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EAN : 9782843449222
Éditeur : Le Bélial' (15/06/2017)

Note moyenne : 3.55/5 (sur 124 notes)
Résumé :
DEMAIN…
Dans son registre, celui de l’investigation, Ruth Law est la meilleure. D’abord parce qu’elle est une femme, et que dans ce genre de boulot, on se méfie peu des femmes. Parce qu’elle ne lâche rien, non plus, ne laisse aucune place au hasard. Enfin, parce qu’elle est augmentée. De manière extrême et totalement illégale. Et tant pis pour sa santé, dont elle se moque dans les grandes largeurs — condamnée qu’elle est à se faire manipuler par son Régulateu... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (53) Voir plus Ajouter une critique
lyoko
  24 janvier 2018
Sur la quatrième de couverture, Ellizabeth Bear dit" Ken Liu est un génie".
Et franchement je n'ai aucune peine a le croire.
C'est le second roman que je lis de cet auteur et je suis sidérée par son efficacité. Deux fois ou ses romans sont extrêmement courts, celui-ci ne fait même pas 100 pages. Et pourtant, Ken Liu arrive a nous pondre une histoire prenante, efficace, et portant a réflexion.
C'est au travers d'un roman de SF policier que l'auteur pose les bases du transhumanisme ou comment les améliorations technologiques peuvent avantager ou désavantager le corps et l'esprit humain. Bien sur c'est le lecteur qui décidera de sa propre opinion l'auteur ne faisant que poser les bases.
Mais je reste bluffée par cette efficacité en si peu de pages. L'auteur va a l'essentiel pas de fioriture avec Ken Liu... et si j'aime les romans descriptifs, parfois ça fait un bien fou de n'avoir que l'essentiel et tout le temps de se concentrer sur les thèmes du texte.
Je vais sans doute garder un oeil sur cet auteur incroyable.
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BazaR
  19 mai 2019
Je n'ai pas beaucoup de références Ken Liu – deux nouvelles et une novella lues, pas assez pour juger de la valeur relative de ce texte par rapport à sa production. Si je me base sur mes amis babéliotes et sur mon libraire préféré, ce n'est pas son meilleur.
Hébé privé de références, j'ai trouvé que c'était vachement bien, même si la fin est faiblarde par certains aspects.
Ken Liu est réputé pour aimer se balader dans les genres. Il tente ici le polar à la mode cyberpunk. Il s'approprie avec brio les codes polar en jouant sur une double voix : celle d'une détective privée efficace mais épuisée par de lourds événements passés qui touchent à sa famille, et celle du tueur en série dont on partage le mode opératoire et les motivations. Les deux points de vue alternent avec régularité. La détective est payée par la mère d'une jeune prostituée assassinée pour trouver le responsable du meurtre, ne se satisfaisant pas de la version de la police. le tueur en question ne sait pas qu'il est pisté et poursuit ses actes avec minutie. Ce n'est pas la perversion qui l'anime, plutôt la possibilité d'acquérir un certain pouvoir sur de gros bonnets du monde politico-financier.
La technologie, tout à fait envisageable dans un futur proche pour peu que quelques codes éthiques sautent, joue un rôle central autant dans les motivations du tueur que dans les atouts de la détective. le titre de la novella y fait référence. A noter que le titre anglais « The Regular » fait aussi référence à une technologie qui n'est pas directement liée à celle du Regard, quoique l'on pourrait considérer le Régulateur comme un regard intrusif sur les émotions de la détective.
Cependant la technologie ne gomme pas le travail psychologique sur les deux personnages principaux, en particulier sur la détective qui, lorsqu'elle n'est pas sous l'influence de son Régulateur, laisse exploser une fragilité intense et poignante.
J'ai accroché au récit jusqu'à la fin que je trouve mal construite. On sent que Ken Liu n'a qu'un objectif : mettre la détective face à une scène reproduisant son plus grand drame. Mais pour arriver à cela, il est obligé d'imposer à ses deux acteurs des choix et des actes qui n'ont rien de réalistes en regard de ce qu'il nous a montré d'eux. Les liens de causalité sont trop artificiels. (ATTENTION GROS SPOIL)
De plus, j'ai trouvé que se ramener finalement au seul point de vue de la détective a quelque chose de frustrant. J'aurais préféré percevoir l'action sous les yeux de tueur également.
Malgré cet écueil, je considère cette novella comme une réussite, ne serait-ce que par le plaisir de lecture qu'elle m'a donné.
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Dionysos89
  02 juillet 2019
La collection Une Heure-Lumière des éditions le Bélial' leur permet, outre de bénéficier des couvertures d'Aurélien Police, de poursuivre leur travail de fond pour mettre en valeur des auteurs étrangers qui méritent d'être davantage connus en France. Ainsi, après L'Homme qui mit fin à l'histoire, voici qu'avec le Regard, ils ont choisi de miser à nouveau sur Ken Liu, auteur de la Ménagerie de Papier chez ce même éditeur et désormais de la trilogie des Dents-de-Lion chez Fleuve Éditions (et Jardins de poussière arrive pour la fin 2019 toujours chez le Bélial').
Meurtre dans la diaspora chinoise
Le Regard met en scène Ruth Law, enquêtrice de son état. Suite à une motivation personnelle mais surtout financière, elle se retrouve à lancer une investigation pour résoudre le meurtre d'une jeune prostituée, retrouvée une nuit énucléée. Comme c'est une jeune désargentée, s'étant éloignée du domicile parental, ayant des traits asiatiques et habitant dans un des quartiers proches des mafias de la diaspora chinoise, les autorités n'en font pas une priorité ; c'est une affaire déjà réglée, c'est un règlement de comptes aux dépens d'une prostituée qui travaillait en indépendante. À la tête de sa seule envie et motivation (l'argent), Ruth Law se met en quête de trouver l'assassin.
Thriller cyberpunk
Ce n'est pas tout à fait vrai que la seule envie et motivation de l'héroïne est l'argent. C'est ce qui déclenche son enquête, mais très vite le lecteur découvre qu'il y a bien plus derrière ce personnage. Déjà, il y a des souvenirs douloureux ; ensuite, il y a l'outil qui lui permet de les réprimer en contenant ses émotions. Ainsi, Ruth Law est augmentée de partout et possède notamment un « Régulateur », technologie qui régule la plupart du temps son comportement afin de ne pas interférer avec l'action en cours. Et ce n'est pas là la seule innovation technologique que montre cette novella. Il est d'ailleurs intéressant de comparer les deux titres, original et dans la version française. The Regular / le Regard : ce sont là les deux objets centraux du récit : l'un est le mobile, l'autre est le moyen. Avec le titre français, on peut penser que l'histoire se fonde d'abord sur la technologie oculaire très vite présentée par l'auteur ; toutefois le titre anglais insiste, et c'est là davantage le but de l'intrigue, sur les conditions de vie de l'enquêtrice, qui s'en remet constamment à son Régulateur, afin de juguler ses émotions débordantes (et on la comprend totalement). C'est alors une technologie admise, mais théoriquement limitée afin de ne pas créer d'êtres apathiques. Pour le coup, cette transcription volontairement erronée est tout à fait valable, car elle joue sur la sonorité et cela ne remet pas en jeu notre compréhension du récit, tout au plus notre premier centre d'attention peut changer. Dans un sens comme dans l'autre, l'aspect technologique qui grignote ou contrôle la vie privée des individus est de plus en plus flagrant au fur et à mesure du récit. Suivre une héroïne qui se pose en marge de cette société, mais adopte malgré tout les aspects technologiques les plus aboutis pour essayer de dominer son petit environnement relève clairement d'une idée cyberpunk de la société.
Une novella à approfondir
Avec le Regard, Ken Liu nous propose une novella au style alerte et donc les événements s'enchaînent rapidement. Clairement, l'aspect thriller joue à plein et c'est une « heure lumière » que nous passons en sa compagnie. le style est volontaire simple et efficace et, de plus, on sent bien que Ken Liu met en scène une atmosphère qu'il cerne bien. En effet, en plus des aspects technologiques assez présents, il reconstruit pour le lecteur ce fort sentiment particulier qui maintient une diaspora unie mais qui peut tout aussi bien induire des méfaits, par exemple vis-à-vis des autorités locales. Forcément, au vu du monde décrit, des enjeux sociétaux utilisés et des réactions des personnages, le lecteur est tenté de terminer cette lecture avec l'envie d'en savoir plus, sans pouvoir combler cette attente. La fin est relativement abrupte et sans réelle conclusion, ce qui peut laisser un goût amer.
Ce n'est sûrement pas là le meilleur de la collection Une Heure-Lumière, ni le meilleur de la bibliographie Ken Liu, mais la lecture du Regard est sympathique et ne dénote ni dans l'un, ni dans l'autre.
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Fifrildi
  09 avril 2020
C'est le troisième texte que je lis de l'auteur et je dois dire que je suis assez séduite par son style. Je pense que je dois encore avoir le recueil La ménagerie de papier dans ma pàl, je m'en réjouis à l'avance.
Je ne suis absolument pas fan des histoires policières mais j'ai beaucoup aimé la réflexion par rapport aux "améliorations" de l'héroïne et à la valeur accordée à l'information.
"L'information ne veut pas être libre. Elle a de la valeur. Elle veut gagner de l'argent. Et son existence ne libère personne ; la posséder, par contre, peut entraîner l'effet opposé."
J'ai trouvé la fin un peu abrupte mais dans l'ensemble c'était plutôt bien ficelé.


Challenge mauvais genre 2020
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Musardise
  23 février 2019
Rien de bien transcendant dans ce texte qui tourne autour de la question du transhumanisme, et dont on attendrait par conséquent une réflexion plus ou moins poussée sur le sujet. L'intrigue policière se concentre sur deux personnages. D'abord et avant tout, une détective privée qui ne débranche presque jamais son régulateur, dispositif technologique qui lui permet d'éviter d'affronter ses émotions et son passé, donc, en gros, d'être dans un état de déni plus ou moins permanent, mais qui la rend plus efficace - tout du moins le pense-t-elle - dans son travail. Ensuite, un tueur en série qui énuclée ses victimes, et sur les crimes duquel la détective enquête.
Je ne dirai pas qu'on s'ennuie en lisant cette histoire, simplement qu'elle n'apporte pas grand-chose. Sans doute trop court pour développer suffisamment le thème principal du transhumanisme, abordé de façon vraiment superficiel (alors oui, rien n'empêche le lecteur de réfléchir à la question du transhumanisme, de la gestion des émotions, de la résilience, mais enfin, encore faudrait-il qu'il soit davantage stimulé), le texte se concentre finalement, pour l'essentiel, sur une histoire policière très conventionnelle, qui n'apporte donc rien de novateur non plus à ce genre littéraire.
Cerise sur le gâteau : le personnage du tueur en série est également très peu développé et très peu exploité. On ne saura d'ailleurs rien de sa personnalité et de ses motivations profondes. Ce qui fait qu'il nous reste une fiction pour passer le temps pendant une heure ou deux.
Que dire de plus, sinon de regarder plutôt les deux films d'animation Ghost in the shell de Mamoru Oshii, ou encore de lire le manga dont ils sont tirés ?
Le Regard était mon premier Ken Liu, et sans doute pas le meilleur. Je retenterai donc ma chance avec La Ménagerie de papier.
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Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
Dionysos89Dionysos89   28 avril 2020
Le docteur B hoche la tête, avant d’anesthésier Ruth. Il vérifie les pistons pneumatiques de ses jambes, les tendons de rechange composites de ses épaules, ses coudes et ses poignets, les batteries et les muscles artificiels de ses bras, les os renforcés de ses doigts. Il recharge ce qui en a besoin. Il examine les résultats des traitements par dépôt de calcium (visant à contrer la fragilité de ses os, un regrettable effet secondaire de son héritage asiatique), règle enfin son Régulateur de telle sorte qu’elle puisse le laisser en marche plus longtemps. « Comme neuve », lui promet-il. Et elle paie.
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BazaRBazaR   18 mai 2019
Les yeux ont un caractère si vulnérable, si essentiel à la perception du monde et de soi qu'on devient protecteur à leur égard : on hésite à les violer. Les lois sur les altérations oculaires sont les plus sévères. Avec le temps, les gens confondent "interdit" avec "impossible".
Commenter  J’apprécie          160
FifrildiFifrildi   09 avril 2020
L'information ne veut pas être libre. Elle a de la valeur. Elle veut gagner de l'argent. Et son existence ne libère personne ; la posséder, par contre, peut entraîner l'effet opposé.
Commenter  J’apprécie          240
YuyineYuyine   20 juin 2017
Il a entrepris d’étudier les hommes, de les observer, de tâcher de comprendre ce qui les motivait. Ce qu’il a appris l’a déçu. Vaniteux, fiers, ignorants, ils laissaient leurs désirs les entraîner et négligeaient les risques pourtant évidents. Ils ne réfléchissaient pas. Ils ne planifiaient rien. Ils ne savaient pas vraiment ce qu’ils désiraient. Ils laissaient la télévision leur dicter ce qu’ils se devaient de posséder.
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hupomnematahupomnemata   01 juillet 2019
Sur un site local de petites annonces, Ruth poste une description succincte de ce qu'elle recherche. Boston a le bonheur de posséder bon nombre d'universités de qualité et des foules de jeunes des deux sexes à même d'apprécier le défi technique plus encore que l'argent qu'elle propose. Parmi les CV qu'elle reçoit en réponse, elle en choisit un qui paraît disposer des talents adéquats : débridage, rétro-ingénierie, libération des données protégées...
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