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ISBN : 2843449227
Éditeur : Le Bélial' (15/06/2017)

Note moyenne : 3.4/5 (sur 47 notes)
Résumé :
DEMAIN…
Dans son registre, celui de l’investigation, Ruth Law est la meilleure. D’abord parce qu’elle est une femme, et que dans ce genre de boulot, on se méfie peu des femmes. Parce qu’elle ne lâche rien, non plus, ne laisse aucune place au hasard. Enfin, parce qu’elle est augmentée. De manière extrême et totalement illégale. Et tant pis pour sa santé, dont elle se moque dans les grandes largeurs — condamnée qu’elle est à se faire manipuler par son Régulateu... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (23) Voir plus Ajouter une critique
lyoko
  24 janvier 2018
Sur la quatrième de couverture, Ellizabeth Bear dit" Ken Liu est un génie".
Et franchement je n'ai aucune peine a le croire.
C'est le second roman que je lis de cet auteur et je suis sidérée par son efficacité. Deux fois ou ses romans sont extrêmement courts, celui-ci ne fait même pas 100 pages. Et pourtant, Ken Liu arrive a nous pondre une histoire prenante, efficace, et portant a réflexion.
C'est au travers d'un roman de SF policier que l'auteur pose les bases du transhumanisme ou comment les améliorations technologiques peuvent avantager ou désavantager le corps et l'esprit humain. Bien sur c'est le lecteur qui décidera de sa propre opinion l'auteur ne faisant que poser les bases.
Mais je reste bluffée par cette efficacité en si peu de pages. L'auteur va a l'essentiel pas de fioriture avec Ken Liu... et si j'aime les romans descriptifs, parfois ça fait un bien fou de n'avoir que l'essentiel et tout le temps de se concentrer sur les thèmes du texte.
Je vais sans doute garder un oeil sur cet auteur incroyable.
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kuroineko
  30 octobre 2017
Le regard se passe dans un monde presque comme le nôtre, sauf que les êtres humains ont la possibilité d'obtenir des améliorations biotechnologiques. Dans ce Boston futuriste, Ruth Law, ex-flic au passif émotionnel chargé, travaille comme détective privée. Elle se retrouve sur la demande d'une mère à reprendre l'enquête du meurtre de sa fille, prostituée abattue de deux balles et énuclée.
Ken Liu nous sert ici une novella entre anticipation et policier. L'intrigue, plutôt convenue et déjà vue, semble surtout lui servir de prétexte pour aborder le thème du transhumanisme et comment le développement technologique peut apporter des perfectionnements aux hommes et femmes. Il est question de muscles artificiels à la puissance amplifiée, de tendons renforcés et surtout du Régulateur. Cet appareil est directement branché au niveau des cervicales et, comme son nom l'indique, régule émotions, flux d'adrénaline, de dopamine, d'endomorphine et autres -ine. Il permet ainsi un meilleur contrôle, l'esprit n'étant plus influé par la peur, la colère et autres troubles de l'objectivité. Bien sûr, rien n'est sans conséquence sur le porteur de ces avancées technologiques. le regard ne répond pas clairement au débat et laisse à chacun la liberté de réfléchir sur cette évolution. Apports sensationnels pour chacun ou perte progressive de l'humanité au profit d'une robotisation de l'être?
Hélas, comme le texte est très court, Ken Liu ne fait qu'effleurer le thème. Surtout qu'il lui faut aussi mener son intrigue à terme. La fin est à mon goût trop prévisible. le regard ne reflète pas l'originalité que j'avais ressenti à la lecture de la fin de l'Histoire, son précédent roman paru également chez Bélial.
Ça se lit vite fait, occasionne une petite réflexion sur le transhumanisme mais pas de quoi se surcharger les neurones. Assez moyen en bref.
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Igguk
  10 juin 2017
En quatrième de couv' du livre le regard de Ken Liu, on peut lire la citation suivante « Ken Liu est un génie ». Ça pose un peu l'aura du monsieur pour cette nouvelle parution de la collection Une Heure Lumière chez le Bélial'. Et ça te fout une attente monstre aussi. Faut dire que Liu a une réputation tellement énorme que c'est pas étonnant de le voir faire un doublé sur ce label, l'homme qui mit fin à l'histoire a du bien cartonner.
Le regard nous raconte une enquête de Ruth Law, une détective privée qui hérite d'une affaire de meurtre. La victime est une prostituée à qui le coupable a gentiment arraché les yeux. le livre alterne entre le point de vue de Ruth et celui du criminel, ce dernier apparait dans des chapitres courts qui permettent de cerner sa personnalité et ses motivations. L'originalité de cette histoire se trouve plutôt dans le cadre cyberpunk que dans l'histoire elle-même. Ruth est une détective dont le corps a été modifié dans tous les sens. Outre le « régulateur » très répandu dans les forces de l'ordre qui permet d'inhiber les influences des émotions pour rester concentrée et logique, la dame a des améliorations physiques un peu partout. Pistons dans les jambes, bras renforcés, etc… C'est limite Robocop.
Ken Liu explore ici le thème du transhumanisme si cher au cyberpunk, et propose une histoire qui pose la question de son bien fondé. le lecteur s'interroge sur la pertinence de toutes ces augmentations, et l'auteur en fait son propos central tout en ayant la délicatesse de ne jamais faire dans le manichéisme absolu. Pas de réponse franche dans ce récit, de « c'est mal » ou « c'est trop cool les bras bioniques ». le regard donne des clés au lecteur pour se poser les bonnes questions mais lui laisse le soin de trouver ses réponses tout seul, et c'est une grande qualité. Ce régulateur qui calme les émotions est au centre de la problématique et indirectement nous questionne sur l'opposition logique/instinct, ou raisonnement/sentiment.
Le problème est que, pour explorer cette problématique qu'il soulève avec une certaine subtilité, Ken Liu a choisi de coller ça sur une affaire de meurtre des plus « cliché ». Une prostituée est assassinée, la maman déboule chez Ruth, « Ma fille est morte, les flics s'en foutent parce que c'était une call-girl », on évacue les pistes évidentes, « je suis quasiment sûr que nous avons affaire à un Serial Killer (TAN)« , etc… On retrouve une héroïne déjà-vue sous forme de détective privée, ancienne flic, hantée par son passé, avec un compte en banque un peu anorexique. La progression de l'enquête n'est pas intéressante du tout, avec cette impression qu'elle se résout toute seule, et que l'enquêtrice n'est là que pour suivre les petits cailloux blancs qu'on lui a laissé sur le chemin. Où est le travail d'investigation ? L'astuce du détective ?
le personnage du tueur est aussi exploré dans ces petits chapitres introspectifs, mais c'est pas glorieux non plus, grosses ficelles et compagnie. Enfance malheureuse, soif de pouvoir, aucune empathie, bla, bla, bla… le parcours de Ruth pour le coincer tient en partie de la chance et du hasard (oh, tiens, ma piste arrive avec le journal du matin), mais comporte également quelques absurdités (la manière dont elle anticipe la prochaine victime du tueur est un peu ridicule). Reste une ambiance noir-cyberpunk brillamment posée, une atmosphère immersive et une narration fluide, donc on ne s'ennuie pas dans cette petite histoire de 90 pages, mais elle s'oublie bien vite.
C'est marrant parce que je retrouve ici ce qui m'avait un peu dérangé dans L'homme qui mit fin à l'histoire, j'ai l'impression que le fond du propos de l'auteur est passionnant, mais qu'il essaye de forcer ça au chausse-pied dans une oeuvre de fiction bancale qu'il balance là au milieu, sans y mettre plus de soin que ça. Ça ira sans doute aux lecteurs qui peuvent privilégier la réflexion de fond en laissant plus de latitude à la structure du récit. Moi, je préfère une histoire intéressante qui ne se pose pas de grandes problématiques existentielles, plutôt qu'un récit téléphoné qui amène à se poser de grandes questions sur la vie. Je suis un adorateur du premier degré, en quelques sortes.
Avec le Regard, Ken Liu nous livre une novella qui soulève des questions intéressantes sur le transhumanisme et l'anticipation, mais lui colle la forme d'un roman noir pas bien passionnant. Après deux lectures de cet auteur, je cherche toujours où se planque le génie, peut-être quelque-part entre La ménagerie de papier et Grace of Kings, à voir.
Lien : http://ours-inculte.fr/fr/re..
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FeydRautha
  15 juin 2017
Ken Liu est un auteur américain d'origine chinoise, multiplement primé notamment pour ses nouvelles « La ménagerie de papier » (Nebula 2011, Hugo 2012, World fantasy 2012) et Mono no aware (Hugo 2013). La nouvelle ici traduite pour la première fois par les bons soins des éditions le Bélial a été initialement publiée sous le titre original The Regular en 2014 et nominée pour le Locus, le Theodore Sturgeon et le Nebula. La version originale dans le recueil The Paper Menagerie publiée par Saga Press en 2016. S'il est souvent classé en science-fiction, Ken Liu lui-même se définit comme un écrivain de fiction spéculative. Il propose pourtant avec le Regard une véritable nouvelle de SF, une enquête policière tendance cyberpunk.
Ken Liu reprend dans sa nouvelle un scénario de roman policier à ce point éculé qu'on en soupirerait de froide lassitude : une enquête sur le meurtre d'une prostituée par un détective privé. Jasmine, de son vrai nom Mona Ding, jeune prostituée chinoise haute gamme, est assassinée dans son appartement de Boston. L'enquête est rapidement laissée de côté par la police locale, estimant qu'il s'agit d'une affaire liée aux gangs chinois. Sarah Ding, la mère de la victime, embauche la détective Ruth Law pour reprendre l'enquête qui la mènera sur les traces d'un tueur en série. On ne saurait a priori faire plus cliché que cela. Pour revisiter la chose, Ken Liu projette l'histoire dans un futur proche et la technologie, le hacking et les réseaux vont se trouver au centre de l'enquête. Dans ce futur, de nombreuses modifications corporelles permettant d'augmenter significativement les possibilités de l'être humain sont possibles, même si pas toujours très légales. Ruth Law est ainsi décrite par son médecin traitant comme quasi-cyborg à force d'avoir recours à toutes sortes d'implants osseux et musculaires (qui se révéleront d'une efficacité toute relative par ailleurs). Les puristes noteront que nous sommes là bien dans le cyberpunk, et non dans une de ses déclinaisons modernes (bio- ou nanopunk) faisant appel à des technologies plus avancées. (Clin d'oeil appuyé à Apophis)
Au-delà de cet aspect, Ruth Law rappelle grandement par certains côtés le personnage de Nick Stavrianos dans le roman Isolation de Greg Egan publié en 1992. Tous deux sont anciens policiers, tous deux ont quitté la police à la suite d'un évènement traumatique impliquant la perte d'un membre de leur famille, tous deux se sont reconvertis en détectives privés high-tech, et tous deux possèdent un implant, hérité de leurs jours passés dans la police, qui leur permet de gérer leurs émotions en contrôlant le taux d'hormones secrétées par le cerveau, et en font une utilisation dépassant largement le seuil recommandé au point d'y être accros. On ne peut à ce point que féliciter Ken Liu sur le choix de ses lectures. Mais Ken Liu n'est pas Egan, et son histoire reste terre à terre, lorsqu'Egan croise l'aéropostale pour s'élever loin dans la stratosphère.
Si Ken Liu propose avec ce court texte un moment de lecture SF pas désagréable, le Regard est tout de même loin d'atteindre le niveau de ses meilleures nouvelles (comme L'homme qui mit fin à l'histoire, par exemple), tant du point de vue de l'originalité du scénario que du développement des personnages. Que ce soit les motivations du tueur, ou la scène finale qu'on voit arriver grosse comme une maison, le tout reste assez entendu. C'est une nouvelle de SF sympathique, mais vu l'attente que pouvait susciter ce texte et son auteur avec sa ribambelle de prix, je reste franchement sur ma faim et dubitatif lorsque j'entends qu'on hurle au génie. Quelque chose m'échappe, c'est sûr.
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Apophis
  15 juin 2017
Un texte intéressant mais relativement mineur
Dans cette novella à la fois Postcyberpunk et hardboiled, Ken Liu mêle communauté chinoise de Boston, tueur en série s'attaquant aux prostituées et implant cybernétique réprimant intuitions, choix irrationnels et émotions pour ne laisser place qu'à des décisions froides, raisonnées, basées sur la logique pure. Son héroïne, une ex-flic devenue détective privé, trouvera dans la traque du meurtrier de la fille d'une autre la rédemption pour avoir laissé sa propre enfant mourir en refusant d'utiliser son implant Régulateur. Si le texte est de bonne qualité et intéressant, il reste cependant, en terme d'écriture et surtout de degré d'exploitation des thématiques (ici celle des choix, de la manière de les faire et de celle de vivre avec leurs conséquences, et celle de la pertinence -ou pas- de l'utilisation d'améliorations posthumaines), relativement mineur par rapport à ce que l'auteur a pu proposer par ailleurs ou même par rapport à des textes transhumanistes proposés par d'autres.
Retrouvez l'analyse complète sur mon blog.
Lien : https://lecultedapophis.word..
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
SpilettSpilett   15 septembre 2017
... les rênes du pouvoir relient ceux qui ont des secrets à ceux qui connaissent leurs secrets.
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YuyineYuyine   20 juin 2017
Il a entrepris d’étudier les hommes, de les observer, de tâcher de comprendre ce qui les motivait. Ce qu’il a appris l’a déçu. Vaniteux, fiers, ignorants, ils laissaient leurs désirs les entraîner et négligeaient les risques pourtant évidents. Ils ne réfléchissaient pas. Ils ne planifiaient rien. Ils ne savaient pas vraiment ce qu’ils désiraient. Ils laissaient la télévision leur dicter ce qu’ils se devaient de posséder.
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rkhettaouirkhettaoui   30 juillet 2017
En Chine, les gens éprouvaient beaucoup de colère et d’envie à l’égard des officiels du Parti qui menaient la vie de château grâce à l’argent extorqué au peuple, acceptaient des pots-de-vin et détournaient des fonds publics vers les membres de leurs familles. Il s’attaquait aux touristes qu’il estimait être les femmes et les enfants de ces officiels, et il se considérait comme un Robin des Bois des temps modernes.
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nath45nath45   17 août 2017
Il arrive qu’on aide ses amis même si on désapprouve leurs décisions. Les choses sont rarement simples.
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rkhettaouirkhettaoui   30 juillet 2017
Un homme en veste sport dissimulant un pistolet se fondra partout, mais une femme vêtue d’une tenue capable de cacher le même pistolet se verra comme le nez au milieu de la figure. L’avoir dans son sac à main est par ailleurs une mauvaise idée. Ça procure un faux sentiment de sécurité susceptible de se retourner contre vous : rien de plus facile que d’arracher un sac.
Si elle est en pleine forme pour son âge, ses adversaires se révèlent presque toujours plus grands, plus lourds, plus puissants. Se montrer plus vive et frapper la première lui permet de compenser ces défauts.
Mais cela ne suffit toujours pas.
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