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Olivier Deparis (Traducteur)Marie-Catherine Caillava (Traducteur)
ISBN : 2070302865
Éditeur : Gallimard (02/12/2004)

Note moyenne : 3.15/5 (sur 27 notes)
Résumé :
Florence, au tout début du XVIe siècle. Une Florence bien différente de celle qu'évoquent nos livres d'histoire : Léonard de Vinci a renoncé à la peinture pour donner vie aux machines qu'il dessinait dans ses carnets et l'Italie de la Renaissance connaît déjà sa révolution industrielle... La perle de la Toscane reste cependant la ville des grands peintres, des grands architectes, des fêtes... et des intrigues sophistiquées, des morts mystérieuses. Comme celles de Ra... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
boudicca
  20 juin 2012
Avec « Les conjurés de Florence » Paul McAuley nous entraine dans une Florence de la Renaissance bien différente de celle que l'on connait afin d'éclaircir le mystère de plusieurs meurtres ayant frappé le cercle des intimes de Raphaël. On suit ainsi l'enquête menée par le jeune apprenti Pasquale qui, aidé du célèbre Machiavel reconvertit en journaliste, se retrouve bien malgré lui embourbé dans des complots et des intrigues de cour à n'en plus finir. Si l'histoire est un peu longue à se mettre en place elle se fait toutefois captivante une fois le cap des cent premières pages franchi. le rythme se fait alors de plus en plus effréné et ne décélère pas avant la fin : les rebondissements et les scènes d'action s'enchainent et il devient alors difficile de ne pas se laisser embarquer par l'auteur qui nous propose là une histoire bien ficelée.
P. McAuley nous dépeint également une ville de Florence du XVIe siècle plus que surprenante, où l'on peut d'ors et déjà trouver, grâce aux titanesques et précoces progrès de la science, des machines volantes ou à propulsion, l'ancêtre de la photographie ou encore de l'ascenseur... C'est donc avec plaisir que l'on se plonge dans cette cité en pleine modernisation où la concurrence entre les peintres et les artificiers fait rage et où les inventions plus innovantes les unes que les autres se multiplient. On croise également au détour des pages certains personnages historiques bien connus comme évidemment le retors Machiavel mais aussi Léonard de Vinci, non plus peintre de génie mais « Grand ingénieur », Raphaël, Michel-Ange, Copernic... Un roman original et divertissant qui se révèle donc être une très bonne surprise.
A noter que l'édition Folio SF propose également aux lecteurs de découvrir la nouvelle « La tentation du Dr Stein » se déroulant dans le même univers que « Les conjurés de Florence » et reprenant pour protagoniste le docteur Pretorious, personnage fascinant que l'on aperçoit brièvement dans le roman.
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Commenter  J’apprécie          153
Philemont
  16 janvier 2013
En ce début de XVIème siècle, l'Italie a entamé sa révolution industrielle. A Florence, Léonard de Vinci est devenu le Grand Ingénieur, donnant vie aux machines qu'il imaginait. S'il a abandonné la peinture, d'autres contribuent à sa place à la richesse artistique de la ville, tels Michel-Ange, Raphaël, et de nombreux autres, moins connus mais néanmoins talentueux. C'est dans cet univers que Pasquale, jeune apprenti du peintre Rosso, associé à Machiavel, ici journaliste pour la Gazette de Florence, mène l'enquête sur le meurtre d'un apprenti de Raphaël, bientôt suivi de celui du maître lui-même…
Les conjurés de Florence est donc une uchronie. Celle-ci prend la forme d'une enquête policière dans le cadre de laquelle Pasquale se trouve au coeur de machinations opposant savonarolistes, qui militent et combattent pour la théocratie, et un sombre magicien, à la solde de la Couronne d'Espagne, l'objet de toutes ces convoitises étant un curieux petit objet volant. de ce strict point de vue, le ton du roman peut d'ailleurs rappeler ceux de Gaston LEROUX.
Mais la Florence de Paul J. McAULEY n'en demeure pas moins une ville des arts, et l'auteur semble se délecter aussi des longues descriptions qu'il fait des peintures et fresques qui parsèment la ville, ainsi que des techniques picturales qui permettent de leur donner naissance. A ce niveau aussi Pasquale est au coeur du récit puisque le jeune peintre est en quête du visage de son ange, son futur chef-d'oeuvre. Peut-être peut-on y voir d'ailleurs un autre hommage à Raphaël et aux anges de sa Madone Sixtine ?
Les conjurés de Florence est donc un roman riche. L'auteur y démontre sa parfaite connaissance De La Renaissance italienne, indispensable pour la reconstituer minutieusement comme il le fait. Il y fait également partager son goût pour la peinture de cette époque.
Bien sûr on peut regretter quelques longueurs dans le récit, de même qu'une intrigue par moment un peu trop touffue. On peut également reprocher à McAULEY de ne pas suffisamment relier les parties policière et artistique de son roman. Mais Les conjurés de Florence n'en demeure pas moins une oeuvre originale et de qualité.
Notons pour conclure la présence dans la présente édition d'une nouvelle se déroulant dans le même univers, dix ans avant les évènements décrits dans le roman : La tentation du Dr Stein (The temptation of Dr Stein, 1996, traduction de Marie-Catherine CAILLAVA). Cette nouvelle est un hommage au Frankenstein ou le Nouveau Prométhée de Mary W. Shelley
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Spilett
  18 mai 2012
Je viens de rehausser mon appréciation pour ce livre, il obtient donc un petit 3/5. Pourquoi je n'ai pas aimé ce livre ? La raison est on ne peut plus simple, je n'aime que modérément être trompé sur la marchandise. J'aime la SF mais j'ai encore quelques manques sur certains sous-genres et avec ce titre je comptais aborder le « steampunk ». Depuis quelques années, il est dans toutes les « bonnes » listes SF et moi de mon côté j'affectionne la ville de Florence, donc tout semblait réuni pour une lecture agréable. Eh bien non, c'est une déception. Ce n'est pas parce que l'on croise 3 voitures à vapeur et que l'on change le cours de l'histoire que l'on mérite le qualificatif de « science-fiction ».
Par contre, j'ai apprécié l'ensemble des connaissances assemblées sur la renaissance florentine. Ce livre m'a permis de redécouvrir la peinture italienne du XVe et XVIe siècle : les Cosimo, Masaccio, Caroto… je tais volontairement les grands classiques de l'époque qui sont des acteurs importants du livre.
A lire pour sa dimension informative et non pour son côté SF très limité.
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kedrik
  07 septembre 2011
Imaginez l'âge d'or de Florence. Ses maîtres de la peinture entourés de gitons et en train de créer des oeuvres immortelles. Les inventions folles de de Vinci qui mettent la vapeur au service de l'homme. Les complots politiques contre Rome, la papauté et l'Espagne. Les intrigues alambiquées qui font passer la famille Borgia pour des enfants de choeur... Et bien c'est tout ça, Les conjurés de Florence. Un décor steampunk qui oscille entre la mécanique et la magie. Une ville qui incarne le génie italien à son paroxysme. Une Renaissance fantasmée où l'Humanité est en avance sur son temps.
Mais que raconter dans un tel décor ? Et bien une complexe histoire d'assassinat avec comme toile de fond la venue du pape, une révolte savonarole et une guerre larvée entre divers fratries florentines. Et pour mener l'enquête, le jeune Pasquale, un artiste émergeant obnubilé par l'idée de peindre un ange. L'intrigue va se révéler avoir autant de couches qu'un mille-feuilles, et Pasquale va naviguer entre différentes factions pour comprendre qui manipule qui dans cette histoire. Malheureusement, je n'ai rien compris à ce complot. Enfin, si, j'ai bien saisi les tenants et les aboutissants de ce écheveau, mais je me suis endormi plusieurs fois sur l'ouvrage tellement c'était brouillon. le fil rouge était très artificiel, l'implication de Pasquale infondée et les retournements de situation balourds.
Mais le grand drame de ce livre, c'est qu'il convoque toute une ribambelle de hauts personnages historiques : Raphaël, Michel-Ange, Machiavel, Copernic, de Vinci, la Joconde, une paire de Médicis... Tout le who's who florentin est convoqué à la parade pour donner du volume au récit. Or l'auteur, Paul J. McAuley, manque cruellement de talent pour donner à ces icônes historiques le lustre majestueux dont on est en droit de s'attendre d'elles. Les remarques politiques de Machiavel sont dignes d'une analyse géopolitique sur le plateau de France 3 Nord-Pas-de-Calais Picardie, les grands maîtres ne sont habités par aucune passion... L'invocation de la grandeur florentine manque totalement de souffle à mon goût. Alors quand dans le 4e de couverture, l'éditeur ose comparer ce roman au Nom de la rose et à Perdido Street Station, je me marre.
L'auteur m'a donné plusieurs coups de grâce en cours de lecture, en particulier avec des scènes où le héros prend du peyotl. L'auteur est botaniste de formation et avait 20 ans dans les 70's, je comprends d'où vient l'inspiration, mais le bouquin a été écrit dans les années 90, merde. Et la description de la technologie de vincienne n'est pas très inspirante non plus.
Au final, ça donne une intrigue sens dessus dessous dans un décor steampunk construit en contreplaqué. C'est loin d'être un mariage gagnant.
Lien : http://hu-mu.blogspot.com/20..
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Mondaye
  07 juin 2016
Un livre pas mal du tout, mais j'ai souffert d'une lecture "fractionnée" qui m'a empêchée de m'immerger vraiment dans l'histoire...
Le concept est vraiment intéressant. Comme le dit Feanor, quand on pense "steampunk" on pense "époque victorienne" "Jules Verne" et tout le reste...
Mais là ce sont les machines de Leonard de Vinci qui prennent corps, dans ce livre qui tout en fournissant une Uchronie sympathique, traite religion, politique et art...
Et on reconnait l'atmosphère qu'on est en droit d'attendre à l'époque avec cette conjuration, ou l'ennemi prend le visage de l'ami, ou les familles s'entredéchiraient.
Après, comme je l'ai dit, je n'ai pas réussi à m'immerger dans l'histoire. Ou plutôt, j'ai réussi sur disons, un bon tiers, et puis, faute d'identification, et d'autre chose, j'ai perdu pied.
Après ce n'est pas un "mauvais" livre, mais bon les promesses étaient peut-être trop élevées. Et certaines choses auraient méritées d'être plus approfondies.
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
SpilettSpilett   05 mai 2012
La mort ne me fait pas peur, mais je redoute l'indignité de l'agonie.
Commenter  J’apprécie          70
SpilettSpilett   04 mai 2012
La magie n'est que de la science qui cherche à se faire passer pour autre chose.
Commenter  J’apprécie          50
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