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ISBN : 2226392122
Éditeur : Albin Michel (03/01/2018)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 4.2/5 (sur 938 notes)
Résumé :
Février 1927. Le Tout-Paris assiste aux obsèques de Marcel Péricourt. Sa fille, Madeleine, doit prendre la tête de l'empire financier dont elle est l'héritière, mais le destin en décide autrement. Son fils, Paul, d'un geste inattendu et tragique, va placer Madeleine sur le chemin de la ruine et du déclassement.
Face à l'adversité des hommes, à la cupidité de son époque, à la corruption de son milieu et à l'ambition de son entourage, Madeleine devra déployer d... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (269) Voir plus Ajouter une critique
Kirzy
  07 janvier 2018
Mais quel pied !!!!
Veuillez excuser la trivialité de l'expression mais il est tellement rare de se régaler autant en lisant.
Comment offrir tant de plaisir au lecteur ? La recette de la générosité selon Lemaitre :
1- un art de la narration qui respire le brio !
Aucun temps mort, le récit est mené tambour battant à la Dumas. Et ce dès le premier chapitre qui s'ouvre sur l'enterrement du grand banquier Marcel Péricourt, 7 ans après la mort de son fils Edouard ( cf Au revoir là-haut ). Tout le monde est prêt et bim, grosse claque ( que je tairai ) . Un gag ? Non, une tragédie, d'emblée, et à partir de là ça rebondit, ça virevolte à tout va, sur un rythme haletant. de l'extérieur, on peut se dire que cette avalanche de drames qui s'abat sur Madeleine Péricour est too much, mais non, le lecteur s'enivre de ces rebondissements à foison et en redemande.
2- des personnages formidablement campés
On les voit, on les sent, on les aime, on les déteste, Lemaitre soigne tous ses personnages, même les secondaires, chacun a droit à son coup de projecteur, à sa description. Et quels personnages féminins !!!! Madeleine, bien sûr, personnage effacée d'Au revoir là-haut, qui est au coeur de ce livre : un magnifique personnage qui a tout perdu puis retrouve sa dignité, sa liberté, s'émancipe jusqu'à la réalisation ultime d'un vengeance planifiée à la machiavel. Mais aussi la traîtresse Léonce et son irrésistible derrière, Vladi la nurse polonaise à la sexualité débridée et la loyauté infaillible.
3- des dialogues truculents
On se marre tout le temps, j'ai même laissé échapper des rires à voix haute tellement la plume est alerte, grinçante, ironique, cynique lorsque Lemaitre décrit ses personnages ou les travers de cette époque. Un festin pour les amoureux de la belle écriture.
4- un arrière-plan historique passionnant
Cette fresque romanesque est aussi la chronique de l'entre-deux-guerres, la crise des années 30, l'affirmation du capitalisme, la montée du fascisme, la vague nazie qui s'apprête à submerger l'Europe ( le titre vient de là ), toute la complexité de ce temps est formidablement rendue.
La suite, la suite, la suite !!!!!
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palamede
  07 janvier 2018
Une belle revanche !
Après le suicide d'Edouard Péricourt qui clôt Au revoir là-haut, Couleurs de l'incendie s'ouvre sur un double drame. le hasard, la destinée, la fatalité, la contingence font que la famille Péricourt le même jour perd son patriarche, Marcel, banquier riche et respecté, et voit Paul, son unique héritier mâle grièvement blessé.
Madeleine, la mère de Paul et la fille de Marcel, héritière légitime de l'empire Péricourt va connaître une période sombre où au désespoir de voir son fils handicapé va s'ajouter la banqueroute et le déclassement. Mais Madeleine n'a pas dit son dernier mot. En femme intelligente, elle va remonter la pente et prendre sa revanche sur les hommes qui ont précipité sa chute. Et quelle revanche !
Scandales boursiers, politiques, sanitaires, judiciaires, trafic d'influence, avec un rare talent, Pierre Lemaitre nous plonge dans l'époque trouble des années trente, celles qui préludent à l'incendie qui va enflammer une partie du monde. Par des personnages attachants et inoubliables comme Madeleine et Paul, ou détestables comme ceux qui provoquent leur ruine pour mieux s'enrichir, sur un rythme endiablé, Pierre Lemaitre nous transmet sa passion de l'Histoire parce qu'il joue avec elle (il dit être inspiré par Dumas), et c'est jubilatoire.

Challenge MULTI-DÉFIS 2018
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ninosairosse
  31 juillet 2018
♫La vengeance est un plat qui n'a plus nul goût tiède
Que certains mangent froid, comme Stirbois s'est mangé son cèdre
La vengeance est un met au goût de presque rien
Au goût de longtemps après, dont ne veulent même pas les chiens
La vengeance est un pensum, raccourcir les sous-hommes
Le ver qui rogne la pomme, sous le ciel d'aluminium
Nappé par le vide
Une ravine rapide
Des phares qui ne répondent plus
Moi ce sera ça, et pas plus♫
-Vengeance- Benjamin Bioley-2012-
Nulle évanescence mais Vengeance et Rancoeur
Cri du coeur, moitié surprise, moitié frayeur
Un non-dit, un SI Dense, Un sans dit
Colère, évidence ressentie
On soigne le nervosisme par le fouet
Vingt mille livres brûlés sur le bûcher
Vénalité éditoriale, corruption, fraude fiscale
Explosion de vérités, technocratie, égo légal
"Monsieur le Président, droit dans les yeux"
Parlementarisme décadent, je ne vois que du feu...
Retourner sa veste, stratégie à la Napoléon
Gabegie républicaine, parallèle à Macron !
Pour que les dieux s'amusent beaucoup, selon Cocteau,
Il faut que le héros tombe de Haut
Sortir les tuyaux, gravir la grande Echelle
Au feu les pompiers, Au-revoir là-haut, Albert Dupontel
Voilà Madeleine avec Léonce, elles minaudent
une couleur : le Bleu est une couleur chaude !
Lutte anti-fascisme, ou Offrande passive
Autodafé, antidathé et contre-offensive
Trilogie incendiaire, propos sincères et honnêtes
Voir par le petit bout de la lorgnette
Tout feu tout flamme, Femmes Allumettes.
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marina53
  05 février 2018
Février 1929. Le Tout-Paris s'est déplacé pour assister aux obsèques de Marcel Péricourt. Encore ébranlée par la mort de son père, Madeleine, l'héritière légitime du banquier, reste malgré tout forte et digne, attentive aux moindres détails, soutenue par Léonce, sa dame de compagnie, et André, le précepteur de son fils, Paul, âgé de 7 ans. Ce dernier ayant échappé à la vigilance de l'assemblée, c'est grimpé au second étage de l'immeuble, debout sur l'appui de la fenêtre, qu'il apparaît. Avant de venir s'écraser sur le cercueil de son grand-père. Une chute qui laissera le jeune garçon handicapé. Un premier drame pour Madeleine qui, en tant que riche héritière, sera l'objet de convoitises, notamment de la part de Gustave Joubert, le fondé de pouvoir de la banque Péricourt, ou encore de Charles Péricourt, le frère de Marcel, lésé lors du partage de l'héritage...
Quelle fresque romanesque au coeur de laquelle Pierre Lemaitre nous plonge ! Dans cette entre-deux guerres, période foisonnante, aussi bien politiquement qu'économiquement, où l'Europe change peu à peu de visage, l'auteur décrit avec force et bourrasque le déclin puis la renaissance d'une femme forte, rusée et trahie par les siens. Une vengeance orchestrée aussi sournoisement et malignement que ces hommes perfides, vénaux et corrompus. L'auteur donne ainsi vie à des personnages truculents et résolus. Que ce soient ces hommes imbus d'eux-mêmes ou ces femmes telles que la courageuse Madeleine, la rusée et arriviste Léonce ou l'insaisissable et joyeuse Vladi. Au contexte historique passionnant, ce deuxième volet, aussi vif que profond, aussi sombre que lumineux, se révèle haletant et captivant de bout en bout. D'autant que l'écriture est riche, foisonnante et sagace, et les dialogues truculents.
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jeunejane
  18 janvier 2018
Belle surprise que nous préparait Pierre Lemaitre en nous livrant la suite de son roman "Au-revoir là haut".
On retrouve Madeleine Péricourt qui doit assister aux funérailles de son père, le richissime banquier Marcel Péricourt en 1927.
Son escroc de mari croupit en prison. Elle a un petit garçon, Paul, 7 ans qui vient de perdre son grand protecteur et tombe de la fenêtre au moment où toute la foule est rassemblée pour l'enterrement.
Il en restera infirme, sur une chaise roulante. Au début, on se demande s'il va survivre...
Gustave Joubert continuera à gérer les affaires de Madeleine qui sera entourée d'escrocs prêts à sa perte mais à escroc, escroc et demi.
A ce petit jeu, Pierre Lemaitre nous avait déjà montré dans "Au-revoir là haut" qu'il était capable d'imaginer une escroquerie "monumentale".
Ici, nous le retrouvons en pleine possession de son imagination, de son style plus qu'agréable.
Il ne se passe pas un paragraphe sans qu'un fait nouveau survienne. Le Pierre Lemaitre des polars est présent également.
Tout cela dans un contexte historique qui semble bien vrai avec un fond de nazisme qui commence à poindre le bout du nez , un contexte économique vacillant et prompt aux tricheries de toutes sortes. Evidemment , on connaît l'étendue de l'imagination du romancier, heureusement pour notre plaisir de lecteur.
L'épilogue fait un énorme saut dans le temps pour nous présenter les personnages dans le futur.
Et pourtant, un troisième tome est prévu. De quoi sera-t-il fait?
Une chose est certaine, je ne le raterai pas et ce, dès sa sortie.
Challenge pavés 2018

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critiques presse (8)
LaPresse   31 janvier 2018
Un roman trépidant rempli de surprises et mené d'une main assurée par Pierre Lemaitre.
Lire la critique sur le site : LaPresse
LaPresse   31 janvier 2018
Pierre Lemaitre explique juste assez de choses dès le départ pour mettre les lecteurs en contexte et, surtout, il démarre son histoire en trombe, ne relâchant le pied de l'accélérateur qu'au bout de ces 535 pages trépidantes où on ne s'ennuie pas une seconde.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Lexpress   30 janvier 2018
Une vaste fresque au rythme implacable, aux personnages découpés au couteau, et aux sentiments exacerbés, qui redonne au romanesque ses lettres de noblesse. On pense à Dumas parfois, un peu aux romanciers russes aussi.
Lire la critique sur le site : Lexpress
LeFigaro   26 janvier 2018
Cinq ans après son best-seller et prix Goncourt, le romancier raconte les années 1930 à travers la vengeance d'une femme.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
LeJournaldeQuebec   15 janvier 2018
Un roman qui a littéralement réussi à nous enflammer.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
LaCroix   12 janvier 2018
Le deuxième volet de la trilogie de Pierre Lemaitre, qui succède à son prix Goncourt 2013, virevolte dans le Paris des années 1930.

Lire la critique sur le site : LaCroix
LeMonde   08 janvier 2018
Avec « Couleurs de l’incendie », le romancier poursuit le feuilleton de l’entre-deux-guerres qui lui a valu le Goncourt en 2013.
Lire la critique sur le site : LeMonde
LaLibreBelgique   04 janvier 2018
Autant l’écrire d’emblée, "Couleurs de l’incendie" tient toutes ses promesses. Un roman aussi formidable que le précédent, aussi haletant et bien écrit, et dont on lit les 530 pages sans lever les yeux. Attention aux nuits blanches.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Citations et extraits (210) Voir plus Ajouter une citation
cecilitcecilit   16 octobre 2018
Mais Charles n'avait pas dit son dernier mot, il faisait penser à ces chiens dépourvus de système d'alarme, qui peuvent manger du chocolat ou boire de l'huile jusqu'à en crever.
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ladesiderienneladesiderienne   04 octobre 2018
Voici nos trois personnages sur la scène vide de l'Opéra de Berlin. A droite, Wlladyslawa Ambroziewicz, dite Vladi. Elle a vécu bien des choses, mais rien n'est jamais venu à bout de sa foi dans l'existence, de son désir de vivre et de jouir. Elle a balayé les opinions que l'on pouvait avoir d'elle, elle a aimé les hommes, le sexe, les étreintes soudaines, les orgasmes ravageurs, elle a presque trente ans, une constitution solide, une bouche avide, un cœur d'hirondelle et quelque chose, ce soi-là vient de s'achever pour elle et elle ne le sait pas encore.
A gauche, dans son fauteuil, Paul Péricourt. Il s'est passé bien des choses dans sa vie, à lui aussi, depuis que nous l'avons vu se jeter de la fenêtre d'un second étage sur le catafalque de son grand-père. Nous l'avons connu mutique, catatonique, près de mourir, puis hurlant une certaine nuit de décembre 1929 en souvenir des scènes parmi les plus sordides qui puissent survenir dans une enfance, nous l'avons vu se recouvrant de musique comme d'un manteau, amoureux de cette étoile dont la voix avait transpercé sa vie.
Et entre eux, qui s'avance lourdement, une canne dans chaque main, Solange Gallinato sort de scène après le récital le plus mémorable de sa carrière.
Trois âmes prêtes à éclater.
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ladesiderienneladesiderienne   03 octobre 2018
Les hommes politiques étaient si discrédités aux yeux des électeurs que même lorsqu'ils disaient vrai, ils étaient inaudibles.
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palamedepalamede   07 janvier 2018
C’est à un homme de soixante-seize ans que la Nation remit [...] son destin. Un homme qui s’était toujours trompé et n’avait jamais été d’accord qu’avec lui-même, toujours ombrageux, souvent féroce, aux comportements tyranniques et aux penchants dictatoriaux. Il arrive que des hommes aux idées courtes deviennent grands lorsque les circonstances s’y prêtent. M. Clemenceau n’avait qu’un programme à l’esprit et un seul mot dans la tête : « Politique intérieure, je fais la guerre ; politique extérieure, je fais la guerre (…). La Russie nous trahit, je continue de faire la guerre et je continuerai jusqu’au dernier quart d’heure. »
C’était simple et c’était exactement ce que les valeureux Français avaient besoin d’entendre. 
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palamedepalamede   06 janvier 2018
... c’est à La Coupole que se retrouvaient cette année les camarades disponibles de la promotion 1899 de l’École centrale baptisée « promotion Gustave Eiffel », une quinzaine en moyenne. ... La conversation suivait un parcours immuable. La politique d’abord, puis l’économie, l’industrie, on terminait toujours par les femmes. Le facteur commun à tous ces sujets était évidemment l’argent. La politique disait s’il serait possible d’en gagner, l’économie, combien on pourrait en gagner, l’industrie, de quelle manière on pourrait le faire, et les femmes, de quelle façon on pourrait le dépenser. Cette assemblée tenait à la fois du repas d’anciens combattants et du concours de paons, tout le monde venait y faire la roue. 
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