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EAN : 9782253079873
192 pages
Le Livre de Poche (11/05/2022)
2.79/5   64 notes
Résumé :
Fausta quitte Beyrouth pour se ressourcer dans la maison de son oncle Rodolphe Kyriakos, qui domine un village entouré de montagnes, à la frontière de trois pays en guerre depuis des années. Paradoxalement pour Fausta, c’est le lieu doux des étés de l’enfance, un lieu qui l’écrase et l’apaise en même temps. C’est elle qui a fait construire, sur un coup de tête, une piscine parfaite mais illégale, sur un terrain qui ne leur appartient pas. Fausta a juste envie de s’y... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (17) Voir plus Ajouter une critique
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sylvaine
  24 août 2020
Une piscine dans le désertDiane Mazloum chez J.C Lattès.
Les Bendos sont installés au Canada depuis 3 générations. Ils ne sont jamais rentrés au Liban. Mais lorsqu'ils" apprirent qu'une piscine avait été illégalement construite sur un de leurs terrains. Il s'agissait du dernier titre de propriété restant au pays, dans un village situé à l'autre bout du monde, au fin fond d'un no man's land aux vallonnements rocailleux" il leur a fallu réagir c'est Léo Bendos qui part afin de régler ce litige de voisinage avec les Kyriakos. du Liban il ne sait rien c'est du moins ce dont il est convaincu mais c'est sans compter sur les souvenirs de son enfance et de ces moments privilégiés passés en compagnie de ses grand-parents ...
Un roman hors du temps dans un lieu situé non loin du carrefour des 3 pays, un désert aux pieds de la Haute montagne , un désert où poussent les chardons violets et où l'on récolte le miel noir, un désert où le canon tonne, où les bombardements s'entendent chaque soir , un désert où "la paix survient quand on a plus rien à perdre" alors pourquoi Fausta n'aurait elle pas pu construire une piscine sur le terrain du voisin? Diane Mazloum, dans une video de présentation de son roman, parle d'un acte d'inconscience qui est aussi un acte de résistance puisque l'on peut construire quelque chose là où l'insouciance ne règne plus..
Diane Mazloum nous offre ici un roman intimiste et universel. Mais une belle écriture, des propos de haute tenue ne suffisent pas toujours à combler le lecteur...
Immense pensée pour Beyrouth.

Un grand merci aux éditions J.C Lattès via netgalley pour ce partage
#Unepiscinedansledésert #NetGalleyFrance
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traversay
  24 août 2020
L'endroit où se déroule Une piscine dans le désert n'est jamais nommé par Diane Mazloum mais il s'agit bien entendu du Liban, quelque part aux confins de la Syrie et d'Israël. La guerre fait rage tout près mais les deux protagonistes principaux du roman sont un peu en marge, comme hors du temps et protégés des tumultes des combats, dans ce désert adossé à la montagne. Diane Mazloum a écrit un roman atmosphérique, presque un huis-clos à ciel ouvert, où un homme et une femme se jaugent, s'apprivoisent et se rapprochent. Fausta est l'héritière d'une longue lignée fidèle au pays et Leo représente la diaspora libanaise qui découvre pour la première fois la contrée de ses aïeuls. Ils ont deux manières de concevoir leur vie mais semblent attentifs aux autres. Quant à la piscine, qui devrait être source de conflit, elle est un signe de paix et de résistance (précaires) dans un monde où la barbarie règne et où la fraternité recule. le livre est agréable à lire, porté par un beau style, mais son caractère symbolique et intimiste frustre largement, plus sensoriel qu'intense et, pour tout dire, laissant comme une impression d'inachevé.


Lien : https://cin-phile-m-----tait..
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miriam
  24 janvier 2021
Maeve a initié ce mois libanais et je m'y suis jointe très volontiers. Occasion de découvrir de nouveaux auteurs, en l'occurrence une écrivaine dont j'ai téléchargé également l'Age d'or
Court roman (200 pages). Une intrigue très simple : Fausta a construit une piscine ) proximité de la maison de famille dans la Montagne Libanaise sur un terrain qui ne lui appartient pas ; le légitime propriétaire, vivant au Canada délègue Léo, son fils, pour vendre le terrain. Léo s'est donné trois jours pour conclure cette affaire qui lui paraît sans problème.
Unité de lieu : la maison des Kyriakos. Trois personnages Léo Bendos, venu du Canada, Fausta et son oncle Rodolphe. Pas trop d'intrigue : Rodolphe Kyriakos, confus de la violation de propriété offre une généreuse hospitalité à Léo le temps d'établir le dossier de la vente. Fausta est venue en vacances dans la maison familiale pour se reposer et ainsi optimiser les chances de son traitement hormonal précédent une fécondation in-vitro. Elle fera découvrir le village et la région à Léo. Les chaudes journées se déroulent paresseusement.  le soir, illuminations et canonnades rappellent que la guerre n'est pas loin dans ce village proche de trois frontières : Liban, Syrie et Israël (c'est moi qui détaille, les belligérants ne sont jamais nommés, ni le village d'ailleurs). le village serait dans l'oeil du cyclone. 
J'ai aimé l'évocation du village, l'ambiance traditionnelle, les saveurs et les parfums. L'ambivalence de l'exilé qui se découvre lié à cette terre qu'il n'a jamais vue mais dont il a entendu raconter sa grand mère.
En revanche, les personnages  ne m'ont pas attirée. Léo, le canadien falot. Fausta est très agaçante avec ses grosses lunettes de soleil qui lui masquent le visage. L'oncle Rodolphe est assez inexistant. Ce "désert" , à quoi ressemble-t-il? rouleaux de collines, sable(?). Et puis quelle idée que de creuser une piscine chez les autres alors qu'il est si difficile de la remplir quand l'eau arrive par camion et qu'il faut choisir entre la piscine et l'eau courante dans la maison!
Une lecture agréable, facile, mais que j'oublierai rapidement.








Lien : https://netsdevoyages.car.blog
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lecoindesmots
  18 novembre 2020
Au Liban, à la frontière de trois pays en guerre, Fausta s'est réfugiée dans la maison de son oncle, Rodolphe Jr. Kyriakos. Si les bombes se font entendre quotidiennement, la demeure est un refuge pour Fausta, qui décide alors de faire construire une piscine sur un terrain qui n'appartient pas à son oncle, mais à une famille qui vit désormais au Canada : les Bendos. C'est donc pour régler l'affaire au plus vite, que le fils de la famille, Leo, est dépêché sur place par son père, avec pour consigne de vendre le terrain aux Kyriakos en en tirant le meilleur prix possible. Lorsque Leo rencontre l'oncle et Fausta, c'est tout un monde jusqu'alors inconnu qui s'ouvre à lui. Petit à petit, il se prend d'amour pour ce village qui n'est autre qu'un microcosme de la société. Avec Fausta, ils s'apprivoisent, apprennent à se connaître.
Si l'histoire n'a rien d'exceptionnelle, c'est surtout le symbole derrière ce récit qui m'a transportée. À la frontière de ces trois pays en guerre, dans ce village où résonnent les bombardements de plusieurs armées, c'est la paix et l'ouverture d'esprit qui s'installe. Là où la piscine pourrait être le symbole d'un déchirement et d'une guerre nouvelle, elle devient soudain le symbole de l'espoir. Les cultures et les modes de vies se confrontent pour finalement trouver un équilibre qui permet à chacun de continuer sa vie plus sereinement.
Et puis, au milieu de tous ces symboles, Diane Mazloum nous décrit des paysages fascinants, arides, envoûtants. Des paysages dans lesquels on aime se perdre. Des paysages que l'on imagine sans peine absolument splendides.
Avec ce magnifique roman aux airs de conte, l'auteure nous parle avec affection d'un pays rongé par les guerres, englué dans une situation qui paraît presque inextricable. Avec une plume à la fois magnétique et poétique, elle nous parle d'un Liban loin de la guerre, d'habitants qui tentent de vivre leur vie, malgré tout.
C'est un roman magnifique, à savourer.
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delphineste
  10 juin 2020
Ce qui lie les deux personnages principaux de ce roman est le Liban, et une piscine, ou plutôt un terrain...
Alors que Fausta se repose dans sa maison de campagne dans les montagnes avant une injection d'hormones pour une dernière tentative d'avoir un enfant, Leo arrive du Canada où ses grands-parents libanais se sont établis.
Une rencontre improbable, provoquée par le souhait du père de Leo de vendre le terrain qui appartient à sa famille, qui lui permettrait une certaine indépendance financière. Un terrain où Fausta a fait creuser illégalement une piscine...
L'objet de la discorde ne se révèle pas aussi éprouvant, et permet à Fausta et Leo de lier connaissance, à Leo de faire connaissance avec le pays de ses ancêtres où il caresse le rêve de créer une station de vacances.
Croyant arriver en terrain conquis, Leo se retrouve confronté à des traditions et des codes sociaux qui lui sont étrangers, comme cette terre, ce village aux confins de trois pays, un endroit encore en guerre et victime de bombardements, et enclin « le repli sur soi le plus total tout en étant profondément tourné vers le monde » et la peur de l'autre.
Alors au milieu de tous les éléments de la nature, dans la chaleur des jours et des nuits, le temps qui s'étire, ce récit est celui d'une parenthèse qui favorise l'introspection, Fausta bercée par ses souvenirs d'enfance passés dans cette maison familiale, Leo par la transmission de sa culture à travers les spécialités dégustées chez ses grands-parents.
Diane Mazloum signe son troisième roman, qui, selon moi, n'est pas à la hauteur des premiers, que j'avais beaucoup aimés. Il manque de la profondeur, autant dans les personnages que concernant le retour à la terre, l'identité et je n'ai malheureusement pas été conquise par ce texte. le lecteur qui connaît bien le Liban, son contexte politique et ses traditions saura apprécier le roman où tout est dit en filigrane.
#Unepiscinedansledésert #NetGalleyFrance
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
sylvainesylvaine   23 août 2020
Oui, c’est ça, me dis-je parfois, qui me manquera le plus de notre bonne vie sur Terre, tous ces êtres humains qui jouent de leur voix, leurs mains ou leur corps, qui jonglent avec des gammes, des mots, des images, des volumes et des couleurs, qui jouent de leurs souvenirs, de leurs ressentis et du ressenti des autres, pour en faire quelque chose de magique ou de cauchemardesque, mais avec grâce et sincérité. Ils jouent pour tromper la souffrance, l’inacceptable, l’inconcevable, dans l’espoir de donner un sens à leur vie.
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sylvainesylvaine   23 août 2020
Il se dit qu’ici tout pouvait se produire à une vitesse fulgurante, aussi bien les affaires que la guerre, de la même façon qu’on pouvait s’enliser des siècles et des siècles durant à l’image de ces créatures pataudes qui se déplacent avec une extrême lenteur et passent leurs journées accrochées aux branches des arbres. Ça devait être cette oscillation permanente entre deux états opposés qui faisait qu’ici, malgré le vide et l’ennui du désert, on ne pouvait pas ne pas se sentir vivant.
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itsmylife_bookitsmylife_book   06 septembre 2020
La piscine la ramenait au temps de son enfance, des grandes vacances d’été, à l’insouciance des journées passées à jouer jusqu’au soir. Elle la connectait à des souvenirs heureux, aussi rassurants que pouvait l’être un volume de liquide aux doux reflets scintillants bien contenu dans une boîte carrelée de bleu, aux angles parfaitement polis, et dont l’eau, ni trop froide ni trop tiède, enveloppait entièrement le corps d’une caresse soyeuse et rafraîchissante.
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BillBill   03 avril 2021
La piscine la ramenait au temps de son enfance, des grandes vacances d’été, à l’insouciance des journées passées à jouer jusqu’au soir. Elle la connectait à des souvenirs heureux, aussi rassurants que pouvait l’être un volume de liquide aux doux reflets scintillants bien contenu dans une boîte carrelée de bleu, aux angles parfaitement polis, et dont l’eau, ni trop froide ni trop tiède, enveloppait entièrement le corps d’une caresse soyeuse et rafraîchissante.
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lecoindesmotslecoindesmots   25 octobre 2020
Les embryons ne tenaient pas. Aucun ne s’accrochait à elle. Fausta n’était pas dupe. Son corps se rebellait malgré sa volonté, elle le rappelait à l’ordre à coup de petites doses de liquide glacé injectées dans la cuisse. Et c’est ainsi qu’au bout de l’énième tentative ratée, en guise d’encouragement, tel un gros trou carré tombé du ciel, elle s’offrait une piscine dans le silence infini et apocalyptique de la rocaille qui craquait sous le gris du soleil.
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Videos de Diane Mazloum (17) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Diane Mazloum
Une immersion dans la fabrique de l'écriture avec des auteurs qui nous plongent dans les arcanes de la création et nous expliquent comment ça s'écrit…Cette semaine l'écrivaine libanaise Diane Mazloum, entre la grande histoire et la géographie – intime
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