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Suzanne V. Mayoux (Traducteur)
ISBN : 2743603291
Éditeur : Payot et Rivages (11/03/1998)

Note moyenne : 3.74/5 (sur 645 notes)
Résumé :
Lawrence Passmore a mal au genou. Mais son problème est beaucoup plus vaste. Il se livre en vain à toutes les thérapies possibles. Plus il se sent malheureux, plus les difficultés conjugales et professionnelles semblent s'accumuler.
Ses tentatives d'aventures sexuelles sont loin de lui apporter la compensation souhaitée. Jusqu'à la trouvaille finale... David Lodge nous fait ressentir avec une drôlerie inimitable l'accablement croissant de son narrateur. Au pa... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (35) Voir plus Ajouter une critique
carre
  02 mars 2014
Lawrence Passmore est un homme à qui la vie a souri. Pourtant une douleur chronique à un genou qui le fait terriblement souffrir, va lui fait perdre toutes ces certitudes? Et si sous les apparats la coquille était finalement vide ? Arrêt sur images, Lawrence en plein doute existentiel va nous raconter sa « belle vie ». Pour guérir ?
Lire David Lodge c'est s'assurer quelques heures de plaisirs. « Thérapie » en est une nouvelle fois la preuve. En scrutant la vie de Lawrence Passmore, Lodge s'attache à se moquer de ces contemporains. Passmore n'est pas un héros, loin de là, non juste un type qui à longtemps cru détenir les clés d'une vie sans nuages. Mais l'essentiel n'est pas forcement là ou on le croit ?
Lodge s'efforce de lui remettre les yeux en face des trous avec ce qui fait le charme british: une pointe de cynisme, une autre d'humour. Suivez sa « Thérapie » ça marche à tout les coups.
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latina
  05 août 2017
Pauvre, pauvre Lawrence !
Laurence Passmore, alias Tubby, presque 60 ans, a une belle femme sportive, une voiture de sport rutilante, une grande maison avec jardin dans la banlieue de Londres, un petit appartement pied-à-terre dans le West End de Londres, une profession qui lui fait gagner plein d'argent (il est scénariste d'une sitcom qui a atteint un succès phénoménal), 2 enfants casés et bien dans leur peau (quoiqu'il ne s'y intéresse guère), une amie de coeur qu'il voit 2 jours par semaine.
Pauvre, pauvre Lawrence !
Eh bien oui, pauvre Lawrence ! Il a mal au genou et il souffre de dépression chronique. Une dépression, me direz-vous ! Oui, une dépression, profonde. Il est angoissé et il ne sait pas pourquoi. Il est désespéré.
Entre la lecture de Kierkegaard, le souvenir de son premier amour, un rendez-vous chez le psy, l'aromathérapeute ou l'acupuncteur, des parties de tennis avec ses copains aussi mal fichus que lui, quelle sera la thérapie de Lawrence?
Quand je choisis un roman de Lodge, je sais que je vais m'amuser. C'est fin, c'est spirituel. Et ici, c'est gagné. de l'humour dévastateur maitrisé par l'autodérision à la réflexion brillante tenue en laisse par la sensibilité, tout en cet auteur me plait. J'ai passé d'excellents moments mêlant le sourire, le rire et l'attendrissement. On y trouve entre autres une description franche et hilarante du milieu de la TV et même une réflexion intelligente sur l'acte d'écrire. Quant aux nombreuses allusions à Kierkegaard, c'est un pur régal.
Ah les auteurs anglais, ils n'ont pas leur pareil pour se moquer d'eux-mêmes et de leurs semblables. David Lodge en est un exemple parfait, c'est pour ça que je l'aime !
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Levant
  28 août 2015
Je m'affiche volontiers comme quelqu'un ayant éteint la télévision, au profit de la lecture bien entendu. Toutefois, pénétrer l'envers du décor d'une production de séries TV ne m'a nullement rebuté. Mais pas au point quand même de me réconcilier avec ce qu'est devenu le contenu de nos programmes dans les mains des producteurs contemporains.
Nous sommes dans l'univers d'un auteur à succès de séries TV, britannique. Cette situation donne à son héros la liberté qu'autorisent l'aisance financière et un emploi du temps affranchi des horaires imposés.
Je découvre David Lodge avec ce livre. J'ai suivi l'impulsion d'une personne assidue de Babelio, éprise de littérature anglaise. J'ai été appâté. Au point de me procurer, sans même attendre le dernier chapitre, un autre ouvrage de cet auteur. Pour transformer l'essai. Ce sera "Un tout petit monde".
C'est comme ça que je conçois Internet. Un formidable outil de diffusion de la connaissance et d'échange, pour aller ensuite faire fonctionner le petit commerce et continuer ainsi à voir des boutiques éclairées dans les rues de nos villes quand le jour décline.
Mais revenons à cet ouvrage de David Lodge: thérapie. Je n'ai a priori pas d'élan spontané vers un sujet qui traite de la dépression, de "psy". Ça me donne le bourdon et me fait penser justement que la télévision n'est pas étrangère à la morosité ambiante dans ses formes bénignes ou plus sévères. Dans le cas présent ma technique d'adoption d'un ouvrage tiré des rayons de mes librairies préférées ne m'a pas rebuté. Je commence par le recto, le titre et auteur si connu ou recommandé, le verso, quatrième de couverture, puis l'entame, un paragraphe, ou deux si on ne me tire pas par la manche pour aller m'ébahir devant une vitrine de chaussures ou de décoration d'intérieur, et puis un autre paragraphe au hasard, en ayant fait volé les pages comme l' illusionniste le fait d'un jeu de cartes. Thérapie a donc emporté mon suffrage. Je le confirme en le refermant.
Notre héros souffre d'un mal-être qu'il ne sait pas décoder lui-même. Il se fait donc aider par des gens dont c'est le métier, selon l'expression consacrée. Il penche plutôt pour les méthodes douces. Mais le résultat se fait attendre. Jusqu'à ce qu'un événement que le lecteur est à cent lieues d'imaginer le mette sur une autre voie. Un mal pour un bien dit-on souvent. Nous voici dans la seconde partie du roman. Elle est plus entraînante que la première qui démarre doucement, il faut bien le dire. Et l'intrigue prend une tournure qui intrigue justement. C'est joliment conçu. Des personnages qui n'ont rien d'attirant a priori deviennent attachants. Et comme de juste, il faudra bien aller faire un tour dans le passé pour dénicher les racines du mal. C'est plein d'inattendus. Parfois un peu trop précis dans les descriptions au point de créer des longueurs, mais c'est supportable. Il y a le piment du côté charnel, parfois très cru. J'ai été gêné par des détails de la vie intime un peu trop intimes, vraiment. On sent là la volonté d'ancrer le récit dans la vraie vie avec son côté le plus trivial.
J'ai apprécié la façon de donner la parole dans la narration à tous les protagonistes de l'affaire. L'idée de confronter le vécu d'un même événement par tous ses acteurs, les transformant tour à tour en narrateur-acteur, les faisant développer leur version des faits, leur point de vue, leur ressenti, comme les témoins à la barre d'un tribunal, est un artifice de construction très intéressant.
C'est un bain de culture anglaise, avec une écriture agréable, donc une traduction réussie. Le seul argument qui me laissera sceptique est à la page 169, édition Rivages poche. Il paraît en effet que les sitcoms ont un rôle thérapeutique. Là, j'ai bien peur que les effets secondaires indésirables du remède aggravent le mal.
Mais peut-être suis-je un peu rétrograde ?
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PiertyM
  08 mai 2017
Après deux tentatives avortées, ce n'est qu'à la troisième lecture que je suis arrivée au bout de ce livre, et mon ressenti est tellement mitigé que je ne saurais dire si j'ai aimé ou pas. Bien que l'écriture ne soit pas condescendante, en tout cas, le rythme est très long, le sujet est anodin pendant au moins une centaine de pages. Puis il y a le côté intéressant, l'auteur nous fait vivre l'illusion du bonheur dans un monde contemporain où tout bonheur est adjoint à une réussite matérielle...on se rend bien compte que ce n'est qu'une utopie sinon la thérapie qui, est devenue une forme de mode, n'aurait pas connu une explosion aussi considérable, comme quoi, l'homme est loin d'être malade physiquement ou matériellement mais son esprit est bien plus malade qu'on ne le croit.
Du moins le personnage de Lawrence Passmore est très attachant, on lit son histoire avec beaucoup de cœur, on se pose les mêmes questions que lui, on sombre dans les mêmes inquiétudes que lui...
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madameduberry
  04 février 2014
Freud disait que lorsqu'on souffre d'une rage de dents, toute la vie se resserre autour du trou dans la molaire. Ici, c'est un genou douloureuxqui occupe le devant de la scène, et qui envahit la vie et les pensées du narrateur. Après avoir vainement tenté de gérer son mal être sur un mode comptable (une colonne de plus, une colonne de moins), notre anti héros va parcourir en pensée puis en réalité les sentiers et bifurcations qui l'ont mené à son impasse présente: il fera une partie du chemin de Compostelle. Sensible, ironique et hilarant, cet ouvrage tient les promesses que ne fait pas le titre laconique et quasi hygiéniste de son titre. Lisez, vous ne serez pas déçus.
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Citations et extraits (44) Voir plus Ajouter une citation
FRANGAFRANGA   11 février 2012
Vers le début de ma thérapie, Alexandra m'avait prié de prendre une feuille de papier et de dresser sur deux colonnes la liste de ce qui allait bien et de ce qui n'allait pas dans ma vie. Dans la colonne de ce qui allait bien, j'avais écrit :
1/ Réussite professionnelle.
2/ Aisance financière.
3/ Bonne santé.
4/ Stabilité conjugale.
5/ Enfants lancés sans encombre dans la vie adulte.
6/ Domicile agréable.
7/ Voiture épatante.
8/ Autant de vacances que j'en ai envie.
Dans la colonne de ce qui n'allait pas, je n'avais rempli qu'une ligne :
1/ Je me sens malheureux la plupart du temps.
Quelques semaines plus tard, j'ai ajouté ceci :
2/ Douleur au genou.
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isabrootisabroot   25 juillet 2015
C’était l’heure de l’espoir, une époque où l’on pouvait manifester du patriotisme sans se faire étiqueter comme une vieille baderne tory. La honte de Suez appartenait au passé, et voici que nous étions les meilleurs dans des domaines qui comptent vraiment pour le commun des mortels, le sport, la pop music, la mode et la télévision. La Grande-Bretagne, à présent, c’étaient les Beatles, les minijupes, l’émission That Was The Week That Was et l’équipe d’Angleterre victorieuse. Je me demande si la reine a regardé la télé ce soir, et ce qu’elle a pu éprouver en se voyant remettre la Coupe du monde à Bobby Moore. Un bon petit coup de nostalgie, j’imagine. « C’était le bon temps, hein, Philip ? » Le bon temps où elle se réveillait le matin sans avoir la perspective de lire dans la presse les comptes rendus détaillés des frasques sexuelles de sa famille : le Dianagate, le Camillagate, les coups de téléphone à Squidgy, les fantasmes de Charles rêvant d’être un Tampax, Fergie se faisant sucer le gros orteil. Je n’ai jamais été très branché sur la famille royale, mais on ne peut pas s’empêcher de compatir aux malheurs de cette pauvre vieille reine.
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EffeLouEffeLou   19 octobre 2014
"- Quelle différence y a -t-il entre la psychanalyse et la thérapie comportementale cognitive?
Ma foi autant que je sache, un psychanalyste tente de vous révéler la cause cachée de votre névrose, tandis que le thérapeute comportemental cognitif traite les symptômes qui vous rendent malheureux.
Par exemple, si vous souffrez de claustrophobie dans les transports en commun, un psychanalyste s'efforcera de vous amener à découvrir le traumatisme, survenu dans votre vie antérieure, qui en est la cause.
Disons qu'enfant vous avez subi des violences sexuelles au passage d'un tunnel ou un truc dans ce genre, de la part d'un homme assis à côté de vous -disons qu'il s'est livré sur vous à ce forfait pendant qu'il faisait sombre dans le compartiment à cause du tunnel, qu'ayant eu trop peur et trop honte vous n'avez pas osé accuser cet homme quand le train est sorti du tunnel, qu'ayant et n'en avez même jamais parlé à vos parents ni à qui que ce soit , mais au contraire complètement refoulé le souvenir.
Dans ce cas, si le psychanalyste peut vous aider à vous souvenir de cette histoire et à comprendre que ce n'était pas votre faute, vous serez débarrassé de la claustrophobie..."
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mayangmayang   11 octobre 2011
La douce journée de février a tiré les écureuils de leur hibernation. Les arbres dénudés du jardin leur offrent une sorte de terrain d'aventure. J'en ai observé deux qui jouaient à se pourchasser dans les marronniers devant la fenêtre de mon bureau: ils montaient en spirale le long d'un tronc, multipliaient les esquives et les feintes dans la ramure, filaient jusqu'au bout d'une branche pour bondir sur l'arbre suivant, dévalaient la tête la première et se figeaient soudain à mi-hauteur, griffes accrochées à l'écorce comme du Velcro, puis détalaient dans l'herbe, le premier tâchant de semer le second à force de louvoiements et virages bord sur bord, pour atteindre enfin le tronc d'un peuplier du Canada, gagner à la vitesse de l'éclair son branchage frêle et élastique, et s'y balancer doucement en équilibre, en échangeant des clignements d'yeux satisfaits. Du jeu à l'état pur, sans l'ombre d'un doute. Ils se livraient à ces gambades, excerçaient leur agilité rien que pour le plaisir. Au cas où il existerait une forme de réincarnation, ça ne me déplairait pas de revenir sur terre dans la peau d'un écureuil. Ils doivent avoir des articulations en acier. (page 15)
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AustralAustral   21 juin 2017
- Avez-vous voté pour ce gouvernement ?
- Non. J'ai toujours voté pour les travaillistes. Mais...
J'ai hésité. La barre venait de monter.
- Mais quoi ?
- Mais j'ai éprouvé un secret soulagement quand les conservateurs ont gagné.
C'était la première fois que je faisais cet aveu, à moi-même y compris. Je me sentais envahi d'un mélange de honte et d'apaisement, d'un sentiment pervers de triomphe d'avoir enfin mis à nu une raison sérieuse d'avoir une piètre opinion de moi-même. J'éprouvais ce que devaient éprouver les patients de Freud lorsqu'ils craquaient et admettaient qu'ils avaient toujours eu envie de baiser avec leur maman ou leur papa.
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Videos de David Lodge (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de David Lodge
David Lodge - Transfuge magazine .Entretien avec l'écrivain David Lodge, pour le magazine Transfuge, à l'occasion de la parution de sa pièce de théatre, "La Vérité toute nue", en janvier 2007. A 71 ans, David Lodge est connu dans le monde entier pour son érudition élégante teintée d'humour britannique, et sa capacité à épingler par le rire les travers et les onsessions de ses contemporains. A la fois romancier, dramaturge et essayiste, il a en outre gardé de ses années universitaires une passion pour la chose littéraire, dont il tente d'éclairer le procésus. Rencontre avec un joueur de mots.
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