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EAN : 9782916225081
Éditeur : le Riffle (11/10/2010)
3.67/5   9 notes
Résumé :
Le regard que pose le capitaine Blacke sur ses contemporains autant que sur lui-même est noir comme le charbon, tranchant comme une lame de couteau. Le genre de lame qui a tué Dylan Druelles aux alentours de minuit sur le parking du McDo d’Auchel.

Qui a assassiné ce nazillon des bacs à sable ? À cette question, le flic répond avec sa hargne et son mépris. À ses sarcasmes, s’oppose Amélie Laribi, une lieutenante intègre et rêveuse qui n’aura de cesse q... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Eskalion
  25 novembre 2010
Auchel, en Artois, dans le Nord pas de Calais. Une ville, une région, peu enclines à défrayer la chronique et à rivaliser avec les frasques criminelles et judiciaires de la capitale. Pourtant, c'est dans cette petite commune qu'un meurtre est perpétré sur un parking au vu et au su des clients d'un Mac Donald. Un cadavre qui fait tâche dans le décor propret du temple de l'art culinaire américain !
Et ce cadavre allongé sur le dos, les bras en croix, le torse gravé d'une croix gammée et des lettres F.D.L., ne sent pas bon du tout. L'inspecteur David BLACKE dépêché sur place flaire tout de suite le sac d'embrouilles. En effet la victime s'avère rapidement moins sympathique qu'il n'y paraît, puisque celle-ci semble être à l'origine de la création d'un groupuscule raciste, émanation française d'une organisation installée outre-manche.
Flanqué d'une coéquipière qu'il ne ménage pas de ses remarques acerbes et qu'il aurait préféré voir rester au bureau plutôt que de l'avoir dans ses pattes, Blacke va entamer une enquête pour laquelle il ne manifeste pas au début une grande détermination. Il n'a que peu de considération pour ses congénères en général, et pour des abrutis racistes en particulier, du genre de ce Dylan Druelles , la victime.
Il faudra toute la détermination de sa coéquipière Amélie Laribi ,pour ramener Blacke sur l'enquête, et un second assassinat pour relancer l'affaire. Car la seconde victime, si elle était inconnue des services de police, s'avère avoir été particulièrement active dans la diffusion d'une propagande xénophobe sur la Toile. Visiblement quelqu'un a décidé de faire rendre gorge à ce genre d'individus sur Auchelle.
De fausses pistes en suspect introuvable, Blacke se démène dans l'univers du racisme ordinaire, qui glisse parfois ses racines jusque sur les comptoirs de café, comme celui du « Joker » , dont le patron et certains consommateurs commencent à intéresser un journaliste d'abord, et notre policier ensuite. D'un simple fait divers, l'affaire va progressivement prendre de l'ampleur jusqu'au bouquet final particulièrement explosif.
Mickaël Moslonka, nous campe avec le flic David BLACKE, un ours mal léché, misogyne, qui ne respecte pas les codes, qui fait fi de l'autorité et des convenances. Car c'est un homme blasé, qui ne supporte ni l'imbécilité, ni la médiocrité des gens qui l'entourent et de cette société qu'il voit remplie de moutons écervelés. Il ne rentrera jamais dans la petite case dans laquelle on souhaiterait le faire rentrer. Seul son plafond, quand il est allongé sur son lit, lui sert de réceptacle à ses questionnements et ses pensées. Celui-ci a l'avantage de ne pas lui répondre.
Et pour couronner le tout il y a ses chiens qui ne cessent d'aboyer et qui quotidiennement le tourmentent.
A priori ce David BLACKE est donc un personnage auquel on a du mal à s'attacher, à trouver sympathique , tant il peut être bourru et cynique ( A priori , car sa collègue saura deviner malgré tout, que chez ce flic, bat encore un coeur qui ne s'est pas totalement transformé en pierre). Pour autant c'est sans doute ce qui en fait sa force et sa singularité, car lorsqu'il projette son fiel à la figure d'un supérieur ou qu'il dénonce les travers de ses contemporains, le passage peut s'avérer particulièrement croustillant pour le lecteur.
Dommage cependant ( et c'est là que réside ma principale réserve concernant ce roman) que ces traits de caractère du personnage soient un peu trop forcés à mon goût. Tout est quasiment prétexte à Blacke pour délivrer une phrase acerbe ou une opinion, une pensée au vitriol. Et la fréquence trop rapprochée de ce genre de réflexions incisives en diminue, je pense, leur effet percutant. Dommage donc, car l'auteur n'a pas son pareil pour décocher des coups de plumes tranchants au détour de ses phrases.
Mickaël Moslonka est un écrivain touche à tout. S'il publie là son premier polar, il a déjà écrit plusieurs ouvrages, notamment dans le domaine de la littérature sentimentale ou de la jeunesse ( lien du blog de l'auteur link).Il est aussi poéte et novelliste, et s'investie dans le domaine associatif.
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dubruitdanslesoreilles
  14 juin 2013
« A minuit, les chiens cessent d'aboyer » est le premier tome des enquêtes de David Blacke, le personnage récurrent de Michaël Moslonka. le second tome « En attendant les vers » est sorti en mars 2012.
David Blacke est un anti héros. Déjà il est capitaine de police, pas à Londres ou à Paris, Non, il est d'Auchel, une petite ville du bassin minier dans le Pas de Calais. Ses traits de caractère principaux sont un cynisme de compétition et un dégoût pour une grosse majorité de ses congénères (et pour lui aussi d'ailleurs). Ah oui j'oubliais, il parle aux plafonds, plafonds qui pourtant ne lui répondent jamais.
La petite ville minière est au coeur de la tourmente, un corps a été retrouvé sur le parking du Mac Do (quand on vous dit que manger équilibré c'est important pour la santé !). le défunt porte sur lui le tatouage d'une croix gammée et trois lettres en caractères gothiques : FDL.
David Blacke est en charge de l'enquête avec le lieutenant Amélie Laribi, qui contrairement à son capitaine, est une personne plus ouverte et surtout très pro. Nous sommes ici en présence d'un couple à la Batman et Robin. Un mentor sombre qui est blasé de la vie et la jeune recrue dynamique aux fortes valeurs. Ils sont complémentaires, l'un sans l'autre ils ne seraient pas grand-chose. Il a besoin d'elle pour s'accrocher à la vie et elle de lui pour prendre confiance.
Le lieu de l'action est ici aussi important que les personnages. L'auteur est originaire de cette ville et la connait donc très bien. de plus, choisir un lieu comme Auchel plutôt qu'une grande ville ajoute au climat particulier au roman. Nous avons à faire à un polar noir comme le charbon…où gris comme le ciel du Nord, au choix. Ici pas de glamour, la scène où l'auteur explique que la pluie efface les preuves et que dans le Pas de Calais les « Experts » ne peuvent pas faire grand-chose résume bien l'état d'esprit de l'oeuvre.
Michaël Moslonka nous peint une galerie de personnages tout droit sortie de l'émission « strip-tease » sur France 3. Tous sont des « gueules », parfois idiots, souvent irritants mais toujours touchants. On sent de la part de l'auteur l'amour de sa ville et de ses habitants. Ils ont d'ailleurs tous droit à un petit surnom affectueux (le journaliste : Branche de thym, l'équipière de Mac do : la fourmi…).
L'humour est l'autre gros point fort de ce livre. Dès le titre du troisième chapitre j'ai compris le talent de l'auteur dans le domaine. Ce chapitre traitant de la découverte du corps sur le fameux parking de Mac Do se nomme « Deluxe Corpse ». Quel plaisir de sourire tout en lisant un vrai polar avec une intrigue bien ficelée.
J'ajouterais que l'écrivain pose aussi la question du pessimisme des gens de la région quant à leur futur et les dérives que cela peut engendrer (le racisme autant du côté de jeunes militants nazis que des forces de l'ordre).
J'ai découvert Michaël Moslonka à travers sa nouvelle parue dans le recueil « Santé », cette dernière était bourrée d'émotions. L'auteur est donc multi-facettes car « A minuit, les chiens cessent d'aboyer » est d'une autre cuvée. Il est cynique, drôle et attachant comme son personnage principal.
Lien : http://dubruitdanslesoreille..
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tchouidelahaye
  10 février 2013
Que dire si ce n'est :génial,excellent,où à recommander.
J'ai rencontré Michaël Moslonka tout à fait par hasard,en faisant mes courses dans un hypermarché de Béthune.Lui était en séance de dédicaces pour son roman "En attendant les vers".Nous avons discuté 20 bonnes minutes puis je suis reparti en emportant ce roman ainsi que "A minuit les chiens cessent d'aboyer" que je me suis empressé de lire et dévorer.
L'intrigue débute avec la découverte d'un cadavre poignardé, langue tranchée, le torse tatoué d'une croix gammée sur un parking d'une enseigne américaine ayant pour emblème un clown.
S'ensuit une enquête menée par un tandem des plus improbable.
D'un côté, le Capitaine David Blacke ,personnage désagréable,cynique,mysogine à souhait,qui soit regarde le plafond de son bureau,soit se ballade avec son moleskine dans lequel il note non pas ses découvertes liées à l'enquête mais ses paris plus stupides les uns que les autres.Bref,quelqu'un de totalement antipathique.
De l'autre,la lieutenante Amélie Laribi,jeune femme d'action,positive,posée mais avec ses doutes,de retour dans sa ville natale après être passée lieutenant.
Malgré leurs caractères opposés et leurs disputes régulières,leur duo fonctionne merveilleusement bien(un peu trop peut être?).L'enquête avance ,un peu moins vite que les actes du tueur,mais quand même....
Je ne vous livrerais ni la fin du roman ni l'explication du titre mais vous invite à vous rapprocher soit d'un très bon libraire ou soit carrément de Michaël qui saura vous donner envie de lire son polar ainsi que la suite...
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LesdeliredeLou
  25 janvier 2021
Aujourd'hui, je vous parle de « A minuit les chiens cessent d'aboyer » de Michael Moslonka paru chez RDG (Label de LBS )
L'auteur vous propose un polar sombre avec une enquête sur fond de xénophobie menée par un flic aigri qui dépote !
*****
David blacke est flic à Auchel, une commune située dans le Pas de Calais. Ce flic désabusé qui ne respecte ni les conventions, ni les autres, ne peut que faire le triste constat du sort de la police aujourd'hui. Celui de n'avoir pour but que de cocher des cases pour les statistiques du ministère de l'intérieur. Une mission quotidienne, devenue sans fondement et sans intérêt.
Lorsque le corps d'un nazillon (militant fasciste) va être retrouvé devant l'enseigne du Mac Donald, Blacke se demandera si l'assassin ne mérite pas une médaille.
Il mènera l'enquête à contre-courant de sa hiérarchie, fidèle à lui-même et cela ne se fera sans heurt. Il pourra toutefois compter sur la loyauté de sa nouvelle coéquipière Amélie Laribi, qui verra en lui autre chose que cet être acariâtre.
*****
Encore une fois, j'ai été plus embarquée par un personnage que par l'intrigue. Ce n'est pas un défaut en soi car c'est ce qui me permet de retenir certains polars plus que d'autres puisque l'on sort de l‘enquête policière grâce à un élément qui marque les esprits. Ici, il s‘agit du personnage de David Blacke. Un flic désenchanté par son boulot, par les autres, par la vie. L'écriture cynique de l'auteur, à l'image du mental de ce flic, permet véritablement de faire briller ce personnage. Un homme à la limite du sadomasochisme dans les relations humaines.
Le style direct et grinçant de Michael Moslonka met donc en valeur cet homme qui ne peut s'empêcher de donner un surnom désobligeant aux personnes qu'ils côtoient, surnom adapté à un manque d'intelligence ou un défaut physique. Il n'est par ailleurs pas plus aimable avec sa propre personne.
Ne cherchez pas dans cette histoire des flics d'élite, expérimentés, il n'y en a pas. Ils ne sont pas vraiment dépassés non plus par une aura qui est quasi inexistante. Seules les compétences d'Amélie Laribi sortiront du lot.
L'intrigue reste bien ficelée malgré tout et vous entraine dans une ville engluée par le racisme et les préjugés qui vont faire pas mal de dégâts. Je me dois de vous avouer que je n'avais absolument pas deviné la fin et je trouve cela plaisant.
Je retrouve bientôt ces personnages avec « En attendant les vers » qui sort le 26 janvier et dont je vous parlerai bientôt.
Lien : https://www.facebook.com/les..
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collectifpolar
  13 mai 2021
Le capitaine David Blacke et la lieutenante Amélie Laribi enquêtent sur le meurtre de Dylan Druelles, trouvé aux alentours de minuit sur le parking du McDonalds d'Auchel. Il cherche aussi à savoir pourquoi Johnny Tarjesky, un délinquant multirécidiviste appréhendé non loin des lieux du crime, a eu la langue tranchée, et, surtout, pourquoi les chiens ne cessent d'aboyer dans la nuit chez l'officier de police.
Voilà un vrai roman noir à la française. Ici le décor est aussi important que les personnages. En commençant par notre duo d'enquêteur. On rejoue ici le coup de la paire ancien flic désabusé voire désenchanté et jeune recrue avec toujours ses espoirs dans son engagement humain dans la police. Une paire qui fonctionne bien, l'un étant le pendant inverse de l'autre, un peu comme le Yin et le Yang.
Et puis il y a la ville, grise comme un ciel du nord, une ville où Amélie Laribi est née, une ville à taille humaine, une ville où pourtant le racisme ordinaire et la xénophobie sont bien présente, la faute peut-être au manque de travail dans ces terres abandonnées de tous. Où les industries du charbon et du textile faisaient les beaux jours du bourg ils y a encore une dizaine d'années. Et puis les délocalisations, les plans sociaux et voilà que des idées nauséabondes s'installent à la place.
Pour autant nos flics vont être obligé d'enquêter sur la mort d'un nazillon local. Déjà que Blacke est désappointé …
Ici…L'auteur pose un regard cynique sur le monde qui d'entoure. Un regard cinglant oui mais où la dérision et l'humour ne sont pas loin et surtout un regard malgré tout empreint de tendresse et d'humanité. Si sont roman est sombre, on sent poindre une infime lueur d'espoir. Un auteur dont on dit le plus grand bien et à raison car j'ai aimé l'écriture sèche et le style glaçant de Michaël Moslonka. Bravo une belle émotion que votre titre monsieur l'auteur.

Lien : https://collectifpolar.com/
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Interview de Michaël Moslonka pour son roman "666ème Kilomètre" (Eds Fleur sauvage). Emission La Vie des Livres du 24 septembre 2014.
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