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EAN : 9782378780173
Audie-Fluide glacial (11/04/2018)
3.44/5   16 notes
Résumé :
Cathy, reporter-journaliste sur la chaîne CSS News, est en vadrouille dans une rue de Manhattan, lorsqu’elle reçoit un coup de fil de son rédac chef. En effet, Dieu vient de faire son apparition dans un fast-food entre la sixième et Madison avenue. Son caméraman est déjà en route, elle doit s’y rendre au plus rapide ! Elle chope un taxi en grillant un client et se retrouve 5 minutes plus tard devant une foule immense, qui s’est amassée là, autour d’un cordon de poli... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Pixie-Flore
  01 mai 2018
Godman c'est Charlie, un type un peu louche et blasé qui, malheureusement pour lui, a des dons. Et ses dons font que beaucoup de gens l'assimilent à Dieu, ce qui lui crée pas mal de problèmes. Déjà, il est inadapté à la vie en société, ce qui n'est pas pratique, mais en plus, il se retrouve mêlé à des guerres de religion loin d'être rigolotes.
Jonathan Munoz ouvre le bal avec un premier tome dynamique et osé. Les illustrations et la trame de l'histoire ne manquent pas d'actions et de découvertes. C'est très appréciable et on ne s'ennuie pas. Sous un humour omniprésent et sans retenues - ce qui peut peut-être choqué certaines personnes -, c'est le fanatisme religieux et la surmédiatisation qui sont évoqués. C'est un bon début pour cette série.
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Yuyine
  28 avril 2018
Le 11 avril dernier était publié, chez les éditions Fluide Glacial, le premier volume de la série de bande-dessinée Godman, intitulé Au nom de moi. Ecrit et dessiné par Jonathan Munoz, ce premier tome est également mis en couleur par Rebecca Morse. Je l'ai remporté dans le cadre de l'opération « Masse critique » graphique de Babelio et voici donc ce que j'en ai pensé…
Dans Godman, Dieu n'est pas franchement l'idéal qui est habituellement décrit. C'est un ado fainéant, égocentrique, voleur, alcoolique, irrespectueux… mais adulé par le monde entier. Et bien oui, c'est Dieu après tout, soit la plus grosse célébrité que le monde ait connu ! Avec un ton cynique voire parfois carrément cru, Jonathan Munoz donne du « sauveur » une image bien ternie. le regard est acide, sur la société dans son ensemble, mais surtout sur les religions et le fanatisme. L'auteur, par ce ton décalé et cette idée piquante, interroge les croyances et souligne la bêtise de l'adoration aveugle qui, parfois, peut conduire au désastre et à l'horreur au nom d'une entité divine qui n'a rien demandé à personne. Ce point de vue aigre et un brin désabusé pourrait déranger, je pense, les personnes très croyantes qui y verront peut-être une critique plus personnelle. N'étant pas vraiment branché religion (c'est même plutôt l'inverse) rien ne m'a choqué personnellement mais je préfère mettre en garde ceux dont le sens de l'humour ne sera pas suffisant pour dépasser leurs convictions personnelles. L'ensemble est finalement assez irrévérencieux évoquant tantôt la pornographie, tantôt la violence. Un brin loufoque, le scénario met également en scène des personnages fortement imparfaits, voire absolument pas recommandables. Mais en même temps, si les hommes ont été créés à l'image de Dieu, ce n'est pas vraiment étonnant, ici, de les trouver antipathiques. L'ensemble est même parfois un brin vulgaire, Jonathan Munoz ne faisant pas vraiment dans le registre de l'élégance ni dans la dentelle (mais ce n'est d'ailleurs absolument pas le but de cette BD). Quelques passages un peu cru ne sont, à mon sens, pas vraiment nécessaires mais c'est plus une question de goût personnel. Je suis en effet moins branché par cet aspect-là alors que d'autres lecteurs y trouveront leur compte.
Côté visuel, la BD est plutôt agréable à parcourir. le style de dessin est assez léché et la colorisation de Rebecca Morse vraiment intéressante. On se plait à parcourir ces planches même si ça reste assez classique (attention, rien de négatif dans cet adjectif). D'un point de vue purement subjectif, j'ai un peu plus de mal avec les traits des visages des personnages dont certaines expressions me gênent parfois, mais là encore, c'est une question de goût. Par contre, si j'ai trouvé l'ensemble agréable et si j'aime beaucoup l'idée acide de départ, le scénario m'a quelque peu déçu. Avec certaines ficelles trop habituelles, il ne surprend pas vraiment. de plus, même si l'idée est assez loufoque, elle n'excuse pas le manque de logique ou de profondeur dans l'histoire. Je reste donc un peu sur ma faim côté scénario. C'était sympa, mais ça ne me marquera pas sur le long-terme.
En bref, ce premier volume de la bande-dessinée Godman aura été une lecture plutôt sympa, plaisante visuellement et au cynisme ravageur. Cependant, un scénario plus approfondi n'aurait pas été négligeable pour en faire une excellente lecture.
Lien : http://yuyine.be/review/book..
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shmileblik
  01 juillet 2018
Un dieu capricieux, picoleur et dragueur qui pourrait rappeler Hancock. Un humour un peu décapant qui tape sur les médias , les fanatiques et la masse qui se met dans la vague. Des personnages drôles, un peu badass et cradass , un mélange qui aurait du être détonnant mais qui est resté sans étincelle pour moi.
Commenter  J’apprécie          100
trust_me
  02 juin 2018
Dieu est amour, soit disant. En fait Dieu est un ado rouquin buveur de bière. Dieu s'appelle Charles et c'est un pervers j'menfoutiste totalement égocentrique. Son prochain, il s'en tamponne royalement, sauf quand il a besoin d'une demoiselle pour assouvir ses (gros) besoins sexuels. Pire, son prochain lui casse les pieds tant il l'empêche de se la couler douce. Impossible pour lui de sortir incognito, chacune de ses apparitions déclenchant des émeutes provoquées par ses ouailles en pamoison. Les Carlistes (c'est ainsi que sont nommés ses adeptes) le vénèrent et Charles voudrait juste qu'ils lui foutent la paix. Quand une journaliste dont la petite soeur a disparu lui demande de l'aide sans savoir qui il est, Charles l'accompagne. Pas par altruisme évidemment, mais juste parce que la demoiselle est jolie et qu'il pense pouvoir la peloter à sa guise…
On ne va pas se mentir, vu le postulat de départ, je m'attendais à plus trash. C'est surprenant, décalé, provocateur mais en même temps on est souvent dans la retenue, comme si Jonathan Munoz avait mené son récit avec le frein à main. le Créateur qui débarque sur terre en étant aussi détestable, ça aurait pu donner lieu à des dérapages incontrôlés bien plus dévastateurs. Après, la critique des fous de Dieu prêts à tous les excès au nom de leur religion se révèle limpide. Et c'est sans aucun doute l'aspect le plus important pour l'auteur. Les croyants version Munoz sont des masses décérébrées comparables aux fans hystériques de stars de la pop (ou aux ultras des clubs de foot, c'est au choix). Des fans idolâtrant un Dieu qui les ignore et les méprise, un Dieu qui se moque de leur bêtise crasse et qui leur pisse dessus (cf. la couverture), c'est toute l'ironie de l'histoire.
Le dessin est sympa et dynamique, une ligne claire semi-réaliste sans grand relief mais qui donne dans l'efficacité. Un album qui vaut le coup d'oeil pour son point de départ original mais dont le traitement aurait pu être plus radical. Surtout que Jonathan Munoz a déjà montré de quoi il était capable dans ses albums précédents, notamment l'adaptation du roman « Un léger bruit dans le moteur » de Jean-Luc Luciani. Une demi-déception on va dire…

Lien : http://litterature-a-blog.bl..
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Al3x
  21 mai 2018
j'ai reçu cette BD dans le cadre de la Masse Critique Graphique d'avril 2018, donc je remercie chaleureusement Babelio et Fluide Glacial de m'avoir permis de découvrir ce jeune auteur que je ne connaissais pas.
Godman, c'est l'histoire de Dieu, qui d'ailleurs ne s'appelle pas Dieu mais Charles, puisque c'est son nom. Charles n'aime pas être adulé par les foules, on pourrait même dire dans son langage que ça le saoule grave. Il fait des apparitions sur terre de temps en temps mais essaie de rester le plus discret possible (quand il ne tire pas délibérément en l'air pour se frayer un passage entre ses adorateurs étouffants). L'aventure de ce tome 1 se base sur un quiproquo qui va forcer Charles, bien malgré lui, à se mêler au petit peuple pour sauver une petite fille enlevée par des malfrats. le style graphique comme la construction de la BD sont assez classiques, bien léchés, propres comme dans une BD franco-belge digne de ce nom. Visuellement, toute la BD est parsemée de petits clins d'oeil assez drôles cachés dans les dessins, regardez donc bien chaque case, pour ne pas passer à côté. Côté scénario, on s'attache très vite aux différents personnages, l'histoire est rythmée, ça se lit comme du petit lait ! Au premier abord donc, Godman est une BD dans la veine traditionnelle des BD franco-belges, avec cette petite point d'irrévérence qui rend la chose moderne, et avec un scénario accrocheur. Je dis classique parce que c'est vraiment l'adjectif qui me vient à l'esprit mais n'y voyez rien de péjoratif, c'est classique par opposition à tous ces romans graphiques qui sont dans l'ère du temps, qui parfois se la jouent un peu et qui souvent sont artistiques au point qu'à la fin, on n'a pas tout compris à l'histoire. Avec Godman on est en terrain connu et on apprécie une bonne BD avec une bonne histoire, sans prise de tête inutile. J'ajouterai que la patte Fluide Glacial est bien présente, avec pas mal de blagues à caractère pas-pour-les-enfants, à ne pas mettre entre les mains des plus jeunes donc ^^ J'ai beaucoup aimé découvrir cette BD, j'ai passé un bon moment et je lirais sans aucun doute le tome 2 !
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critiques presse (5)
BoDoi   02 mai 2018
Les rebondissements sont hyper attendus quand ils ne sont pas simplement ahurissants, les blagues faciles, les personnages creux.
Lire la critique sur le site : BoDoi
BDGest   27 avril 2018
Intelligent, burlesque et brouillon par moments, Au nom de Moi surprend et séduit. Un peu à la manière du clan Jouvray dans Lincoln, Munoz propose là un « évangile » grinçant, explosif et hilarant.
Lire la critique sur le site : BDGest
Actualitte   18 avril 2018
A-t-on besoin de s’approprier – et tourner en ridicule – les formes de divinités ? Jonathan Munoz répond avec Godman, Au nom de moi. C’est l’histoire de Charles, « fainéant, libidineux, nonchalant, alcoolique, égocentrique ». Tout ça, oui. Mais Charles est aussi Dieu.
Lire la critique sur le site : Actualitte
BDZoom   17 avril 2018
Jonathan Munoz fait partie de ces rares jeunes auteurs à s’orienter vers l’humour. Avec « Godman », il livre un récit iconoclaste et réjouissant, qui pourra choquer, réjouir ou désorienter. C’est bon, non ?
Lire la critique sur le site : BDZoom
Sceneario   17 avril 2018
Alors oui, il y a de l'humour, parfois même un peu de provocation, mais globalement cet album est une excellente surprise qui fait réfléchir, tout en restant entraînant et très bien rythmé !
Lire la critique sur le site : Sceneario
Citations et extraits (4) Ajouter une citation
Pixie-FlorePixie-Flore   01 mai 2018
Y a pas à dire, l'anonymat, c'est cool. Je sais pas ce qu'ont tous les gens à vouloir devenir connus. Être célèbre finalement, c'est qu'une éternelle gueule de bois. Un lendemain de soirée trop arrosée, où des types dont t'as aucun souvenir, te racontent tes conneries de la veille. Des inconnus, qui en savent beaucoup trop sur ta vie...

[p10-11]
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OphelienOphelien   07 juin 2018
- Je peux te prêter huit dollars si tu veux. Mais tu me les rembourses. Une fois j'ai prêté à ma copine Jenny. Et elle m'a pas rendu. Alors je l'ai tapée.
- Tu tapes tes copains toi ?
- Bah oui, j'ai huit ans.
- Tu sais, l'excuse "J'ai huit ans", marche pas toute la vie.
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YuyineYuyine   28 avril 2018
- Ne partez pas comme ça ! J’ai besoin qu’on me montre le chemin.
- Achète-toi un GPS.
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Erik_Erik_   14 octobre 2020
Ni Dieu, ni maître.
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Videos de Jonathan Munoz (12) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jonathan Munoz
Dans le 131e épisode du podcast Le bulleur, on vous présente le premier tome des mémoires du dragon Dragon, baptisé Valmy, c’est fini, album que l’on doit au scénario de Nicolas Juncker et au dessin de Simon Spruyt, édité chez Le Lombard. Cette semaine aussi, on revient sur l’actualité de la bande dessinée et des sorties avec : – La sortie de l’album Bertille & Bertille que l’on doit à Éric Stalner et aux éditions Grand angle – La sortie de l’album L’inconnue du bar que l’on doit à Jonathan Munoz et aux éditions Fluide glacial – La sortie de l’album L’ami colocataire que l’on doit au scénario de Pog, au dessin de Séverine Lefebvre et c’est édité chez Marabulles – La sortie de l’album Super cyprine, une vengeance corrosive, album que nous devons à Tess Kinsky et aux éditions Massot – La sortie de l’album Itinéraire d’une garce que nous devons au scénario de Céline Tran, au dessin de Grazia La Padula et c’est édité chez Glénat dans la collection Porn' pop – La réédition en intégrales des Confessions d’un canard sex-toy que nous devons au scénario de Mikaël Roux, au dessin d’Arnaud Poitevin et c’est édité chez Fluide glacial
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