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Marina Heide (Traducteur)
EAN : 9782266307505
368 pages
Éditeur : Pocket (03/09/2020)

Note moyenne : 3.51/5 (sur 63 notes)
Résumé :
Paru le 09/05/2019 aux éditions "Presses de la Cité" sous le titre "Bleue"
Puis le 03/09/2020 aux éditions "Pocket" sous le titre "La fin des océans"

2017. Confrontée aux menaces commerciales qui pèsent sur son fjord, Signe appareille sur son voilier, direction le Sud de la France. L’écologie au cœur, la Norvégienne ne laissera pas fondre son glacier natal – devrait-elle affronter, pour cela, son premier amour…
2041. Guerre de l’eau, inc... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (43) Voir plus Ajouter une critique
Cancie
  25 mai 2019
Bleue, quel ouvrage impressionnant ! Dès les premières lignes, j'ai été plongée dans la splendeur de cette nature norvégienne avec ses glaciers et ses fjords. Mais le ravissement est de courte durée car une menace plane sur ces magnifiques paysages.
Maja Lunde, autrice norvégienne du best-seller Une histoire des abeilles traduit en plus de trente langues, nous offre ici un roman dystopique qui pourrait se révéler vite réaliste si nous ne bougeons pas et continuons à martyriser notre belle planète.
Elle alterne, de façon relativement classique, deux récits. D'une part, celui de Signe qui, en 2017, vit sur un bateau au plus près de l'eau. Écologiste depuis l'enfance, apprenant que son ex-compagnon, Magnus, en autorisant une opération commerciale, menace son glacier natal, elle va tenter de l'affronter.
D'autre part, elle mène le récit de David, en 2041, avec sa petite fille, Lou. Il a dû fuir la région d'Argelès à cause de l'inexorable sécheresse et de l'immense incendie qui s'est déclaré. Arrivant dans un camp près de Bordeaux, il espère retrouver Anna, sa femme, et leur bébé, Auguste, dont il a été séparé. C'est à un véritable exode climatique que nous confronte l'autrice avec ce personnage.
Par cette alternance de récits sur deux époques, l'écrivaine établit la relation de cause à effets. Jusqu'à l'époque actuelle, l'homme n'a eu de cesse de vouloir maîtriser à tout prix la nature et notamment les cours d'eau. Il a détourné, canalisé, construit des barrages, la plupart du temps dans un but essentiellement économique, dans un souci de pure rentabilité.
Les conséquences de tels actes ne sont pas sans répercussions sur la nature. Déjà d'un point de vue strictement visuel, celle-ci est souvent défigurée par ces ouvrages. de plus, la faune et la flore sont modifiées et parfois détruites. Déjà, à l'heure actuelle, la biodiversité est menacée.
Jusqu'à quel point la nature peut-elle être domestiquée par l'homme ? Qu'en sera-t-il dans un peu plus de deux décennies ? C'est ce que nous découvrons avec le personnage de David. Ce monde futur pourrait bien ne pas être une fiction mais une dure réalité. de toutes parts, les signaux d'alarme sont au rouge. La température moyenne augmente beaucoup plus vite que prévu et malgré toutes les mises en garde des scientifiques, les peuples n'arrivent pas à se mettre d'accord pour tenter de stopper tout ça. Les hommes continuent à agir comme si de rien n'était.
J'ai été émue, bouleversée, déchirée par la pertinence de ce roman. J'ai aimé Signe, cette femme combative qui tout au long de sa vie est restée fidèle à son engagement de ne pas défigurer la nature, contrairement à d'autres qui, bien que convaincus au départ, ont fini par baisser les bras, soit sous la pression, soit par lassitude.
J'ai souffert avec David, ce jeune papa qui fait du mieux qu'il peut avec sa petite Lou pour tenter de survivre dans ce camp de réfugiés climatiques. Il essaie au maximum de rendre ludique cette situation. Ce qui est très, très émouvant aussi, c'est de voir cette fillette s'adapter et se plaindre rarement.
C'est également très palpitant car deux questions se posent tout au long du roman : Signe va-t-elle réussir son action militante et David va-t-il retrouver sa famille ? Un lien ténu va réunir ces deux personnes, mais lequel ?
Ce roman, Bleue, où l'eau est au coeur de l'histoire, dresse un tableau catastrophique de notre société de consommation avec ses terribles conséquences. C'est une profonde réflexion sur les questions environnementales. À lire absolument !
Merci à Masse Critique de Babelio et aux Presses de la Cité pour m'avoir permis de découvrir ce roman si riche de Maja Lunde.

Lien : http://notre-jardin-des-livr..
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Jeanfrancoislemoine
  22 mai 2019
Un grand merci à Babelio et aux des Presses de la Cité pour ce livre reçu dans le cadre d'une Masse Critique Privilégiée .
Il est toujours intéressant de découvrir un ouvrage qui ne correspond pas tout à fait à nos lectures habituelles et le thème abordé dans ce roman est universel et de plus en plus d'actualité puisqu'il s'agit des modifications climatiques et de leurs conséquences , les migrations humaines et le protectionnisme de certains états . Ici , l'eau pure est au coeur des débats , certains humains s'arrogeant le droit d'exploiter à l'extrême cette ressource vitale au détriment de tous les autres . L'un d'eux , c'est Magnus pour qui le profit n'a aucune limite . Il est séparé de Signe , écologiste de 67 ans qui ne partage pas ses idées...Et puis , comme le temps passe vite , on rencontre David et sa fille Lou mais nous sommes en 2041 et , mais est - ce une surprise , la situation a empiré et le père et la fille sont bloqués ,eux , à la frontière espagnole, dans un camp de réfugiés climatiques...
Que dire ? Forcément , 2041 , c'est demain et beaucoup d'entre nous seront encore là .....Avec tout ce que l'on apprend , on ne pourra pas dire qu'on ne savait pas ...et pourtant.Je ne suis pas si certain que cela que ce roman soit vraiment très convaincant . Je pense que placer des personnages dans un monde devenu aussi hostile , inhospitalier , désertifié ," gomme " la donnée scientifique pour une autre orientation , une orientation un peu trop moralisatrice , véhiculée par des personnages qui n'ont pas développé un charisme suffisant pour me convaincre . J'avoue m'être un peu perdu , un peu ennuyé, n'avoir pas été vraiment convaincu . Certains dialogues m'ont paru bien fades , convenus , peu convainquants.Alors , je le redis , loin de moi l'idée de dire que ce roman est mauvais , ce serait irrespectueux et bien prétentieux de ma part. du reste , certaines critiques sont très favorables et c'est tant mieux .Cela prouve encore une fois que chacun possède un sens personnel et ...respectable de l'approche d'un roman. le sujet étant tellement grave que tout support est porteur d'alarme .Celui - ci ne m'a pas touché , un autre le fera , l'essentiel est ailleurs mais...pas si loin , comme nous le rappelle Maja Lunde , dont les choix sont tous porteurs de messages forts.
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Asterios
  19 juin 2019
Bleu comme le ciel sans les nuages, bleue comme la mer et l'eau des glaciers et bleu comme un bateau témoin des changements qui traverse les générations. Quand on s'attaque au visible au perceptible, les doutes s'estompent et les problématiques ne peuvent que se dévoiler. Découper un glacier devant les gens du village ça se voit un peu plus que quand la glace fond sur les pôles et du coup ils se sentent un peu plus concernés. Même si l'être humain a la réputation d'être aveugle et cupide, ces évènements réveillent des consciences et peuvent mener à la lutte. Quels sont les moyens dans ces conditions pour se faire entendre? Il faut toucher au symbolique pour éveiller l'intérêt des foules et alerter.
Signe fait partie de ces personnes engagées qui se jettent corps et âme dans la lutte. Obligée de sortir du cadre légal pour que son alerte soit audible, et voilà son périple qui commence et sa vie qui défile sous les yeux du lecteur.
En parallèle, Maja Lunde nous laisse entrevoir le monde 20 ans après notre ère, 20 ans après les cris lâchés dans ce qui deviendra notre désert. On parle de plus en plus de réfugiés climatiques, même si aujourd'hui leur nombre reste marginal, et le roman nous laisse entrevoir un petit morceau de vie d'un père et de sa fille qui se retrouvent malgré eux dans cette situation. La quête de l'eau, cette préoccupation quotidienne avec les yeux tournés vers un ciel azuré, sec et immobile. La violence, les autres, la confrontation des valeurs qui leurs sont propres face à l'urgence et au manque. Une civilisation en perdition qui s'était attachée à une technologie qui ne peut plus rien pour elle et doit accorder sa priorité à ses besoins primaires.
On ne peut pas dire que l'histoire respire l'optimisme, on va dire que cela rejoint la pensée commune catastrophiste; l'histoire du gars qui se jette du dernier étage de l'immeuble et qui se rassure en comptant les étages et en se disant que pour l'instant tout va bien, qu'il plane encore. J'aurais pu être en empathie avec ce pauvre papa qui doit essayer coûte que coûte de laisser l'espoir d'une vie future meilleure à sa fille mais les dialogues sont souvent poussifs et je dois dire qu'à mon sens une bonne partie aurait pu être dépoussiérée. Je n'ai pas pu m'empêcher de comparer ces échanges avec ceux qui se sitent entre le père et le fils dans "la route" de Cormac McCarthy qui étaient si succincts et pourtant chargés de tant de sens.
Dans l'ensemble c'est une lecture agréable, une écriture fluide qui offre un bon moment de détente mais qui ne fait pas trop de bien au moral.
Je remercie les personnes chargées de la masse critique privilégiée et les éditions des presses de la cité pour l'envoi de ce roman qui m'a redonné l'envie d'écrire un petit billet.
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Cannetille
  19 mai 2019
Merci à Babelio et aux Presses de la Cité pour m'avoir fait découvrir ce livre dans le cadre de la Masse Critique Privilégiée.
La Norvégienne Signe vit sur son bateau. Militante écologique aujourd'hui septuagénaire, elle a consacré toute sa vie à lutter, sans grand succès, pour la défense de la planète. Lorsque le glacier qui surplombe son village natal, déjà bien rétréci par le réchauffement climatique, est condamné à une disparition accélérée en raison de son exploitation industrielle, elle choisit aussitôt la confrontation avec l'entrepreneur responsable, établi dans le sud de la France, et qui n'est autre que son amour de jeunesse.

Près de vingt-cinq ans plus tard, en 2041, les prévisions les plus alarmistes sont devenues réalité : les déserts ont gagné du terrain, les populations des pays du sud meurent de soif et tentent de migrer en masse vers les « pays de l'eau », qui ont fermé leurs frontières. Ainsi, David et sa petite fille Lou, chassés d'Argelès par des incendies meurtriers, sans nouvelles du restant de leur famille, ont trouvé provisoirement asile dans un camp de réfugiés, où tout ne tarde pas à manquer. A faible distance du camp, le père et la fille tombent par hasard sur le bateau de Signe, échoué à l'intérieur des terres après l'assèchement du Canal du Midi.

Cette fable dystopique met en scène un sujet d'actualité : l'indifférence des uns, l'impuissance des autres, face aux bouleversements climatiques liés à l'activité humaine. Elle nous confronte directement aux conséquences dramatiques de notre absence de réaction, mettant en scène le manque d'eau croissant dans certaines régions, les déplacements subséquents de populations, et les conflits internationaux en résultant.

L'histoire relatée ne manque pas d'un certain réalisme. Il faut saluer les efforts de documentation de l'auteur grâce auxquels le récit ne verse jamais dans le ridicule ni l'approximation, qu'il s'agisse d'évoquer la pratique de la voile et l'expérience de la mer, ou encore une usine de désalinisation. L'intrigue est elle-même bien ficelée, et même si les grands contours de l'issue se dessinent assez facilement avant la fin, certains détails du dénouement ont néanmoins réussi à me surprendre.

Pourtant, ces qualités n'ont pas suffit a m'épargner l'ennui, progressivement mais inexorablement apparu au fil de l'alternance des deux récits entrecroisés : la faute au manque d'épaisseur des personnages, à la platitude de leurs dialogues, et à l'absence de style de l'écriture, qui empêchent le roman de réellement décoller et de sortir du lot. Manque également à mon sens davantage de présence de la nature elle-même, sur un thème qui appelait quelques jolis passages contemplatifs.

Au final, Bleue est un roman sans prétention et empreint de bonnes intentions, pour un gentil moment de détente qui ne laissera pas de souvenir impérissable.

Prolongement sur la moule perlière d'eau douce évoquée dans Bleue, dans la rubrique le coin des curieux, à la fin de ma chronique sur ce livre sur mon blog :
https://leslecturesdecannetille.blogspot.com/2019/05/lunde-maja-bleue.html

Lien : https://leslecturesdecanneti..
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LaSalamandreNumerique
  27 mai 2019
Je remercie, pour commencer, Les presses de la cité pour cet ouvrage reçu dans le cadre d'une opération masse critique privilégiée. le thème abordé dans ce roman me tient à coeur car il s'agit d'écologie, plus précisément des conséquences néfastes de l'action de l'homme lors de l'holocène et des menaces que cela fait peser sur l'environnement comme pour notre survie en tant qu'espèce. Je me faisais donc une joie de découvrir ce livre qui aborde un des aspects les plus essentiels de ce désastre annoncé à savoir la probable raréfaction de l'eau potable lors des prochaines décennies.
*
Le roman est construit autour d'une idée de facture classique mais qui ici est très adaptée au sujet à savoir un double récit.
Le premier raconte l'histoire de Signe en 2017. Elle est alors âgée de 67 ans et se remémore sa vie de combats écologiques dans sa Norvège natale, en particulier pour défendre une rivière issue d'un glacier au bord d'un Fjord. le grand amour de sa vie, Magnus, dont elle est séparée depuis des années, a autorisé l'exploitation commerciale du glacier ce qui le condamne à court terme et Signe, sur son bateau, traverse les mers pour rejoindre la Provence et se confronter une dernière fois à Magnus dans un combat désespéré pour préserver la nature en général et l'eau en particulier.
Le second, en 2041 se passe en France. David fuit la sécheresse et un incendie et se retrouve, avec sa fille aînée, séparé de sa femme et de leur bébé. Ils arrivent dans un camp de réfugiés climatiques et trouvent le bateau de Signe.
*
Hélas je n'ai jamais vraiment réussi à me captiver pour ce double récit. J'ai cherché à comprendre pourquoi et ai relevé les points suivants, qui parlent de ma façon de ressentir les choses et ne se prétendent donc pas universalisables :
- le récit a un côté assez mécanique voire scolaire. L'auteur semble suivre de façon rigoureuse et documentée (différentes informations en témoignent en fin d'ouvrage) un plan cohérent pour faire « avancer » l'histoire. C'est un « travail » très correct mais qui semble manque d'élan, de fantaisie, de créativité. L'ensemble m'a semblé très convenu, sans grande surprise ce qui peut lasser au fil des pages.
- Les personnages sont à la fois assez caricaturaux (je pense en particulier à Magnus, à Signe comme à ses parents) et manquant de densité (David) ce qui rend difficile le fait d'y « croire » voire de s'attacher à eux. Lou me convainquait un peu plus.
- Les paysages norvégiens sont décrits, le manque d'eau en 2047 aussi mais il m'a été très difficile d'avoir l'impression d' « être là-bas ». Je suis resté un spectateur assez distant.
- L'alternance des chapitres « Signe-David-Signe-David- » finit par être trop répétitive surtout que le lien entre les deux récits est en réalité ténu et assez artificiel. La fin de l'ouvrage m'a déçu par ailleurs.
- L'aspect moralisateur est sans doute trop évident et finit par déranger même qui a des convictions fortes comme moi. C'est par trop simpliste et manichéen.
- Les relations amoureuses entre les protagonistes paraissent là encore largement des ébauches et parfois ne me semblent pas "sonner juste". Inversement la vie dans un camp de réfugiés m'a intéressée car visiblement documentée et sur un sujet dont j'ignorais presque tout.
*
Il est possible que le lectorat visé soit celui des livres de jeunesse et/ou"jeune adulte". Plusieurs indices iraient dans ce sens : place importante dévolue à des personnages avant leur âge adulte, part conséquente des relations avec les parents, écriture d'accès facile, personnages peu complexes psychologiquement, rapport assez naïf à la sexualité et histoire simple entre autre. Dans ce cas il est assez naturel que ce livre m'ait laissé une impression contrastée. Le thème est réellement intéressant et l'idée initiale me semble excellente. J'ai fini « Bleue » sans déplaisir par ailleurs. Hélas l'auteur ne réussit selon moi pas totalement à nous emporter et je conserve bien peu de cette lecture.
Je crois qu'avec une plume plus riche, une approche incluant plus de surprise/fantaisie et des personnages plus complexes et denses le roman aurait pu être excellent pour un public plus large. Maja Lunde est un jeune auteur, je serai curieux de découvrir ses prochains écrits que j'espère sur les mêmes thématiques.
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Citations et extraits (33) Voir plus Ajouter une citation
CancieCancie   26 mai 2019
Les hommes s'étaient mis eux-mêmes dans le pétrin, constatait Thomas, amusé. Alors que la production d'électricité issue des centrales à charbon avait participé au réchauffement climatique et à la pénurie d'eau, nous avions maintenant besoin de plus de courant encore pour produire de l'eau potable.
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CancieCancie   26 mai 2019
La vie, c'est l'eau, la vie , c'était l'eau. Où que je pose mon regard, il y avait de l'eau. Elle tombait du ciel en flocons de neige ou gouttes de pluie, elle abreuvait les petits lacs de montagnes, elle reposait sous forme de glace sur Blåfonna, elle roulait sur les versants abrupts des collines, formait des milliers de ruisseaux qui donnaient naissance à la rivière Breio, elle s'étirait au pied du village le long du fjord qui, vers l'Ouest, devenait océan. Mon monde était fait d'eau.
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BibliorozBiblioroz   24 mai 2019
Tous les glaciers fondent, je le sais, mais le voir de ses yeux ce n'est pas pareil. Je reste immobile, agitée par ma seule respiration. Blåfonna est toujours là, bien que différent. Quand j'étais petite, il descendait quasiment jusqu'au précipice où s'engouffraient les cascades, là où l'eau et la glace s'entremêlaient. Désormais, l'amas bleu s'étend haut sur la montagne, loin du précipice, à une centaine de mètres, peut-être même deux cents. Il s'est retiré, comme pour échapper aux humains.
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CancieCancie   26 mai 2019
Mon père devait avoir une échéance, un article à écrire : il était sur la terrasse, penché sur son clavier, il aimait s'installer là pour travailler au grand air. J'étais jalouse de sa machine, de ce qu'il produisait grâce à cet instrument, tous ces mots, ces phrases qui se déroulaient sur le papier, le tempo de ses doigts qui frappaient les touches, les lettres qui rebondissaient sur la feuille. Je ma suis faufilée sur ses genoux en disant que j'avais envie d'écrire, moi aussi.
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CancieCancie   26 mai 2019
Je suis cernée par l'océan, la seule chose sur laquelle fixer mon regard est une plateforme pétrolière,son squelette brille contre le ciel de plus en plus noir. Chaque jour, on extrait deux millions de barils de pétrole, deux millions, sachant qu'un baril contient cent cinquante-neuf litres... Je n'ai pas la force de calculer combien de litres ça représente en tout par jour. Ils sont là, les gens qui bâtissent la Norvège tout en détruisant le monde. Et s'ils disaient non, tous ensemble, s'ils refusaient de travailler, s'ils faisaient grève ? Rien qu'une semaine, rien qu'un jour, ça ferait toujours deux millions de barils en moins dans la nature.
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