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ISBN : 2809823162
Éditeur : L'Archipel (08/11/2017)

Note moyenne : 4.33/5 (sur 12 notes)
Résumé :
JUSQU’OÙ UNE MÈRE PEUT-ELLE ALLER POUR SAUVER SES ENFANTS ?

Étudiante à Seattle, Felicity reçoit un appel : Martha, sa mère, a disparu... Felicity la retrouve à Rome, où Martha s’est enfuie avec des archives familiales.
Martha a en effet découvert une longue lettre écrite par sa propre mère, Deborah, fille d’une diva qui connut son heure de gloire aux débuts du IIIe Reich. Une lettre qui va plonger Felicity dans une quête douloureuse.
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
zabeth55
  12 septembre 2017
En 2012, Martha disparaît de Seattle après avoir trouvé une lettre de sa mère qui vient de mourir. Sa fille Felicity la retrouve à Rome. Une longue quête leur permettra alors de découvrir la véritable vie de deux générations de femmes qui les précèdent, et ce sous le troisième Reich. Et nous voilà plongés dans une passionnante histoire, celle d'Elisabeth et de sa fille Deborah, la propre mère de Martha. le nazisme vécu de l'intérieur.
Même si tout cela est connu, on est littéralement emporté par cette histoire. le réalisme de l'écriture est remarquable.
Le maelström provoqué par ces révélations nous soulève autant que Marta et Felicity le sont.
L'étrangeté de leur relation mère-fille prend enfin un sens et la vérité enfin connue va leur permettre de rompre cette chaîne d'indifférence.
Un superbe roman qui résonne bien après la dernière page tournée.
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Clemocien
  01 octobre 2017
J'ai eu la chance d'être sélectionnée, lors de la dernière opération masse critique, pour découvrir en avant première Au nom de ma mère de Hanni Münzer. Je m'étais pourtant convaincue de ne plus "postuler" que pour des livres "connus", pour éviter les déceptions, comme j'ai pu en avoir, et aussi parce que j'ai déjà énormément de livres à lire ! Pourtant, Au nom de ma mère, avec sa très jolie couverture et son résumé terriblement tentant (malgré une coquille sur mon exemplaire) m'a convaincue du contraire. Pour cela, je remercie Babelio et les éditions l'Archipel car Au nom de ma mère est une très belle découverte. Un livre captivant qui, malgré quelques longueurs et petits passages difficiles à situer temporellement, a su me séduire.
Le récit commence en 2012, nous découvrons Félicity, qui prend une décision radicale pour la suite de son existence juste avant de perdre sa grand-mère et que sa mère ne disparaisse. Elle se lance alors à la recherche de cette dernière et va découvrir le passé de sa famille maternelle. Félicity et Martha, sont des personnages peu présents puisqu'on ne les côtoie qu'au début et à la fin du roman. Pourtant, j'ai bien aimé Félicity et l'évolution de son personnage suite à cette recherche du passé.
La majeure partie du roman se déroule à partir du milieu des années 20, et jusqu'à la fin de la 2nd guerre mondiale. Il faut donc s'en douter, le tableau que nous brosse Hanni Münzer n'est pas des plus gais et la postface vient étoffer un peu plus son récit et lui donner une réalité plus palpable; j'ai d'ailleurs trouvé ce dernier fort intéressant.
Nous côtoyons dans un premier temps Gustav et Elisabeth, les arrières grands-parents de Félicity, puis Déborah, sa grand-mère. Nous assistons, impuissants, à la montée du nazisme et aux tentatives d'y échapper que mettent en oeuvre les Berchinger, juifs par le biais de Gustav. Je dois avouer que même en ayant connaissance des horreurs de la 2nde guerre mondiale, on ne peut s'empêcher de penser que tout ira bien pour ces personnages auxquels on s'attache forcément, famille unie par un amour évident. le livre d'Hanni Münzer, qui est en fait le récit fait par Deborah dans son journal, est très bien écrit. Il met parfaitement en exergue les atrocités commises par Hitler et ses partisans, et j'avoue que lire, dans la postface, les mots de la mère de son filleul : " Ma plus grande erreur a été d'enlever ce revolver à Hitler. Si seulement je l'avais laissé se suicider !" a fait écho au sentiment laissé par ce roman: et si... combien de fois on aurait pu espérer une fin différente, mais chaque fois, quelque chose se met en travers du chemin et finalement, les hommes semblent si insignifiant face à la machine de guerre déployée par Hitler. Tout cela est révoltant et on se sent réellement impuissant.
J'ai trouvé la partie qui se déroule en Suisse et à Cracovie un peu longuette, mais j'ai été touchée par Déborah, tellement soucieuse de son frère et marquée par ce qu'elle a vécu. Innocente et naïve dans un premier temps, elle prend peu à peu conscience de ce qui se passe réellement et va faire ce qu'elle peut pour agir. Jouet d'un homme qui a manipulé toute sa famille, elle n'aura de cesse de se venger. Cet homme, je pense que je l'ai haï autant qu'elle ! Mauvais par nature, il use de son pouvoir pour parvenir à ses fins.
J'ai aussi beaucoup apprécié le personnage de Marlène, résistante qui aura une grande place dans la vie de Déborah.
Les derniers chapitres du passés sont très (trop?) rapides et nous nous retrouvons propulsés à nouveau en 2012. La prise de conscience de la réalité de ce qu'a vécu leur aïeule, la rencontre de leur famille et le rapprochement mère/fille m'a fait monter les larmes aux yeux.
Même s'il a quelques imperfections, Au nom de ma mère est réellement un roman poignant et glaçant, qui sait toucher le lecteur en plein coeur.
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Selvegem
  08 janvier 2018
Felicity est une jeune femme qui vient de finir ses études de médecine. Elle décide de tout quitter – pays, famille, fiancé – pour aller en Afghanistan afin de mener une mission humanitaire. Mais il suffit d'un coup de fil pour changer un avenir que l'on pensait tout tracé : le père de Felicity, inquiet, n'a pas eu de nouvelle de son épouse, la mène de Felicity, depuis la veille au soir. La jeune femme parvient à retrouver la trace de sa mère en Italie, à Rome. Elle part rejoindre sa mère qui lui apprend que sa grand-mère Deborah est morte, et qu'elle semblait avoir un lourd passé... A travers des lettres et des journaux, nous partons explorer le passé de toute une famille.
Nous sommes dans les années 40, au moment de la montée du nazisme. Nous allons suivre Gustav et Elizabeth. Ils sont mari et femme, lui est un médecin et elle est une chanteuse reconnue. Issue d'une classe très aisée, ils vont vivre le nazisme, et tout tenter pour y échapper. Car si l'argent et leurs relations avec la haute société leur permet d'échapper au pire, il n'est pas dit qu'ils y arriveront toujours... Nous n'avons pas besoin d'aller dans les camps de concentration pour vivre l'horreur, car il y a différents moyens d'être pris au piège. Après avoir suivi Gustav et Elizabeth, c'est le destin de Deborah auquel nous allons nous intéresser. La jeune fille a 18 ans, et encore une certaine forme de naïveté et d'innocence, malgré les horreurs qu'elle a déjà pu subir. Très proche des nazis, spécialement un SS très influent, on va la voir découvrir progressivement l'envers du décors et la vérité sur le nazisme. Une rencontre va tout bouleverser et la faire se précipiter dans l'univers de la Résistance.
(Voir mon avis complet sur mon blog.)
Lien : http://chezlechatducheshire...
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Marie-Nel
  25 janvier 2018
Lorsque les éditions de l'Archipel ont fait un appel de chroniques en choisissant un de leurs romans, j'ai tout de suite été attirée par la couverture, ce regard azur pénétrant d'une superbe jeune femme, coiffée à la mode de l'entre-deux guerres, et le résumé m'a convaincue dans mon choix. Je suis contente d'avoir été sélectionnée, j'ai reçu le roman au format papier, c'est un objet très beau et le contenu l'est encore plus.
Comme dit dans le résumé, tout commence par cet appel que reçoit Felicity, une jeune femme étudiant à Seattle, rencontrant quelques problèmes de couple. Sa mère, Martha, a disparu. Elle la retrouve à Rome, elle s'est enfuie là-bas car elle a découvert, à la mort de sa propre mère survenue quelques jours plus tôt, des papiers relatant l'histoire familiale de Martha. Felicity va en apprendre encore plus suite à la traduction par un prêtre d'un carnet venant de sa grand-mère. Elle préfère en prendre connaissance avant de le confier à sa mère, de peur de sa réaction.
Nous remontons alors le temps, en 1923, à Munich, pour faire la connaissance de Gustav et Elisabeth. Il est docteur, d'origine juive, elle est cantatrice. La capitale de la Bavière est déjà aux prises d'un certain Adolf Hitler que Gustav craint. le couple a l'heureux bonheur d'avoir deux enfants, Deborah et Wolfgang. Ceux-ci vont grandir dans l'amour de leurs parents, mais aussi dans la peur. Gustav cherche à protéger sa famille et s'enfuir pour partir en Angleterre. Mais, leurs tentatives s'avèrent toujours reportées. Elisabeth est une belle femme que les dirigeants de l'Allemagne adulent pour sa voix et ses récitals. Elle ne peut refuser de chanter, quoiqu'elle puisse penser. Deborah grandit dans cette atmosphère, et va connaître la montée du nazisme et la guerre.
Vous vous doutez un peu de ce que va vivre cette famille, de ce que cette mère va essayer de faire pour protéger ses enfants. J'ai déjà lu d'autres histoires relatant ce douloureux passé, mais je n'ai pu m'empêcher d'être touchée, émue et attristée devant tout ce qui arrive à Gustav et Elisabeth, à Deborah et Wolfgang. Des femmes fortes, qui le deviendront encore plus avec la guerre. Deborah prendra conscience petit à petit, grâce à une amie, de la situation des juifs en Pologne, elle aura le courage et la volonté de faire ce qu'elle peut pour lutter contre. Mais parfois, il faut aussi penser à se protéger.
Ce roman est une belle saga familiale, où les femmes ont un grand rôle, ce qui est intéressant aussi, c'est d'avoir le point de vue de personnes allemandes vivant cette guerre qu'ils ne veulent pas. L'auteure nous explique dans la postface qu'elle s'est inspirée de certains personnages ayant vraiment existés, j'avoue que cela glace encore plus le sang quand on apprend ce qu'ils sont devenus, malgré leurs faits horribles. le plus terrifiant a été de lire les paroles de la mère du filleul d'Hitler qui se reproche d'avoir empêché celui-ci de se suicider en 1923, combien auraient été épargnés ? Comme cela doit être dur de vivre avec ça...mais on ne peut pas refaire l'histoire, juste vivre avec... La transmission de ce passé est lourde, chargée, ici, elle se fait de fille en fille, et crée des liens forts lorsque tous les secrets sont révélés.
Hanni Münzer m'a profondément émue, elle n'épargne pas le lecteur, les horreurs de la vie quotidienne du nazisme, de la peur, de l'asservissement, de l'humiliation m'ont marquée, et pourtant on a l'impression de tout avoir lu de cette période. Non, il y a encore des histoires qui touchent. Au nom de ma mère en fait partie. Malgré quelques longueurs s'avérant par la suite nécessaire pour la compréhension, j'ai aimé cette lecture. La part du passé prend les trois quarts du roman, j'ai eu peur car je me voyais approcher de la fin et on n'était toujours pas revenu dans le présent avec Felicity et Martha. J'aurais peut-être aimé que cette dernière partie soit plus approfondie, mais je me rends compte maintenant qu'elle se suffit à elle-même et apporte les éléments essentiels pour bien conclure cette histoire difficile.
En tout cas, ce roman va rester graver dans ma mémoire, il serait bien qu'il soit lu par le plus grand nombre, pour ne pas oublier, qu'on garde en mémoire les atrocités commises pendant cette période, et ce qu'elles ont pu créer comme ravages sur des générations.
Je remercie chaleureusement les éditions de l'Archipel, grâce à eux, j'ai découvert un roman que je n'aurais peut-être pas lu d'emblée.
Lien : http://marienel-lit.over-blo..
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delphlabibliovore
  11 novembre 2017
Felicity décide de prendre l'avion en direction de Kaboul dans le but de travailler pour une organisation les Médecins du monde mais un empêchement de dernière minute y fait obstacle; sa mère Martha disparaît sans laisser signe de vie.
Après de multiples recherches, sa fille la retrouve dans un hôtel à Rome. Martha avait avec elle quelques affaires personnelles de sa mère, Elisabeth, décédée depuis peu plus précisément une boîte contenant une lettre écrite d' Elisabeth.
Pourquoi Martha a-t-elle pris la fuite?
Que révèle cette lettre?
Dès les premières pages du livre, je me suis laissée entraîner par l'histoire. Je voulais savoir ce que le témoignage d' Elisabeth allait dévoiler. C'est toute une génération qui est décrite dans ce roman sur fond de guerre principalement le IIIème Reich.
Beaucoup de sentiments et d'émotions ressortent de ce roman: courage, tristesse, révolte et espoir de vivre.

" Quelques jours avant ces événements, la frénésie du mal avait de nouveau ravagé Munich. Elisabeth avait observé ce soir-là de la fenêtre de la salle à manger la lueur de l'incendie rougeoyant au dessus- de la ville. Elle avait compris que la folie nazie était irrépressible et s'étendrait jusqu'au jour où elle aurait dévoré tout ce qui incarnait le bien et le beau. "
Malgré le danger, cette famille va tout faire pour se battre contre le nazisme.
Je n'ai pas pour habitude de lire ce genre de livre mais " Au nom de ma mère" est un roman mettant en avant toute une famille luttant contre la haine des hommes.
L'auteure nous embarque dans un univers sombre et sans lâcheté. Je ne peux rester indifférente face à ce récit.
L'écriture est poignante et criante de vérité. Je me suis laissée séduire par le style alerte de l'auteure.
Les personnages sont si attachants et courageux.
" Au nom de ma mère" est un roman qui décrit une saga familiale avec tous ses dangers. Les témoignages ne vous laissent pas insensible et vous donnent une toute autre vision de la vie.
"C'est une très belle découverte, procurez le!
Lien : http://delphlabibliovore.blo..
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
ClemocienClemocien   01 octobre 2017
On dit que le poids de la vérité est trop lourd à porter même pour Dieu.
La vérité possède ses propres lois physiques. Au moment où on l'attend le moins, elle remonte à la surface comme une bulle pour nous accuser.
Ma famille a nié cette évidence le jour de la mort de ma grand-mère, qui a également été celui de la disparition de ma mère.
Ces évènements étaient liés au contenu jauni d'une boîte en carton oubliée.
Le passé nous avait rattrapés.
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rkhettaouirkhettaoui   15 décembre 2017
Quand tu es née et que je t’ai tenue dans mes bras pour la première fois, j’ai cru pendant un moment extraordinaire que tout irait bien, car j’ai éprouvé ce sentiment ineffable qu’on appelle l’amour. Mais, soudain, la haine l’a de nouveau emporté – non contre toi, Martha, mais contre moi-même, parce que je t’aimais ! Cela me bouleversait de t’aimer parce que je refusais d’éprouver ce sentiment : je ne voulais plus rien ressentir. L’amour appartenait au passé et ne devait plus jamais resurgir dans ma vie, c’est pourquoi j’ai étouffé tout sentiment en moi. La haine est le diable et il me tenait bien en main.
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rkhettaouirkhettaoui   15 décembre 2017
Alors qu’elle rêvait d’une certaine vie, elle se sentait contrainte d’en mener une autre toute différente comme si elle était éternellement en conflit avec elle-même. Elle avait bien tenté de l’expliquer à Richard, mais comment expliquer ce qu’on comprend à peine soi-même ? Elle avait lamentablement échoué et Richard avait fini par s’en aller.
« L’amour restera une terre étrangère pour moi », pensa-t-elle sans savoir d’où venait cette phrase mélancolique qui lui laissait un sentiment d’abandon et l’arrière-goût fade de la peur.
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rkhettaouirkhettaoui   15 décembre 2017
La curiosité était décidément son pire défaut. Le huitième péché capital, pensa-t-il. Mais ce n’était pas seulement par curiosité qu’il avait consenti.
Il avait charge d’âmes et avait senti combien la relation entre cette mère et sa fille était fragile. Elles étaient séparées par tout ce qu’elles passaient sous silence comme si elles se tenaient de part et d’autre d’un gouffre. Si la raison de ce qui les séparait résidait dans le passé de la grand-mère, il tenterait au moins de les réunir en les aidant à résoudre cette énigme.
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rkhettaouirkhettaoui   15 décembre 2017
Même Richard Strauss, le nouveau président de la Chambre de musique du Reich (car à tous les termes relevant de la chancellerie on accolait désormais le mot de « Reich », ce que Gustav qualifiait de « Reichmanie » en hochant la tête), ne put la convaincre d’accepter un engagement à l’Opéra de Berlin.
Après ce refus, on lui fit savoir que sa décision avait causé « une grande déception » au Führer, mais elle n’en avait cure car elle se faisait trop de souci pour Gustav.
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