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ISBN : 2226392122
Éditeur : Albin Michel (03/01/2018)

Note moyenne : 4.32/5 (sur 199 notes)
Résumé :
Février 1927. Le Tout-Paris assiste aux obsèques de Marcel Péricourt. Sa fille, Madeleine, doit prendre la tête de l'empire financier dont elle est l'héritière, mais le destin en décide autrement. Son fils, Paul, d'un geste inattendu et tragique, va placer Madeleine sur le chemin de la ruine et du déclassement.
Face à l'adversité des hommes, à la cupidité de son époque, à la corruption de son milieu et à l'ambition de son entourage, Madeleine devra déployer d... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (83) Voir plus Ajouter une critique
Kirzy
  07 janvier 2018
Mais quel pied !!!!
Veuillez excuser la trivialité de l'expression mais il est tellement rare de se régaler autant en lisant.
Comment offrir tant de plaisir au lecteur ? La recette de la générosité selon Lemaitre :
1- un art de la narration qui respire le brio !
Aucun temps mort, le récit est mené tambour battant à la Dumas. Et ce dès le premier chapitre qui s'ouvre sur l'enterrement du grand banquier Marcel Péricourt, 7 ans après la mort de son fils Edouard ( cf Au revoir là-haut ). Tout le monde est prêt et bim, grosse claque ( que je tairai ) . Un gag ? Non, une tragédie, d'emblée, et à partir de là ça rebondit, ça virevolte à tout va, sur un rythme haletant. de l'extérieur, on peut se dire que cette avalanche de drames qui s'abat sur Madeleine Péricour est too much, mais non, le lecteur s'enivre de ces rebondissements à foison et en redemande.
2- des personnages formidablement campés
On les voit, on les sent, on les aime, on les déteste, Lemaitre soigne tous ses personnages, même les secondaires, chacun a droit à son coup de projecteur, à sa description. Et quels personnages féminins !!!! Madeleine, bien sûr, personnage effacée d'Au revoir là-haut, qui est au coeur de ce livre : un magnifique personnage qui a tout perdu puis retrouve sa dignité, sa liberté, s'émancipe jusqu'à la réalisation ultime d'un vengeance planifiée à la machiavel. Mais aussi la traîtresse Léonce et son irrésistible derrière, Vladi la nurse polonaise à la sexualité débridée et la loyauté infaillible.
3- des dialogues truculents
On se marre tout le temps, j'ai même laissé échapper des rires à voix haute tellement la plume est alerte, grinçante, ironique, cynique lorsque Lemaitre décrit ses personnages ou les travers de cette époque. Un festin pour les amoureux de la belle écriture.
4- un arrière-plan historique passionnant
Cette fresque romanesque est aussi la chronique de l'entre-deux-guerres, la crise des années 30, l'affirmation du capitalisme, la montée du fascisme, la vague nazie qui s'apprête à submerger l'Europe ( le titre vient de là ), toute la complexité de ce temps est formidablement rendue.
La suite, la suite, la suite !!!!!
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palamede
  07 janvier 2018
Quelle revanche !
Après le suicide d'Edouard Péricourt qui clôt Au revoir là-haut, Couleurs de l'incendie s'ouvre sur un double drame. le hasard, la destinée, la fatalité, la contingence font que la famille Péricourt le même jour perd son patriarche, Marcel, banquier riche et respecté, et voit Paul, son unique héritier mâle grièvement blessé.
Madeleine, la mère de Paul et la fille de Marcel, héritière légitime de l'empire Péricourt va connaître une période sombre où au désespoir de voir son fils handicapé va s'ajouter la banqueroute et le déclassement. Mais Madeleine n'a pas dit son dernier mot. En femme intelligente, elle va remonter la pente et prendre sa revanche sur les hommes qui ont précipité sa chute. Et quelle revanche !
Scandales boursiers, politiques, sanitaires, judiciaires, trafic d'influence, avec un rare talent, Pierre Lemaitre nous plonge dans l'époque trouble des années trente, celles qui préludent à l'incendie qui va enflammer une partie du monde. Par des personnages attachants et inoubliables comme Madeleine et Paul, ou détestables comme ceux qui provoquent leur ruine pour mieux s'enrichir, sur un rythme endiablé, Pierre Lemaitre nous transmet sa passion de l'Histoire parce qu'il joue avec elle (il dit être inspiré par Dumas), et c'est jubilatoire.

Challenge MULTI-DÉFIS 2018
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marina53
  05 février 2018
Février 1929. Le Tout-Paris s'est déplacé pour assister aux obsèques de Marcel Péricourt. Encore ébranlée par la mort de son père, Madeleine, l'héritière légitime du banquier, reste malgré tout forte et digne, attentive aux moindres détails, soutenue par Léonce, sa dame de compagnie, et André, le précepteur de son fils, Paul, âgé de 7 ans. Ce dernier ayant échappé à la vigilance de l'assemblée, c'est grimpé au second étage de l'immeuble, debout sur l'appui de la fenêtre, qu'il apparaît. Avant de venir s'écraser sur le cercueil de son grand-père. Une chute qui laissera le jeune garçon handicapé. Un premier drame pour Madeleine qui, en tant que riche héritière, sera l'objet de convoitises, notamment de la part de Gustave Joubert, le fondé de pouvoir de la banque Péricourt, ou encore de Charles Péricourt, le frère de Marcel, lésé lors du partage de l'héritage...
Quelle fresque romanesque au coeur de laquelle Pierre Lemaitre nous plonge ! Dans cette entre-deux guerres, période foisonnante, aussi bien politiquement qu'économiquement, où l'Europe change peu à peu de visage, l'auteur décrit avec force et bourrasque le déclin puis la renaissance d'une femme forte, rusée et trahie par les siens. Une vengeance orchestrée aussi sournoisement et malignement que ces hommes perfides, vénaux et corrompus. L'auteur donne ainsi vie à des personnages truculents et résolus. Que ce soient ces hommes imbus d'eux-mêmes ou ces femmes telles que la courageuse Madeleine, la rusée et arriviste Léonce ou l'insaisissable et joyeuse Vladi. Au contexte historique passionnant, ce deuxième volet, aussi vif que profond, aussi sombre que lumineux, se révèle haletant et captivant de bout en bout. D'autant que l'écriture est riche, foisonnante et sagace, et les dialogues truculents.
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jeunejane
  18 janvier 2018
Belle surprise que nous préparait Pierre Lemaitre en nous livrant la suite de son roman "Au-revoir là haut".
On retrouve Madeleine Péricourt qui doit assister aux funérailles de son père, le richissime banquier Marcel Péricourt en 1927.
Son escroc de mari croupit en prison. Elle a un petit garçon, Paul, 7 ans qui vient de perdre son grand protecteur et tombe de la fenêtre au moment où toute la foule est rassemblée pour l'enterrement.
Il en restera infirme, sur une chaise roulante. Au début, on se demande s'il va survivre...
Gustave Joubert continuera à gérer les affaires de Madeleine qui sera entourée d'escrocs prêts à sa perte mais à escroc, escroc et demi.
A ce petit jeu, Pierre Lemaitre nous avait déjà montré dans "Au-revoir là haut" qu'il était capable d'imaginer une escroquerie "monumentale".
Ici, nous le retrouvons en pleine possession de son imagination, de son style plus qu'agréable.
Il ne se passe pas un paragraphe sans qu'un fait nouveau survienne. Le Pierre Lemaitre des polars est présent également.
Tout cela dans un contexte historique qui semble bien vrai avec un fond de nazisme qui commence à poindre le bout du nez , un contexte économique vacillant et prompt aux tricheries de toutes sortes. Evidemment , on connaît l'étendue de l'imagination du romancier, heureusement pour notre plaisir de lecteur.
L'épilogue fait un énorme saut dans le temps pour nous présenter les personnages dans le futur.
Et pourtant, un troisième tome est prévu. De quoi sera-t-il fait?
Une chose est certaine, je ne le raterai pas et ce, dès sa sortie.
Challenge pavés 2018

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cardabelle
  20 janvier 2018
" ... Madeleine n'était qu'une boule de rancune, animée par une vengeance froide. Inhumaine. "
Cette phrase, à mon sens, pourrait résumer le roman !
Le destin des Péricourt sera la trame qui permettra à Pierre Lemaitre de tisser sa trilogie. Et, après "Au revoir la-haut ", j'ai trouvé que ce deuxième volet a encore gagné en intensité .
Les caractères des personnages sont fouillés et on retrouve avec effroi ou ravissement ( c'est selon ! ) des pervers, machiavéliques à l'extrême , ceux- là mêmes qui fourmillent dans tous les romans du maître et qu'il pare toujours de l'enveloppe la plus adéquate à la situation ou au milieu social : même si c'est sans surprise, je dois dire qu'il force à chaque fois mon admiration : pointues les connaissances en la matière !
A cela vient s'ajouter une galerie de portraits de femmes : toutes différentes de part leur caractère , leur âge ou leur situation sociale mais si semblables dans leur asservissement , ployant sous le même joug misogyne qui leur interdit tout pouvoir en cette époque des années 30 . Et, c'est l'un des moteurs du roman et pas des moindres !
Malgré la densité de l'oeuvre, l'intérêt ne faiblit pas, au contraire : les situations cocasses pimentent souvent le récit qui parfois grince d'un humour bien noir ou alors bon enfant .
Cependant, aÏe ,aÏe aïe ! ... j'ai une petite, une toute petite critique à faire au sujet du personnage du jeune Paul , le fils de Madeleine , l'héritier déchu .
Une maturité hors normes certes mais qui dépasse parfois les limites de la crédibilité quand même , créant ainsi une sorte d'anachronisme : selon certaines situations, l'enfant de huit ou neuf ans raisonne comme un adulte d'expérience .
Mais, cela dit, c'est un des principaux personnages et il reste le plus sympathique au demeurant.

Outre l'intrigue, prenante et savoureuse , ce livre est un véritable condensé historique.
A travers la satire sur la grande bourgeoisie , c'est toute une époque qui resurgit et sont mis en exergue les profonds changements de la société dus à l'apparition de la technocratie et à son influence sur les gouvernements européens avec en filigrane la sourde montée du nazisme et la crise économique.
Ce roman reste une fiction divertissante mais encore plus passionnante parce qu'elle nourrit la réflexion sur notre monde actuel.
Dois-je dire que j'attends la suite ? oui bien sûr !
mais avec patience...
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critiques presse (8)
LaPresse   31 janvier 2018
Un roman trépidant rempli de surprises et mené d'une main assurée par Pierre Lemaitre.
Lire la critique sur le site : LaPresse
LaPresse   31 janvier 2018
Pierre Lemaitre explique juste assez de choses dès le départ pour mettre les lecteurs en contexte et, surtout, il démarre son histoire en trombe, ne relâchant le pied de l'accélérateur qu'au bout de ces 535 pages trépidantes où on ne s'ennuie pas une seconde.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Lexpress   30 janvier 2018
Une vaste fresque au rythme implacable, aux personnages découpés au couteau, et aux sentiments exacerbés, qui redonne au romanesque ses lettres de noblesse. On pense à Dumas parfois, un peu aux romanciers russes aussi.
Lire la critique sur le site : Lexpress
LeFigaro   26 janvier 2018
Cinq ans après son best-seller et prix Goncourt, le romancier raconte les années 1930 à travers la vengeance d'une femme.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
LeJournaldeQuebec   15 janvier 2018
Un roman qui a littéralement réussi à nous enflammer.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
LaCroix   12 janvier 2018
Le deuxième volet de la trilogie de Pierre Lemaitre, qui succède à son prix Goncourt 2013, virevolte dans le Paris des années 1930.

Lire la critique sur le site : LaCroix
LeMonde   08 janvier 2018
Avec « Couleurs de l’incendie », le romancier poursuit le feuilleton de l’entre-deux-guerres qui lui a valu le Goncourt en 2013.
Lire la critique sur le site : LeMonde
LaLibreBelgique   04 janvier 2018
Autant l’écrire d’emblée, "Couleurs de l’incendie" tient toutes ses promesses. Un roman aussi formidable que le précédent, aussi haletant et bien écrit, et dont on lit les 530 pages sans lever les yeux. Attention aux nuits blanches.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Citations et extraits (85) Voir plus Ajouter une citation
marina53marina53   12 février 2018
Robert ne pensait pas beaucoup mais il était doué d'une intelligence pulsionnelle, il sentait les choses, les situations, il savait se mettre à couvert lorsqu'il le fallait, profiter quand il le pouvait, se satisfaire si c'était possible et se sauver dès que le danger survenait.
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ConstanceKConstanceK   13 février 2018
Son individualisme qui frisait l'égoïsme avait fait de lui un reclus. La société a vraiment de la chance que je ne sois pas devenu plus violent, pensait-il souvent. Il était libertaire dans l'âme, comme d'autres sont croyants, pour lui-même, sans besoin d'en offrir aux autres la manifestation.
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grandcaffegrandcaffe   12 février 2018
Il n'avait strictement aucune qualité politique, sa mission consistait uniquement à complaire aux électeurs.
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marina53marina53   10 février 2018
Croyez-moi, de tout ce que vous possédez, c'est encore votre liberté qui a le plus de prix !
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grandcaffegrandcaffe   12 février 2018
L'élection s'était bien passée. Une fois élu, on bénéficiait de nombreux avantages, la République était bonne fille, pas regardante et même généreuse pour les roublards dans son genre.
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Rencontre avec Pierre Lemaitre à la librairie la Galerne du Havre, pour la parution de "Couleurs de l'incendie".
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