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Éliane Bouvier (Directeur de publication)Christine Jordis (Préfacier, etc.)
EAN : 9782070770946
1428 pages
Éditeur : Gallimard (17/06/2004)

Note moyenne : 4.36/5 (sur 82 notes)
Résumé :
A quel envoûtement obéit un jeune Suisse bien né, sur le berceau duquel les fées se sont penchées, pour " prendre la route " à 24 ans, ses diplômes en poche, en Flat Topolino, mais sans un sou vaillant et pour un aller simple ? Il est décidé à en découdre. Avec lui-même, avec la vie et avec l'écriture. De la Yougoslavie au Japon, c'est dur, mais c'est cette dureté qu'il recherche : la descente en soi qui peut être illumination ou descente aux enfers, l'intensité de ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
A_fleur_de_mots
  16 décembre 2018
Des aventuriers, on en connait beaucoup. Des bons écrivains, on en connaît énormément aussi. Des bons poétes sont un peu plus rare à trouver. Imaginez maintenant, un aventurier qui sait raconter des histoires, dans une langue soutenue et poétique, fin observateur du monde qui l'entoure et ayant voyager en voiture de l'Europe jusqu'au sous-continent Indien, quand il était encore possible de passer les frontières terrestres dans cette zone du monde.
N'imaginez plus, les Oeuvres Complètes de Nicolas Bouvier sont là pour faire du rêve, la réalité.
Voyager en Iran, tomber en panne dans le désert, tomber malade au Sri Lanka, goûter les plats traditionnels des Balkans, écouter la musique du Caucasse, retrouver votre fiancée après un long périple....le tout, merveilleusement illustré ou documenté avec des photos du périple et vous aurez un moment de découverte agréable et tellement enchanteur.
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urbanbike
  07 mai 2008
C'est écrit en quatrième de couverture : 1428 pages et 252 illustrations…
Tout Nicolas Bouvier en 1 kilo…
Pour ceux qui n'ont pas encore compris pourquoi ma librairie préférée à Palais se nomme l'usage du monde, pour ceux qui n'ont pas encore lu Chronique japonaise ou le Journal d'Aran, voici un ouvrage à s'offrir ou à se faire offrir… On y retrouve les dessins en noir et blanc de Thierry Vernet, des photos de ces voyages, d'Eliane et de leurs enfants.
Suite sur urbanbike :
http://www.urbanbike.com/index.php/site/oeuvres-de-nicolas-bouvier-ecrivain-voyageur/
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minilaure
  30 décembre 2012
Quelle oeuvre !
Sa lecture m'a accompagnée tout au long de cette année 2012, entrecoupée de nombreux autres livres. Il faut dire que l'oeuvre de Nicolas Bouvier est magnifiquement dense, la beauté de la langue se mêle à l'interêt du fond. Tous ces voyages, entre témoignage éthnologique et conte moderne, sont un hymne à la vie et ces textes, un hymne à la littérature.
J'ai adoré ! Nicolas Bouvier est désormais un de mes auteurs cultes.
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Moob
  16 janvier 2012
Le poisson scorpion est mon préféré !
Le lieu, l'ambiance, la chaleur, m'ont complètement imprégnée... les sons, les odeurs, la lumière... tout est encore présent dans mes yeux !
... sa maladie, sa fatigue au climat, sa soif, son harassement, ses efforts, sont passés directement en intraveineuse.
C'est un livre hautement sensoriel !
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mariannewaeber
  14 mai 2013
indispensable poète, philosophe, voyageur, désespéré actif, écrivain, amoureux du visible et de l'invisible, du ténu comme de l'insoutenable. amoureux de la mort, sans aucun doute.
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Citations et extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
le_Bisonle_Bison   05 juin 2020
De nouveau une boîte aux lettres, des bateaux et des maisons dans le même agencement admirable : de solides maisons en bois d'épave, qui n'ont plus rien à craindre de la mer. Par la fenêtre d'une de ces cabanes, j'observe depuis un moment un couple de pêcheurs occupés à étendre sur des séchoirs des algues longues de plusieurs mètres et grosses comme le poignet. Je n'ai pas encore rencontré grand monde sur cette côte, mais tous ceux que j'ai vus allaient par couples, et jamais bien éloignés l'un de l'autre. Tout à fait comme les albatros ou les pluviers. La femme en général un peu plus grasse et rendue plus hardie par la curiosité. J'ai frappé au carreau.
- Bonjour !
- Entrez donc !
- Est-il impossible de prendre votre photo ?
(Il est plus poli de poser la question à la négative, et plus la vie est maigre mieux cette politesse qui la meuble un peu se justifie.)
- Bien sûr que non !
(C'est à dire : faites donc, je vous en pris...)
Elle est venue à la lumière, sur le seuil de la porte, et j'ai fait un portrait genre "Salon américain". L'homme découpe ensuite une de ces algues en lanières fines comme du tabac à chiquer et m'en remplit les poches. C'est du kombu, que l'on mange ordinairement macéré dans le vinaire et qui m'a l'air d'être l'unique ressource de ces villages. J'ai poursuivi ma route en mâchonnant cette espèce de cuir qui contient tous les goûts de la mer : sel, iode, la trace d'un banc d'anchois ou le sillage huileux d'un cargo. En le retournant sur la langue on a même l'impression d'y sentir la pulsation des marées et le poids de la lune.
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meyelebmeyeleb   14 mai 2012
C'est grâce à Holan, autant qu'à Michaux, que j'ai compris que certaines visites que la vie nous rend sont si mystérieuses qu'elles doivent prendre la forme d'un poème, que la prose la plus éclatante ne rendrait justice ni à leur transparence ni à leur opacité qui sont forcément voisines puisque nous ne comprenons pas la transparence mais pouvons seulement la flairer comme un limier flaire un gibier dont il sait qu'il n'est pas pour lui. Ce sont eux qui m'ont, sur le tard, conduit à écrire des poèmes, non par ambition littéraire, mais pour survivre et mieux vivre, sachant, à travers eux, que la poésie est le seul antidote contre la solitude et la mort. ( p. 885).
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LaetiratureLaetirature   02 mai 2011
Finalement, ce qui constitue l'ossature de l'existence, ce n'est ni la famille, ni la carrière, ni ce que d'autres diront ou penseront de vous, mais quelques instants de cette nature, soulevés par une lévitation plus sereine encore que celle de l'amour, et que la vie nous distribue avec une parcimonie à la mesure de notre faible cœur.
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urbanbikeurbanbike   07 mai 2008
La distillation d'un whisky haut de gamme demande beaucoup de savoir-faire mais n'est pas coûteuse à Islay. La main d'œuvre, l'eau, la tourbe, une partie de l'orge sont sur place. Le prix de revient d'un grand whisky tourbé est d'environ 4 livres terling au litre. Les taxes d'État multiplient ensuite ce prix par cinq ou six. C'est là que le bât blesse ; les iliens blêmissent lorsqu'on évoque ces taxes, ils ne supportent pas que leur « eau de santé » soit considérée comme produit de luxe. Et les sept distilleries de l'île ne travaillent qu'à demi régime pour ne pas mettre sur le marché des whiskies de moins de huit ans, et maintenir les prix. On me dit qu'il y a à Islay un whisky Bruichladdish. Mais mon chat s'est fait les griffes sur « The Whisty Map of Scotland » ; les noms de plusieurs distilleries, et parmi les meilleures, ont disparu. Je ne sais si je m'en remettrai.
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chrysalidechrysalide   25 février 2014

Mi-somnolence, mi-égarement, je reste un bout de temps les mains étalées sur la balustrade, jusqu'à la nuit tombée, et chaque fois mes regrets suivent le même cours. quand ce n'est pas le froid, mes propres plaintes me raniment, me ramènent sur cette terrasse, la plus élevée, la plus noble, la plus solennelle, celle du gouverneur que j'ai cru être si longtemps. sous mes pieds il n'y a déjà plus que pierre et nuit ; quelque part le vent siphonne une rue, autrement c'est le silence de l'abandon ; mais l'abandonné, c'est moi. Même vide, la ville continue. Elle ne contient plus une âme (d'ailleurs, où est la mienne ?). Il y aura cet automne quatre ans que j'y suis seul, quatre ans qu'ils l'ont tous quittée. Pas si seul que je le voudrais quelquefois : quelqu'un, à mon insu, remonte les horloges, que je n'ai encore jamais aperçu malgré mes fréquentes rondes et les traquenards que je lui ai tendus.
Si je me trouve ici, proie d'un isolement que je hais chaque jour davantage, ce n'est ni le fait d'une peste ou d'une famine, ni d'aucune de ces calamités auxquelles tout gouverneur se trouve d'ores et déjà prêt à faire face ; mais d'événements d'une autre nature
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Videos de Nicolas Bouvier (17) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Nicolas Bouvier
Grande soirée d?ouverture de la 16e édition du festival Lettres du monde intitulée L?usage du monde.
Que nous disent les auteurs étrangers de nous-mêmes ? Que nous disent les auteurs français du monde ? Conversation sans frontières avec quatre écrivains qui nous offrent leur imaginaire pour questionner et réenchanter la vie.
L?usage du monde avec Sylvie GERMAIN, Patrick CHAMOISEAU, Giancarlo DE CATALDO, Tommy ORANGE et son éditeur Francis GEFFARD.
Soirée animée par Marie-Madeleine Rigopoulos, journaliste littéraire et Philippe-Jean Catinchi, le Monde. Interprètes : Christel Sabathier (Italie) et Francis Geffard (États-Unis).
« Au point du jour, nous nous sommes retrouvés à la sortie de la ville avec quantité d?inconnus qui nous connaissaient ? c?est ça « être étranger. »L?usage du monde (1963), Nicolas Bouvier, éd. Payot, 2001
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