AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 9791033904106
Éditeur : Harper Collins (02/05/2019)

Note moyenne : 3.63/5 (sur 41 notes)
Résumé :
LA SUEUR DE VOTRE ÉTÉ
Tanger, 1956. Alice Shipley n’y arrive pas.Cette violence palpable, ces rues surpeuplées, cette chaleur constante : à croire que la ville la rejette, lui veut du mal. L’arrivée de son ancienne colocataire, Lucy, transforme son quotidien mortifère. Ses journées ne se résument plus à attendre le retour de son mari, John. Son amie lui donne la force d’affronter la ville, de sortir de son isolement.Puis advient ce glissement, lent, insidieux... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr
Critiques, Analyses et Avis (40) Voir plus Ajouter une critique
Annette55
  04 mai 2019
Tanger: 1956, étouffante , surpeuplée, grouillante au soleil éblouissant dont on peut sentir la brûlure intense sur la nuque, Tanger aux couleurs flamboyantes, aux odeurs de milliers de corps en sueur pressés les uns contre les autres——une ville où l'on arrivait où il fallait constamment s'adapter , lutter, ——se battre pour ce que l'on voulait ...
Tanger où deux dames européennes fuyant cette chaleur torride , écrasante , brûlante cherchent désespérément un peu de fraîcheur dans les rues grouillantes , peu sûres et les odeurs puissantes.....
Alice une des deux narratrices à qui on ne peut se fier a suivi son mari à Tanger , jeune mariée, ne s'adapte pas à sa nouvelle vie, fragile, naïve, enfermée entre quatre murs, paralysée par la peur de cette ville , confinée dans l'obscurité de son appartement , dans une attente permanente , comme si Tanger la rejetait, lui voulait du mal...
Arrive son amie Lucy qu'elle n'a pas revu depuis un an, avec laquelle elle a vécu quelques années lors de leurs études .
Elles s'entendaient très bien jusqu'à un drame amer dont la teneur ne nous sera révélée qu'à la moitié du roman....
Lucy qui se révèle manipulatrice, voire machiavélique, rouée , bienveillante pourtant ,sort Alice de son isolement .... puis semeuse de chaos , insidieusement ...
Ce brûlot psychologique , thriller efficace , sombre et glaçant —-quoique très lent par moment——tient le lecteur en haleine , joue avec nos nerfs et sidère....même si l'auteure sème quelques indices.
Une Tanger envoûtante que je ne connais pas.
Alors Perversité ? ambiguïté savamment entretenue? peur? dualité voulue, ? glissement et confusion ? qui balade le lecteur d'une manière saisissante et déroutante, le happe comme cette ville poussiéreuse et étouffante ....
Des personnages obsessionnels , un jeu de dupes brillant , étouffant , angoissant , trompeur et bluffant.
Un premier roman réussi à part quelques longueurs et une narration où parfois il faut relire la tête ( alternant Lucy et Alice ) de chapitre pour s'y retrouver à cause d'une certaine linéarité ....
D'où trois étoiles et demi seulement ...
Je remercie chaleureusement masse critique et Babelio pour l'envoi de cet ouvrage ...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          503
latina
  04 mai 2019
Tanger ou Tingis ? Les cafés ou les tombes? Les ruelles tortueuses ou l'immensité de la vue sur la mer ? Alice ou Lucy ? La folie ou la réalité ? La naïveté ou la rouerie ? La claustration dans l'appartement ou la déambulation dans la ville ?

« Tangerine », c'est tout cela à la fois. Une dualité, une perversité, une ambiguïté voulue et manifeste.
Lucy, d'abord, femme très ambigüe (homosexuelle ou pas ?), ancienne amie d'Alice du temps de leurs études en Amérique, veut rejoindre celle-ci à Tanger, quelque temps après le drame dont elles ont été témoins toutes deux. Témoins...ou actrices ?
Alice est mariée, mariage dans lequel elle s'est jetée à corps perdu pour oublier, mais de ce fait s'est retrouvée à Tanger, une ville qui ne lui correspond pas du tout. Mariage heureux ou malheureux ?
Et voilà que le drame point à nouveau. A cause de Lucy ou à cause d'Alice ? Ou bien à cause de John, le mari d'Alice ?

La narration alternée n'arrange pas les choses, elle entretient la confusion mais paradoxalement effrite l'intérêt, du moins le mien. J'ai l'impression d'assister à un patchwork de faits mal cousus, de pensées décousues. Ma lecture ralentit, décroche, s'interrompt, et puis a beaucoup de difficultés à se cramponner à nouveau à l'intrigue.
Je suis d'autant plus irritée à certains moments par la maladresse d'Alice, qui n'arrête pas de tomber, de renverser, de casser. Et puis quelle idée de détailler les vêtements, on se croirait dans un roman de Mary Higgins Clark qui a toujours la marotte d'expliquer comment sont vêtues ses héroïnes.
Bref, je ressens beaucoup d'agacement.

Et pourtant, et pourtant... L'atmosphère de cette ville qui m'est inconnue m'attire. Ses senteurs, ses couleurs, sa chaleur me retiennent et me donnent envie d'errer au marché, de boire un thé à la menthe sucré et bouillant, de m'emplir de tout ce bleu des deux mers qui s'y rejoignent.

Alors, trois étoiles ou trois étoiles et demi ?
La confusion continue ...
Merci à Babelio et aux éditions Harper Collins pour ce cadeau lors d'une Masse critique privilégiée.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          4712
Eve-Yeshe
  05 mai 2019
Nous sommes à Tanger, en 1956. Déjà, les frémissements de l'indépendance sont palpables… Deux jeunes femmes, qui sont devenues amies lors de leurs études, se retrouvent. Hasard ?
En fait, Lucy débarque à l'appartement d'Alice qui vit dans cette ville avec son époux, John surtout intéressé par la rente qu'elle touche tous les mois, en attendant l'héritage pour ses vingt et un ans et qui traficote on ne sait trop quoi…
Autrefois Alice fut sous la coupe de Lucy, engluée dans une amitié envahissante pour ne pas dire toxique. Un secret les a séparées, la mort accidentelle de Tom, l'amoureux d'Alice qui ne s'en est jamais vraiment remise et a dû être internée pendant quelques mois.
On comprend très vite que la relation quasi-fusionnelle entre les deux amies, est toxique, pathologique, car Lucy ment tout le temps, manipule tout le monde et tient à garder à tout prix son emprise, quitte à démolir tout ce qui se met en travers de son chemin. Mais, Alice n'est pas très nette non plus, perdue entre le passé et le présent, dans les souvenirs qui remontent ou pas à la surface, avec ses hésitations, tergiversations…
« Je savais tout d'elle, qu'elle m'était si proche qu'il semblait parfois que nous étions une seule et même personne. »
Le malaise monte au fur et à mesure qu'on tourne les pages, on finit par ne plus savoir qui manipule qui, et cette sensation de confusion est entretenue par la manière dont Christine Mangan a construit son récit, alternant les témoignages de Lucy et d'Alice ; je me suis même demandée à un moment si ce n'étaient pas deux avatars, une personnalité multiple, si on ne nageait pas en pleine psychose…
J'ai aimé suivre ses deux femmes, dans la chaleur étouffante de Tanger, les suivant dans les souks ou les bars bizarres, ou au contraire vers la plage, et les tombes… Tanger et ses couleurs bleu, rouge, jaune, et son thé à la menthe brûlant, Tanger et ses odeurs d'épices, Tanger et le contraste des cultures, Tanger et ses noms multiples : Tingis, Tangiers…
« Ce n'était pas une ville où l'on arrivait et où l'on pouvait se sentir immédiatement chez soi – non, il y avait un processus à l'oeuvre, une épreuve, une sorte d'initiation à laquelle seuls les plus courageux survivaient. Un endroit qui inspirait la rébellion, l'exigeait de ses habitants de ses citoyens… »
Les autres personnages sont intéressants également, notamment la Tante Maude, femme austère qui a pris Alice en charge à la mort de ses parents, si peu démonstrative qu'on en vient à la soupçonner aussi, ou encore Joseph alias Youssef, habitant mystérieux de la ville, peintre à ses heures et qui aime escroquer les touristes. Par contre, John, l'époux d'Alice est un peu terne…
Ce roman m'a plu par les thèmes abordés, la mémoire, l'amitié, entre autres, mais la sensation de malaise a persisté, même en le refermant, me laissant perplexe car la fin est déconcertante…
Je tiens à préciser qu'un élément perturbateur s'est glissé dans cette lecture : il s'agissait d'épreuves et la mise en page laissait à désirer avec des coquilles…
Un grand merci à NetGalley et aux éditions Harper-Collins qui m'ont permis de découvrir cette auteure dont c'est le premier roman, peut-être une auteure à suspense à suivre.
#Tangerine #NetGalleyFrance
Lien : https://leslivresdeve.wordpr..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          470
DavidG75
  06 mai 2019
Tanger, 1956.
La ville de tous les contrastes. La ville de tous les noms. La ville où tout s'oppose.
Sur cette petite pointe d'Afrique du Nord, au sud du détroit de Gibraltar, là, au pied de ces falaises où la Méditerranée et l'océan se rencontrent dans un jeu incessant de flux et de reflux, le destin de ces deux femmes, que tout devrait séparer mais que tout relie, va se jouer.
Elles sont orphelines et soeurs de coeur.
Alice est anglaise, originaire d'une famille aisée, réservée, elle porte de jolies robes et a étudié les bonnes manières à l'université pour apprendre à devenir une épouse parfaite.
Lucy est américaine, venant d'un milieu défavorisé, exubérante, elle porte la culotte et ne porte que mépris aux hommes prétentieux et machos.
Alice préfère les Martini Dry on the rocks pour étancher sa soif. Lucy ne jure que par le thé à la menthe, brûlant sous le soleil de Tanger. Alice vit recluse dans sa maison d'expatriés, à l'ombre de son mari qui attire sur lui toute la lumière. Lucy raffole de la vie trépidante et enivrante du souk et de la médina de Tanger la belle, libre comme l'air.
A travers l'appareil photo d'Alice se dévoileront les négatifs du présent mais également de leur passé, sous forme d'analepses. Retours en flash-back vers ces années collège où un drame se joua.
De ces événements tragiques du passé resurgiront les doutes, les craintes, les peurs et la folie, dans cette ville suffocante où seule la fuite semble salvatrice. Fuite du passé. Fuite du présent. Fuite de l'Autre...
Sur fond d'indépendance du Maroc se délivrant de son protectorat français, Christine Mangan, jeune auteure américaine, nous livre un premier roman dans une écriture simple, directe, efficace, rythmée et qui parvient à tenir son lecteur en haleine. Un roman en forme de face à face entre ces deux protagonistes, où amour, jalousie, obsession, manipulation et meurtre sont au coeur du dédale tumultueux de la vieille ville et nous perdent dans les rues labyrinthiques de Tanger mais aussi dans leur esprit respectif.
La schizophrénie n'est pas loin. Parviendront-elles à se délivrer l'une de l'autre ?
Un roman page-turner qui m'a plu. Un scénario qu'on imagine facilement adaptable au cinéma. Une auteure à suivre pour les amoureux du genre.
[Merci à Babelio et à Harper Collins Noir pour l'envoi de ce roman, reçu dans le cadre d'une masse critique privilégiée]
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          4417
isabelleisapure
  15 mai 2019
Tanger, son soleil implacable, sa chaleur suffocante est « le personnage » principal de cet excellent thriller.
Nous sommes en 1956 lorsque Lucy débarque dans la ville pour retrouver Alice, son amie de fac.
Etudiantes dans le Vermont les jeunes filles s'étaient découverts de nombreux points communs qui avaient scellé leur amitié, jusqu'à un mystérieux accident.
Bien des années plus tard Alice épouse John et le suit à Tanger où elle ressent rapidement une impression d'étouffement et peine à trouver sa place, préférant se terrer chez elle pour échapper à cette chaleur d'enfer.
Les retrouvailles ne sont pas aussi joyeuses que l'espérait Lucy. Alice lui semble perdue et malheureuse.
« Elle semblait dangereusement proche du gouffre malgré son sourire et son rire forcé résonnait dans le salon tandis qu'elle enchaînait les allées et venues pour remplir nos verres et s'empresser de meubler la conversation. »
Bien vite la tension monte entre les deux femmes et bien des questions se posent : Lucy est-elle l'amie qu'elle prétend être ? Qui est John qui semble avoir beaucoup à cacher ? Pourquoi est-il si blessant envers sa jeune épouse ?
Je m'en voudrais d'en dévoiler davantage tant l'auteure distille les éléments de son intrigue à dose homéopathique.
J'ai aimé la narration en chapitres alternés donnant tour à tour la parole à Alice et à Lucy, ce procédé donne à mon avis de la vigueur au récit.
« Tangerine » est un premier roman totalement réussi, le rythme soutenu, l'écriture nerveuse et fluide, les rebondissements fréquents le rendent rapidement addictif.
Un grand merci à Babelio et aux Editions Harpers Collins qui m'ont permis cette sombre ballade à Tanger.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          300

critiques presse (1)
Liberation   03 mai 2019
Premier roman très remarqué de l'Américaine Christine Mangan, Tangerine met habilement en scène l'amitié toxique entre deux femmes dans le Maroc des années 50.
Lire la critique sur le site : Liberation
Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
manU17manU17   24 mai 2019
Je me dis que par bien des aspects, Tanger était une ville fantôme. Sauf qu'au lieu d'être morte, déserte et stérile, elle était vivante. Elle bouillonnait, le souvenir des grands esprits qui avaient arpenté ses ruelles, réfléchi, siroté du thé à la menthe et trouvé l'inspiration ici imprégnait chaque recoin de la ville. C'était un témoignage, et le tombeau de ceux qui y étaient venus.
Commenter  J’apprécie          120
NadaelNadael   17 mai 2019
« Par moments, je m’étais dit que ce n’était pas son amitié que je convoitais ; je voulais être comme elle. Deux sentiments contraires très forts, qui continuèrent à se mélanger jusqu’à ce que je ne puisse plus les distinguer. Je convoitais son aisance, j’enviais sa façon d’être. Je voulais la faire mienne. Et certains jours, je pouvais presque l’éprouver – lorsque, enhardie par sa désinvolture face à un monde qui déjà, malgré mes jeunes années, me semblait cruel, je réussissais à affronter les ombres, l’angoisse qui me rongeait si souvent. Ces jours-là, je sentais que tout mon être dépendait des liens intimes qui nous unissaient et ne voulais pas la quitter. Mais à d’autres moments, je la détestais, me méprisais, la méprisais elle, pour cette dépendance, cette relation fusionnelle que nous avions construite – même si, d’humeur sombre, il m’arrivait de me demander s’il s’agissait bien d’une relation, si j’avais quoi que ce soit à lui offrir, et si ce qu’elle m’offrait n’était pas davantage une béquille qu’un réel bienfait. (…) je me dis qu’il était urgent que je comprenne la nature de notre relation avant qu’elle ne finisse par m’engloutir. »
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
NadaelNadael   17 mai 2019
« Elle pensa à Tanger, à tous les noms qu’elle portait, aux changements qu’elle avait subis. Aux personnes qui l’avaient revendiquée comme leur au fil des siècles – un large éventail de nationalités, de langues. Tanger était la ville de la métamorphose, elle se transformait afin de survivre. »
Commenter  J’apprécie          00
Eve-YesheEve-Yeshe   05 mai 2019
J’oublie ce qui s’est passé. C’est une sensation étrange, car elle a toujours été là, à rôder sous la surface, menaçant de la briser. Mais il arrive que son nom m’échappe, alors j’ai pris l’habitude de le noter sur les morceaux de papier que je trouve. La nuit quand les infirmières sont parties, je le murmure pour moi, comme une leçon de catéchisme apprise enfant, comme si le rabâcher allait m’aider à me souvenir, m’empêcher d’oublier, car je me répète, je ne dois pas oublier.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          110
Eve-YesheEve-Yeshe   08 mai 2019
Tôt ou tard, tout finit par changer. Le temps passe, insoumis – quels que soient nos efforts pour en figer, modifier ou récrire le cours. Il n’y a tout simplement rien qui puisse l’arrêter, absolument rien.
Commenter  J’apprécie          150
autres livres classés : tangerVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr





Quiz Voir plus

Retrouvez le bon adjectif dans le titre - (6 - polars et thrillers )

Roger-Jon Ellory : " **** le silence"

seul
profond
terrible
intense

20 questions
1634 lecteurs ont répondu
Thèmes : littérature , thriller , romans policiers et polarsCréer un quiz sur ce livre
.. ..