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ISBN : 2264052570
Éditeur : 10-18 (01/09/2011)

Note moyenne : 3.71/5 (sur 17 notes)
Résumé :

Bouleversant de sincérité et d'intensité, un essai sur l'impossibilité d'écrire. Entre autoportrait impitoyable et brillante mise en abyme, une oeuvre magnifique de dépouillement, un éblouissant jeu de miroirs entre l'écrivain et cet autre qui ne cesse de l'inventer. Il y a plus d'un an, Carlos Liscano a commencé un roman qu'il ne parvient pas à terminer. Incapable de créer une autre histoire, il corr... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
andras
  11 février 2016
Carlos Liscano est un écrivain uruguayen qui a été torturé et a fait 13 ans de prison dans son pays pour avoir été un "tupamaros", ces militants révolutionnaires dans les années 70. Il a commencé à écrire en prison puis il a continué de le faire en Suède, le pays où il a choisi d'émigrer à sa sortie de prison. Il a publié plusieurs romans et nouvelles. Lorsqu'il commence ce livre, une sorte de journal de bord de son activité d'écrivain, il est de retour à Montevideo, la capital de l'Uruguay et il raconte qu'il n'arrive plus à écrire. Peu à peu, Liscano nous dévoile les ressorts intimes de sa démarche d'écrivain. Il nous explique que l'écrivain est double : il y a d'une part ce personnage, "inventé", qui est l'écrivain, quelqu'un qui ne regarde pas le monde comme les autres, et d'autre part "l'autre" celui qui, un jour, a eu cette idée étrange d'inventer l'écrivain qu'il voulait devenir, et qui, lui, est "comme les autres" et qui rêve d'une vie "ordinaire", avec une famille à aimer, des amis avec qui sortir, etc. La cohabitation entre ces deux êtres est difficile. le livre oscille entre des anecdotes de sa vie d'autrefois (son enfance, la prison, la Suède) et des moments de sa vie très solitaire d'aujourd'hui. Je n'ai jamais lu un texte où l'écrivain se met aussi à nu et trouve des phrases aussi belles, aussi déchirantes pour nous dire sa quête de ce qu'on peut appeler la Littérature, en se refusant l'espoir d'égaliser ses "maîtres" (qu'il ne cite pas mais on peut les imaginer), tout en gardant celui de faire oeuvre littéraire. Cela donne bien-sûr envie de lire d'autres livres de lui.
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plbcreation
  20 août 2017
J'ai délecté ce livre aux saveurs d'un journal de pensées. Carlos Liscano tente, ici, de démystifier sa relation avec sa personne : tantôt l'écrivain, tantôt le simple homme. L'écriture est prenante, mélodieuse et réfléchie. Je le conseille à tous ceux dont l'écriture coule dans leurs veines et qu'ils doivent se confronter à la réalité de leur moi rationnel.
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critiques presse (1)
Telerama   19 octobre 2011
Lucide, [l'auteur] demeure un résistant qui veut comprendre et combattre, en gardant la foi dans la création.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
fanfanouche24fanfanouche24   02 septembre 2013
Entre 1982 et 1984, en prison, mon activité principale était la réflexion sur l'écriture. Ce n'était pas une réflexion ordonnée, pas profonde non plus. Elle était aussi primitive que peut l'être la réflexion d'un individu sans formation, sans expérience intellectuelle, isolé. C'était vraiment une réflexion douloureuse. On dit que la souffrance permet aux petits artistes de ressembler aux grands, et il s'agissait peut-être de ça. Les petits souffrent autant, mais jamais ils ne seront grands. C'est une injustice flagrante. Pourtant la souffrance en général, et celle du petit écrivain en particulier, n'a jamais été la garantie de quoi que ce soit, et encore moins d'une bonne littérature. (p.149 / Belfond, 2010)
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fanfanouche24fanfanouche24   12 février 2014
Jusquà quand peut-on en permanence ne pas se prendre au sérieux ? parce que chaque matin on se réveille et on a besoin de forces pour se réinventer. Parce que l'ironie empêche de croire à ce en quoi on sent qu'on devrait croire, détruit tout ce qu'on tente d'ériger. Parce que, derrière l'ironie, il y a toujours quelqu'un qui cherche à croire en quelque chose. Parce que même si rien ne vaut la peine on a besoin de soi-même. Parce que je suis encore vivant. Parce que je ne suis pas encore décidé à mourir. (p.15)
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EmylitEmylit   19 décembre 2011
«Tout écrivain est une invention. Il y a un individu qui est un, et un jour il invente un écrivain dont il devient le serviteur; dès lors, il vit comme s’il était deux.»
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EmylitEmylit   19 décembre 2011
«Parce qu’écrire, c’est ça : partir sans savoir où on va arriver. Sans même savoir si on arrivera quelque part.»
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fanfanouche24fanfanouche24   12 février 2014
L'écriture naît du combat contre la vie et la mort, aux confins de la nécessité et de la liberté. (p.9)
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Videos de Carlos Liscano (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Carlos Liscano
http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=53065&motExact=0&motcle=&mode=AND
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Cet ouvrage regroupe les témoignages de treize écrivains latino-américains, exilés politiques au temps des dictatures de 1960 à 1990. D'origines multiples, ils évoquent les circonstances de leur départ, leurs souffrances physiques et morales, leur résilience dans les pays d'accueil et les vertus de l'écriture comme autre forme de combat. Autant de destins qui donnent à relire les périodes les plus sombres de l'Amérique Latine. Parmi eux : Isabel Allende, Zoé Valdés, Carlos Liscano, Eduardo Galeano, Sergio Zamora...
Broché ISBN : 978-2-343-11164-3 ? mars 2017 ? 162 pages
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Dans la catégorie : Mélanges littérairesVoir plus
>Littérature (Belles-lettres)>Littérature espagnole et portugaise>Mélanges littéraires (71)
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