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ISBN : 2350744957
Éditeur : Magellan et Cie (01/04/2018)

Note moyenne : 5/5 (sur 1 notes)
Résumé :
Heureux qui comme .... partager les émotions des premiers écrivains - voyageurs et retrouver les racines d'un monde intemporel.

"Lorsqu'on chasse, dit-on, il est prudent d'avoir un indigène avec soi ; si le tigre vous rencontre, il préférera l'indigène."

A Saigon, il y a beaucoup de serpents, de fourmis et de margouillats à collectionner. Sans compter les habitants de la Cochinchine que le jeune médecin passionné de zoologie voudrait bi... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
nadiouchka
  17 janvier 2019
Cette fois nous partons en voyage à « Saigon » à la suite de Albert Morice, un jeune médecin français du XIXe siècle. « Ce riche récit, d'un jeune homme qui a payé de sa vie sa passion et sa curiosité pour l'ailleurs, illustre le Saigon colonial et les paysages de la Cochinchine avec humanité. » (p.13)
Il embarque sur le « Iéna », le 26 janvier 1872. Son but est de poursuivre ses observations sur les vies et les moeurs des autochtones et des animaux, sans oublier la flore. « Ses supérieurs le jugent « digne, studieux, discipliné, très doux … » (p.8) « Mais au moral c'est surtout don Quichotte. La dignité, qu'il porte dans les traits de son visage et de ses vêtements, ne l'abandonnent jamais ; c'est plein de majesté qu'il s'en va combattre les moulins à vent, et qu'il s'indigne des rires du Sancho Pansa qui l'escorte. » (p.10)
Chaque chapitre porte un titre résumant les principales lignes du texte. L'auteur insiste sur l'écriture de « Saigon » (« et non pas « Saïgon », comme on s'obstine encore à l'appeler en France).
Son intérêt pour la zoologie est très grand. Sur le caractère des Annamites, il écrit que « c'est celui d'une race que l'esclavage, l'ignorance et la paresse ont fait pauvre, peu curieuse et craintive ». (p.27). Quant à leur alimentation, elle laisse vraiment à désirer : antihygiénique au possible, du poisson plus ou moins frais et j'en passe. Sans parler du bétel qui est consommé de façon coutumière mais qui rend les lèvres tuméfiées et rougies. Et je ne vous dis pas tout...
Albert Morice va se rendre de Saigon à Gocong où il rencontre le général Tanh – il va poursuivre vers Haitien dont l'un des traits caractéristiques est ce qu'on appelle « La Venise », une rue dans laquelle on a établi une jetée pour pouvoir circuler. On voyage donc avec lui dans toutes les régions traversées où il ne manque pas d'observer les nombreux animaux qui l'intéressent : lézards – bécassines – buffles – geckos – ours des cocotiers (dont les cris « con gau heo » leur valent le surnom de « ours cochons ») - des rhinocéros – des araignées (de plusieurs sortes) – des serpents à tout va…. ainsi que des fourmis tout à fait étranges.
Évidemment, on observe également les paysages avec la flore tropicale.
Par contre, je n'ai pas l'intention d'en dire plus car ce serait « raconter » ce petit livre (126 pages) car il est plus intéressant de suivre Albert Morice.
Ne pas oublier de lire, à partir de la page 123, le chapitre intitulé « Albert Morice (1848-1877) et l'Indochine. »
Pour ma conclusion, j'ai choisi de relever ces quelques lignes en page 140 : « Enfin, le 20 septembre, je m'embarquai sur le Sarthe et dis adieu ou plutôt au revoir à cette terre de Cochinchine, à laquelle j'étais redevable de tant de connaissances nouvelles pleines d'intérêt. Ses richesses zoologiques ont pour moi un attrait irrésistible, et j'espère bientôt repartir pour continuer ces études de naturaliste, à la chère tyrannie desquelles il est impossible de se soustraire, dès qu'on les a commencées. »
C'est une lecture bien enrichissante, un récit humain, un voyage exotique (que nous ferons nous-mêmes dans d'autres conditions plus commodes).
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
nadiouchkanadiouchka   17 janvier 2019
Voici la légende que l’on raconte : un des prédécesseurs de l’empereur Tu Duc, prenant en considération les plaintes de ses sujets qui étaient souvent dévorés par des crocodiles ou de gros poissons, rendit un édit par lequel chacun fut obligé de peindre un œil à l’avant de sa barque, afin, dit le texte naïf, que les monstres des eaux prissent la barque pour un être animé comme eux, et ne lui fissent point de mal.
P.55
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nadiouchkanadiouchka   13 janvier 2019
1872 : Envoyé en Cochinchine comme médecin de marine, Albert Morice arrive à Saïgon le 6 juillet. Affecté à l'hôpital, il est régulièrement envoyé en tournée d'inspection médicale dans le reste de la colonie. Il y découvre de nouvelles espèces de serpents.
P.124
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nadiouchkanadiouchka   11 janvier 2019
Ce riche récit, d'un jeune homme qui a payé de sa vie sa passion et sa curiosité pour l'ailleurs, illustre la Saigon coloniale et les paysages de la Cochinchine avec humanité.
P.13
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nadiouchkanadiouchka   14 janvier 2019
La chasse au tigre se fait peu en Cochinchine, où l'éléphant, cette forteresse vivante, ne met pas au service de l'Européen ses hautes épaules et ses puissantes armes.
P.92
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nadiouchkanadiouchka   18 janvier 2019
L’Annamite n’a que deux âges : il est enfant ou il est vieillard. Sa jeunesse se prolonge longtemps. Quant à l’âge mûr, il n’a qu’une très courte période.
P.31
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