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EAN : 9782277116493
158 pages
J'ai Lu (04/01/1999)
3.87/5   215 notes
Résumé :
"Qu'arrive-t-il donc aux femmes de Stepford ? Ont-elles toujours été, ainsi que Joanna les découvre en s'installant dans cette ville, de véritables poupées ménagères, uniquement préoccupées de l'entretien de leur intérieur et du bien-être de leur famille ? Ou alors sont-elles victimes de leurs maris, tous adhérents du "Club des Hommes", qui se réunissent chaque soir dans une vieille bâtisse mystérieuse interdite aux femmes ? Joanna, jeune femme libérée, tente de cré... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (53) Voir plus Ajouter une critique
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sur 215 notes
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jamiK
  24 juillet 2021
Pourquoi toutes les femmes de Stepford sont de parfaites ménagères à forte poitrine ? Joanna emménage avec sa famille dans cette ville aux étranges vertus. Malgré un démarrage un peu lent, on est vite happé par ce récit. L'ambiance rappelle un peu Desperate housewives, tournant autour de la vie des femmes dans un univers idéal américain, celui des publicités à la mode des années 60. L'écriture est simple, mais le roman vaut surtout pour son atmosphère étrange, pas vraiment inquiétante au début, c'est justement le crescendo qui rend cette lecture passionnante. C'est évidemment une critique de cet idéal patriarcal, plaçant la femme au foyer, aux petits soins pour son mari, ne pensant pas trop de préférence, cet idéal finit par devenir monstrueux, jusqu'au dénouement final. J'ai justement aimé cette fin qui nous laisse quelques questions en suspens, à nous de choisir notre option. C'est écrit comme un scénario pour le cinéma, il y a d'ailleurs eu plusieurs adaptations, je n'ai vu que les bandes annonces, dans la version de 2004, et elle donne tout de suite une réponse, malgré le casting alléchant, ça ne me donne pas très envie de le voir, et celle de 1976 est vraiment trop typée film d'horreur, alors que le roman n'accentue cet aspect que pour l'avant dernière scène, c'est plus subtil.
Cette lecture est distrayante, un peu angoissante mais ce que j'ai surtout aimé, c'est cette arrière pensée pleine d'ironie sur cet idéal féminin qui nous suit tout au long du récit et qui lui donne tout son piment.
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Ambages
  17 janvier 2019
Dingue ! C'est dingue. Ah oui.. exact je me répète. Zut et zut. Oui ça continue. Mais je n'arrive pas à le croire. Moi, oui moi, je me suis réveillée ce matin fraîche et dispo pour attaquer mon grand ménage de printemps. C'est là que j'ai vu que quelque chose clochait, on était en janvier. Mais j'ai quand même continué à astiquer, tout, de fond en comble et le comble (oui ça continue, je répète, je repasse -aussi-), c'est que j'y prenais plaisir. Certaines diraient "tout moi", ben pas moi. J'en parle à mon cher et tendre, je le réveille pour ce faire. Eh bien il est content. Alors là, ça clochait vraiment, surtout quand il s'est mis à me regarder avec des yeux libidineux. Parfois au réveil… on ne sait jamais, mais là, il y avait plus. J'ai senti que vraiment, ça clochait. Chez lui et chez moi. Voyant que ses yeux gourmands n'allaient pas s'arrêter, je le laisse en plan et j'attaque la salle de bains. le miroir. C'est là que le pire est arrivé, devant le miroir : j'avais une allure et un corps de Betty Boop, sexy avec mon tablier et plumeau adaptés à la fonction, je comprenais mieux ce regard polisson.
Il fallait que je découvre ce qui m'était arrivé, et le plus tôt serait le mieux. C'est là que je me suis souvenue du roman d'Ira Levin, Les femmes de Stepford. C'était il y a quelques mois, une lecture fluide, simple. Rien de transcendant, mais il me restait ce petit truc en mémoire, le secret de la Maison des hommes. Un tour dans la bibliothèque et je reprenais les derniers chapitres. le week end en amoureux… le salopard ! Il allait voir si bobonne allait…
Oui oui ! J'arrive Chéri
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Shan_Ze
  28 avril 2021
Pourquoi les femmes de Stepford sont-elles obsédées par les tâches ménagères, n'ayant pas envie d'avoir quelques loisirs ? C'est la question que se pose Joanna, que vient d'emménager avec son mari dans cette ville. Quelque chose cloche à Stepford...
Le roman est court mais l'essentiel est là. Livre écrit en 1972, il met en avant la place des femmes dans la société. Les femmes ne sont-elles que des ménagères destinées à tenir une maison ? Ont-elles droit d'avoir des occupations ? La situation a quand même évolué depuis les années 70... Roman glaçant, on se demande si les hypothèses formulées sont finalement justes. Une belle réflexion d'Ira Levin sur la place de la femme à travers un thriller efficace.
A l'occasion, je ne tarderai pas à voir l'adaptation cinématographique.
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Luniver
  21 mai 2013
Joanna et Walter s'installe à Stepford avec leurs deux enfants. Jeune couple moderne, tous deux inscrits au Mouvement de la Libération des Femmes, ils se partagent les tâches ménagères et s'occupent tour à tout des enfants pour laisser l'autre profiter de son temps libre.
Joanna a tout de même du mal à se faire des amies dans la ville : toutes les femmes qu'elles croisent sont obsédées par leur ménage, au point de ne pouvoir s'arrêter même quand arrive une invitée, elles font leurs courses en triant les différents produits par ordre de taille... de vraies publicités vivantes (taille de poitrine y compris) ! Ce phénomène est d'autant plus incompréhensible qu'en consultant les archives de la ville, Joanna découvre que ces fées du logis étaient très actives dans diverses associations quelques années auparavant.
Comme dans « un bébé pour Rosemary », Ira Levin commence son roman en nous présentant une vie presque parfaite, à un petit détail près, qui semble insignifiant, mais laisse une gêne certaine. Puis petit à petit, ce détail enfle jusqu'à nous faire basculer dans l'horreur. Un bon livre d'un auteur que j'apprécie de plus en plus.
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gatsbi
  29 septembre 2022

À l'occasion de la sortie dans nos salles de Don't worry darling, je me devais de relire Les femmes de Stepford, d'Ira Levin.

Si vous avez adoré Un bébé pour Rosemary, ne passez pas à côté de ce roman moins connu de l'auteur : même recette, même plaisir ! Pour être honnête, je trouve Les femmes de Stepford moins intense, peut-être un peu moins travaillé, c'est pourquoi je l'ai « descendu » à 4.5. Pour le reste, on retrouve la même technique d'écriture au style simple mais efficace, des personnages ultra-crédibles, et surtout cette science du sentiment d'oppression qui s'installe petit à petit. le style Levin est très cinématographique, théâtral même, si on prête attention à la façon dont les scènes sont construites et s'enchainent, avec des situations et des dialogues qui sonnent toujours juste.
Les similarités entre ces deux romans sont étonnantes. Je n'en citerai qu'une : par exemple, le choix d'un jeune couple comme personnages principaux, avec les mêmes rôles respectifs.
Si Un bébé pour Rosemary relève au genre fantastique, Les femmes de Stepford se rapproche davantage de la SF, mais c'est à peine suggéré. L'art d'Ira Levin réside avant tout dans la façon de raconter une histoire où la psychose se développe, et cela explique sans doute son aisance à explorer les différents genres.

Dans Les femmes de Stepford, on peut voir une formidable leçon de féminisme (la citation de début annonce la couleur). Une invitation à réfléchir sur les rapports entre les sexes et ce qu'en dit la société. La société contemporaine de Levin bien entendu, mais la nôtre aussi bien, car la force de l'histoire et de porter sur l'imaginaire des hommes (l'idéal féminin, fut-il refoulé) bien plus que sur la réalité culturelle et sociétale. Il y est aussi question, d'une autre façon, de la représentation que les femmes se font d'elles-mêmes, consciemment ou non.

Les Femmes de Stepford est un roman qui n'a peut-être pas rencontré le succès qu'il méritait, mais son influence parle pour lui, ne serait-ce que par ses adaptations au cinéma, avec deux films éponymes, puis l'excellent Get out sorti il y a quelques années, et maintenant Don't worry darling. À propos de ce dernier, j'ai vu et j'ai aimé ! Bon, faut dire que je suis bien meilleur public face à l'écran. Je n'ai pas eu les sueurs froides et les cris de frayeur que m'avait provoqués Get out, mais l'esthétique est ultra poussée (un choix justifié ici) et les personnages jouent très bien. L'histoire reprend 90% des éléments du roman d'Ira Levin (si, si), mais propose une variante assez développée à la fin, là où Levin reste elliptique. J'ai bien aimé certaines trouvailles comme le petit duel psychologique entre l'héroïne et le président qui décide de s'exposer « par goût du défi ».

À noter, il existe une réédition récente de ce court roman avec une traduction révisée par sébastien Guillot. Ce n'est pas celle que j'ai lu, mais j'ai pu comparer les deux versions sur quelques lignes et il y a un vrai changement. Cela peut-être un plus pour celles et ceux qui ont du mal les styles un peu désuets (d'autant que l'ancienne édition comporte quelques coquilles, que je n'avais pas remarquées dans Un bébé pour Rosemary).
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
LuniverLuniver   21 mai 2013
— Qu'est-ce qui ne tourne pas rond chez Bill McCormick pour qu'il ne soit pas fichu de faire marcher une machine à laver. Moi qui le prenais pour un de nos cracks de l'aérospacial.
— Il soigne Madge, répondit Kit en pliant le T-shirt. Que dites-vous de la blancheur de ma lessive ? demanda-t-elle toute fière de ranger le jersey aux plis impeccables dans le panier à linge.
Telle une actrice de bande publicitaire.
En fait, elle l'était, comprit brusquement Joanna. Elles l'étaient toutes, sans exception, ces femmes de Stepford. Des actrices de bande publicitaire, ravies de leur choix en matière de lessive, cire et produits de nettoyage ; de leurs shampoings comme de leurs désodorisants. De jolies actrices, fortes de poitrine mais faibles de talent, qui jouaient sans conviction les ménagères de banlieue, trop chochottes pour être vraies.
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dadotistedadotiste   25 février 2016
« Que dites-vous de la blancheur de ma lessive ? demanda-t-elle toute fière de ranger le jersey aux plis impeccables dans le panier à linge.
Telle une actrice publicitaire.

En fait, elle l'était, comprit brusquement Joanna.
Elles l'étaient toutes, sans exemption, ces femmes de Stepford.
Des actrices de bande publicitaire, ravies de leur choix en matière de lessive, cire et produits de nettoyage ; de leurs shampooings comme de leurs désodorisants.
De jolies actrices, fortes de poitrine mais faibles de talent, qui jouaient sans conviction les ménagères de banlieue, trop chochottes pour être vraies. »
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DoubleplusgoodDoubleplusgood   02 juillet 2018
- Est- il vrai que vous vous foutez éperdument des mérites respectifs des savons bleus ou roses? Supporterez- vous le choc de voir la chemise du mari de la voisine plus blanche que celle de votre bonhomme? Allô! Joanna vous êtes toujours au bout du fil? Allô?
_ Allô ! oui, dit Joanna. Je suis là, Et vachement, je vous le garantis. Bonjour ! ... Merde! La publicité, ça paye!

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- Quel bonheur de voir une cuisine bordélique, s'écria Bobbie. Elle n'arrive pas à la cheville de la mienne - on ne voit sur ses placards aucune petite empreinte de beurre de cacahuète - mais elle est chouette, très chouette, Félicitations!
- Vous ne risquez pas non plus de vous pâmer devant des salles de bains impeccables! répondit Joanna, Vous voulez voir?
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LuniverLuniver   20 mai 2013
— Quel plaisir de voir une cuisine bordélique, s'écria Bobbie. Elle n'arrive pas à la cheville de la mienne – on ne voit sur ses placards aucune petite empreinte de beurre de cacahuète – mais elle est chouette, très chouette. Félicitations !
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NicolaKNicolaK   29 juin 2021
Joanna sourit. « Disons qu’une agence a accepté trois de mes clichés. Et je m’intéresse à la politique, ainsi qu’au MLF. Surtout au MLF. Tout comme mon époux. — Un homme ! s’exclama son interlocutrice. Voilà qui est fort rare. — Pas tant que ça, répliqua Joanna. Ils sont nombreux à s’y intéresser. » Se retenant d’énumérer les avantages que pouvaient en retirer les deux sexes, elle pencha la tête en arrière pour s’assurer que tout se passait bien dans la maison : des rires enregistrés se déversaient de la télé du séjour, Pete et Kim se disputaient… rien qui exige son intervention immédiate. Elle sourit à sa visiteuse. « Mais il se passionne aussi pour la navigation de plaisance, le football – et il fait la collection de documents légaux datant des premières heures de notre beau pays. » Voilà pour le volet Walter.
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Videos de Ira Levin (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Ira Levin
Bande annonce (VO) de la série Rosemary's baby, adaptation du roman d'Ira Levin.
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