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Michel Deutsch (Traducteur)
EAN : 9782277234548
Éditeur : J'ai Lu (28/11/2007)

Note moyenne : 4.14/5 (sur 145 notes)
Résumé :
Lois McMaster Bujold
Née en 1949 dans l'Ohio, elle est passionnée de S-F et a commencé à écrire dès l'adolescence. Elle a obtenu le prix Hugo en 1991 pour Miles Vorkosigan, et en 1992 pour Barrayar. Ce roman, écrit plus récemment, se situe pourtant chronologiquement avant la naissance de Miles Vorkosigan.


Cordelia Naismith, ex-pilote d'astronef, n'est pas une femme comme les autres : non contente d'avoir vaincu les soldats de Barrayar, ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Alfaric
  23 juin 2014
Le premier chapitre de "Barrayar" débute 24 heures après le dernier chapitre de "Cordelia Vorkosigan". La continuité est parfaite ! Et pour ne rien gâcher, la temporalité est mieux gérée que dans l'opus précédent même si un calendrier plus explicite n'aurait pas été de refus.
Aral entreprend de réformer la très traditionaliste Barrayar tandis que Cordelia affronte simultanément son rôle de Régente consort et son rôle de future mère.
Et contrairement à beaucoup d'autres, l'auteure ne joue par la carte du pathos facile avec son héroïne qui tombe enceinte après le premier rapport consécutif au retrait de son implant contraceptif. Elle joue au contraire à fond la carte de l'humour : problèmes de tuyauterie, comparaison des méthodes de procréation, affres de la grossesse entre délires maternelles et hystéries parentales…
Le mélange action et émotion, amour et humour, complots et intrigues est très agréable. le style est simple sans être simpliste et le tout est très accessible : les easy readers devrait apprécier…
Tout est raconté du point de vue de Cordelia, donc on se retrouve avec un space-opera résolument féminin certes, voire même féministe par moment, mais mis à part un petit flottement pendant la cavale très western style de Cordelia, Gregor, Bothari et leur guide campagnard, c'est carrément le zéro tirage à la ligne : il se passe toujours quelque chose !
Pour résumer ce tome est l'histoire d'un coup d'Etat vu par les femmes, vécu par les femmes et vaincu par les femmes. Qui sont les drôles de dames d'Aral ? La Régente consort Cordelia Vorskosigan, Ludmilla Droushnakovi la machine de guerre catherinette, la princesse douairière Kareen et l'aristocrate Alys Vorpala.
Ce n'est pour autant un roman qui s'arrête à ses personnages féminins : Bothari le schizophrène et Koubelda l'invalide prêtent main forte à l'intrépide Lady Vorkosigan tandis qu'Aral le régent et Piotr le patriarche organisent la résistance puis la reconquête.
Quelques mentions du passé évoquent un roi fou, un purge politique, une vengeance familiale, une rébellion, une guerre civile et un changement de dynastie… les auteurs américains sont encore plus passionnés par la Guerre des Deux Roses que les auteurs anglais ! (voir GRR Martin qui ne cesse de la recycler/ revivaler dans son "Trône de Fer"). Henri VI le roi fou anglais est le petit-fils de Charles VI le roi foi français : magie de la schizophrénie génétique !
Et pour en rajouter un couche, Drou m'a donné l'impression d'être la mère cachée de Brienne de Torth…
L'auteure continue sa croisade personnelle puisque que les mots « progressisme » et « progressiste » apparaissent à tous les chapitres du roman ou presque ! La Russie galactique mi tsariste mi soviétique qu'est Barrayar n'est sans doute qu'un paravent pour dénoncer d'autres maux qui frappent l'Occident en général et les Etats-Unis en particulier.
Dans un régime résolument spartiate qui prône un esprit sain dans un corps sain, qui sont les amis de Cordelia ?
Un handicapé mental et un handicapé physique.
Dans une société résolument machiste, qui Cordelia choisit-elle de prendre sous son aile ?
Une garçonne manquée qui veut faire carrière dans l'armée...
Et j'aime bien le personnage de Bothari, véritable caméléon psychique : si vous en avez peur, il devient un monstre, si vous en êtes fier, il devient un héros. En quoi va-t-il se transformer face à la courageuse et résolue Cordelia qui a foi en lui, à l'énergique Miles pour qui est plus qu'un garde du corps, presque un parrain, et à sa fille adoptive Elena ???
Gregor, Miles, Ivan et Elena vont-ils être les héros d'un monde nouveau placé sous le double patronage de la glasnost et de la perestroïka. Un pour tous, et tous pour un ?
Que va devenir le pauvre Miles, avorton hyperactif coincé entre un père héros de guerre et sauveur de son peuple et une mère héroïne de guerre qui fait figure de Judith intergalactique ayant déjà 2 Holopherne à son tableau de chasse ?
C'est tout le sujet de la suite de "La Saga Vorkosigan" ! J'ai hâte de poursuivre ce space-opera si sympathique…
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fnitter
  03 février 2012
Second tome de la "saga vorkosigan" - Prix Hugo
Il a été publié, en français, un ans plus tard que Miles Vorkosigan, pourtant postérieur dans la chronologie.
Barrayar a été écrit pour faire la liaison entre l'histoire des parents de Miles et lui-même.
Quatrième de couverture :
Cordelia Naismith, ex-pilote d'astronef, n'est pas une femme comme les autres : non contente d'avoir vaincu les soldats de Barrayar, elle a épousé leur chef, l'amiral comte Aral Vorkosigan. Tous deux vivent maintenant à Barrayar. Aral vient d'être nommé régent, et Cordelia attend un enfant. Une vie tranquille, enfin...
Et puis, une nuit, c'est l'attentat. Une grenade à la soltoxine. Si Cordelia et son mari s'en tirent sans dommages, l'enfant, lui, risque d'être anormal. Qu'importe, Cordelia ne veut pas renoncer. Ce sera un garçon, elle en est sûre. Il sera beau et intelligent, plus tard il règnera sur Barrayar...
C'est ainsi que naîtra Miles Vorkosigan. Miles, un garçon différent des autres, au destin passionnant...
La saga vorkosigan : l'histoire dans deux premiers romans : Cordelia Vorkosigan puis Barrayar des parents de Miles Vorkosigan, véritable héros de cette saga fleuve comptant 15 romans.
Les épisodes ont été publiés en france un peu dans le désordre. Si chaque roman se suffit à lui-même, il est préférable de les lire dans l'ordre, notamment après la naissance de Miles et L'Apprentissage du guerrier : La Saga Vorkosigan
Space opéra flamboyant, sf militaire, roman d'aventure, amour, roman d'intrigues politique.
Tout est réuni dans cette saga pour en faire une oeuvre majeure de la sf, que la critique a justement reconnu en attribuant plusieurs hugo et nébula à différents tomes de la série.
Un univers réaliste - des empires multiplanétaires - différents types de société (militaire, moyen âgeuse, dictatoriale, humaniste), des vaisseaux spatiaux, des combats, des stratégies, des hommes et des femmes...
Un style très accessible, une lecture prenante, tout sauf rébarbative, des personnages fouillés avec forces et faiblesses, des explications convaincantes sur l'univers.
Un incontournable de la sf.
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Lutin82
  25 avril 2017
Barrayar fait suite aux épousailles de Cordélia et d'Aral Vorkosigan, et ce dernier a accepté de devenir le Régent de Barrayar… à leurs risques et périls. Trop novateur au goût de quelques comtes (Vor), Aral va devoir affronter l'animosité de certains de ses pairs et faire face à de nombreux obstacles. Dans l'ombre, un complot se trame pour le priver de son pouvoir et « rétablir » un prétendant au trône autre qu'un jeune garçon.
Une des premières victimes de ses trahisons et tentatives de meurtre : leur enfant à naître, Miles. Au désespoir, acculée à l'inaction et à l'inquiétude, Cordélia décide de prendre les choses en main… Et une fois sa décision arrêtée la dame est inarrêtable et inénarrable. Et donc, le roman se corse.
Barrayar est la planète natale d'Aral. Elle était évoqué dans le tome précédent, et le lecteur y avait fait un bref séjour, mais peu d'éléments permettaient de s'en faire une idée précise. Nous découvrons enfin cette civilisation qui conjugue avec une certaine rigidité des archaïsmes féodaux – où la femme s'apparente parfois à une poule pondeuse ou à un bibelot – , avec un système de caste slave (les vors), une organisation sociale hiérarchisée également dans les rapports familiaux ainsi qu'une culture martiale vouant un culte à l'autorité et la force. Pour ne rien gâcher, l'ensemble est saupoudré d'une paranoïa toute soviétique.
Ainsi, le roman propose une intrigue aux ramifications politiques et familiales complexes, avec une double lecture, la première typique du planet opera, la seconde à travers les yeux d'une mère – que dis-je! d'une tigresse prête à tout pour protéger son petit.
Le rythme est enlevé, le style fluide, et la traduction des plus correcte. le suspens est bien entretenu, et les rebondissements nombreux.
Critique plus complète sur mon blog
Lien : https://albdoblog.wordpress...
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mauriceandre
  16 mars 2020
Salut les Babelionautes
Je continue ma troisième lecture de la saga Vorkosigan avec ce tome 3 : Barrayar de Loïs McMaster Bujold.
Cordelia et Aral se sont mariés et se sont éloigné des complots et intrigues du Palais, elle attend un heureux événement.
Mais l'Empereur n'en a pas fini avec eux, et sentant sa mort proche, nomme Aral Régent de son petit fils Grégor.
A partir de ce moment, leur vie tranquille va être bouleversée, et malheureusement c'est le futur Vorkosigan qui en subira les conséquences suite à un attentat contre eux.
A la mort de l'Empereur, ils devront faire face a une rebellions par l'un des Nobles, cherchant à s'approprier le Trône.
Mais c'était sans compter sur les Vorkosigan, et après bien des péripéties ou ils devront tout risqués, c'est encore Cordelia qui fera en sorte qu'ils gagnent.
La traduction est le travail de Michel Deutsch, sans lui cette Saga m'aurait été hermétique.
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kadeline
  15 juin 2020
J'ai adoré découvrir Barrayar à travers le regard de Cordelia. Sur sa planète, le système est très égalitaire, très ouvert et avec une place pour les femmes et les handicapés plus sympathique. Barrayar est plus rétrograde, il faut être une épouse avant tout et ne présenter aucun défaut physique. Cordelia est donc un ovni sur cette planète entre son grade de capitaine et sa féminité. Au lieu de se plaindre et se battre, elle accepte et mène une étude très anthropologique et ethnologique. On va vraiment avoir l'impression qu'elle se met en retrait pour comprendre ce qui se passe. La place non négligeable des questions autour du handicap était très intéressante.
J'ai adoré les réflexions sur ce qu'on doit faire ou pas des handicapés et le contraste entre chez Cordelia et Barrayar. Chez Cordelia, tout est accepté, tout doit être au mieux, on est soigné et ne se résume pas à un physique de grosses brutes guerrières. Sur Barrayar, la force brute est reine, il n'est pas question d'accepter une personne qui n'a pas la pleine possession de son corps. Ce contraste de mentalité est très bien traité et fait écho à la place du handicap dans notre société.
Le handicap mental, psychique est aussi traité avec l'idée du bon et du mauvais handicapé. C'est rude mais ça sonne très juste.
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Citations et extraits (41) Voir plus Ajouter une citation
AlfaricAlfaric   19 août 2014
[Aral Vorkosigan à Cordelia]
- La pauvreté n’existe donc pas sur la colonie de Beta ?
- La pauvreté ? Eh bien, il y a des gens qui ont plus d’argent que d’autres, naturellement. Mais de là à ne pas avoir de console de comm… ? […]
- Ne pas avoir de console de comm est-il donc à tes yeux le critère du plus grand dénuement ?
- Mais c’est l’article premier de la Constitution : « ne saurait se voir dénier l’accès à l’information. »
- Cordelia, c’est tout juste si ces gens ont de quoi manger, s’habiller et s’ils ont un coin ou dormir. Toutes leurs richesses ne réduisent à quelques haillons et à deux ou trois casseroles. Ils vivent en squatters dans immeubles lézardés pleins de courants d’air et qu’il serait trop onéreux de rénover ou de raser.
- Il n’y a pas de climatisation ?
- L’absence de chauffage en hiver est un problème bien plus grave, ici.
- Oui, je suppose. Vous n’avez pas de véritable été… mais comment les gens font-ils pour appeler à l’aide s’ils tombent malades ?
- Quelle aide ? […] S’ils tombent malades, ou bien ils guérissent, ou bien ils meurent.
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AlfaricAlfaric   18 août 2014
- Et je quoi vous plaignez-vous, à présent ?
Je n’aime pas Barrayar, je veux rentrer chez moi, mon beau-père projette de tuer mon bébé, la moitié de mes amis ont pris la fuite pour sauver leur peau, et je ne peux pas rester dix minutes seule avec mon mari que tous dévorent tout cru sous mes yeux, j’ai mal aux pieds, j’ai mal à la tête, j’ai mal à l’âme… Tout ça était évidemment trop compliqué. Ce malheureux médecin ne voulait pas écrire une thèse, il voulait simplement remplir un formulaire.
- Je suis fatiguée, finit par répondre Cordelia.
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AlfaricAlfaric   20 août 2014
- Qui a cherché à tuer Aral ? Qui veut l’assassiner ? Quel avantage les commanditaires de l’attentat pensaient-ils retirer de sa disparition ?
- Voulez-vous la liste courte ou l’inventaire in extenso, soupira Illyan
- La liste courte est-elle longue ? s’enquit Cordelia avec un fascination morbide.
- Beaucoup trop, mais je peux vous énumérer les principaux suspects, si vous le désirez. (Il compta ses doigts.) D’abord, et comme toujours, les Cetagandans ; ils escomptaient que le décès d’Ezar déclencherait le chaos politique et ils ne sont pas du genre à hésiter à pousser à la roue, d’autant qu’un assassinat revient beaucoup moins cher que d’armer une flotte d’invasion. Ensuite, les Komarrans, désireux d’assouvir une vieille vengeance ou de provoquer un nouveau soulèvement ; certains d’entre eux surnomment encore l’amiral le « de Komarr »… […]
Les anti-Vor, poursuit Illyan, parce que le régent est trop conservateur à leur goût. Les militaires de droite, parce qu’il est trop libéral pour le leur. Les rescapés du vieux parti de la guerre du prince Serge et de Vorrutyer. Les anciens activistes de l’ex-ministère de l’Education politique, encore qu’il me paraisse douteux que l’un d’eux ait pu manque son coup : ils ont été formé à l’école de Negri. Un quelconque Vor mécontent qui estime avoir été mis sur la touche par les nouveaux dirigeants. N’importe quel cinglé ayant accès aux arsenaux et aspirant à goûter l’instant de gloire éphémère qui couronner les chasseurs de gros gibier… Dois-je continuer ?
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AlfaricAlfaric   25 juin 2014
[Aral à Cordelia]
- C’est vraiment comme ça que tu nous vois ? lui avait-il demandé. J’ai un faible pour ta règle numéro 7. Il faudra que me la rappelle… Dommage que je ne l’aie pas connue quand j’étais jeune. J’aurais alors pu me passer de toutes ces foutues vids éducatives à l’Académie.
- Arrête de glousser si tu ne veux pas finir avec le nez en sang ! avait rétorqué Cordelia sur un ton aigre-doux. Ce sont vos règles à vous, pas les miennes, et vous ne badinez pas avec elles. Je cherche simplement à les comprendre.
- Ma petite ethnologue chérie ! Hum… Sûr que tu appelles un chat un chat. Nous n’avons jamais essayé de… Aimeriez-vous violer la règle 11 avec moi, capitaine de mon cœur ?
- Laquelle est-ce ? Voyons voir… Oh, oui ! Si j’aimerais ? Tu parles ! Maintenant ? Et, pendant qu’on y est, pourquoi ne pas transgresser aussi la 13 ? J’ai les hormones qui bouillonnent. Je me rappelle que la coparente de mon frère m’a parlé de l’effet que ça fait d’être enceinte, mais je ne l’ai pas réellement crue à l’époque. Elle m’a aussi dit qu’on le paie ensuite, post partum.
- La 13 ? Tiens ! Je n’aurais pas cru que…
- Parce que, étant barrayan, tu t’attaches trop à la numéro 2.
Ils oublièrent momentanément l’anthropologie. Mais, plus tard, Cordelia découvrit qu’elle pouvait faire perdre la boule à Aral avec un « règle 9, monsieur » susurré au moment opportun.
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AlfaricAlfaric   19 août 2014
Il suffit à Cordelia de regarder le capitaine Vaagen pour que, d’une seconde à l’autre, son univers bascule à nouveau, dans la bonne direction, cette fois. Les types de ce genre, elle connaissait. Des gens qui se trompaient une fois sur deux, passaient d’une monomanie à la suivante, telle une abeille qui butine de fleur en fleur sans rapporter beaucoup de nectar mais en fécondant par le pollen qu’elle laisse derrière elle. Pour lui, elle ne serait rien de plus qu’un sujet qui serait la matière première d’une monographie. Les risques qu’elle encourait le laissaient parfaitement froid. A ses yeux, elle n’était pas une personne, mais un cas pathologique. Lentement, sauvagement, un sourire étira les lèvres de la jeune femme : elle savait maintenant qu’elle avait un allié dans le camp ennemi.
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