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Margot Carlier (Traducteur)
ISBN : 2742794468
Éditeur : Actes Sud (03/11/2010)

Note moyenne : 3.31/5 (sur 21 notes)
Résumé :
Le vieux gardien d'un village de vacances reçoit la visite impromptue d'un inconnu qui souhaite lui acheter des haricots. Pendant qu'ils les écossent ensemble, le maître des lieux déroule, dans une improvisation savante, le fil de sa vie.
Simple ouvrier croupissant dans la grisaille de la campagne polonaise, il a découvert un jour, grâce à la musique, qu'un ailleurs existe et son destin s'en est trouvé bouleversé. Au fil d'un récit lui-même porté par une gr... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
RLSblog
  30 mars 2019
Le début du roman est vif et intriguant. En Pologne, un voyageur arrive chez un gardien de village et lui demande des haricots. L'homme est d'accord pour lui en vendre, mais lui propose, auparavant, de les écosser ensemble. Commence alors le récit, sous forme d'un long monologue, de la vie du gardien.
L'une des premières histoires qu'il nous raconte est sa rencontre avec un certain Robert, qui habite une maison voisine. Il nous raconte leurs prémices étonnants puis leur amitié.
Ensuite, il nous parle de son école et de sa jeunesse, de sa volonté sans faiblir d'économiser pour s'acheter un saxophone.
Puis les histoires se suivent et ne se ressemblent pas. Ni ne semblent liées… C'est cela qui m'a dérangée. L'idée de faire un monologue et de raconter l'histoire d'une vie est excellente, mais le récit n'est pas assez vif sur la longueur et l'auteur perd notre attention avec un rythme trop monotone. Les sujets traités sont attirants et étonnants : la musique comme échappatoire, l'abus d'alcool en tant que problème endémique de la Pologne, les violences faites aux femmes, la guerre et la façon dont elle a changé les vies, le communisme qui s'est ensuite installé, etc. Malheureusement, mon attention a faibli et j'ai préféré arrêter ma lecture, estimant en avoir suffisamment lu pour me faire une idée (250 pages sur 500). le récit mériterait sûrement d'être tronqué pour gagner en rythme et satisfaire les lecteurs, car les retours que j'ai entendus sur ce livre lui reprochent 100 voire 200 pages en trop. Mais je conçois qu'il est très compliqué pour un auteur d'enlever une partie de son texte, aussi ne peut-on peut pas lui reprocher grand chose ! Wieslaw Mysliwski est un auteur reconnu en Pologne et peut-être que nous, Français, demeurons trop hermétiques à un style polonais.
Toutefois, c'est un livre intéressant qui nous apprend beaucoup de choses sur la Pologne et son histoire.
Plus de chroniques littéraires sur :
Lien : http://raisonlectureetsentim..
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cmpf
  04 juin 2018

Le gardien d'un village de vacances déjà âgé voit arriver un homme qui vient lui acheter des haricots. Il n'en a pas beaucoup mais accepte de lui en vendre. Toutefois ils devront d'abord les écosser. C'est le prétexte à une conversation ou plutôt un long monologue du vieil homme.
Il raconte son enfance, son apprentissage du métier d'électricien mais surtout son amour du saxophone, instrument encore peu répandu. A travers son histoire c'est celle de la Pologne qui se déroule.
C'est assez monotone et pourtant à ma propre surprise, j'ai beaucoup aimé ce récit entrecoupé de considérations sur son travail actuel, les propriétaires des maisons autour de ce lac et la vie en général.
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christianebrody
  27 octobre 2011
Un inconnu débarque chez un vieux gardien d'un village de vacances pour lui acheter des haricots. C'est l'occasion pour ce viel homme qui lorsqu'il n'est pas en train de faire ses rondes ou de repeindre les plaques funéraires de lui raconter sa vie. le tout en écossant des haricots! Tout en brossant le portrait des différentes personnes qui l'ont marquées, il y intègre la grande histoire à la petite, celle de la Pologne avant et après la guerre puis l'arrivée du communisme.
Enfant, sa vie est rythmée par les saisons et son lot de corvées, par les habitudes de chacun qui vont de l'interprétation des rêves aux coutumes religieuses. Puis le pays s'embrase, il se retrouve comme beaucoup d'orphelins dans une école spéciale où se retrouvent aussi bien des délinquants que des tueurs; elle existe pour former les futurs pionniers qui façonneront le pays pour un avenir meilleur et radieux. Devenu électricien par la force des choses, il exécute le programme édicté par l'état. de chantier en chantier, il fera la connaissance d'une figure en particulier qui bouleversera le cours de son existence. C'est dans ce monde là qu'il y fait les rencontres qui détermineront ses choix. Entre un professeur de musique alcoolique qui a pour consigne de monter un orchestre, un vieux magasinier invalide saxophoniste émérite qui le prend sous son aile, un curé/soudeur qui lui donne le goût de la lecture, un chapelier à moitié dingue, les rencontres dues au hasard, notre héros s'extirpe de ce marrasme pour réaliser son rêve: vivre par et pour la musique. Devenir saxophoniste et voyager.
De toutes ses aventures, ses rencontres fortuites, il partage avec le lecteur ses réflexions sur la vie, le hasard, la réalité, l'amour, le temps avec humour et philosophie. Son acuité intellectuelle garde un je-ne-sais-quoi d'enfantin. Une fraîcheur d'esprit teintée de curiosité positive. de sa vie dans ses baraquements surpeuplés, mal chauffés, aux relents de tabac froid et de vodka, aux conditions de travail pénibles en passant par les diverses pénuries qui l'affectent, il a su maintenir en lui l'espoir.
Ce monologue, limpide dans sa narration tel un cours d'eau, tient du conte philosophique et apporte soit une réponse soit ouvre sur d'autres questions. Les chapitres se succèdent délicatement, lentement, sûrement au point que l'on s'imagine être devant lui. L'effet de proximité est réel, le lecteur est l'invité privilégié, le témoin de ses observations et des leçons qu'il en a tirées. La cadence du récit rappelle à la fois une cascade d'eau, le grand 8 des fêtes foraines et je ne m'explique pas comment l'auteur parvient à suspendre le temps. Tout en lui donnant du mouvement. C'est magique. Dés les premières pages, on est happé par son incontestable talent de conteur, par cette humeur bon enfant, par cette tranquilité d'esprit comme si la boucle était bouclée.
A l'attention de Christiane, with all my love.
Lien : http://www.immobiletrips.com..
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jfponge
  25 octobre 2015
Un visiteur arrive dans un village, autrefois célèbre pour ses cultures de haricots, aujourd'hui transformé en résidences secondaires pour nantis. le narrateur, ancien électricien et saxophoniste au sein de l'orchestre de son entreprise d'état, a pris sa retraite et est venu habiter dans ce village quasiment désert, où il assure la surveillance des villas tout en perpétuant la tradition. Il va proposer au visiteur, venu s'approvisionner en haricots, de participer à leur écossage, opération assez longue comme on peut l'imaginer, et que l'on peut prolonger à loisir. Ce sera pour lui l'occasion d'un long monologue, en compagnie de cet étrange visiteur, quasi muet, qu'il a l'impression d'avoir connu dans un lointain passé. le mystère demeure, et malheureusement demeurera jusqu'à la fin, le sujet du livre n'étant pas la résolution d'une énigme mais le déroulement des souvenirs, la mémoire d'une vie ayant traversé les conflits civils et militaires qui ont marqué la seconde moitié du vingtième siècle. Hélas, ces fichus haricots, on n'en voit jamais la fin, et l'ennui s'approfondit de page en page, sans même un dénouement final venant éclairer cette sombre histoire de solitude et d'enfermement. Une curiosité littéraire, à éviter toutefois pendant les périodes de déprime…
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de
  24 décembre 2011
La visite d'un inconnu sera le début d'un récit, de mémoires. Des histoires, tout en écossant des haricots. Avec monsieur Robert, il nous conte comment un électricien deviendra gardien d'un village de vacances. Puis les temps se morcellent, se fragmentent, un peu comme cette Pologne détruite ou reconfigurée au fils des siècles.
Une constante cependant la musique et le saxophone. Des pages tantôt amères, tantôt familières, le charme aussi du feutre marron, ce chapeau désiré puis oublié dans un train. Une conjugaison musicale de mots. Une vie.
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
LNLN   05 janvier 2011
La dimension philosophique est très présente dans l’oeuvre de cet auteur. Rien n’est certain pour le narrateur, tout est sans cesse soumis à interrogations dans ce monde mouvant qui n’offre aucune certitude. Tout est sujet à philosophie : le monde existe-t-il vraiment ou est-il l’objet de notre imagination ? Quel est le rôle exact du hasard par rapport au destin ?

- Le narrateur apparaît comme un héros universel sans identité précise, comme si la guerre avait anéanti en lui toute possibilité de se connaître soi-même.

« C’est vrai que se trouver soi-même n’est pas chose facile. Qui sait si ce n’est pas la plus difficile des tâches que l’homme doit accomplir sur cette terre ? » (p. 275)

Les mots qu’ils prononcent le dessinent au fur et à mesure, il acquiert une identité à travers son récit :

« Est-ce seulement possible de raconter quoi que ce soit ? Les choses racontées ne sont au fond qu’un récit, rien d’autre. Cela n’a strictement aucun rapport avec ce qui a été, qui est, ou qui sera. Elles mènent leur propre vie. Au lieu de se figer à jamais, elles vagabondent, se déploient, s’éloignant de plus en plus de ce qui a été ou de ce qui sera. C’est peut-être leur façon d’atteindre la vérité, qui sait ? (…) Nous vivons dans le récit. Le monde n’est qu’un récit. » (p. 69)

- Aussi le pouvoir des mots et par extension le pouvoir de l’art sont mis ici en avant. Cet homme simple, paysan, va se construire dans et par l’art. Le pouvoir de l’imagination est immense.

« Les livres, m’avait-il confié un jour, alors que je l’avais rejoint en haut de l’échafaudage, sont le seul moyen pour l’homme de ne pas oublier son humanité. Lui, en tous cas, n’aurait pas pu exister sans livres. Selon lui, les livres, c’était aussi un monde, celui que l’homme se choisit et non celui qui le voit naître. » (p. 152)

« Le passé, ce n’est que notre imagination, et l’imagination a besoin de nostalgie, elle s’en nourrit. (…) Et pour en revenir au passé, il est toujours là puisque nous le recréons indéfiniment. C’est notre imagination qui le crée, c’est elle qui fonde notre mémoire, lui donne ses marques, lui dicte ses choix, et non pas l’inverse. L’imagination est le terreau de notre existence. La mémoire n’est qu’une fonction de l’imagination. » (p. 249)

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dede   24 décembre 2011
Cela a-t-il commencé par le rêve ou par le rire ? Non, rien, c’est juste que je m’interroge parfois. Vous semblez étonné, je vois. Que vous soyez étonné ne m’étonne pas, à vrai dire, car moi-même je suis parfois étonné de me poser la question. D’autant que je ne sais pas très bien, au fond, ce qui aurait dû commencer.
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dede   24 décembre 2011
Parce que nous n’avons pas pu traverser toute cette vie comme ça, sans jamais nous rencontrer
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NikozNikoz   09 novembre 2017
- Vous avez une idée de ce que vous désirez?
- Un feutre marron.
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motsbleusmotsbleus   23 avril 2011
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