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EAN : 9782363074430
772 pages
Culture Commune (14/09/2012)
3.66/5   28 notes
Résumé :
Qu'est-ce qui fait la valeur marchande d'une chose ? Son usage ? Sa rareté ? Les premiers représentants de l'économie classique (Smith, Ricardo...) avaient répondu en mettant en avant le rôle déterminant du travail. Marx, dans le premier livre de son célèbreCapital, publié en 1867, s'engage dans la même direction. Il montre, par une analyse dont la rigueur est autant philosophique qu'économique, que derrière le prix d'une chose se cache une valeur moins apparente, d... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
RobertB
  24 septembre 2021
Voilà un jeune auteur allemand complètement inconnu qui mérite une attention particulière. Ses théories économiques audacieuses nous interpellent à un moment où les plus-values financières délirantes que s'accordent fonds de pension et autres possédants étranglent l'économie réelle. Bien que dense et dur à la lecture, c'est un livre qui, à n'en pas douter, devrait rapidement faire le buzz...
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Ecureuil
  16 mai 2017
Une analyse brillante (ou au moins qui le semble à mon oeil de néophyte 😉 ) de l'économie du 19e siècle. Marx y alterne les chapitres purement scientifiques et les réflexions plus politiques et idéologiques. Les raisonnements scientifiques sont parfois difficiles à suivre, car exprimés "à l'ancienne" : l'auteur perd parfois du temps à donner des exemples pour expliquer un pourcentage ! Et les réflexions politiques sont souvent ironiques voire carrément violentes, ce qui entre en contradiction évidente avec une analyse scientifique. Les descriptions des conditions de travail de l'époque sont littéralement effrayantes.
A titre plus personnel, j'ai trouvé frappant de voir à quel point tout a changé depuis l'époque Marx, et de voir qu'en même temps rien n'a vraiment changé. Si les "détails" ont certes énormément évolué (la durée légale du travail, l'âge minimal légal, les conditions de travail, etc.), les principes généraux de l'économie semblent, eux, être restés les mêmes (pression sur les travailleurs, mise en concurrence de la main d'oeuvre, chômage de masse, enrichissement de la minorité au détriment de la majorité, appropriation du sol, financiarisation, mondialisation, etc.).
C'est une lecture difficile, qui se mérite, mais réellement passionnante !
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Tiket34
  21 février 2014
J'ai voulu lire ce livre parce qu'il fait partie du patrimoine culturel littéraire mondial.. C'est très rébarbatif, on s'y ennuie mais cet ouvrage a le mérite de nous faire réfléchir sur la répartition des richesses au niveau planétaire. Et si la révolution et l'anéantissement du système monétaire et commercial mondial était la solution?
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
EcureuilEcureuil   26 juin 2017
Dans l'agriculture moderne, de même que dans l'industrie des villes, l'accroissement de productivité et le rendement supérieur du travail s'achètent au prix de la destruction et du tarissement de la force de travail. En outre, chaque progrès de l'agriculture capitaliste est un progrès non seulement dans l'art d'exploiter le travailleur, mais encore dans l'art de dépouiller le sol ; chaque progrès dans l'art d'accroître sa fertilité pour un temps, un progrès dans la ruine de ses sources durables de fertilité.

(Section IV, Chapitre 15 « Le machinisme et la grande industrie », p. 209)
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EcureuilEcureuil   26 juin 2017
[…] La nature spéciale de la marchandise vendue exige que sa consommation par l'acheteur ne soit pas illimitée, et le travailleur soutient son droit comme vendeur quand il veut restreindre la journée de travail à une durée normalement déterminée. Il y a donc ici une antinomie, droit contre droit, tous deux portent le sceau de la loi qui règle l'échange des marchandises. Entre deux droits égaux qui décide ? La Force. Voilà pourquoi la réglementation de la journée de travail se présente dans l'histoire de la production capitaliste comme une lutte séculaire pour les limites de la journée de travail, lutte entre le capitaliste, c'est-à-dire la classe capitaliste, et le travailleur, c'est-à-dire la classe ouvrière.

(Section III, Chapitre 10 « La journée de travail », p. 215)
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EcureuilEcureuil   26 juin 2017
La facilité même du [travail aidé par la machine] devient une torture en ce sens que la machine ne délivre pas l'ouvrier du travail, mais dépouille le travail de son intérêt.

(Section IV, Chapitre 15 « Le machinisme et la grande industrie », p. 114)
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EcureuilEcureuil   26 juin 2017
[L'auteur dénonce la déclaration d'un membre du Parlement parue dans le journal Times.]

Il ne s'agit plus seulement de réduire les salaires anglais au niveaux de ceux de l'Europe continentale, mais de faire descendre, dans un avenir plus ou moins prochain, le niveau européen au niveau chinois.

(Section VII, Chapitre 24 « La transformation de la plus-value en capital », p. 44)
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EcureuilEcureuil   26 juin 2017
Le capital ne s'inquiète point de la durée de la force de travail. Ce qui l'intéresse uniquement, c'est le maximum qui peut en être dépensé dans une journée. Et il atteint son but en abrégeant la vie du travailleur, de même qu'un agriculteur avide obtient de son sol un plus fort rendement en épuisant sa fertilité.

(Section III, Chapitre 10 « La journée de travail », p. 249)
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