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EAN : 9791093363370
Flamant Noir (04/10/2017)
3.97/5   49 notes
Résumé :
A Bourganeuf, commune isolée de la Creuse, Arnaud Vallaud, jeune taxidermiste asocial et cynique, impose le respect, sinon la crainte, par sa verve et sa mauvaise foi. Accompagné de Pascalin, le simplet du village, sa vie monotone se transforme en séries d'aventures hilarantes et tragiques lorsqu'une armoire normande écrase son chien.
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Critiques, Analyses et Avis (35) Voir plus Ajouter une critique
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sur 49 notes
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  14 avril 2021
« p'têt ben qu'oui, p'têt ben qu'non »
Expression normande au quelle j'ai hésité avec « oui mais non » pour exprimer mon avis mitigé et faire un clin d'oeil à l'auteur originaire de Vire, département du Calvados (14), région Normandie. Étymologiquement, cette locution signifie une ancienne loi normande qui donnait le droit à une personne ayant signé un marché de rectifier ou d'annuler le contrat dans les 24h de sa signature. de nos jours, cette expression est utilisée pour faire part d'un choix indécis.
L'écrivain a une plume qui accroche et qui donne envie de poursuivre pour connaître le dénouement. L'histoire se comprend en toute simplicité et l'écriture est fluide. Pourquoi un avis mitigé me direz-vous ? Je n'ai pas eu de lien avec les personnages, aucune sympathie envers eux-elles, un peu pour Pascalin qui m'a fait beaucoup de peine plus que de la sympathie. Ressentir des émotions envers les personnages est un élément important pour moi dans mes lectures.
Sinon, j'ai adoré à chaque début de chapitre les citations d'écrivains (Cohen, Cocteau, Platon, Voltaire, Wilde, Stendhal…), il y a eu beaucoup de travail car chaque citation sélectionnée, annoncée et/ou synthétisée la couleur du chapitre.
Je suis toujours admirative des écrivain-e-s qui osent publier leur livre. Bravo d'avoir franchi le cap et bonne continuation pour les prochains que je lirais car j'ai apprécié la plume. Merci pour la dédicace que j'ai relu en souriant.
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sandrinedurochat
  20 mai 2018
Un roman dans lequel les vermines pullulent au sens propre comme au sens figuré…
Arnaud Vallaud, la trentaine, est taxidermiste à Bourganeuf, petite commune de la Creuse. Il est asocial, cynique et dénué de la moindre empathie envers son prochain, préférant la compagnie des animaux qu'il empaille à celle de ses semblables. Cet homme est détestable et d'un cynisme peu ordinaire, et ressemble beaucoup à cette vermine qu'il traque dans ces oeuvres de taxidermies.
Dans cette activité insolite, il est assisté par Pascalin, un handicapé mental et alcoolique à qui il a spolié sa boutique en faisant de lui « son indispensable meilleur ami » il y a une dizaine d'années. Dame Clarence, une vieille bigleuse de 83 ans, acariâtre et sèche comme un coup de trique, complète ce trio loufoque en officiant comme femme de ménage dans la boutique.
Le quotidien monotone d'Arnaud Vallaud s'emballe quand son chien « Einmal » meurt accidentellement, écrabouillé par l'armoire normande de la maison familiale.
A partir de là, les événements tragiques et cocasses vont se succéder.
Extrait :
« Quatre ans se sont écoulés depuis la mort tragique du chien. Mille quatre cent soixante jours que je m'efforce de digérer. Ce n'est pas tant la perte de feu ladite bête qui m'a tourmenté au plus haut des cieux, mais bien les événements tragiques qui se sont succédé avec tel acharnement depuis sa disparition. »
Hasard, accident, vengeance ? Arnaud Vallaud veut savoir.
On n'est jamais aussi seul qu'on le croit…
DECALE, CYNIQUE, EBOURRIFFANT sont les trois qualificatifs que je retiens pour définir ce thriller campagnard de Romain R. MARTIN qui est une vraie réussite.
Ce roman est inattendu et ne rentre pas dans les cases standards du thriller ou du polar classique et çà, c'est vraiment top.
Tout m'a intrigué et m'a scotché. Tout d'abord la photo de couverture et le titre Vermines m'ont tapé dans l'oeil et m'ont interrogé. Puis passé ce premier visuel, les personnages, les situations burlesques, l'intrigue et le ton corrosif et décalé de l'auteur m'ont convaincu définitivement du talent de l'auteur. Romain R. Martin nous place dans la peau de ce taxidermiste manipulateur, méprisant, à l'humour vitriolé et joue avec son lecteur en variant les styles, les références littéraires et musicales pour dévoiler un final inattendu et accentuer le burlesque et la noirceur des situations.
Je vous le conseille : c'est un premier roman qui se lit d'une traite et avec curiosité. Cet auteur est à suivre de très, très, près, il sort des codes et du cadre habituel. Je pense que Romain R. MARTIN est capable de tout ! ^^
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Gaiange
  21 décembre 2017
La curiosité est un vilain défaut ?! Pas pour moi, je suis ravie d'avoir fait ma curieuse en contactant Romain R. MARTIN quand je suis tombée par hasard sur la couverture de son roman sur Instagram. Curieuse de ce chien de dos dans le brouillard. L'auteur avec sa grande gentillesse m'a expliqué dans les grandes lignes son roman et ma curiosité a été encore plus titillée. Je devais attendre janvier 2018, nouvelle année, nouveau budget littéraire pour me faire ce petit plaisir, mais c'est sans compter sur ma forte volonté face à un roman aussi intriguant. Donc me voici que je passe commande auprès de l'auteur pour avoir ma version dédicacée. Aussitôt reçu, aussitôt dans cette lecture.... Et voici ce que j'ai pu découvrir au travers de la plume de cet auteur...
Il vous est déjà arrivé de lire un roman et de ne pas savoir dans quel catégorie vous alliez le classer ?! Moi oui, depuis que j'ai lu Vermines.
Vermines est un roman atypique et bien plus profond qu'il ne peut le laisser penser après une bonne nuit de sommeil et de cogitation du cerveau. Voici que pour mon blog, je créée des nouvelles catégories "Romans Inclassables", "Romans humour noir".
Vermines nous plonge dans une sorte de thriller campagnard à la sauce humour noir cynique. Des personnes hauts en couleurs par leur personnalité hors du commun. Arnaud le narrateur imbu de sa personne, méchant, profiteur et de totale mauvaise foi. Pascalin le petit brave du village, celui qu'on aime tous mais qu'on veut pas trop approcher car il est tout de même un peu flippant avec son sourire pervers et ses tocs. Dame Clarence, madame je sais tout, mais je dis rien, mais quand même je te fais comprendre que je suis au courant, la belle langue de vipère du village, celle qui guette derrière sa fenêtre chaque ombre de la rue.
Dans les péripéties d'Arnaud durant ces quelques heures, dans le noir de la tragique situation, j'ai pu prendre des fou rires, un humour noir que j'aime, un humour où je suis bon public. Comme toujours quand je lis, j'imagine les scènes les personnages et leur façon de bouger avec leur corps et leurs mimiques, donc Pascalin le brave du village m'a fait sourire par sa naïveté. Arnaud avec son cynisme à toute épreuve, son côté asocial m'a arraché des sourires crispés avec ses phrases crues et tellement familières dans certaines de nos régions. Parfois la France profonde autour de ces trois personnages, ceux qu'on a tous dans notre village de campagne, mais là, ces trois là ce sont bien trouvés pour faire un cocktail explosif "sans jeu de mots ou pas! ".
Une plume littéraire à part, pour un auteur qui n'a pas lu un livre depuis 15 ans, il a su ne pas rentrer dans certains clichés de la simplicité, bien au contraire... le style est soutenu, très soutenu, par des proses et des citations littéraires lourdes de sens. Au début de chaque chapitre une citation d'auteur, qui prend tout son sens à la lecture du chapitre.
Des messages entre les lignes et dans le contenu total de ce roman, ce n'est pas juste une affaire d'armoire qui tombe sur un chien... tout va bien au delà, il suffit de laisser son esprit un peu ouvert et le message viendra à vous.
Un roman court mais remplit de tout un genre de styles plus efficaces les uns que les autres, pour nous mener sur un final qui m'a complètement mise sur le "cul". Un fort message des racines, de petites choses qui font un grand tout.
Une découverte version extraterrestre , Vermines est mon petit E.T de la littérature, ma belle découverte de l'année 2017. Un coup de coeur total.
Lien : http://les-mots-de-gaiange.o..
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sylvieboop24
  20 décembre 2020
« Quand on fait le mal, il faut faire tout le mal. Démence de s'arrêter à un milieu dans le monstrueux. L'extrémité du crime a des délires de joie. »
Notre-Dame de Paris (1831) de Victor Hugo
Romain nous raconte l'histoire d'Arnaud qui vit dans la Creuse.
En toute humilité, n'ayant pas la culture et les références de l'auteur, j'ai choisi une approche emprunte d'humour qui me ressemble.
Extrait page 16 :
« L'absence de promiscuité et le petit nombre créent le lien et la paix sociale. L'hiver, toutefois, il ne fallait pas posséder un flingue trop près de sa table de chevet si vous étiez un audacieux chômeur longue durée ou, plus simplement, un célibataire alcoolique. »

Arnaud dont la mère avait conscience d'avoir engendré un monstre et qui préféra se pendre que de poursuivre cette vie. Son père lui est parti sans jamais revenir. Et lui a fait un feu de joie de ce passé pour célébrer ce nouveau départ. Car Arnaud n'a pas d'états d'âme, n'est pas gentil. Arnaud est d'une lucidité corrosive sur ce qui l'entoure, sauf lorsqu'il voit rouge.
Il est opportuniste et taxidermiste. Ce n'est pas incompatible. La preuve.

Il vit seul dans la maison de ses parents. Il faut dire que le vide il sait bien le faire Arnaud.
Puis qui voudrait s'attacher à lui ? A part ce brave Pascalin, son associé qui roule dans une BX « façon Dandy ». Chacun ses goûts.
En commun ils ont une passion pour l'alcool, enfin surtout Pascalin, et leur métier.
Bon il y a eu un chien. Mais il est mort.
Armoire 1 – Chien 0
Une semaine jour pour jour avec Arnaud et zou au paradis des chiens. Format carpette ça doit mieux y voler un Labrador.
Puis il y a Pénélope. Avec son souhait bizarre…
Mais voilà que des choses curieuses se produisent. le cadavre du chien et même l'armoire ont disparu, une personne aux aguets l'observe, il reçoit un paquet de Pépito en guise d'enveloppe avec une lettre de menaces et une vidéo.
Comme quoi ça peut être palpitant la vie d'un taxidermiste de province.
Et voilà Arnaud qui part en vrille, délire, suspecte, cherche une arme pour se défendre de ce mystérieux observateur quitte à accompagner Pascalin à une réunion loufoque.
Et si ce guetteur était le dernier garde-fou contre cette folie qui le consume.
Mais a-t-il un jour été récupérable ?

Le roman de Romain est pour moi inclassable, et ce n'est pas un défaut.
En effet de noir il est question mais aussi de pensées, de citations, de références littéraires. L'écriture est soignée. Sous prétexte de dérision et d'humour… noir, la réflexion et une vision décalée sont bien présentes. C'est à la fois cruel, méchant et jubilatoire.
Romain nous offre une galerie de personnages plus déjantés les uns que les autres, certains très attachants. Mais pas Arnaud. Jamais.
Il nous offre avant tout une ambiance et des travers exacerbés.
Pour ma part ces Vermines m'ont fait découvrir un nouveau genre. Et comme l'auteur n'aime pas les cases, il nous réserve d'autres surprises littéraires.
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Tiephaine
  21 octobre 2017
Un très bon premier roman qu'on prend plaisir à savourer grâce à sa recette mêlant roman noir, humour noir, surréalisme et "mauvais genre" avec un réel doigté.
Difficile de parler de Vermines autrement que comme une expérience littéraire à part entière. Romain R. Martin a su composer des personnages hauts en couleur sans être caricaturaux ni archétypaux, ce qui donne à son récit un élan et une force vraiment appréciable (et appréciée). Il n'y en a cependant pas un pour rattraper l'autre, et ce titre n'est pas pour rien. Même si on ne peut s'empêcher d'avoir des élans de sympathie pour eux, il est impossible de perdre de vue qu'ils ne sont que des ploucs (des vrais!) au quotient intellectuel dramatiquement bas et qui les empêche probablement de basculer réellement dans la malveillance. Seul Arnaud, le héros-narrateur, semble moins atteint que les autres (encore que...), et est un vrai salaud.
L'intrigue rocambolesque, bourrée d'humour décalé et surréaliste à bien égards (il fallait vraiment penser à faire de son personnage un taxidermiste...), n'a pas vraiment de signification. Bien que suivant les codes du roman initiatique (le héros est face à un mystère et rassemble un groupe pour l'accompagner dans sa quête de vérité), Vermines ne livrera aucune réponse, si ce n'est de montrer à quel point ses personnages sont pathétiques et complètement hallucinés. Chaque scène est un vrai régal et on rit vraiment (A&PA, la séquence de la clope, les frites, sont vraiment des moments à découvrir!).
Du côté du livre lui-même, j'ai particulièrement apprécié le (long) mot sur l'auteur et le bel hommage à Némésis en toute fin d'ouvrage.
Un bon roman que je recommande à tous les amateurs d'humour noir!
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Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
collectifpolarcollectifpolar   16 janvier 2022
 Lors de ma première visite, ce que j'y avais découvert, qui m'avait horrifié au point d'en être submergé, avait été cette rencontre avec moi-même. J'avais quatorze ans.
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collectifpolarcollectifpolar   16 janvier 2022
Je suis né dans la Creuse et nous vivions, mes parents et moi, dans mon actuelle maison de campagne, aux abords de Bourganeuf. Cette petite commune du Limousin n’a jamais dépassé les quatre mille habitants et tout son charme vient de là. L’absence de promiscuité et le petit nombre créent le lien et la paix sociale.
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collectifpolarcollectifpolar   16 janvier 2022
La vie pouvait être paisible dans cette campagne, mais il valait mieux être armé, équipé et motivé psychologiquement face aux éventuelles menaces et autres aléas du quotidien. Ce ne fut pas le cas de mes parents, et pourtant, en apparence, notre famille paraissait solide.
En apparence…
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collectifpolarcollectifpolar   16 janvier 2022
 Je pense que Dieu a volontairement créé l'homme à son image en ne lui donnant qu'une seule clef de compréhension. C'est cette rencontre et le dialogue qui en découle, cette liaison avec le soi profond censé éclairer l'âme humaine sur sa véritable condition.
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collectifpolarcollectifpolar   16 janvier 2022
Il avait l'apparence d'un trentenaire et se tenait entièrement nu au centre de la pièce. J'avançai en marchant doucement sur cette étrange sol laqué de noir.
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