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ISBN : 1095718266
Éditeur : Agullo (07/09/2017)

Note moyenne : 4/5 (sur 6 notes)
Résumé :
Berlin, 1998. Klaus Kreifeld reçoit la visite d’un certain Foerster, accompagné de son garde du corps. Peu après, il est assassiné. Vingt ans auparavant, en 1981, Klaus avait été chargé de diriger la construction d’un tunnel de 188 mètres de long entre Berlin Ouest et Berlin Est. L’objectif officiel de l’opération était d’organiser l’évasion d’un haut fonctionnaire communiste, le trouble Franz. Peter,... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (5) Ajouter une critique
Stelphique
  07 septembre 2017
Ce que j'ai ressenti:…Secrète expédition souterraine…
188 mètres sous Berlin, c'est un petit polar qui vous dévoile les bas fonds de l'Histoire dans un pays en souffrance, divisé en deux: l'Allemagne. L'auteure Magdalena Parys construit son intrigue à la manière d'un tunnel: dans l'obscurité et pleins de détours et d'impasses sombres. Un chemin qui s'ouvre vers le passé pour mieux comprendre le présent, et peut être, le meurtre de Klaus…En recueillant méticuleusement les souvenirs et les témoignages des personnes qui ont aidés à la réalisation du projet de cette plongée souterraine d'une manière ou d'une autre, Peter nous ouvre les portes dissimulées de ce tunnel qui relie clandestinement la RFA à la RDA…
La vie peut être parfois tellement tordue qu'on y comprend pas grand chose. Mieux vaut donc ne pas trop réfléchir, mais en profiter, écouter des chansons agréables et toujours choisir les solutions les plus simples.
1 tunnel, 8 personnages, 8 destinées: 188 mètres sous Berlin où comment creuser au plus près dans les ambitions de chacun…
Klaus Magda Victoria Franz Roman Peter Thorsten Johannes. Ils sont le noeud vivant de cette aventure clandestine. Chacun, éclairé tour à tour dans ce roman choral et petit à petit on découvre les jeux et les enjeux politiques et humains, qui ont permis ce déblaiement de terre et de secrets bien enfouis…Entre amours contrariés, liens du sang fracturés, amitiés opportunistes et manipulations à distance, ce livre offre un moment de lecture à multiples facettes tout en ayant un panorama étonnant sur plus de 60 ans d'histoire internationale. Dans ces pages, on gratte les blessures de la deuxième guerre mondiale, on se fracasse contre le Mur et on ramasse les cadavres à la pelle…
Mais de l'amour à la haine, il n'y a qu'un pas.
J'ai beaucoup aimé la forme et le fond de ce roman, car d'un meurtre sordide isolé, on ressort de cette lecture avec une compréhension plus intime des relations entre la Pologne et l'Allemagne, grâce à une jolie toile tissée de ce recueil de vies. Plus conscients également que derrière de jolis idéaux de liberté, se cachent les pires corruptions, alors tous à vos petits carnets, notez les petits détails, et lancez vous dans les mystérieux secrets du « tunnel 29″…
Sed fugit intera, Fugit irreparible tempus.
Ma note Plaisir de Lecture 8/10

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monromannoir
  04 octobre 2017
Voici l'histoire d'un autre monde, d'un autre univers où l'Europe se trouvait scindée en deux blocs avec pour emblème cette ville de Berlin enclavée au beau milieu de la République Démocratique Allemande. de cette époque je ne conserve que le souvenir de ce portfolio d'Enki Bilal, Die Mauer - Berlin (Futuropolis 1982) qui restituait en quelques planches à la fois poignantes et sinistres le bouleversement de ces femmes et de ces hommes séparés au nom d'une idéologie. Et puis il y a l'ouvrage de John le Carré, L'Espion Qui Venait du Froid qui mettait en scène avec talent cette guerre que l'on disait froide. Plus de 25 ans après la chute du rideau de fer, Magdalena Parys nous propose avec 188 Mètres Sous Berlin de revenir, sur l'espace de trois générations, sur les évènements qui ont entouré cette abomination architectonique qui est devenue le quotidien presque ordinaire d'une population berlinoise déchirée et dont quelques citoyens ont tenté de s'affranchir par tous les moyens en construisant notamment des tunnels.
Klaus picolait pas mal en vivant modestement dans un petit appartement à Berlin et il n'y avait plus grand monde qui se souvenait de son rôle dans la mise en oeuvre d'un tunnel de 188 mètres qui passait sous le mur de Berlin. En 2000 lorsqu'il est retrouvé mort devant son domicile, l'enquête ne suscite guère d'intérêt à l'exception de son camarade Peter qui s'est mis en tête de rassembler témoignages et documents afin d'identifier l'assasssin. Dix ans d'investigations lui permettent d'avoir la certitude que la mort de Klaus est en lien avec la construction périlleuse de ce souterrain destiné à faire passer des réfugiés vers l'ouest et qu'il trouvera la réponse dans les confessions et souvenirs des membres qui ont contribué à sa conception. Et si toute cette aventure héroïque à laquelle il a participé avec tant de ferveur se révèlait moins altruiste qu'il n'y paraît ?
Récit choral où la vérité des protagonistes se heurte à celle des autres, 188 Mètres Sous Berlin évoque ce miroir brisé dont l'ensemble des fragments ne reflètent qu'une réalité distordue à l'image du jeu trouble de ces personnages aux apparences ordinaires qui se retrouvent projetés, parfois malgré eux, dans les méandres de l'histoire contemporaine allemande. Par le prisme de chacun des témoignages qui composent les six parties du roman, Magdalena Parys nous projette donc, avec beaucoup de finesse, au coeur des évènements marquants qui ont contribué à la création de ce sinistre mur en évoquant, dans un jeu complexe d'analepses, l'avènement et la chute du Troisième Reich ainsi que le quotidien de cette population est-allemande soumise au terrible dictat du gourvernement Honecker. Avec un texte à la fois habile et délicat, Magdalena Parys nous permet d'appréhender la profondeur des sentiments parfois ambivalents qui animent les différents personnages ainsi que leurs motivations parfois peu louables les poussant à s'engager dans une entreprise aussi périlleuse que l'élaboration d'un tunnel dans un environnement hostile où chaque citoyen devient un potentiel informateur de la tristement célèbre Stasi.
188 Mètres Sous Berlin est un roman subtil, nécessitant une lecture attentive afin de pouvoir recouper les multiples points de vue permettant d'appréhender l'ensemble des enjeux qui tournent autour de Franz, cet étudiant énigmatique qui, une fois passé à l'Ouest, endosse une autre identité en prenant la direction d'un école avec une facilté déconcertante suscitant quelques interrogations. Ainsi, au gré d'une écriture très aiguisée, l'auteure bâtit une trame aussi impitoybable qu'élaborée où souffrances, séparations, déceptions amoureuses et autres trahisons ou manipulations en tout genre deviennent le quotidien d'un entourage qui ne peut percevoir les menaces venant de l'extérieur et notamment des agences gourvernementales qui se livrent une guerre aussi silencieuse qu'impitoyable.
Troublant, raffiné, 188 Mètres Sous Berlin nous entraîne dans un climat de paranoïa propre aux romans d'espionnages tout en saisissant la dimension humaine d'une tragédie contemporaine caractérisant les grands romans noirs. Absolument saisissant.

Magdalena Parys : 188 Mètres Sous Berlin (Tunel). Editions Agullo Noir. Traduit du polonais par Margot Carlier et Caroline Raszka-Dewez.
A lire en écoutant : Berlin de Lou Reed. Album : Berlin. RCA 1973.
Lien : http://monromannoiretbienser..
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EvadezMoi
  07 septembre 2017
Aujourd'hui, je vous offre un voyage dans le temps. Destination Berlin. le train passera dans un tunnel qui relie deux mondes, un tunnel de 188 mètres.
Car c'est bien un voyage, sublime, tragique, héroïque, poignant auquel j'ai assisté.
Ce roman bénéficie d'une construction étonnante et parfaite.
Nous vivons l'histoire à travers ses protagonistes. Ils vous racontent chacun leur vie, leur histoire, leurs motivations pour aider à creuser ce tunnel.
Vous découvrirez Magda. C'est sans conteste mon personnage féminin préféré. Madga, c'est l'histoire d'une femme passionnée, fidèle, loyale, dévouée, extrêmement courageuse. C'est aussi celle d'une femme bafouée. Un personnage touchant et magnifique.
Mais ce n'est pas la seule femme. Victoria, la femme de Franz, est elle aussi un personnage complexe dont toute la vie, depuis sa naissance, reposera sur des mensonges.
Du côté des hommes, découvrez Thorsten. C'est celui qui m‘a le plus touchée, rendant mes yeux piquants parfois de larmes contenues.
Roman, lui, amoureux à sens unique, loyal envers ce frère qu'il déteste. Tiraillé entre son amour pour Magda et son sens du devoir, il aurait pu être un héro, il est assurément un homme bien.
Klaus, malheureuse victime de son passé. Celui qui a joué les passeurs pour de nombreuses personnes, l'organisateur, détient la clé de cette histoire.
Dans ce roman, hormis ces vies que l'on découvre, mais qui restent fictives, on apprend énormément sur Berlin, son mur et ses habitants. On découvre une facette méconnue. Méconnue parce qu'on nous l'a cachée pendant des décennies, ou parce qu'on ne s'y intéressait pas.
La plume est superbe, tout en finesse et reste légère pour conter les évènements les plus durs. L'auteur saura vous toucher, vous ébranler tout en douceur dans un flot ininterrompu d'émotions.
Quelle que soit votre opinion, ou même si vous n'en avez aucune, lisez ce roman. Il est précieux par son côté historique, magnifique par ses personnages et passionnant par l'histoire qu'il raconte. Un livre duquel vous ressortirez grandis.

Lien : http://www.evadez-moi.com/ar..
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kathel
  03 octobre 2017
Le titre original de ce roman polonais est « Tunel », il se déroule sur plusieurs époques, avec différents narrateurs qui répondent aux questions de Peter. Cet enquêteur essaye de déterminer pourquoi un certain Klaus, passeur ayant participé au creusement d'un tunnel sous le mur de Berlin en 1980, a été tué des années plus tard, et par qui. D'emblée le roman frappe par sa richesse et sa complexité. de nombreux protagonistes prennent la parole tout à tour, Jürgen, Magda, Victoria, Roman, Klaus, Thorsten, et les rapports entre eux ne s'éclairent que au fur et à mesure de la lecture.
Si j'ai trouvé de nombreuses qualités à ce roman, je n'ai pas réussi à ressentir de réel enthousiasme. J'ai été obligée de me faire un pense-bête avec les noms des personnages et leurs liens, ce qui ne m'arrive jamais, et de m'y référer bien souvent, sous peine d'être perdue. Alors, au vu des autres avis que j'ai lus, vraiment plus enthousiastes, je pense que c'est moi qui n'étais pas très réceptive à un genre un peu différent, à une construction originale et complexe.
Je ne regrette toutefois pas mon achat, j'ai aimé la restitution de l'atmosphère de Berlin coupée en deux par le mur, la manière dont les habitants ont vécu cette séparation, intimement, au plus profond. Mais je n'ai pas été passionnée par la recherche de la vérité concernant le personnage mort au début du roman, par le pourquoi et le comment…
Je conseillerais ce livre à ceux qui cherchent un roman d'atmosphère sur la période où Berlin était divisé en deux, qui aimeront prendre conscience de l'impact immense sur les familles séparées brutalement, à ceux aussi qui aiment se mettre dans la peau de l'enquêteur, réfléchir, déduire, bâtir ou éliminer des hypothèses, à ceux enfin qui aiment le roman choral.
[...]
Lien : https://lettresexpres.wordpr..
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bart76
  21 août 2017
Si vous tombez sur ce livre à la Rentrée, ne vous attendez pas à y croiser un Charles Bronson maniant pelle et pioche sous la direction de John Sturges, mais plutôt l'enchevêtrement de plusieurs destins, de faits historiques et politiques, de corruption, de romances aussi, parfois. le tout developpé sur une période de 30 ans, principalement sur un fond géographique de 2 pays à l' Est de L'Europe. Au début puis au fil du roman, l'auteure pourrait faire penser que le Tunnel n'est qu'un prétexte et que le récit nous emmène vers un genre de faux polar. Puis la fin du récit déroulant, il s'avère qu'il n'en est rien et que l'intrigue dans ce roman choral est bel et bien en place. C'est subtil et récompense le travail de l'écrivain et favorise la joie du lecteur.
-----SORTIE le 07/09/2017-----
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Citations & extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
StelphiqueStelphique   05 septembre 2017
La vie peut être parfois tellement tordue qu'on y comprend pas grand chose. Mieux vaut donc ne pas trop réfléchir, mais en profiter, écouter des chansons agréables et toujours choisir les solutions les plus simples.
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StelphiqueStelphique   07 septembre 2017
Mais de l’amour à la haine, il n’y a qu’un pas.
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rkhettaouirkhettaoui   24 septembre 2017
Pendant les premières secondes, il s’efforça de se convaincre que les rêves se réalisaient rarement, mais en vain. Il sentit que ce dont il avait rêvé, ou plus exactement le sentiment de danger qui l’avait réveillé, lui était on ne peut plus familier et provenait du temps de son enfance. Cela le rendit perplexe. Comment un sentiment qu’il n’avait pas ressenti depuis plusieurs dizaines d’années pouvait-il revenir si soudainement, et avec une telle intensité qui plus est ? Il ferma les yeux et durant quelques minutes s’efforça de respirer tranquillement. L’image lui apparut à nouveau : il est dehors, seul au milieu d’un champ ; partout règne la pénombre, le champ est gris. Le sentiment d’abandon, l’assurance absolue qu’il n’y a personne sur Terre l’emplissent de frayeur. Il se met à courir et à chercher, mais en vain, il sait bien qu’il est seul, qu’il ne peut compter que sur lui-même. Seul ! Une solitude terrible et oppressante, au point qu’il se réveille et ouvre les yeux.
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rkhettaouirkhettaoui   24 septembre 2017
Pour en revenir à Nadia, si vous aviez vu sa mère ! Elle se pointait aux réunions parents professeurs avec des jupes étonnamment courtes. La mère, je veux dire. Elle avait les yeux d’un bleu intense. Les paupières aussi. De gros seins qui ballottaient à chacun de ses mouvements. J’avais du mal à me concentrer. Pour finir, ma collègue Elwira m’a demandé comment je me sentirais, moi, si elle fixait sans cesse la braguette des hommes qui venaient aux réunions. J’ai donc essayé de regarder plus discrètement. Un jour, je l’ai même abordée, la mère de Nadia, mais elle ne comprenait pas bien l’allemand et esquissait un sourire mystérieux. J’ai définitivement laissé tomber le jour où j’ai vu son mari. Un type drôlement costaud. Une véritable armoire à glace russe !
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kathelkathel   03 octobre 2017
Nous ne pouvions faire confiance qu’à nous-mêmes. Il s’agissait de la vie de plusieurs personnes. Creuser si près du but, ouvrir une brèche dans une cave, cela exigeait des nerfs d’acier.
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