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EAN : 9782709665834
Éditeur : J.-C. Lattès (19/08/2020)

Note moyenne : 2.88/5 (sur 29 notes)
Résumé :
Fausta quitte Beyrouth pour se ressourcer dans la maison de son oncle Rodolphe Kyriakos, qui domine un village entouré de montagnes, à la frontière de trois pays en guerre depuis des années. Paradoxalement pour Fausta, c’est le lieu doux des étés de l’enfance, un lieu qui l’écrase et l’apaise en même temps. C’est elle qui a fait construire, sur un coup de tête, une piscine parfaite mais illégale, sur un terrain qui ne leur appartient pas. Fausta a juste envie de s’y... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
sylvaine
  24 août 2020
Une piscine dans le désertDiane Mazloum chez J.C Lattès.
Les Bendos sont installés au Canada depuis 3 générations. Ils ne sont jamais rentrés au Liban. Mais lorsqu'ils" apprirent qu'une piscine avait été illégalement construite sur un de leurs terrains. Il s'agissait du dernier titre de propriété restant au pays, dans un village situé à l'autre bout du monde, au fin fond d'un no man's land aux vallonnements rocailleux" il leur a fallu réagir c'est Léo Bendos qui part afin de régler ce litige de voisinage avec les Kyriakos. du Liban il ne sait rien c'est du moins ce dont il est convaincu mais c'est sans compter sur les souvenirs de son enfance et de ces moments privilégiés passés en compagnie de ses grand-parents ...
Un roman hors du temps dans un lieu situé non loin du carrefour des 3 pays, un désert aux pieds de la Haute montagne , un désert où poussent les chardons violets et où l'on récolte le miel noir, un désert où le canon tonne, où les bombardements s'entendent chaque soir , un désert où "la paix survient quand on a plus rien à perdre" alors pourquoi Fausta n'aurait elle pas pu construire une piscine sur le terrain du voisin? Diane Mazloum, dans une video de présentation de son roman, parle d'un acte d'inconscience qui est aussi un acte de résistance puisque l'on peut construire quelque chose là où l'insouciance ne règne plus..
Diane Mazloum nous offre ici un roman intimiste et universel. Mais une belle écriture, des propos de haute tenue ne suffisent pas toujours à combler le lecteur...
Immense pensée pour Beyrouth.

Un grand merci aux éditions J.C Lattès via netgalley pour ce partage
#Unepiscinedansledésert #NetGalleyFrance
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Passemoilelivre
  14 janvier 2021
Léo Bendos vivant au canada est chargé de revenir sur la terre de ses ancêtres que l'on suppose être située au Liban pour régler une histoire de piscine indûment construite par Rodolphe Kyriakos sur un terrain appartenant à sa famille.
C'est pour lui, l'occasion de renouer avec un pays, une région agitée par des guerres endémiques et proches et une civilisation oubliée. Il y rencontre Fausta, nièce de Rodolphe, qui vient souvent se ressourcer dans la grande maison de l'oncle en profitant de la piscine. Une amitié naît de leur rencontre et leur permet de déambuler en touristes en évoquant leurs vies, l'actualité et les problèmes locaux avec une préoccupation tout à fait secondaire du règlement du litige. La piscine, on le comprend rapidement n'est qu'un prétexte à la rencontre et l'évocation d'un présent parfois nostalgique d'un passé révolu.
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traversay
  24 août 2020
L'endroit où se déroule Une piscine dans le désert n'est jamais nommé par Diane Mazloum mais il s'agit bien entendu du Liban, quelque part aux confins de la Syrie et d'Israël. La guerre fait rage tout près mais les deux protagonistes principaux du roman sont un peu en marge, comme hors du temps et protégés des tumultes des combats, dans ce désert adossé à la montagne. Diane Mazloum a écrit un roman atmosphérique, presque un huis-clos à ciel ouvert, où un homme et une femme se jaugent, s'apprivoisent et se rapprochent. Fausta est l'héritière d'une longue lignée fidèle au pays et Leo représente la diaspora libanaise qui découvre pour la première fois la contrée de ses aïeuls. Ils ont deux manières de concevoir leur vie mais semblent attentifs aux autres. Quant à la piscine, qui devrait être source de conflit, elle est un signe de paix et de résistance (précaires) dans un monde où la barbarie règne et où la fraternité recule. le livre est agréable à lire, porté par un beau style, mais son caractère symbolique et intimiste frustre largement, plus sensoriel qu'intense et, pour tout dire, laissant comme une impression d'inachevé.


Lien : https://cin-phile-m-----tait..
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Bill
  09 janvier 2021
Loin de Beyrouth où elle réside avec son mari, Fausta aime venir se reposer dans la maison de son oncle, celle de ses souvenirs d'enfance, là-haut, sur les montagnes, à la frontière de trois pays en guerre depuis des années.
C'est là qu'elle vient se resourcer et reprendre des forces avant de se faire cette dernière injection d'hormones qui va peut être enfin lui permettre d'avoir un enfant.
Elle s'est fait construire une piscine sur un terrain adjacent à celui de son oncle. 
Mais le propriétaire, installé au Canada depuis 2 générations ne l'entend pas de cette oreille et il dépêche son fils au Liban pour trouver une solution.
Leo Bendos qui ne connait du Liban que les souvenirs de ses grands parents tombe sous le charme des paysages, de ce village ocre, qu'il retrouve au fond de sa mémoire au travers des hostoires narrées par ses aïeux.
Pendant les trois jours qu'ils vont passer ensemble, dans la maison de l'oncle, Fausta et Léo verront leur vie changer ...
Un roman où il ne se passe pas grand chose, un roman hors du temps, où les couleurs, la chappe de chaleur qui plombe les journées n'est concurrencée que par les sourds bombardements nocturnes des armées qui se combattent sur la crête des collines ... 
Une belle écriture au service du vide. Un roman qui ne sera pas dans les meilleurs de l'année mais qui a bien accompagné une journée hors du temps !  
Lien : http://les-lectures-de-bill-..
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lecoindesmots
  18 novembre 2020
Au Liban, à la frontière de trois pays en guerre, Fausta s'est réfugiée dans la maison de son oncle, Rodolphe Jr. Kyriakos. Si les bombes se font entendre quotidiennement, la demeure est un refuge pour Fausta, qui décide alors de faire construire une piscine sur un terrain qui n'appartient pas à son oncle, mais à une famille qui vit désormais au Canada : les Bendos. C'est donc pour régler l'affaire au plus vite, que le fils de la famille, Leo, est dépêché sur place par son père, avec pour consigne de vendre le terrain aux Kyriakos en en tirant le meilleur prix possible. Lorsque Leo rencontre l'oncle et Fausta, c'est tout un monde jusqu'alors inconnu qui s'ouvre à lui. Petit à petit, il se prend d'amour pour ce village qui n'est autre qu'un microcosme de la société. Avec Fausta, ils s'apprivoisent, apprennent à se connaître.
Si l'histoire n'a rien d'exceptionnelle, c'est surtout le symbole derrière ce récit qui m'a transportée. À la frontière de ces trois pays en guerre, dans ce village où résonnent les bombardements de plusieurs armées, c'est la paix et l'ouverture d'esprit qui s'installe. Là où la piscine pourrait être le symbole d'un déchirement et d'une guerre nouvelle, elle devient soudain le symbole de l'espoir. Les cultures et les modes de vies se confrontent pour finalement trouver un équilibre qui permet à chacun de continuer sa vie plus sereinement.
Et puis, au milieu de tous ces symboles, Diane Mazloum nous décrit des paysages fascinants, arides, envoûtants. Des paysages dans lesquels on aime se perdre. Des paysages que l'on imagine sans peine absolument splendides.
Avec ce magnifique roman aux airs de conte, l'auteure nous parle avec affection d'un pays rongé par les guerres, englué dans une situation qui paraît presque inextricable. Avec une plume à la fois magnétique et poétique, elle nous parle d'un Liban loin de la guerre, d'habitants qui tentent de vivre leur vie, malgré tout.
C'est un roman magnifique, à savourer.
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
sylvainesylvaine   23 août 2020
Oui, c’est ça, me dis-je parfois, qui me manquera le plus de notre bonne vie sur Terre, tous ces êtres humains qui jouent de leur voix, leurs mains ou leur corps, qui jonglent avec des gammes, des mots, des images, des volumes et des couleurs, qui jouent de leurs souvenirs, de leurs ressentis et du ressenti des autres, pour en faire quelque chose de magique ou de cauchemardesque, mais avec grâce et sincérité. Ils jouent pour tromper la souffrance, l’inacceptable, l’inconcevable, dans l’espoir de donner un sens à leur vie.
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sylvainesylvaine   23 août 2020
Il se dit qu’ici tout pouvait se produire à une vitesse fulgurante, aussi bien les affaires que la guerre, de la même façon qu’on pouvait s’enliser des siècles et des siècles durant à l’image de ces créatures pataudes qui se déplacent avec une extrême lenteur et passent leurs journées accrochées aux branches des arbres. Ça devait être cette oscillation permanente entre deux états opposés qui faisait qu’ici, malgré le vide et l’ennui du désert, on ne pouvait pas ne pas se sentir vivant.
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itsmylife_bookitsmylife_book   06 septembre 2020
La piscine la ramenait au temps de son enfance, des grandes vacances d’été, à l’insouciance des journées passées à jouer jusqu’au soir. Elle la connectait à des souvenirs heureux, aussi rassurants que pouvait l’être un volume de liquide aux doux reflets scintillants bien contenu dans une boîte carrelée de bleu, aux angles parfaitement polis, et dont l’eau, ni trop froide ni trop tiède, enveloppait entièrement le corps d’une caresse soyeuse et rafraîchissante.
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lecoindesmotslecoindesmots   25 octobre 2020
Les embryons ne tenaient pas. Aucun ne s’accrochait à elle. Fausta n’était pas dupe. Son corps se rebellait malgré sa volonté, elle le rappelait à l’ordre à coup de petites doses de liquide glacé injectées dans la cuisse. Et c’est ainsi qu’au bout de l’énième tentative ratée, en guise d’encouragement, tel un gros trou carré tombé du ciel, elle s’offrait une piscine dans le silence infini et apocalyptique de la rocaille qui craquait sous le gris du soleil.
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lecoindesmotslecoindesmots   25 octobre 2020
Pour lui, Fausta était un être hypersensible à l’intensité de la lumière et au degré hygrométrique de l’atmosphère. Elle détectait les plus infimes variations de pression et d’humidité et réagissait au moindre changement de température. Le corps de Fausta, sa peau, devaient être constellés d’infimes et mystérieux récepteurs, pensa-t-il.
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Vidéo de Diane Mazloum
Une piscine dans le désert - Diane Mazloum - Rentrée Littéraire 2020
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