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EAN : 9782754824224
112 pages
Éditeur : Futuropolis (03/04/2019)

Note moyenne : 3.98/5 (sur 26 notes)
Résumé :
Se plongeant dans les multiples écrits et témoignages sur le film de John Huston, Luz nous livre un album documenté sur l’un des plus grands films Hollywoodien de tous les temps.

Écrit par Arthur Miller, l’époux de Marilyn Monroe, The Misfits devait être l’écrin qui permettrait à cette dernière de montrer à quel point c’était une immense artiste. Au lieu de cela, les tragédies s’accumulent le temps du tournage. Marilyn, probablement enceinte, disparaî... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Bazart
  10 juin 2019
Ancien collaborateur de Charlie Hebdo, fortement ébranlé par la tragédie du 7 janvier 2015; Luz s'attaque en cette année 2019 au 7e art et notamment d'un un film qu'il a découvert sur le tard en 2014 Les Désaxés ( ou The Misfits, titre original), film mythique de 1961 réalisé par John Huston sur un scénario d'Arthur Miller et qu'il a revu une soixantaine de fois tant le film l'a profondément marqué.
On a souvent dit que le film offre la meilleure interprétation de Marilyn Monroe, qui joue plus ou moins ce qu'elle était dans la vie, une femme-enfant au regard triste,. à des années-lumière du statut d'icône sexy dans lequel on l'a trop cantonnée.
Pour Marylin, cela sera aussi son dernier film achevé – comme cela l'est aussi pour Clark Gable, son partenaire à l'écran. La mort tragique des deux plus grandes stars d'Hollywood donnent au film le statut de film maudit et d'oeuvre culte à la fois.
Dans " Hollywood menteur" ( album relié de pages qu'il avait préalablement publié dans les cahiers du cinéma), Luz propose ainsi , en explorant ce mythe du 7e art, une immersion dans le cinéma hollywoodien par le dernier grand film des stars Clark Gable, Montgomery Clift et Marylin Monroe.
Avec cette épatante plongée dans l'Amérique des années 60, Luz se concentre sur les coulisses d'un tournage chaotique qui symbolise sans doute la fin d'un certain cinéma américain.
Luz nous fait découvrir, à travers cet album très documenté, les coulisses de ce film crépusculaire accouché dans la douleur. et réhabilite en quelques sorte le mythe Marylin, cette personnalité si complexe, souvent caricaturée en sex symbol démoniaque ou en femme-enfant un peu fêlée.
Imprégné de multiples écrits et témoignages qu'il a pu trouver autour du film, Luz forme le coeur d'une tourmente fascinante, dans laquelle Marilyn y apparaît bouleversante en cherchant à briser coûte que coûte son image de sex symbol.
On sent éclore une grande fébrilité dans les personnages de cette histoire, une volonté de garder les masques pour ne pas trop afficher ses faiblesses, particulièrement prégnantes dans les sublimes illustrations de Luz.
Graphiquement splendide, truffé de noirs et blancs particulièrement envoûtants, l'album de Luz, aux nombreux niveaux de lecture offre un plaisir de lecture évident.

Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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manU17
  11 décembre 2019
"- Plus je joue Roslyn, plus mon personnage de Marilyn m'apparaît comme un affreux mensonge. Il y a comme un vertige qui pousse en moi, qui lutte contre cette imposture qui me tord le ventre.
- Mon accident m'a appris que la souffrance physique est peu de chose face à la douleur d'une blessure à l'âme. Jouer me reconstruit, me soigne, m'apaise... Jouer est notre unique vérité d'acteur.
- Peut-être...Mais j'ai si mal, Monty..."
Dans Hollywood menteur, Luz retrace le tournage du film mythique de John Huston, The Misfits.
Un casting de rêve : Clark Gable, Montgomery Clift et Marilyn Monroe. Mais un Clark Gable vieillissant, un Monty toujours plus tourmenté par les épreuves et le temps qui passe et une Marilyn à la dérive. Comme son mariage avec Arthur Miller qui lui a écrit ce film pour que son talent éclate enfin aux yeux du monde mais c'est finalement leur mariage qui va voler en éclats. Une Marilyn toujours flanqué de Paula Strasberg accrochée à elle comme un morpion à une paire de c…
Le tournage sera laborieux et pénible pour tout le monde, marqué la chaleur, par les colères de Clark Gable exaspéré par le comportement de Marylin dont les absences et retards auraient causés sa mort prématurée selon Joan Crawford (voir critique de Joan Crawford, Hollywood Monster de Maxime Donzel). Et puis Monty, hanté par le souvenir de l'accident de voiture qui faillit lui coûter la vie si Liz Taylor n'était arrivée juste à temps sur les lieux, comme par le souvenir de James Dean, éternel rival que la mort prématurée a transformé en icône à la jeunesse et à la beauté éternelles. Marilyn et Monty, jumeaux de douleurs qui se perdront à coup de pilules de couleurs.
Enfin, me reste à l'esprit une touchante Marilyn en colère contre l'usine à rêves, contre les hommes, contre la vie et sans doute aussi contre elle-même…
Le trait de Luz m'a surpris au départ mais au fil de ma lecture je me suis finalement laissé séduire, son noir et blanc apportant une incroyable densité à cet album magistralement conclu par la postface de Virginie Despentes.
Une lecture qui est tombée à pic, juste après ma plongée dans Montgomery Clift, L'Enfer du décor.
Hollywood menteur, histoire du délitement d'une époque, récit d'un tournage crépusculaire…

Lien : https://bouquins-de-poches-e..
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antO17
  11 décembre 2019
En 1960, John Huston tourne «The Misfits » (Les Désaxés) en plein désert du Nevada. Il a un casting de rêve : Clarke Gable, Montgomery Clift et Marilyn Monroe. Ça, c'est pour le service de presse. La vérité, c'est qu'il fait chaud, c'est que tous ces acteurs sont en bout de course, encore plus déjantés que leur personnage… Ils se noient tous les trois dans l'alcool. Clark Gable essaie d'oublier qu'il est une vieille gloire du cinéma, Monty essaie d'oublier qu'il est… mal dans sa peau et Marilyn essaie d'oublier qu'elle est Norman Jean Baker… le tournage vire au cauchemar, les retards s'accumulent, le film est compromis, tout comme la réputation de Monty, tout comme le couple si mal assorti que Marilyn Monroe forme avec Arthur Miller
Une peinture au vitriol des coulisses d'Hollywood, une immersion dans l'Amérique des années 60 qui ne laisse pas indifférent…

Lien : https://bouquins-de-poches-e..
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antigoneCH
  05 juin 2019
Qui a déjà vu une photo de Marylin en colère ? A priori, il n'en existe aucune. Luz est parti de ce constat (pas de photos de Marylin autrement que tranquillement songeuse ou souriante) pour explorer les raisons d'une colère hautement probable, quoique cachée, surtout au moment du tournage du film The Misfits. Tout le monde sait le fiasco qu'ont été les coulisses de ce film, les caprices de Marylin, les débordements de Clark Gable… le trait de Luz est épais, caricatural, très noir. Il est difficile parfois de discerner les visages dans certains enchevêtrements de traits. Mon début de lecture n'a pas été forcément très agréable, et puis je me suis attachée à l'histoire que l'on me racontait, cette femme atteinte d'Endométriose, qui croit être enceinte et ne l'est pas, délaissée par un Arthur Miller concentré sur son film, et qui réécrit sans cesse des passages… Il y a aussi cette perruque, censée recouvrir les cheveux brûlés par des décolorations multiples de Marylin et qui se promène dans les cases de cet album, comme si elle avait son existence propre. L'histoire est racontée du point de vue de Montgomery Clift, décédé peu de temps après la sortie du film et à qui Marylin confie ses états d'âme. J'ai été secouée par les images assez fortes de cette BD, des images dérangeantes, mais c'est la postface de Virginie Despentes qui a emportée mon adhésion pour cet ouvrage, le portrait qu'elle y fait de Marylin, des femmes, et de tous les êtres comme elle broyés par leur seul soucis de plaire et d'attirer l'attention. Ensuite, j'ai cherché des photographies sur internet, des images du film, et j'y ai retrouvé de nombreux plans reproduits par Luz dans l'album, ce qui m'a étrangement beaucoup touché. J'ai donc beaucoup aimé cet album très particulier, et cela m'a donné envie de voir le film The Misfits, encore jamais vu !
Lien : https://leslecturesdantigone..
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silverfab
  02 mai 2019
Début des sixties, en plein Nevada le vieux briscard John Huston (qui a accepté le tournage en partie à cause de la proximité du casino) réalise The Misfits avec un casting de rêve : Montgomery Clift, Clark Gable, Marylin Monroe, Eli Walach et un scénariste au top de sa carrière Arthur Miller.
Mais rapidement les démons de tout un chacun vont mettre le film en péril entre retards à rallonge, dépassement de budgets et drames personnels.

Il faut dire que les acteurs jouent quasiment leurs propres rôles, écorchés vifs qui chacun porte sa croix, Gable l'alcoolique au crépuscule de sa vie, Clift le miraculé dévasté par les conséquences de son accident et Marylin Monroe maltraitée par les hommes de sa vie et par l'Usine à rêves, accro aux médocs.

Le tournage est cauchemardesque, personne ou presque n'y mettant du sien (si ce n'est Miller, scénariste et mari absent de l'icône), ni les acteurs ni le réal' un John Huston bien conscient du naufrage qu'il tente de diriger, ni même Paula Strasberg, sorte de corbeau qui veille sur Marylin et dont l'ombre du mari et de sa méthode revient comme un leitmotiv sur ses interprètes ...désaxés...
Un livre a lire évidement avec une bonne BO: http://bobd.over-blog.com/2019/04/le-crepuscule-des-stars/hollywood-menteur-vs.the-sound-and-the-fury.html
Lien : http://bobd.over-blog.com/20..
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critiques presse (4)
BoDoi   22 mai 2019
Avec un trait dynamique, proche de la caricature, et une grande empathie, l’auteur de Catharsis, Ô vous, frères humains ou Indélébiles introduit les lecteurs dans l’intimité de ces artistes au bord de la rupture — via un album au grand format appréciable, prépublié dans Les Cahiers du Cinéma.
Lire la critique sur le site : BoDoi
Telerama   16 mai 2019
Hallucinations, crises de nerfs, visages déformés par les abus et la souffrance, Hollywood menteur se veut, comme son nom l’indique, une charge sans merci contre le système hollywoodien, cette machine à broyer les êtres et les ego pour en faire des rêves en série.
Lire la critique sur le site : Telerama
Telerama   13 mai 2019
Il nous livre sa vision intime de ces trois “désaxés” magnifiques.
Lire la critique sur le site : Telerama
BDGest   12 avril 2019
Entre fantasmes et morceaux de bravoure documentés, Luz retrace fiévreusement une entreprise frappée par la fatalité.
Lire la critique sur le site : BDGest
Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
manU17manU17   11 décembre 2019
- Plus je joue Roslyn, plus mon personnage de Marilyn m'apparaît comme un affreux mensonge. Il y a comme un vertige qui pousse en moi, qui lutte contre cette imposture qui me tord le ventre.
- Mon accident m'a appris que la souffrance physique est peu de chose face à la douleur d'une blessure à l'âme. Jouer me reconstruit, me soigne, m'apaise... Jouer est notre unique vérité d'acteur.
- Peut-être...Mais j'ai si mal, Monty...
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manU17manU17   08 novembre 2019
- L'important, ma chérie, est que dans cette danse, tu partes en quête de ta propre ivresse des hommes.
- C'est EXACTEMENT ce que je viens de dire, Paula !
- Oui, mais vous ne l'avez pas exprimé avec émotion monsieur Huston... Or, c'est L’ÉMOTION qui est au cœur de cette scène ! Je me trompe monsieur Huston ?
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BazartBazart   10 juin 2019
Marylin, Sainte Marylin, Sainte de tous les corps mythiques adulés et bafoués. Sainte de tous les corps soulagés et tués par les opiacés..."

Virginie Despentes dans la postface de Hollywood menteur
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BdotakuBdotaku   23 juillet 2020
- La seule scène où je suis vraie, je suis filmée de si loin qu'on ne distingue pas mon visage !
- Tu es plein cadre partout ailleurs. On n'a jamais aussi bien perçu ta sensibilité à l'écran, ta fragilité...
Tu ne comprends donc pas, Monty ? Roslyn devait être mon grand rôle dramatique ... on n'y voit une fois de plus qu'une créature amoureuse et fragile. Amoureuse et fragile, quelle aubaine !
- pour qui ?
- Hollywood, Monty, Hollywood a peur de la colère des femmes (p.93)
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BdotakuBdotaku   23 juillet 2020
"J'écrirai le rôle de ta vie" m'avais-tu promis. mais Roslyn n'est pas le rôle de ma vie, tu le sais, Miller....
... ma vie est le rôle de Roslyn.
moins je sais qui je suis, plus tu sais qui est Roslyn. Quand je m'écroule, ce n'est pas moi que tu rattrapes, mais ton personnage.
comment réussir à être une véritable actrice si tu m'obliges à jouer mon propre rôle, hein, Miller ? (p.14)
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