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Hubert Galle (Traducteur)
ISBN : 2266071173
Éditeur : Pocket (16/03/1998)

Note moyenne : 3.82/5 (sur 415 notes)
Résumé :
Mardi 14 avril 1964 : la paix nazie règne depuis vingt ans en Europe et Berlin s'apprête à fêter l'anniversaire d'Adolf Hitler. Les juifs ont été expulsés quelque part, loin à l'est. Encore plus loin à l'est, en Sibérie, la guerre continue. Kennedy a annoncé sa venue en septembre : ce sera la première visite d'un président américain en Allemagne depuis le traité de paix de 1944... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (44) Voir plus Ajouter une critique
zwyns
  30 décembre 2015
32 bonnes critiques,cela me semble suffisant.Je donne malgré tout mon avis sur un livre qui m'a beaucoup plu (j'adore les uchronies).
Robert Harris nous donne une facette de son talent pour écrire,mais surtout pour nous décrire une période horrible du XXe Siècle.Avec minutie,connaissance de l'époque,en historien,on se retrouve et on vit! dans une société glaçante et répressive.La réalité est là,au point de tromper,momentanément le lecteur...On se laisse vite emporter....
Si l'enquête semble conventionnelle,elle remet les pendules à l'heure dans cette uchronie: le Génocide des Juifs,qui d'une chasse aux voleurs d'oeuvres d'art,va aboutir,documents parlants à cette sinistre Conférence de Wannsee qui va décider du sort des Juifs d'Europe,c'est à dire le Génocide.
Un bon livre,passionnant à certains moments,moins à d'autres,mais qui permet à certains lecteurs moins férus d'Histoire à mieux la saisir,la comprendre.A condition de ne pas se laisser prendre aux pièges de l'uchronie.
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InstinctPolaire
  18 septembre 2012
Histoire :
- Étude et science des événements passés, d'une évolution.
- Relation des faits, des événements passés concernant la vie ( de l'humanité, d'une société, d'une personne, etc... )
Fiction :
- Création, invention de choses imaginaires, irréelles ; oeuvre ainsi créée.
Uchronie :
- Genre qui repose sur le principe de la réécriture de l'histoire à partir de la modification d'un événement passé.
Le mardi 14 avril 1964, Berlin commence doucement à entrer en effervescence. En effet, dans moins d'une semaine, la capitale du Grand Empire allemand s'apprête à fêter le 65ème anniversaire d'Adolf Hitler...
Le Sturmbannfürher SS Xavier March assiste pour sa part aux constatations d'usage de la découverte du corps du docteur Josef Bülher – Docteur en Droit s'entend – sorti des eaux de la Havel. Bien vite on s'agite dans les couloirs de la Schutzstaffel. Car le docteur Bülher était un ponte du régime : Secrétaire d'État du Gouvernement général qui gérât la Pologne de 1939 à 1952 – territoire encore à ce jour partie du Grand Empire – Sa mort pouvant difficilement passer pour un suicide et March étant un inspecteur consciencieux, l'enquête débute.
Et elle se poursuit alors que la Gestapo fait preuve de son zèle proverbial pour récupérer l'affaire et y mettre un terme dans son style si particulier de douceur et de mesure. Avant Bülher, l'ancien SS Obergruppenführer honoraire Wilhelm Stuckard a trouvé la mort, éminent Secrétaire d'État au Ministère de l'Intérieur, connu pour son " Commentaire sur les lois raciales allemande (1936) ". Ces décès seraient-ils liés ? Que cachent-ils ? Que cherche à dissimuler la Gestapo ?
Des questions qu'un membre éminent de la SS reçoit l'ordre de ne pas se poser. Mais March n'appartient à ce corps que par le mécanisme administratif qui vêt tout officier de police allemand de la chemise brune. Si peu nazi que ses femme et fils, purs produits de l'endoctrinement étatique, se sont séparés de lui... Il va poursuivre ses investigations en dépit de ses ordres et mettre au jour les heures les plus noires de régime qui devait durer mille ans selon les souhaits de son chef...
A ceux qui sont connaisseurs de cette période et qui cherchent une curiosité dans son traitement, je signalerai que MM. Bülher et Stuckard en tant que personnages historiques participèrent à la Conférence de Wannsee en 1942. A ceux pour qui la référence est obscure – Elle l'est dans tous les sens du terme – ils découvriront ici un pan de l'Histoire... mêlée à l'histoire fictionnelle.
Rien n'est vrai et pourtant tout semble si réel. On suit fiévreusement les développements des investigations de cet inspecter ordinaire dans les méandres de ce régime ignoble. On appelle de ses voeux sa réussite et le triomphe de la vérité. Comment en dire plus sans en dévoiler l'intrigue... ? Emprisonnés que nous sommes par l'histoire, mais bien libérés par L Histoire.
La question de la pertinence de ce livre se pose cependant. L'Histoire est là, terrible. Chercher à dénouer la vérité historique du récit fictionnel pourrait inciter à une mise à distance. Une tentation d'atténuer les horreurs de la réalité en les faisant passer pour le produit de l'imagination de l'auteur. Je l'affirme ici avec force, la vérité nue dépasse la pire des imaginations. L'histoire, n'est qu'un pâle reflet de l'Histoire. L'une doit inciter à s'intéresser à l'Autre. En soulevant des questions sur le vrai et sur le fictionnel, on entretient la mémoire de cette période noire qui ne doit jamais être oubliée...
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latina
  24 juin 2012
Que peut-on encore écrire sur Hitler, le nazisme, l'Holocauste...? "Fatherland" !
C'était vraiment très intéressant de s'immerger dans une Allemagne victorieuse, en 1964...avec toute l'Europe à sa solde, sauf la Suisse. Même l'Amérique et son président de 74 ans, Joseph Kennedy, veut entretenir de bons termes.
Et c'est là que la machine s'emballe...La découverte de 2 cadavres, un SS "à la limite" chargé puis déchargé de l'enquête, une jeune journaliste mi-américaine mi-allemande...et finalement beaucoup de non-dits, de secrets qui vont nous être dévoilés au fur et à mesure, à grands renforts de mises sur écoute, de paperasseries et même de torture.
Polar bien écrit mais qui me laisse sur ma faim. Autant j'ai apprécié me plonger dans cette ambiance "surréaliste", autant la révélation de ces secrets ne m'a pas étonnée. Je m'attendais à quelque chose de plus surprenant, de plus spectaculaire, mais finalement, tout est assez attendu, logique, en quelque sorte.
J'ai quand même passé un bon moment, dû peut-être au fait que je vis dans un pays libre et que, même plongée dans ce cauchemar, je savais que je pouvais en sortir quand je voulais ! A quoi avons-nous donc échappé !!
Et quand ce livre s'est refermé, je n'ai pu m'empêcher de penser à d'autres pays de cette sorte qui eux, existent bel et bien, maintenant...
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tousleslivres
  08 septembre 2012
Une magnifique Uchornie !!!
Un gros coup de coeur pour cet auteur que je connaissais pas et qui mérite à être connu.
Dans un premier temps il faut planter le décor, nous sommes en 1964 en Allemagne. le Luxembourg est devenu le Moselland, l'Alsace-Lorraine la Westmark, l'Autriche l'Ostmark. Même scénario pour la Tchécoslovaquie, la Pologne, la Lettonie, la Lituanie toutes gommées de la cartes.
A l'ouest, douze nations : Portugal, Espagne, France, Irlande, Grande-Bretagne, Belgique, Pays-bas, Italie, Danemark, Norvège, Suède et Finlande ont lié leur sort à celui de l'Allemagne par le traité de Rome et forment l'espace économique Européen. L'Allemand est la deuxième langue officielle. Les gens rêvent de voitures allemandes, écoutent des stations de radios Allemandes, regardent des chaînes télé allemandes, travaillent pour des firmes allemandes.
Il faut se poser une question : Que serait l'Allemagne aujourd'hui si elle avait gagné la seconde guerre mondiale ?
C'est ce que nous propose Robert Harris ici avec une version de l'histoire revisitée sous forme d'un thriller/policier. Herr Sturmbannführer (officier de la police criminelle) Xavier March doit enquêter sur des meurtres. Il va vite découvrir qu'il s'agit de hauts dignitaires allemands. Son enquête va vite le mener à des découvertes toutes plus affreuses les unes que les autres. Un trafique d'art, qui est à priori le départ de l'enquête de Xavier March va en découler des faits réels sur les camps de concentration et tout ce qui a tourné autour pendant cette guerre. de plus, ses découvertes dérangent puisque les États-Unis et l'Allemagne nazie sont à la veille de signer un traité de paix.
Une Uchronique basée sur des fais bien réels, puisque l'auteur choisi de ne changer le cours des événements qu'à partir de l'année 1942. La documentation très intéressante, l'auteur a continué sa propre histoire tout en mettant parfaitement en avant la grandeur de l'Allemagne telle que Adolf Hitler la voyait. Ce livre est pour les fans de la seconde guerre mondiale.
Voici un polard/thriller-historique très bien retravaillé, qui fait réfléchir sur notre vie si l'histoire n'était pas ce que nous connaissons...
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Lutin82
  30 septembre 2016
En avril 1964, deux événements concomitants bousculent l'agenda des forces de l'ordre allemandes et de la Kripo (police) en particulier. Pour l'anniversaire du Chancelier Hitler, les Berlinois et l'ensemble des peuples allemands tiennent à fêter dignement cet « heureux » présage. Pour l'Amérique de Kennedy (Joseph et non pas John), le temps de la réconciliation est venu, et l'occasion de mettre fin à la Guerre froide est trop belle. le sort de Juifs d'Europe ? Sans preuve, que faire de vagues soupçons ? N'est-ce pas de la propagande soviétique comme le soutiennent les diplomates allemands ?
Ces questions fondamentales ne concernent aucunement Xavier March, officier SS de la Kripo. Sa préoccupation immédiate se concentre sur le décès d'un septuagénaire unijambiste repêché de bon matin à Berlin. Au cours de son enquête, l'inconnu va le mener à un autre corps ainsi qu'à une jeune journaliste américaine, Chalie Maguire. Ses affaires se corsent quand il découvre l'identité des deux hommes : de hauts dignitaires nazis, et les morts suspectes s'accumulent. Quelqu'un cacherait-il un cadavre (ou des millions) dans son placard ? le poisson n'est-il pas trop gros pour le policier à l'uniforme noir ?
Ce roman uchronique exploite parfaitement les deux thématiques signalées en 4° de couverture : un thriller efficace et une interprétation de l'Histoire sous l'Allemagne nazie.
Le major (Sturmbannfürher) March enquête sur des meurtres, accidents ou suicides suspects. Un seul rescapé pourrait le renseigner sur les raisons de cette série de morts mystérieuses, mais il s'est volatilisé et sa dernière trace conduit notre enquêteur en Suisse. Xavier n'étant pas démonstratif dans son amour de la Patrie et du Fürher, la Gestapo est sur son dos. Une sortie du territoire semble compromise, d'autant que les autorités berlinoises ne sont, a priori, pas étrangères aux destins tragiques des dignitaires disparus. Nebe, le chef de la Kripo l'épaule et lui procure le sésame espéré. Sa côte de popularité ne remonte pas dans la hiérarchie de l'ordre noir, March obtient un sursis de quelques jours pour trouver le fin mot de l'histoire (ou bien bénéficier des douceurs des camps de redressement).
Les déboires, les trahisons et les culs-de-sac referment inexorablement les mâchoires nazies sur les deux héros. le suspens se renforce de page en page et si les révélations finales ne surprennent pas le lecteur, l'enchaînement des événements et des rebondissements comblent notre soif d'action et de tension. En fin de compte, l'aspect thriller tient ses promesses, impossible de ne pas prendre fait et cause pour le tandem March/Maguire.
Fatherland joue également sur un registre plus périphérique puisque l'enquête se développe dans une Allemagne nazie de 1964. C'est donc sur cet aspect uchronique que j'ai fondé beaucoup d'espoirs.
Robert Harris nous plonge en plein coeur de Berlin, et de la vie sous un national-socialisme triomphant. le changement opéré après guerre se répercute dans le quotidien des millions d'Allemands. le régime s'immisce dans toutes les strates et aspérités de la vie jusqu'à imposer la manière de se comporter, d'éduquer, d'aimer et de penser. Les méthodes sont diverses et multiples : de l'encouragement bonhomme à l'incitation appuyée, en passant par de la propagande outrancière aux messages et publicités radiodiffusés à bon escient… des procédés subtils jusqu'au camp de redressement. le totalitarisme à son paroxysme !
Le tableau dépeint est saisissant et finalement conforme à ce que nous pourrions imaginer en nous basant sur la période précédant la guerre. L'envergure du phénomène est décuplée par l'imagination et l'habileté de l'auteur. D'ailleurs, le recalibrage cérébral de la population semble terriblement opérationnel dans cette Allemagne de 1964.
Robert Harris suit une démarche rigoureuse — si je puis dire — pour élaborer son cadre. L'enquête et la situation personnelle de March dévoilent l'ambiance de Berlin et les conséquences de la domination nazie sur le peuple. Les dignitaires morts ont tous réellement vécu et ont participé à la conférence de Wannsee dirigée par Heydrich, sur la solution finale. L'absence de tout juif dans la sphère d'influence allemande révèle le jusqu'au-boutisme des hauts responsables et l'immobilisme des autres nations.
Parvenir à une telle Allemagne de 1964 exige d'écrire un récit cohérent à compter de la date clé.
La bifurcation historique s'opère en 1942. La stratégie Barbarossa visant à conquérir les territoires soviétiques jusqu'à l'Oural est un succès. Hitler s'en rend maître en 1943. Subsistent des poches de résistance et un terrorisme régulier qui laissent les autorités policières sur un qui-vive permanent. Les ressources énergétiques et minières ainsi à disposition constituent un plus dans l'effort de guerre et dans la reconstruction de Berlin (d'immenses bâtiments voient le jour : Reichstag monumental, Dôme, Arc de triomphe…). Rappelons que la France rendit les armes en juin 1940, la Suisse est toujours neutre, l'Espagne et l'Italie font partie des puissances de l'Axe. Qu'en est-il de nos amis anglais ?
Ils ont fait la paix, combattre seul s'avérait être une tâche titanesque et illusoire. Aussi Winston Churchill a-t-il fui, George VI a laissé le trône à Édouard et Wallis Simpson qui auraient eu des sympathies national-socialistes (pas d'Elizabeth II). du côté américain, les événements se sont déroulés conformément à l'Histoire dans le Pacifique, les bombes A ont explosé au Japon entraînant sa capitulation. En revanche, en l'absence d'un deuxième front en Europe les forces US renoncent à débarquer en Normandie.
Ainsi le Fürher est-il tout puissant de l'Atlantique à l'Oural. Bienvenu dans le Reich de Mille An…
Robert Harris nous offre une excellente uchronie, un bon thriller qui accumule les cadavres, le tout sans temps mort ! L'association uchronie et Allemagne fait écho à d'autres oeuvres dont un cycle très récent, Les Origines de Stéphane Przybylski. L'auteur explore également une Allemagne nazie, mais la trame se déroule pendant la Seconde Guerre mondiale, et les conséquences d'une victoire de l'Axe ne sont pas abordées. Nous pouvons rapprocher Fatherland de la Trilogie du Subtil Changement de Jo Walton (Le Cercle Farthing). Il s'agit d'une série policière dans une Angleterre ayant fait la paix avec Hitler. le point de vue se situe du côté britannique ; l'uchronie et les conséquences sont suggérées et assez éloignées de l'enquête. Et cette partie séduisante m'avait mis l'eau à la bouche sans aller jusqu'au bout de sa promesse. Dans le roman de Harris, l'uchronie occupe la place de choix, et il n'y a point de frustration.
Avec Fatherland, j'ai eu le bonheur de lire une uchronie magistrale dans laquelle l'auteur élabore non seulement une Allemagne nazie minutieusement pensée, mais répercute de multiples détails dans le reste du monde, façonnant ainsi des relations internationales autres. Savoureux! Une référence.
Lien : https://albdoblog.wordpress...
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Citations et extraits (33) Voir plus Ajouter une citation
latinalatina   24 juin 2012
A l'ouest, douze nations - Portugal, Espagne, France, Irlande, Grande-Bretagne, Belgique, Pays-Bas, Italie, Danemark, Norvège, Suède et Finlande - avaient lié leur sort à celui de l'Allemagne, par le Traité de Rome, et formaient l'espace économique européen.
L'allemand était la deuxième langue officielle dans toutes les écoles. Les gens rêvaient de voitures allemandes, écoutaient des stations radio allemandes, regardaient des chaînes télé allemandes, travaillaient pour des firmes devenues allemandes, se plaignaient du comportement des touristes allemands sur les lieux de vacances...et les équipes sportives allemandes l'emportaient dans toutes les disciplines et les rencontres internationales, sauf au cricket, que seuls les Britanniques peuvent comprendre.
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InstinctPolaireInstinctPolaire   18 septembre 2012
Walter Fiebes était à son bureau, assis devant une bouteille de schnaps. Cinq paires d'yeux fixés sur lui depuis la tablette sous la fenêtre, cinq têtes humaines alignées – des moulages de plâtre, calotte crânienne relevées, comme des sièges de toilette, dévoilant des cerveaux en sections rouges et grises - , les cinq souches qui composaient l"Empire allemand.
Des plaques donnaient le détail et spécifiaient le classement ; de gauche à droite, par ordre décroissant d'acceptabilité officielle. Catégorie Un : Nordique pur. Catégorie Deux : Nordique prédominant ou Phallique. Catégorie Trois : Sang-mêlé harmonieux avec légères caractéristiques dinarico-alpines ou méditerranéennes.Les trois groupes qualifiés pour appartenir à la SS. Les autres ne permettaient pas l'accès à la fonction publique et regardaient Fiebes d'un air de reproche. Catégorie Quatre : Hybride à prépondérance Est-baltique ou alpine. Catégorie Cinq : Hybride d'origine extra-européenne
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InstinctPolaireInstinctPolaire   18 septembre 2012
Canada. 1 km au nord de la chambre à gaz. Très vaste espace couvert, rectangulaire, un mirador à chaque coin, entouré de barbelés. Des montagnes d'effets personnels- malles, sac à dos, valises, sacs de voyage, paquets, couvertures, landaus, chaises roulantes, membres artificiels... Des brosses, des peignes... Weidermann : Chiffres établis pour le RF-SS concernant les biens personnels récemment envoyés au Reich : chemises d'hommes,132 000 ; manteaux de femmes, 155 000 ; Cheveux de femmes : 3000 kg ( " Un wagon de marchandises ") ; vestes de garçons, 15 000 ; robes de filles, 9 000 ; mouchoirs, 135 000.

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LuniverLuniver   01 novembre 2011
À mesure qu'ils progressaient vers l'est, et à commencer par les milliers de corps de la forêt de Katyn, les Allemands avaient découvert les fosses communes des victimes de Staline. Des millions de mort, dans les famines, les purges, les déportations des années trente. Personne ne savait le nombre exact. Les tranchées d'exécution, les chambres de torture, les goulags au-delà du cercle polaire - tous soigneusement conservés à présent, comme monument aux victimes, comme musées du mal bolchevique. On y emmenait les enfants des écoles ; d'anciens prisonniers guidaient les visiteurs. Un important courant historique se consacrait à l'étude des crimes du communisme. La télévision programmait des documentaires sur l'holocauste stalinien - des crânes blanchis et des squelettes ambulants, des cadavres remués au bulldozer et des restes de femmes et d'enfants couverts de terre, ligotés par du fil de fer et abattus d'une balle dans la nuque.
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InstinctPolaireInstinctPolaire   18 septembre 2012
Le paragraphe quarante-deux du Code criminel du Reich : Tout condamné pour récidive ou outrage aux mœurs peut être arrêté pour le soupçon d'un délit ou d'un crime qu'il pourrait commettre.Le national-socialisme enseignait qu'on avait le crime dans le sang:On naissait avec elle, comme on tient de naissance un talent musical ou les cheveux blond. Donc la personnalité d'une criminel, et non le crime, déterminait la sentence. Un délinquant qui dérobait quelque marks après deux ou trois coups de poings pouvait être condamné à mort, sur la base de " dispositions tellement enracinée pour le crime que cela excluait toute possibilité qu'il devienne un membre utile de la communauté du peuple" . Et le lendemain, devant la même cour, un membre dévoué du Parti, meurtrier de sa femme pour une remarque désobligeante, pouvait être libéré sous caution, à charge de ne plus se livrer à une quelconque voie de fait.
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Aujourd'hui une nouvelle uchronie, et aussi un nouveau décor!
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