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EAN : 9782843449543
128 pages
Éditeur : Le Bélial' (29/08/2019)
3.48/5   65 notes
Résumé :
« Le 30 mars 2092, le ministère de la Santé et des Affaires sociales nous délivra un permis, à Eleanor et moi. Le sous-secrétaire d’État à la Population nous fit part de la nouvelle avec les félicitations officielles. Nous étions abasourdis par tant de bonne fortune. Le sous-secrétaire nous invita à contacter l’Orphelinat National. Dans un tiroir se trouvait un bébé à notre nom. Nous étions fous de joie. »
En cette fin de siècle surpeuplée, quand les traiteme... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (29) Voir plus Ajouter une critique
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BazaR
  16 janvier 2020
Plus dure sera la chute ! ('tention CA SPOILE!)
Ça résume assez bien l'objectif de ce petit bouquin. Ça arrive parfois dans notre monde en fait. Vous avez une vie qui roule dans la société. Vous êtes plutôt à l'aise, vous avez un super boulot, plein de relations, des hobbies, des loisirs. Mais il y a du sable en grain qui guette...
Le gros intérêt du livre réside, à mon avis, dans la description de l'état « normal » de cette société presque « cyborgisée ». On n'est pas loin d'avoir atteint la fameuse Singularité Technologique si chère à Vernor Vinge, tellement le pouvoir du pékin lambda de la rue sur son environnement réalistico-virtuel est important. Les gens sont tellement nano-imprégnés que la masse de métal qu'ils contiennent doit égaler la masse organique. Toutes les contraintes imposées à leur pauvre corps ont été mises sous verre dans les musées, y compris la vieillesse et la mort. le voyage physique est ultra rapide, autrement on peut s'holo-incarner n'importe où avec son environnement. Et comme un cerveau de neurones n'est pas suffisant, on l'aide avec des cortèges entiers de conseillers virtuels qui grandissent avec les gens, et en plus les services sont fournis par des sortes de sous-humains fabriqués en usine (qui m'ont rappelé les Azis de Carolyn J. Cherry).
On est en contact avec des gens proches de ceux décrits par Vinge dans La Captive du Temps Perdu ou des Aristoïs de Walter John Williams.
Mais tout n'est pas parfait dans ce monde. Déjà il y a des menaces extérieures, des sortes de nanotrucs qui ont perdu les pédales et qui peuvent vous zigouiller à la mode Tarantino (un peu de sang quoi). Remède pire que le mal : une surveillance de tous les instants de tout le monde par les garants de l'intégrité de la société (les gouvernants chinois vont adorer). Autre écueil : puisque tout le monde vit plus vieux que les séquoias, il ne fait pas bon faire des gamins. La naissance et l'enfance sont devenues aussi rares que la neige au Sahara, parfaitement codifiés, réglementés, technologiquement maîtrisés, brrrr ! Des montagnes de grains de sable potentielles.
Et c'est là que je vais dire ce que tout le monde a déjà dit : NON ! l'enfance n'est pas le sujet central de ce roman, contrairement à ce que peuvent laisser croire le titre français et le quatrième de couverture. le titre original est plus approprié « We were out of our minds with joy ». Car quand le grain de sable est passé, vous voyez les choses autrement.
Tout ça nous est présenté à travers l'histoire d'amour entre Éléonora et Sam. C'est leur histoire que j'ai trouvé assez banale, sans être inintéressante. Mais à travers eux, je ne m'intéressais qu'à leur univers.
La fin, aussi, manque de percutant.
Mais le passage « grain de sable » est sordidement formidable à lire. le meilleur morceau de l'ouvrage.
Niveau qualité, L'enfance Attribuée ne détonne pas dans la collection UHL du Bélial'. Il vaut bien la peine d'être lu.
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Tatooa
  12 janvier 2020
C'est BRILLANT !
Alors oui, pendant la première moitié, je me suis fait largement ch***, à me demander ce que je faisais là, à lire une histoire d'amour dans une société apparemment parfaite, qui me gonflait, pour tout dire.
Pendant toute la première moitié, j'ai lu l'histoire comme si c'était "naturel", et "normal", ce qu'ils vivent. A aucun moment il ne m'a effleuré l'esprit que si c'était une dystopie, c'était pour une bonne raison. Il est vrai que le titre français induit largement en erreur.
Du coup, c'est drôlement bien écrit (et bien traduit). Parce que je ne me suis rendu compte de l'horreur de cette société qu'en lisant la suite...

BRILLANT, je vous dis !
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Fifrildi
  20 janvier 2020
Une belle découverte, je l'ai lu d'une traite.
Une histoire intéressante et fort bien ficelée. On se demande où l'auteur va nous amener jusqu'à ce que tout bascule…
L'intrigue gagne en intensité vers la fin
Dans l'ensemble un bon moment de lecture.


Challenge mauvais genres 2020
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deidamie
  26 janvier 2020
« Bonjour les Babélionautes ! Aujourd'hui, on va faire un peu de SF avec un bref récit signé David Marusek et titré L'enfance attribuée.
Or donc, Sam, designer-artiste de talent, fait la rencontre d'Eleanor, femme politique sur l'autoroute du succès. Ils ont une liaison, se marient…
-Chais pas si c'est moi, mais ça ne ressemble pas du tout à de la SF, ce que tu racontes, là. On dirait n'importe quelle histoire d'amour de n'importe quel roman.
-Rhâââh, mais laisse-moi finir ! Ils se marient et obtiennent un permis de bébé, de façon tout à fait surprenante et inopinée.
-T'appelles ça « un permis de bébé » ?
-Mais oui ! En effet, la planète est surpeuplée, les gens sont devenus quasi immortels, la reproduction est donc sévèrement encadrée. Seuls ont des enfants ceux qui en reçoivent l'autorisation. Ca sent plus la SF pour toi, maintenant ?
-Rhôôôh, ça va, ça va. J'ai rarement vu un titre aussi mauvais, en tout cas.
-C'est-à-dire ?
-Bah il colle pas du tout à l'histoire ! Tu me parles de surpopulation, d'immortalité, et quand je lis le titre, je me dis « ça va parler de la souffrance et de la folie qu'engendre la parentalité » et en fait… pas du tout ! On ne parle même pas de l'enfance ! il a lu le bouquin, le monsieur ou la madame qui a trouvé le titre ? C'est quoi, ce travail ?
-Moui, c'est pas faux… le roman constitue en réalité une dystopie et n'aborde jamais ou presque l'enfance à proprement parler. Toute la première partie expose le fonctionnement de cette société du futur. Et la seconde comment cette société dysfonctionne.
-J'ai pas aimé.
-Pourquoi ?
-Parce que les textes secs, ça m'énerve. Toute la première partie ne contient aucun sentiment fort.
-Mais c'est normal ! Sam est tellement immergé dans le système qu'il ne voit pas en quoi il est cruel.
-Mais même dans la seconde partie, il n'y a pas d'émotion puissante ! Et puis, je garde une impression d'inachevé. Dans ce monde, il existe des menaces terrifiantes, les maladies horribles, les meurtres par les ennemis et rien n'est explicité là-dessus. Je le regrette amèrement, parce que cela aurait donné plus de corps, plus de réalité à cette société. Je me demande comment on en est arrivé là, comment ça fonctionne exactement, je n'obtiens pas de réponse et je suis désappointée.
-De mon côté, j'avais peur que certains mystères ne soient pas éclaircis, mais ils le sont, ouf ! J'étais soulagée.
-La conclusion ne me satisfait pas non plus. En fait, les meilleurs moments se trouvent quand Sam raconte comment les effets des nano-organismes et sa relation avec Henry, son intelligence artificielle rien qu'à lui. Ca, c'était intéressant, cette voix avec qui tu discutes dans ta tête.
-Oui, c'était une idée pas mal, ça. Bref, un texte intéressant sur plusieurs aspects…
-Et frustrant sur d'autres. »
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Shan_Ze
  03 février 2020
Dans un futur un peu lointain, Sam, artiste et Eleanor, politicienne, reçoivent l'autorisation d'avoir un bébé. Maintenant que les traitements permettent d'avoir une belle et longue vie, la procréation est interdite car la planète est déjà surpeuplée. Ce bébé est un véritable miracle pour eux. Malheureusement, il y a un petit couac...
Le début est un peu lent à décrire la relation entre Sam et Eleanor, pourtant on reste à l'extérieur, peu de sentiments (bon, on n'est pas dans une romance). David Marusek s'engage aussi à dépeindre cette époque avec les améliorations et technologies qui l'accompagnent. L'homme peut vivre très longtemps maintenant, ce qui amène quelques inconvénients (mineurs). Il y a aussi la possibilité d'assister virtuellement à une réunion ou de voir son enfant avant le coucher (belle évolution du FaceTime). On aperçoit discrètement ces hommes rejetés, ces puants qui ne font plus partie de l'élite.
La chute est terrible pour Sam et ce retour à la norme pour lui qui s'apparente à une terrible injustice. Quand on vole, tout est tellement beau qu'on n'a plus envie de marcher...
Un monde qui fait un peu froid dans le dos... Une lecture intrigante qui fait réfléchir sur notre avenir.
(Lu dans l'ancienne édition)
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critiques presse (1)
eMaginarock   13 novembre 2019
De bout en bout cette novella nous propose un univers de science-fiction cohérent, bien construit, et doté d’un protagoniste principal fort auquel le lecteur peut s’identifier sans difficultés. [...] On veut à tout moment connaître la suite, savoir ce qu’il va advenir de notre héros dans ce roman à la fois feutré, discret, et pourtant aux enjeux énormes.
Lire la critique sur le site : eMaginarock
Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
BazaRBazaR   14 janvier 2020
Pourtant, depuis l'instant où nous avons su pour le permis, mes bras me démangent à l'idée de tenir un bébé. Je ne sais pas pourquoi. Mon corps de collégienne, sans doute. C'est une machine à faire des bébés, qui entend m'imposer sa volonté. J'ai souvent remarqué que vous, les hommes, considériez votre corps comme une sorte d'animal de compagnie de grande taille, et je n'ai jamais compris pourquoi, jusqu'à maintenant.
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FifrildiFifrildi   20 janvier 2020
De plus en plus, ma propre vie me faisait l'effet d'un roman russe, lu voilà bien longtemps. Je pouvais m'en rappeler les grandes lignes, mais les noms des personnages m'échappaient.
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Charybde2Charybde2   12 mai 2020
Au moment de la noce, nous vivions ensemble depuis six mois. En partie par curiosité, en partie en désespoir de cause. Tout ce qui se passait entre nous prenait des proportions démesurées. Comme des racines qui se ramifiaient, s’enfonçaient. Quelque chose d’ancré en nous, mais étranger et détaché à la fois. Nous l’appelions ça, toujours ça, ne sachant comment dire. Nos vies se compliquaient, surtout pour Lea. Nous étions d’accord sur le fait que nous serions mieux sans ça et essayions de nous rappeler, d’après nos expériences de jeunesse, comment régler notre problème sentimental.
S’il existait un traitement sûr, garantissant qu’un homme et une femme en viennent à maudire le jour de leur rencontre, il s’agissait sans nul doute de la cohabitation. L’Humanité avait au moins appris, en quatre millions d’années d’évolution, que les hommes et les femmes n’étaient pas faits pour vivre dans la même case. Et depuis l’Interdiction de Procréation, promulguée en 2041, le côté biologique de la chose n’avait plus grande justification.
Alors, nous achetâmes en commun un hôtel particulier dans le Connecticut. Il nous fut facile de délimiter nos chambres à coucher personnelles et nos espaces de travail, mais la décoration des zones communes requit une diplomatie et des compromis dignes du règlement d’un conflit frontalier. Une fois bien installés, nous décidâmes de recevoir le mercredi soir, et nous entreprîmes la tâche ardue de faire lier connaissance à nos amis et collègues respectifs.
Nous en arrivâmes à préférer sa chambre pour regarder les réseaux, la mienne pour faire l’amour. Toutefois, pour ce qui est du sommeil, elle exigea de dormir seule. Bien, pensions-nous, voilà une faille que nous pourrons agrandir. Nous passâmes en revue les autres incompatibilités. Elle était couche-tard ; j’étais lève-tôt. Elle aimait voyager, sortir ; j’étais pantouflard. Elle adorait la musique classique ; je ne supportais que le néo-son. Elle avait un besoin maniaque d’organisation totale ; je me sentais bien dans le désordre.
Ces différences semblaient pourtant augmenter le plaisir que nous avions d’être ensemble. Nous étions deux opposés qui s’attiraient, deux molécules liées – que sais-je -, deux chiens essayant de se décoller.
Le réseau enregistra une audience de 6,325 millions d’abonnés pour notre mariage, un score somme toute modeste. Néanmoins, le registre recueillit des signatures parmi les plus importantes de la planète (ses admirateurs à elle), et les confettis plurent pendant des semaines. Le réseau nous offrit un voyage de noces sur la Lune ; cinq nuits au Princesse lunaire, plus l’aller et retour à bord de la Pan Am.
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Charybde2Charybde2   12 mai 2020
Sur l’île, nous avions prévu de profiter d’une clinique de jouvence huppée, afin de gommer quelques années. Ma préférence allait vers les trente-cinq ans, un âge où mon corps était suffisamment actif pour satisfaire mes désirs, et assez mûr pour se consacrer à de longues heures de méditation créative. Lea et moi avions opté pour une cure de bains de gel de trois jours, et sauté notre visola du matin pour laisser à nos cellules le temps d’excréter leurs sentinelles. Mais au dernier moment, elle changea d’avis, décida qu’elle ferait mieux de vieillir un peu. Je me rendis alors seul à la clinique pour prendre mes deux bains de gel quotidiens. Des milliards de nano-agents s’infiltrèrent à travers ma peau. Ils pénétrèrent muscles, cartilages, os, nerfs, éliminèrent en souplesse, effacèrent, gommèrent les translocations de protéines et les anomalies génétiques, drainèrent en douceur les dépôts et les détritus de l’âge.
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JustAWordJustAWord   26 juillet 2019
Désormais, il ne me reste que quelques dizaines d’années à vivre, et non plus des millénaires. Cela devrait survenir sans grand traumatisme car telle était la condition humaine lors de ma naissance. Pourtant, depuis, il semble que l’Humanité ait embarqué sur un paquebot géant en route pour les rivages de l’immortalité. Moi, cependant, j’ai été jeté par-dessus bord sans cérémonie.
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