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André Fayot (Traducteur)
EAN : 9782714309259
Éditeur : José Corti (05/10/2006)

Note moyenne : 3.88/5 (sur 12 notes)
Résumé :
"John Muir - Planète Terre - Univers" tels sont les mots inscrits sur la face intérieure de la couverture du carnet de route dont est issu ce volume. Ils reflètent l'état d'esprit dans lequel son auteur entreprit sa marche de quinze cents kilomètres en direction du golfe du Mexique, via le Kentucky, en 1867. Il s'agit là, de loin, de la plus longue excursion botanique que John Muir ait faite au cours de sa jeunesse. Sa pérégrination a lieu dans une Amérique sauvage ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
nathalia1307
  22 novembre 2013
A l'origine un voyage entrepris apres la guerre de session en 1867. Muir démarre son voyage en Septembre dans l'Indiana. Il part à pied menant sa marche à la boussole direction le sud, en prenant les sentiers et évitant les villes bien sur essentiellement pour herboriser, c'est à dire collecter des échantillons d'espèces végétales. Avec comme seul bagage une presse à plantes pour conserver les échantillons collectés, un sac, une carte, une boussole. Il traverse alors le Kentucky et ses forêts de chênes, le Tenessee, les monts Cumberland vers le sud des Etats Unis la Caroline du Sud, la Georgie et la Floride.

Voyageant avec de petits moyens, il est bien souvent contraint de se faire héberger et de se nourrir en comptant sur l'hospitalité des habitants pour le gîte et le couvert, ou à la belle étoile. Car à ce moment là, les routes sont peu sures. Muir reste assez prudent malgré les risques qu'il encourt de se faire prendre ses affaires ou tout simplement égorgé. Ils traversent des états sudistes ou les stigmates de la guerre saignent encore.

Bien sur, il est question de botanique : d'arbres surtout des forêts d'hêtres du Kentucky, des montagnes du Cumberland, des magnolias de Georgie et de floride, de la Floride sa végétation rudoyante difficile à pénétrer, de ses palmiers.
Un lieu loin d'être idyllique avec ses lagunes infestées de crocodiles, de serpents d'eau, d'une vegetation enchevetrée, Muir s'égard dans ce dédale végétal et ne retrouve sa route qu'à l'aide de sa boussole et son sens de l'orientation et de l'observation.

Une fois, arrivé dans le golf du Mexique à Cedar Key, une fièvre terrasse Muir, il doit abandonner son projet de descendre par bateau pour le Mexique pour tenter d'aller jusqu'en Amazonie,pour continuer sa collecte. Infatiguable, il s'embarque pour Cuba. Pour enfin gagner la côte est et New York et de là s'embarquer pour la Californie en traversant l'isthme de Panama, à cette époque les moyens de communication sont rudimentaires.

Il arrive en Californie debut 1968, gagne la Sierre Nevada à Twenty Hill Hollow, un endroit ou le cycle floral annuel ne s'interromp jamais, dans ce Val aux vingt collines Muir va y rester, interrompant sa longue marche pour s'établir dans la Sierra Nevada. Ici, s'arrête le récit des ses 1500 kilomètres.


Muir, grand connaisseur des fleurs et des arbres nous innonde de ses connaissances botaniques, livre ses états d'âmes et son amour pour la nature avant tout, et nous fait part de ses rencontres, de l'état d'esprit qui règne après cette guerre de sécession, qui vient de ravager les contrées et les habitants, partage la misère des habitants. Un récit léger, qui me donne l'envie de découvrir la suite dans un été dans la Sierra
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Folfaerie
  05 février 2010
Muir, un aimable vagabond qui parcourait inlassablement son pays pour se repaître des beautés de la nature, connaît depuis quelques temps les honneurs de l'édition française. Outre « un été dans la Sierra », ses souvenirs d'enfance (édités chez José Corti) et le présent ouvrage, on peut encore trouver son voyage en Alaska édité chez Payot. Ce n'est pas moi qui irai me plaindre de ce (durable ?) engouement pour ce respecté et estimable écologiste à qui l'on doit la création des premiers parcs nationaux américains.
Outre le fait d'être un botaniste éclairé, John Muir est aussi un grand écrivain, et pour preuve, ses descriptions de plantes et d'arbres ont le pouvoir de captiver le lecteur ignorant du monde végétal, tant elles sont empreintes de poésie et de lyrisme. Au fil de ses pérégrinations dans un pays qui panse encore ses plaies (la nation sort tout juste de la guerre fratricide qui a opposé le Nord au Sud), Muir nous permet de faire des rencontres, parfois singulières mais toujours riches d'enseignements, car il s'efforce le plus souvent possible de faire halte chez « l'habitant », et lorsque cela est impossible, un cimetière fait aussi bien l'affaire, surtout s'il se situe à Savannah…
Un naturaliste américain qui se mettrait en tête de refaire, aujourd'hui, le parcours de John Muir aurait certainement bien du mal à retrouver les lieux enchanteurs évoqués par l'auteur, tant les milieux naturels ont souffert de l'appétit insatiable de l'homme. Ne nous reste que la prose d'un passionné qui savait communiquer sa ferveur et son enthousiasme pour les beautés de la nature.
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keisha
  04 septembre 2011
S'inscrivant chronologiquement entre Souvenirs d'enfance et de jeunesse et Un été dans la Sierra, ce récit relate les pérégrinations à dominante botaniste de John Muir, de l'Indiana à Cuba en passant par Kentucky, Tennessee, Géorgie et Floride. Un peu en train, en majeure partie à pied, et en bateau pour le retour de Cuba à New York dans le dessein d'arriver en Californie (de nos jours il est aussi plus facile de passer par Paris pour me rendre à Lyon...). Seul un palu le terrassera suffisamment pour l'empêcher de partir jusqu'en Amazonie, son premier objectif, mais il s'y rendra quelques années plus tard...

"Mon projet était simplement d'aller droit devant moi, approximativement au sud, par le chemin le plus sauvage, le plus noyé dans la végétation, le moins battu que je pourrais trouver et promettant la plus vaste étendue de forêt vierge. la carte repliée, j'ai chargé sur mon dos mon petit sac, ma presse à plantes, et je suis parti à grands pas parmi les vieux chênes du Kentucky."

Toujours curieux, enthousiaste, il se lance sans crainte des mauvaises rencontres et prêt à coucher s'il le faut le ventre vide et à la belle étoile. Tout en évoquant l'hospitalité plus ou moins spontanée des habitants, il herborise sans trêve, décrit extrêmement précisément la flore et la faune rencontrées, dessine et prend des notes, découvre au fil de son avancée dans le sud une végétation nouvelle et des traces de la guerre récente, qui "n'apparaissent pas seulement dans les champs dévastés, les clôtures, les moulins incendiés et les bois massacrés sans merci, mais également sur le visage des gens."

Ses opinions sur la place de chaque être dans la nature va à l'encontre des idées de son temps, tant pis si l'alligator inscrit de temps en temps un homme à son menu... Folfaerie cite des passages fort parlants.

Le récit s'achève dans une plaine aux vingt collines, dominées dans le lointain par la Sierra, et l'on retrouve l'exaltation d'un été dans la Sierra.

"Si vous voulez savoir de quelle quantité de lumière, de vie, de joie, on peut profiter en plein mois de janvier, rendez-vous dans ce Val béni! Et si vous voulez assister à une résurrection végétale - des millions de fleurs colorées sortant de terre en foule- , allez à Twenty Hill en février. Si vous voyagez pour votre santé, faussez compagnie à votre médecin et à vos amis, bourrez vos poches de biscuits et allez vous cacher dans les collines du Val; allez vous baigner dans ses eaux, vous brunir à ses ors, vous réchauffer à l'éclat de ses fleurs, et tous ces baptêmes feront de vous des créatures nouvelles. Ou bien, étouffant sous les sédiments de la société et fatigués du monde, vous y verrez vos doutes les plus profonds s'envoler, vos routines charnelles se diluer, et vos âmes respireront librement, fortement, dans l'atmosphère illimitée de la beauté et de l'amour, l'atmosphère de Dieu."
Lien : http://en-lisant-en-voyagean..
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OREILLYS
  02 juin 2019
Contexte : John Muir est écossais d'origine, naturaliste et l'un des premiers à s'engager dans la protection de la nature. En 1867 (2 ans après la guerre de sécession), il décide de partir sur les routes du Sud pour découvrir et récolter de nouvelles formes de végétation, sans jamais craindre les rencontres qu'il fera sur sa route en pleine période instable. La maladie le fera changer de route, mais il continuera à explorer et s'émerveiller des beautés de la nature.
Ce qui a retenu mon attention, c'est cette capacité à rediscuter les moeurs de l'époque et le nombrilisme de l'être humain. Il rappelle que la nature n'a pas été faite pour l'homme, que la création est un tout, de la plus petite créature transmicroscopique jusqu'à l'homme. Tout être vivant vient de la Terre.
C'est donc un plaidoyer pour une cohabitation qui avait déjà commencé il y a un siècle et demi et qui est devenu une urgence aujourd'hui.
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SmilingSun
  30 octobre 2014
John Muir est un vagabond attachant. C'est un libre penseur qui adopte une philosophie souvent en désaccord avec les principes rigides de l'église catholique. Certaines de ses pensées sont désuètes mais on fait un très beau voyage en sa compagnie.
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
FolfaerieFolfaerie   24 mars 2011
Massacrer les bêtes de Dieu pour le plaisir était à mon avis la plus « f__tue » besogne. « Elles ont été créés pour nous, disent ces prédicateurs suffisants, pour nous nourrir, nous divertir, ainsi que pour d’autres usages qu’on n’a pas encore découverts. » En se mettant à la place d’un ours qui conclut à son avantage un différend avec un chasseur malchanceux, on pourrait dire avec tout autant de justesse : « Les hommes et les autres bipèdes on été créés pour les ours, et grâce soit rendue à Dieu pour des griffes et des dents si longues ».

Si un chasseur chrétien va dans les forêts du Seigneur tuer les animaux dont IL prend soin ou des Indiens sauvages, tout est normal ; mais que parmi ces victimes ad hoc, prédestinées, un spécimen entreprenant aille dans les maisons ou par les champs et qu’il tue le plus méprisable de ces tueurs divins et verticaux, c’est un épouvantable sacrilège, et de la part d’Indiens un meurtre atroce ! Ma foi, je n’ai pas grande sympathie pour l’égoïsme distinctif de l’homme civilisé : si une guerre des races se déclarait entre les bêtes sauvages et Monseigneur l’Homme, j’aurais plutôt tendance à prendre parti pour les ours.
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FolfaerieFolfaerie   24 mars 2011
Je me sentais complètement perdu au milieu de ces foules immenses, du vacarme des rues et de ces immeubles énormes. Je me disais souvent que cette ville, j’irais volontiers l’explorer si, comme une région de collines et de vallées sauvages, elle était vide d’habitants.
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SmilingSunSmilingSun   30 octobre 2014
Il n'est pas de sujet sur lequel nos idées soient plus biscornues et plus pitoyables que sur la mort. Au lieu de l'harmonie, de l'union fraternelle entre la vie et la mort, si patente dans la Nature, on nous apprend que la mort est un accident, le déplorable châtiment du péché le plus archaïque, le plus grand ennemi de la vie, etc. p 61
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FolfaerieFolfaerie   24 mars 2011
Nous avons tendance à ne regarder le grand océan que comme une partie presque vide de notre globe - une espèce de désert, des eaux inutiles. Mais quoique nous soyons des animaux terrestres, la terre nous est à peu près aussi inconnue que la mer, car les regards troubles - et mercantiles, le plus souvent - que nous portons sur l’océan sont en comparaison dépourvus de valeur....
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SmilingSunSmilingSun   30 octobre 2014
Le vent, qui agitait les lourds panicules plus hauts que ma tête, faisait un bruit étrange et je craignais le paludisme, si répandu ici, lorsque je pensai tout à coup au cimetière.
" C'est l'endroit idéal pour un vagabond sans le sou, me dis-je. les malintentionnés superstitieux n'oseront pas s'y aventurer de peur des fantômes et j'aurais pour moi une paix et un repos divins." p 63
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Videos de John Muir (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de John Muir
Pour lui, un homme sans contact avec la nature, n'est rien du tout. Tout au long de sa vie, le scientifique et aventurier John Muir s'attachera à préserver les parcs nationaux américains. Il réussira même à convaincre le président Theodore Roosevelt de le soutenir dans son engagement.
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