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EAN : 9782213661544
384 pages
Éditeur : Fayard (04/05/2011)
3.8/5   22 notes
Résumé :
Trois mois après avoir échappé à un dangereux serial killer, le commissaire Nico Sirsky est appelé d’urgence sur une scène de crime. À la faculté de Médecine, en pleine séance de dissection, des dentistes ont trouvé un étrange message : « On m’a tué », dissimulé sous un plombage grossier, dans la bouche d’un homme qui a fait don de son corps à la science. Canular, ou meurtre déguisé ? C’est à la brigade criminelle du Quai des Orfèvres d’en juger, et son chef r... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
YvPol
  30 mai 2012
Deuxième enquête de Nico Sirsky ; la précédente l'avait mené sur la piste d'un dangereux tueur en série (La 7ème femme). Cette fois-ci, changement de décor : point de tueur en série, mais un mystère qui s'épaissit au fur et à mesure que les investigations avancent. Partie d'un rien, un indice ténu : un message dans une dent, l'auteure bâtit une histoire solide qui tient en haleine. C'est d'ailleurs ce qui est très bien : Frédérique Molay aurait pu surfer sur le fil du tueur en série qui lui avait réussi sur le premier tome. Eh bien, non, elle change tout à fait d'option, pour recentrer Nico et ses équipes sur une enquête plus traditionnelle, évoquant même Maigret et sa brasserie fétiche à Paris. Par contre, elle reprend certains principes -qui ont plus ou moins mes faveurs- du premier opus :
- d'abord une certaine image donnée à son roman policier : des personnages beaux, propres sur eux, évoluant dans un monde privilégié, bourgeoisie, ou classes aisées, dans les quartiers du Marais de Paris. L'équipe de Nico est systématiquement composée du meilleur graphologue, du médecin légiste la plus performante et de l'informaticien le meilleur (je cite sciemment ce mot deux fois, puisqu'il revient assez souvent). En 4ème de couverture, allusion est faite à Mary Higgins Clark, ceci expliquant cela, puisque dans les quelques livres que j'ai lus de cette auteure -il y a longtemps, j'étais jeune et encore innocent, mais je peux bien l'avouer maintenant, il y a prescription- c'était exactement ce que je lui reprochais. Voilà donc pour mes réserves concernant cette vision d'un monde idyllique, mais c'est le droit de l'auteure de placer ses écrits dans une certain milieu social, certains autres le faisant dans des mondes totalement opposés. Cette option tranche d'ailleurs avec le sordide des enquêtes, même si celle-ci l'est beaucoup moins que la précédente.
- une enquête menée sans temps mort. Chaque flic intervient, cherche une info et va jusqu'au bout de celle-ci dût-elle le mener à une impasse. F. Molay élargit le spectre des investigations, élimine les fausses pistes, les mauvais suspects pour resserrer ses fils sur celui ou celle ou ceux qui ne peuvent qu'être le(s) coupable(s).
- une véritable plongée au 36 quai des orfèvres, comme si on y était. Beaucoup de détails qui crédibilisent son enquête qui humanisent ses personnages, les rendent presque réels.
Pour ces deux derniers points, j'ai vu récemment (le 17 mai) sur France 2, Envoyé Spécial qui diffusait un reportage sur les flics du 36 quai des orfèvres. Une équipe de journalistes les a suivis pendant 6 mois. Formidable reportage dans lequel on voit les policiers travailler et dans lequel, certains d'entre eux se confient sur leur rapport à leur métier, à la mort qu'ils côtoient quotidiennement, aux cadavres. Je croyais être dans un des livres de Frédérique Molay. Vraiment. Elle décrit les journées de ces hommes et de ces femmes formidablement bien, ce qui donne cette impression de véracité, de vérité dont je parlais plus haut et dans mon billet sur la 7ème femme, largement confirmée par ce reportage.
F. Molay manifeste une volonté de faire changer les comportements ou de militer en plaçant des femmes à des postes clefs, égales des hommes -voire leurs supérieures- tant dans les capacités à réfléchir qu'à agir ou prendre des décisions. Bien vu ! Un peu plus de femmes dans les polars, c'est bien ; la réalité n'est absolument pas à la hauteur ! Mais bon, frémissement il y a : un gouvernement paritaire vient d'être formé : un bel exemple, n'est-il pas ? (C'est mon côté féminin qui parle là, vous avez vu ? Aucune blague sexiste !) J'ai quand même une petite perfidie pour Frédérique Molay (c'est plus fort que moi, dès qu'il faut dire un truc désagréable, je ne peux m'empêcher) : à quand des femmes et des hommes issus des minorités comme on se doit de politiquement-correct-dire ? C'est vrai qu'ils n'habitent pas les beaux quartiers parisiens, mais ça manque un peu de diversité dans votre brigade criminelle.
Et si nous revenions à l'intrigue ? Eh, bien, moins palpitante que la précédente (comme quoi on est accro aux cadavres, là, il y en a beaucoup moins), mais nettement plus fine et originale. Et encore une fois, je salue ici, la volonté de l'auteure de ne pas rester dans le même genre d'histoire.
Une très bele réussite que cette deuxième aventure de Nico Sirsky, malgré mes remarques fâcheuses de lecteur acariâtre ! Bon, je vous laisse, parce que j'ai sa troisième enquête sur le feu ! Bonne lecture n'attend pas.
Lien : http://www.lyvres.over-blog...
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Paco
  24 octobre 2011
DECOUVREZ L'INTERVIEW DE L'AUTEUR SUR MON BLOG "PASSION-ROMANS"
Un mot sur l'auteur:
Frédérique Molay a signé son premier roman en 1998, intitulé "Tueur d'innocence". Son deuxième livre, "La 7ème femme", a obtenu, comme je vous l'avais déjà mentionné, le prix du Quai des Orfèvres en 2007, aux éditions FAYARD. Une histoire à vous dresser les cheveux sur la tête... Son troisième roman, "Bienvenue à Murderland", est paru en 2008. Quand la réalité et le virtuel ne font plus qu'un...
Son dernier roman, "Dent pour dent", est celui dont je vais vous parler. Je viens de le terminer, en deux jours, c'est déjà un signe...

Mon avis:
Dès le début, le décor est planté. Rue des Saints-Pères, l'université Paris-Descartes à Paris. Dans un pavillon de la faculté de Médecine, lors d'une séance de dissection, des élèves dentistes sont affairés sur une vingtaine de têtes décapitées, provenant de personnes ayant fait don de leur corps à la science, posées sur leur table de travail. L'un d'eux va découvrir, durant son activité, un message dissimulé sous une sorte de plombage qui stipule: "On m'a tué".
Étonnement, consternation, stupeur... S'agit-il d'une plaisanterie ou l'annonce est tout ce qu'il y a de plus sérieux? Meurtre? Suicide?
L'affaire est vite remise aux mains de la brigade criminelle du 36, Quai des Orfèvres, et le commissaire Nico Sirsky entre en scène. Ah... le commissaire Sirsky... Un bon, un malin! Il vient de se remettre d'une blessure par balle commise par un fou, un cinglé, qui lui a causé la vie dure lors de son enquête relatée dans le roman "La 7ème femme". Une enquête douloureuse. Mais à présent l'homme est à nouveau sur pied, en pleine santé! Il faut dire qu'il est amoureux, ça aide!
La tête décapitée avec le message dissimulé, c'est Bruno Guedj, un pharmacien renommé qui menait une vie plus ou moins normale. Mais l'enquête menée par le commissaire Sirsky et son équipe va déboucher sur une tout autre réalité. de fil en aiguille, on va découvrir qu'une diabolique machination, dans laquelle Bruno Guedj était impliquée, était en route. Mais à quel niveau était-il impliqué? L'intuition de Sirsky et le travail de titans effectué par son équipe va faire toute la lumière sur cette cabale. Sans trop dévoiler l'intrigue, on peut tout de même se poser la question suivante: jusqu'où peut aller un père pour sauver sa fille malade? Je n'en dis pas plus...
Ce roman m'a profondément marqué pour plusieurs choses. Tout d'abord, l'histoire se passe à Paris. Frédérique Molay a l'art de nous emmener dans cette ville, de nous la décrire d'une façon enrichissante, de nous plonger carrément dans ses rues, ses cafés, ses recoins... C'est un bonheur parfait. Ensuite, je vous en avais déjà parlé, Frédérique Molay connaît son sujet comme personne. La médecine légale, les moyens de preuve utilisés par la police, le processus concernant le don du corps, la faculté de Médecine, et j'en passe... Tout est décrit à la perfection. On ne peut que remarquer le professionnalisme de l'auteur qui s'est documentée au maximum. Je soupçonne même qu'elle a certainement dû passer de longs moments dans ces institutions pour s'imprégner de l'atmosphère, du milieu... C'est tout simplement un régal. Plus vrai que nature! Et c'est appréciable, c'est unique.
Le rythme de l'enquête est parfait. Pour preuve, je n'ai posé le livre qu'une seule fois, pour aller me reposer, à 2 heures du matin! Pour conclure, une citation que j'ai adorée dans le bouquin: " Si haut que l'on soit placé, on est jamais assis que sur son cul! " ;-)
Bonne lecture...
Lien : http://passion-romans.over-b..
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Patricia10
  27 septembre 2013
En cette veille de Noël, Paris est sous la neige. Dans les bureaux du 36 Quai des Orfèvres, Nico Sirsky, le séduisant commissaire que l'on retrouve avec plaisir,va se trouver confronter à une affaire très étrange qui nous conduira dans le centre du don de corps où des étudiants dentistes procèdent à des dissections sur des cadavres. L'un d'entre eux découvre dans la dentition d'un cadavre, un message caché sous un plombage douteux "on m'a tué". Enquête où le suspense est à son comble et où les rebondissements ne manquent pas …
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JoyeuxDrille
  01 mars 2015
Un suspense qui met le lecteur sur les dents, c'est le cas de le dire, une idée de départ hyper originale, un soin dans la description des procédures à souligner. Nico Sirsky a tout pour entrer au Panthéon des grands flics de roman. La fin ne plaira pas forcément à tout le monde, moi, j'ai marché.
Lien : http://appuyezsurlatouchelec..
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   04 juin 2015
L’ADN était une molécule si résistante que des archéologues en avaient daté de plus de cent trente millions d’années. Cette double hélice en spirale, longue de deux mètres, est repliée dans le minuscule noyau de nos cellules et contient le code confidentiel de notre personne. La clef qui nous distingue de tous les autres humains.
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rkhettaouirkhettaoui   04 juin 2015
Paris se pavanait par tous les temps : qu’il pleuve, qu’il vente ou qu’il neige, sa ville dévoilait ses atours avec le même charme, telle une jolie femme d’expérience, élégante, envoûtante. Et la Seine ondulait à ses pieds, lui offrant toute sa magie.
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rkhettaouirkhettaoui   04 juin 2015
Je vends tout ce que j’ai
Contre tout ce qui me manque
Je vends ce qui s’achète
Contre ce qui n’a pas de prix
 
Et je vends ce que je vaux
Contre ce qui m’est le plus cher
Et si ça ne vaut pas un clou
Tant pis, je donnerai tout
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rkhettaouirkhettaoui   04 juin 2015
Les mœurs ont tellement évolué, qu’il faut se garder des stéréotypes sexistes. Les femmes ont adopté des attitudes viriles, elles font preuve de volonté, elles dirigent, tandis que les hommes ne cachent plus leur tendresse.
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rkhettaouirkhettaoui   04 juin 2015
Paris avait tout, aussi, de la mante religieuse guettant sa proie dans une attitude de prière, ses pattes jointes qu’elle actionnerait bientôt comme des lames. Ruelles, impasses et jardins étaient propices au meurtre.
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