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EAN : 9782709665254
200 pages
J.-C. Lattès (08/01/2020)
3.94/5   31 notes
Résumé :
Matthias Sindelar fut l’avant-centre génial de la Wunderteam, la grande équipe historique de l’Autriche. Il fut surnommé l’« homme de papier », pour son physique chétif et son art de franchir les murs de défenseurs, là où ne pouvait passer qu’un bout de papier.

La Vienne du début du XXe siècle est la métropole intellectuelle du monde. Sindelar côtoie les cercles ouvriers et les cafés peuplés d’intellectuels. Il joue au football dans un pays qu’écra... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
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Instructif a plusieurs niveaux. On ne peut qu'admirer ce footballeur de talent qui est resté fidèle à sa communauté et a ses principes. On y apprend beaucoup sur le monde ouvrier autrichien de ces années la, leurs combats, leur misère. J'ai été un peu noyée par les infos et résultats sportifs ( en même temps foot ou rugby ou ping pong...je ne fais pas trop la différence) . L'auteur laisse toute l'admiration qu'il a pour ce joueur transpirer a chaque ligne, on sent un long travail de recherche et une fine analyse des faits .
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J'ai éprouvé une admiration teintée de tendresse pour Mathias Sindelar et, alors même que je n'aime pas du tout le football, je dois admettre que j'avais envie de savoir qui se cachait derrière l' "être de papier".
Le "Mozart du football", voilà un autre surnom qui a su éveiller ma curiosité.
Il ne jouait pas au football comme tout un chacun. Il était un artiste, un esthète et un footballeur inégalable. Il ne suffisait pas de gagner un match ou de marquer un but, il fallait le faire élégamment, dans un jeu chorégraphié, esthétiquement et techniquement redoutable.
Dans ce roman, on perçoit très nettement la profonde admiration de l'auteur pour Mathias Sindelar, pour son parcours, pour ses pensées, pour l'être humain qu'il était. Cette admiration est communicative. Ce roman est un hommage. Un hommage poignant. Un hommage douloureux aussi...
La montée en puissance du nazisme et ses ravages ont atteint Sindelar, dans sa chair mais pas dans son âme ni dans son jeu.
Dans ce roman, je regrette seulement le fait de ne pas avoir réussi à saisir toutes les subtilités de l'auteur concernant les scènes de jeu à proprement parler, et notamment celles qui attestent de l'excellence de Sindelar. Je suis bien trop ignorante dans le domaine alors, parfois, je me suis sentie à côté de la plaque.

Un beau roman que je recommande aux passionnés de football et d'histoire. Je sais déjà à qui je vais l'offrir.
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J'aime le football, le jeu, les grandes rencontres internationales, la Coupe d'Europe, la Coupe du Monde. Je m'intéresse à la Copa America ou à la CAN. Mais surtout j'aime l'histoire du football et l'histoire de la trajectoire des joueurs et joueuses. Les liens et les interconnexions avec L Histoire. Aussi quand je suis tombée sur le livre d'Olivier Margot, L'homme qui n'est jamais mort, je n'ai pas hésité. Et je ne regrette pas.

Matthias Sindelar est né Matej Sindelar en 1903 en Moravie (Tchécoslovaquie) dans une famille catholique tchèque, pauvre qui émigre à Vienne en Autriche, dans le quartier ouvrier pauvre de Favoriten. Matej, devenu Matthias continue à parler tchèque à la maison et s'intègre parfaitement dans l'histoire autrichienne, sa culture et avant tout sa capitale Vienne au point de parler son patois. Matthias est repéré au football car il joue très bien et pas comme les autres. S'ouvre à lui une carrière glorieuse. Il faut dire qu'il est bon Matthias, pas spectaculaire mais fin, subtil, stratège et beaucoup de sang froid. Et ce physique hors norme, presque transparent. On l'appelle Die Papierene, l'Homme de Papier.

Matthias devient le héros d'une Nation, de l'intelligentsia viennoise. Il est un des Hommes de Vienne la Rouge. Et puis L Histoire frappe l'Autriche, l'Anschluss. le match des retrouvailles L'Anschlussspiel pour mieux rayer de la carte cette brillante équipe d'Autriche et récupérer son meilleur footballeur, le Mozart du Football Matthias. Et surtout comme lui dit des officiers de la Gestapo pour ce Anschlussspiel d'avril 1938, vous ne marquez pas. Et Matthias ouvre le score et va exprimer sa joie devant la tribune des dignitaires nazis. Quel courage, quel acte qui signe le début de la fin.

Je ne connaissais pas l'histoire de Matthias Sindelar. Elle gagne à être (re)connue. Olivier Margot nous livre un roman, fondé sur des faits historiques, des faits sportifs mêlant l'Histoire de Vienne et la trajectoire de Matthias. le style d'Olivier Margot est poétique, lyrique ce qui est original pour commenter les matchs joués par Matthias. Olivier Margot dit bien qu'il a sûrement fait de Matthias Sindelar un héros quelque peu fantasmé. Mais Il pointe les ambiguïtés du footballeur dans une époque qui vous engloutit. Il nous montre aussi que le football ce n'est pas seulement un sport joué par des décérébrés. Outre de grands joueurs, aux performances fortes, le football nous donne aussi des Hommes et des Femmes qui pour certain.es ont fait des choix très déterminants pour leur vie, qui sont impliqués dans la vie de la cité. En faisant le choix de marquer le 3 avril 1938, Matthias Sindelar a fait plus que sauver l'honneur de l'équipe autrichienne, il n'a pas renoncé à une certaine idée de la vie, à ses racines, à ses convictions de viennois rouge, assimilé Juif comme essaiera de la faire passer la Gestapo, comme il n'a jamais renoncé sur un terrain de football.

Même si le football n'est pas votre tasse de thé, pas de problèmes, vous entrerez facilement dans le roman d'Oliver Margot et vous en sortirez en ayant appris beaucoup.
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Que voilà une jolie pépite !
L'homme qui n'est jamais mort retrace la vie de Mathias Sindelar, footballeur autrichien dans les années 1930.
Ce n'est pas un livre de foot, ce n'est pas un livre de sport.
C'est un livre sur un grand personnage d'une honnêteté et d'une dignité absolue.
Il se fait qu'il est footballeur.
C'est un livre qui nous raconte la MittelEuropa entre la fin de l'empire austro hongrois et l'avènement du troisième Reich.
Mathias Sindelar était  de ces hommes déracinés,  d'origine morave, qui vivaient dans les quartiers pauvres de Vienne au milieu de tous ces migrants de l'Europe de l'est : bohémiens, tziganes, juifs.
Mathias Sindelar  était un génie du football. Il fut le meilleur footballeur du monde dans les années 30. Il inventa un jeu musical,un jeu collectif. L'art et la beauté n'étaient jamais loin.
On le surnomma le Mozart du football.
Bien que reconnu et adulé,  il n'oubliait pas d'où  il venait. Dans Ces années 30, il venait d'un monde pauvre prolétaire et ouvrier. Il venait d'un monde solidaire et multiculturel
Ce creuset restera au coeur de ces engagements et de ces convictions.
Et quand il fallu faire face au nazisme et à la barbarie il se trouva là pour célébrer un but devant les gradés nazis.
Et quand il fallu faire face au nazisme et à la barbarie il se trouva là pour refuser de mettre un écriteau dans son bar,  interdisant l'entrée de celui ci aux Juifs.
Toute sa vie il prona la tolérance qu'il avait vécu dans ces quartiers austrocommunistes.
Il le pays de sa vie
D'un footballeur de génie,  il devint un mythe et une légende.
Encore aujourd'hui,  plus de 80 ans après sa mort,  des centaines de personnes se recueillent sur sa tombe, à  Vienne le 23 Janvier .
Olivier Margot dans un style magistral nous fait rencontrer Mathias Sindelar ,ce footballeur qui fut avant tout un grand homme
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Il est rare que des romans parlent de football et d'histoire à la fois.
Pas une fan absolue du sport mais j'ai appris à regarder des matchs et à en apprécier le jeu. L'homme qui n'est jamais mort nous fait vivre la haute intensité que peuvent vivre les supporters. Les matchs sont superbement décrits et il est très facile d'en imaginer les actions. Olivier Margot, ancien rédacteur en chef de l'Equipe, arrive à nous faire partager les sentiments qui peuvent habiter une équipe, et plus particulièrement un joueur, mais aussi le poids politique du football et de manière plus générale le sport. En ces temps troubles des années 30, il est de bon ton de laisser gagner l'équipe italienne, d'éviter au maximum de marquer contre l'équipe d'Allemagne, d'accepter pour les joueurs autrichiens d'intégrer l'équipe d'Allemagne au moment de l'Anschluss.
L'écriture directe d'Olivier Margot permet de se concentrer sur la vie de Mathias Sindelar mais aussi de comprendre en ne retenant que l'essentiel, l'enchaînement des événements qui aboutiront la guerre 39-45. le but de ce roman est donc atteint, celui de nous faire découvrir la vie de Mathias Sindelar, un grand nom du football des années 30 et dont le destin est intimement lié à la montée du nazisme.
J'ai également trouvé très intéressant la description des liens qui unissaient Mathias Sindelar à l'intelligentsia autrichienne. Cela fait du bien de démontrer que des liens forts peuvent unir des intellectuels, des écrivains, des artistes et des sportifs alors qu'aujourd'hui, les clichés font penser que ces mondes sont aujourd'hui trop éloignés. Et enfin, à la fin du roman, Olivier Margot nous explique comment est né cette idée d'écrire sur Mathias Sindelar mais aussi tout son travail de recherches. Une belle surprise, un beau moment que je conseillerai à toutes les personnes curieuses et pas seulement aux passionnés de foot !
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
Dans les banlieues ouvrières, à l'abri des usines, des hangars, des bâtiments d'habitation souvent grossiers, ont surgi les Gstätten, terrains vagues où d'immenses flaques reflètent les nuages, où quelques brins épars d'herbe claire servent de pelouse. Tout autour, le linge séchant aux fenêtres s'agite comme le drapeau de la pauvreté.
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La capitale de la musique est devenue la ville du bruit, au rythme cadencé du pas de l'oie, des bottes frappant le pavé comme on frappe des prisonniers. (p. 211)
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La presse forge un nouveau surnom et c’est un hommage inouï : Sindelar devient « le Mozart du football ». (p. 78-79)
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Les larmes lui montent aux yeux, quand l'instituteur le secoue : "Lève la tête! Ne te résigne jamais! Tu n'as rien à toi, la seule chose que tu pourrais perdre, c'est la vie!"
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Tandis qu'une encyclopédie de la grâce se referme, son ami Walter Nausch dira l'extraordinaire : "Matthias fut le seul homme capable de dribbler l'imaginaire". (p. 201)
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