son bureau après avoir interrompu intempestivement une exposition sur l'école de Venise pour la remplacer par une rétrospective des oeuvres de Lim Yeong-suk et la première exposition individuelle de Kim Jun-ki, jeune prodige fraîchement diplômé des Beaux-Arts, le policier séoulite ne veut plus fermer les yeux. Il se passe décidément des choses étranges dans ce musée consacré à la peinture contemporaine coréenne. Kim Jun-ki partage cet avis. Il est l'une des dernières personnes à avoir rencontré le directeur Pak et en rapportant sa conversation à son amie Yang Nuri, conservatrice stagiaire au musée, il se rend compte que le mort lui a peut-être laissé un message posthume. Les deux jeunes gens, aidés par leur ami journaliste Oh Jinhwan, vont enquêter dans le monde de l'art, milieu qu'ils croyaient connaître mais qui cache les pires vices derrière le masque de la respectabilité et du bon goût.
Avant de pouvoir apprécier ce polar, il faut se familiariser avec les patronymes coréens. On a beau vouloir faire des efforts, il faut bien admettre que Kim Jun-ki, Ji Man-kyu et autre Kim Jeong-su, c'est très ressemblant et on passe un certain temps à savoir qui est qui, qui fait quoi, qui est une femme, qui est un homme,etc. Passé ce premier choc linguistique, il reste l'intrigue. Et il faut bien avouer qu'elle est quelque peu tarabiscotée. On se perd dans les méandres du marché de l'art coréen, entre différents protagonistes qui se livrent une guerre sans merci, à coup de dénonciations, dépôts de plaintes, calomnies, pour s'accaparer les artistes et leur faire signer un contrat d'exclusivité. Les professionnels ont oublié l'amour de l'art au profit de leur enrichissement personnel et certains sont prêts à tout pour engranger de petites fortunes, sans plus se soucier ni de peinture, ni de peintres. C'est cela que Eun LEE s'est appliqué à dénoncer et c'est ce qui fait l'intérêt de ses Rats de musée. L'enquête n'est qu'un prétexte, menée par deux jeunes comparses qui laissent sur le bord du chemin deux inspecteurs motivés mais dont la compétence est sans cesse remise en cause : pour comprendre l'art et ses problématiques, il faut évoluer dans le milieu sinon on est qu'un intrus ignorant.
Un roman original de part son cadre mais dont le rythme est beaucoup trop lent. A lire par curiosité, peut-être.
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Musa_aka_Cthulie
  25 février 2016
Mauvais roman policier, mauvais roman tout court. L'intrigue ne prend légèrement son essor qu'à la moitié, voire aux trois-quarts du livre. Mais elle est tellement classique, basique et peu travaillée qu'on n'en voit pas l'intérêt. Les personnages restent pure abstraction, tant du point de vue de la personnalité que du physique (jamais on ne sait à quoi ils ressemblent). le style est plat, l'intrigue mal rythmée, les dialogues artificiels - les personnages se parlent constamment les uns aux autres en se donnant des leçons, en fait destinées au lecteur, sur le monde de l'art. le clou, c'est l'introduction dune espèce de message codé via une reproduction du tableau de Giorgione La tempête, qui ne sert strictement à rien dans l'histoire.
Par-dessus le marché, tout le roman est bourré d'incohérences ou de facilités. Facile, le coup du gars à qui échappe par mégarde un papier important qu'on lui avait confié, au moment où il baisse la vitre du taxi et qu'un coup de vent survient inopinément (mince, alors!) Facile et, surtout, peu crédible. Impossible, le coup du directeur qui interrompt une exposition d'envergure internationale dans son musée d'art contemporain sur un coup de tête : ni en Corée, ni ailleurs, les partenaires et mécènes d'une exposition ne laisseraient faire une chose pareille, sauf si un enjeu d'ordre "moral" était en jeu (on a tendance en effet à censurer facilement sous n'importe quel prétexte de cet ordre, ces temps-ci) ; or, ici, il ne s'agit pas de ça, donc l'idée de faire reposer l'intrigue sur l'interruption intempestive d'une expo est totalement absurde.
Ajoutons à cela, sous le prétexte d'ouvrir les yeux du lecteur sur le monde de l'art contemporain, de multiples poncifs du type "L'argent corrompt l'art', "Le monde de l'art a ses propres règles", "L'art doit rester pur", etc., etc. Les clichés ne manquent pas.
Plutôt que de s'ennuyer comme moi à aller jusqu'au bout de ce roman bien inutile, je conseille donc aux autres lecteurs de se pencher sur L'affaire Raphaël de Iain Pears, qui traite aussi du marché de l'art et de faux tableaux, mais sur un mode beaucoup plus drôle, avec une intrigue tarabiscotée à souhait (c'est là tout son charme) et très prenante.
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cyan
  24 novembre 2022
Une disparition, un accident mortel et un suicide, tous liés à un musée, secouent le milieu artistique de Séoul. La résolution des mystères est liée aux oeuvres d'art contemporain qui vont être exposées et à un tableau de Giorgione prêté au musée. Un jeune peintre, une conservatrice et un policier vont mener l'enquête.
C'était une bonne lecture, même si pour être honnête tout son intérêt réside dans le contexte artistique et les réflexions sur la valeur de l'art, notamment la vision qu'en ont les personnes impliquées dans ce secteur. (...)
Lien : https://bienvenueducotedeche..
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soleil
  30 janvier 2016
Un peintre trouve la mort dans un accident. Un autre disparaît. le directeur du musée Jeongno se suicide. Décidément, le monde de l'art vit une période difficile.
KIM Jun-ki, jeune peintre qui devait exposer ses toiles au musée est bien ennuyé : il a perdu un manuscrit que lui avait remis le directeur juste avant de mourir. Il se demande bien ce que contenait ce manuscrit. Lui et son amie YANG Nuri qui est conservatrice stagiaire s'interrogent également sur des anomalies retrouvées dans un catalogue d'exposition à venir. En effet, les photos des toiles représentées ont des anomalies. Pendant que tous les conservateurs du musée se demandent ce qui a pu se passer, Mr Oh, journaliste, s'entretient avec Jun-ki et Nuri et les prévient qu'il est sur une piste et qu'il va aller en parler à son chef. Malheureusement, Mr Oh disparaît à son tour.
Que contenait donc ce manuscrit ? Quelle est la signification des anomalies communes à différentes toiles ?
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Mon avis : je n'ai aimé ce roman qu'un peu à savoir au début et à la toute fin. En fait le souci est que l'auteur nous perd avec l'explication pendant de longues pages d'une toile intitulée La tempête tout comme il nous perd avec l'énigme à résoudre et l'explication. J'ai dû relire plusieurs fois certains passages tant je n'y comprenais rien. Dommage car la fin est plutôt claire tout comme l'intrigue du début du roman était bien amenée.
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
missmolko1missmolko1   18 mars 2019
Les deux inspecteurs rassemblèrent les papiers éparpillés sur la table. Alors que Kim Jeong-su allait se lever, Nam poussa un soupir.
- Qu’est-ce que tu as ? demanda Kim. C’est l’enquête qui te fatigue ?
- Non. Je ne me plains pas du travail, mais je me sens trahi.
- Pourquoi ?
- Avant, j’avais tendance à idéaliser les artistes. Je me les représentais en train de peindre et d’écouter de la musique dans des ateliers romantiques, d’avoir de grandes discussion sur la vie et l’art dans des cafés… J’ai été très emballé, au début, à l’idée d’enquêter dans ce milieu.
- Et alors ?
- Je m’aperçois que c’est un monde complètement pourri. Chacun guette l’occasion de nuire aux autres et l’argent domine le tout. Exactement comme partout ailleurs, si ce n’est pire.
- Croyais-tu que les artistes ne vivaient que d’amour et d’eau fraiche ? Ils sont comme les autres.
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missmolko1missmolko1   16 mars 2019
Kim Jeong-su avait toujours pensé que les musées étaient des endroits où l’on venait pour découvrir des merveilles. Ils étaient chargés de préserver le beau et le sublime, même quand le monde extérieur devenait le théâtre d’événements violents et sordides. Mais à la suite de l’accident mystérieux de Ji Man-kyu et de la disparition de Yun Hou, l’inspecteur avait pris conscience que l’art était un produit humain comme les autres et ne pouvait donc échapper à la dure réalité. Pourtant, au fond de lui, il conservait toujours une vision romantique de la peinture.
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Musa_aka_CthulieMusa_aka_Cthulie   22 février 2016
Malgré son air blasé, Kim Jeang-su se sentait aussi désenchanté que son jeune collègue, autant que lorsqu'il avait pénétré pour la première fois dans le milieu artistique au moment de la disparition du peintre Yun. C'était même bien plus que de la déception. Il éprouvait le sentiment de l'homme qui découvre que l'être pur et innocent dont il est tombé amoureux est en réalité une créature méchante et hypocrite : trahison et désespoir.
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missmolko1missmolko1   19 mars 2019
- Je ne suis pas sûr qu’il sache bien se débrouiller, ce flic.
- Il m’a semblé être un homme très compétent.
- Il a peut-être de l’expérience en matière d’enquêtes policières, mais ce n’est pas ça qui va l’aider. Pour celui qui n’y connait rien, le milieu de l’art ressemble un peu à un tableau abstrait. Totalement hermétique ! Il faut déjà commencer par comprendre son fonctionnement. C’est un milieu qui cache une foule de mystères, les vrais secrets aussi bien que les secrets de Polichinelle. Et il est primordial de savoir les distinguer.
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SharonSharon   22 février 2014
Les gens ne s'intéressent pas au tableau de Yi Jung-Seob, Pak Su-Keum ou Van Gogh.Ils se fichent pas mal que ce soient de grands artistes ou qu'ils aient crevé de maladie ou de faim. Tout ce qui leur plaît, c'est l'argent que ces artistes leur font gagner.
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