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Nicole Casanova (Traducteur)
ISBN : 2264049707
Éditeur : 10-18 (04/02/2010)

Note moyenne : 3.47/5 (sur 50 notes)
Résumé :
Le célèbre ténor Antonio di Malfitano est abattu d’un coup de pistolet sur la scène de la Scala de Milan, au beau milieu d’une représentation de Tosca de Puccini. L’assassin est dans la salle. Ses enfants, des jumeaux, Patrice et Patricia, regagnent le foyer familial berlinois afin de comprendre ce qui a pu pousser leur père, accordeur de pianos réputé et piètre compositeur d’opéras, à commettre cet acte pathétique. Fut-il assisté de sa femme, qui n’a pu réaliser so... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
lejardindestephanie
  12 février 2013
Il est parfois des livres dont tu soupçonnes le trésor qu'ils contiennent. Tu vois bien le titre, l'illustration choisie pour la couverture, le format et toute ces petites choses que tu ne sais pas décrire mais que tu sens.
Tu sais le risque, tu sais les enjolivures qui entourloupent, tu sais, mais tu oses. Toujours.
Et si le trésor se livre, tu savoures ton plaisir.
Te souviens-tu de Merci pour le chocolat, te souviens-tu de la pianiste? Vois-tu la délicatesse ambiguë d'Isabelle Huppert, entends-tu la musique qui habillait ces images?
Si tu ouvres L'accordeur de pianos, tu ressentiras l'éclat du Léman, tu entendras la finesse des notes, tu te cogneras à la folie, tu tressailliras devant l'ambiguïté de l'amour qu'on y lit, tu comprendras le pire, au fil d'un texte qui te laissera un goût légèrement amer. de cette amertume qui fait vibrer les papilles, tu vois?
Sans aucun doute, tu te remettras au piano.
.
Lien : http://ausautdulivre.blogspo..
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frconstant
  31 janvier 2017
Roman complexe que « L'accordeur de piano » de Pascal MERCIER (Ed. :10-18 n° 4311). Roman à lire cependant ! Si on veut aider le lecteur en proposant une clé de lecture, on a l'embarras du choix. En fait ce n'est pas une seule clé qu'on pourrait donner, c'est tout un trousseau.
J'ai envie de privilégier la gémellité. Par définition l'état de jumeaux. En effet, le fil conducteur choisi par l'auteur est l'écriture de cahiers, tour à tour rédigés par Patrice et Patricia. Après avoir, semble-t-il, vécu une longue période de fusion totale (Je suis toi. Tu complètes mes mots, mes phrases. Je devine ta réaction face à l'avenir avant même que celui-ci ne soit. Tu ne peux envisager de me perdre sans te perdre toi-même, …), ces deux jumeaux ressentent la nécessité absolue de se fuir, de mettre de la distance entre eux après l'incident, le clash, qui a semé le trouble dans bien des esprits et surtout dans le leur. le contrat est simple, ils ne doivent plus se voir, ni prendre contact, ni chercher à savoir où est l'autre avant d'avoir exprimé, par l'écriture, leurs visions personnelles des événements antérieurs et vérifié s'ils sont toujours et étaient alors vraiment un … ou deux ! Patrice et Patricia écriront chacun sept cahiers, selon la ponctuation temporelle qu'ils donnent à leur histoire et à la prépondérance que chacun accorde aux faits et gestes de leur entourage, aux secrets qu'ils ont et aux stigmates du passé partagées avec Chantal, la mère sous morphine quasi en permanence ou Frédéric, dans son triple rôle de père, d'accordeur de piano reconnu et de compositeur d'opéra dont toutes les partitions sont systématiquement rejetées par les décideurs artistiques. Quel est le lien qui se tisse entre des jumeaux ? Où s'arrête l'aide qu'ils se portent ? Où commence la prise de pouvoir de l'un sur l'autre ? Et si la relation entre eux était encore d'un tout autre ordre ? Pouvons-nous comprendre ?
Un deuxième thème, central lui aussi, est la recherche de reconnaissance, de valorisation de chaque personnage surtout quand il est marqué dans sa chair, dans son histoire, dans sa capacité d'aimer par des actes pour lesquels il est plutôt victime que coupable. Entre l'amour et la haine, l'obéissance et la révolte, la passé et l'avenir, il n'y a parfois rien de très clair mais presque toujours beaucoup de troubles, d'hésitations, de questions sans réponse. le fond de ce thème est admirablement traité par l'auteur sur fond de musique et de livrets d'opéra qui nous offrent un large panel des trahisons possibles en ce domaine.
Et puis, il y a le thème de la communication, celle qui unit, rapproche, soude à jamais, celle qui est maladroite, qui blesse par sa rareté, son insuffisance, ses silences. Celle aussi qui tait l'essentiel parce que la confiance est là, qu'il vaut mieux faire l'économie de mots trop pauvres pour exprimer ce qui est vraiment. La communication complice, la communication accusatrice, destructrice … ou tout simplement manquée, sans qu'on ne puisse trop dire pourquoi.
Riche, ce livre, parce qu'il nous renvoie à nous-mêmes, à ce que nous pensons qu'on aurait pu faire, dû faire… Riche par les questions qu'il pose et qui, devant la complexité des choses nous ramène à l'absence de certitude, l'humilité nécessaire à avoir devant toute vie d'autrui. Riche, enfin, par ses rebondissements dans la narration, par son écriture multi tonale où chacun pourra se servir et goûter à ce qu'il aime, ce qui l'interpelle ou lui fournit des pistes nouvelles pour lire son temps, sa vie.
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yoshi73
  18 juillet 2012
Patrice et Patricia sont jumeaux. Ils vivent une relation fusionnelle jusqu'au jour où, brusquement, ils quittent l'un et l'autre le foyer sans donner d'explications à leurs parents. Patricia s'installe à Paris alors que Patrice part de l'autre côté du monde, au Chili. Ils rompent tout contact l'un avec l'autre. Mais ils sont rattrapés par un drame. Leur père, accordeur de pianos réputé de la maison Steinway de Berlin est arrêté pour avoir tué un célèbre ténor au beau milieu d'une représentation. Les deux frères et soeurs vont accourir à Berlin pour essayer de comprendre ce qui a pu se passer. Ils communiquent par le biais de cahiers qu'ils comptent se donner avant de se quitter définitivement. Dans ces cahiers on comprend les raisons qui ont poussé ces deux êtres à rompre leur lien et à quitter la demeure familiale. On découvre aussi les secrets de cette famille par le biais de discussions avec leur père et leur mère. Des secrets qui ont mené à ce meurtre.
Le style de Pascal Mercier est assez incroyable et envoûtant. Cette histoire est très riche, un peu trop parfois. Il y a énormément de secrets dans cette famille peu conventionnelle, tournée vers tout ce qui est artistique. J'ai particulièrement aimé le personnage du père, très émouvant et terriblement humain.
Un livre qui n'est pas toujours facile à lire mais que j'ai apprécié
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Accalia
  09 janvier 2016
Au début du mois de septembre, j'avais tiré ce roman de ma Book Jar et j'étais plutôt contente. Cela faisait vraiment trop longtemps qu'il se trouvait dans ma PAL et je n'avais clairement pas le courage de l'en sortir!
J'avais acheté ce livre il y a plusieurs années sans prêter attention au résumé, parce que l'auteur était Pascal Mercier et que j'avais a-do-ré « Train de nuit pour Lisbonne » qui fut un véritable coup de coeur.
Je mis suis finalement mise mi-septembre en n'ayant pas forcément envie de le lire, mais je voulais tout de même continuer à honorer mon challenge Book Jar.
Ce pavé est découpé en « cahiers ». Quand le roman commence, les jumeaux décident de mettre par écrit leur vision de leur vie commune et de cette histoire pour pouvoir s'échanger les cahiers à la fin. On passe donc alternativement par deux narrateurs, Patrice et Patricia (en plus les prénoms pour des jumeaux…).
J'ai hésité entre « Lecture agréable » et « Ni agréable, ni désagréable » et je me suis finalement décidée pour « Ni agréable, ni désagréable ». Ce n'est pas une déception, je n'ai pas détesté, mais je ne suis pas réellement satisfaite de cette lecture.
Il y a eu plusieurs choses :
Je n'ai pas réussi à m'attacher aux personnages. A aucun. Ni de près ni de loin. Et franchement, lire 600 pages sans se sentir ne serait-ce qu'un tout petit peu concernée, c'est difficile.
Et l'autre problème est celui-ci : c'est long long long…alors que cela ne m'avait pas du tout dérangé pour Train de nuit à Lisbonne, je me suis plusieurs fois ennuyée et j'avais vraiment envie que cela accélère un peu! J'ai même survolé les passages sur les opéras, qui ne intéressaient pas du tout.
J'ai aussi été déçue par la fin…tout ça pour ça finalement…
Ce n'est pas vraiment un policier – moi en tout cas, j'ai assez rapidement compris ce qui s'était passé – ce roman est plus basé sur la psychologie des personnages.
Et on peut dire que cette famille est…particulière. Tous se promènent avec de sacrés casseroles. Des secrets malsains qui amèneront au meurtre à l'opéra.
Même si j'avais envie de savoir comment cette famille en était arrivée là, je n'ai pas réussi à m'y intéresser plus que ça.
A la rigueur, le seul personnage un peu sympathique, c'est Frédéric Delacroix, qui essaye tant bien que mal d'arriver à réaliser ses rêves. C'est clairement lui qui est le plus à plaindre quand même.
J'ai eu vraiment beaucoup de mal avec les jumeaux…leur histoire ne m'a pas plu, je les ai trouvé assez stupides et maniérés tous les deux, surtout Patrice.
———————————
Je n'ai donc pas été convaincue par ce roman. Je l'ai lu, j'ai eu envie de savoir la fin, mais il ne restera pas pour moi un bon roman. Je conseille plutôt Train de nuit à Lisbonne pour les lecteurs qui ont envie de découvrir cet auteur.
Lien : https://writeifyouplease.wor..
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Zebra
  18 juillet 2012
Quel suspense !
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
pattypp7pattypp7   04 janvier 2014
Alors se répandit un terrible silence qui devait dominer pour longtemps le plus puissant vacarme : le silence de ton absence. J'entendais le bruit de chacun de mes mouvements. J'entendais surtout celui de mes pas. Il me semblait n'être rien d'autre que la caisse de résonance des bruits qui témoignaient si haut et si fort de ta disparition.
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AccaliaAccalia   09 janvier 2016
Et ainsi en sommes-nous venus à éviter ce qui aurait pu nous entraîner, fût-ce à la plus grande distance possible, dans le cercle magique du succès et des applaudissements. Nous ne voulions pas le succès, parce qu’il aliénait et que sa recherche était destructrice, on le voyait bien chez toi. Nous briguions l’échec. Nous voulions faire mieux que toi : au lieu de souffrir de l’échec, nous voulions l’utiliser pour nous trouver nous-même.
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pattypp7pattypp7   06 janvier 2014
Personne ne m'avait dit que la solitude peut être une sensation physique contre la faim, la soif ou le dégoût. Personne ne m'avait dit qu'elle peut devenir un sentiment qui vous retient prisonnier même quand on le croit disparu. Un jour où elle se manifesta de nouveau, j'essayai de me rappeler comment c'était quand je ne me sentais pas solitaire. Je l'avais oublié. Cela me plongea dans une peur panique.
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yoshi73yoshi73   16 juillet 2012
J'étais jalouse de ce talent qu'il avait pour être seul.
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yoshi73yoshi73   16 juillet 2012
Le spectacle insonore des flocons de neige avait glissé une magie apaisante entre moi et les choses.





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