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Christophe Josse (Traducteur)
EAN : 9782841722983
503 pages
L'Atalante (25/03/2005)
3.84/5   34 notes
Résumé :
Tariman, le dieu forgeron, descendit vers le feu éternel du Pratès, les abysses de l'enfer. Là, en secret, il forgea Zémal, l’Épée de Feu. Il invoqua les pouvoirs de la terre et du ciel, le feu des comètes, la lumière des étoiles, et les enferma tous dans une lame éblouissante par son éclat. Telle est l'origine de Zémal, nous dit le mythe des Ages. Or, à la veille de l'an mil, alors que des forces obscures œuvrent à rallumer la guerre entre les hommes et les dieux d... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
boudicca
  10 février 2016
Le dernier détenteur de l'épée de feu est mort. de retour entre les mains de ses impénétrables gardiens, l'arme forgée par le dieu forgeron doit à présent choisir un nouveau porteur. Partout les maîtres de l'épée se tiennent prêts : pas question de laisser passer cette chance de devenir le tahédoran le plus redouté et le plus puissant de Tramorée. Au final, ils seront sept à concourir pour l'épée, mais le chemin jusqu'à elle est semée d'embûches... Auteur espagnol réputé dans le domaine des littératures de l'imaginaire, Javier Negrete est bien connu pour son attrait pour la période antique et ses mythes qui lui inspireront notamment sa fameuse uchronie « Alexandre le Grand et les aigles de Rome » ou encore l'excellent « Seigneurs de l'Olympe ». Mais on lui doit aussi une grande série de fantasy dont « Zémal, l'épée de feu » est le premier tome. Un premier opus qui peut paraître au premier abord très classique mais qui se révèle extrêmement dense et ô combien accrocheur. Si les différents éléments de l'intrigue sont un peu longs à se mettre en place, le récit se fait franchement passionnant une fois que nos compagnons sont véritablement lancés dans cette quête qui les poussera à traverser une bonne partie de la Tramorée. Magicien, guerrier, artefact, civilisations disparues, créatures maléfiques dotées de sombres pouvoirs... : tous les éléments traditionnels de la fantasy sont là, seulement l'auteur parvient à s'affranchir des clichés habituels du genre pour nous proposer quelque chose de plus ambitieux.
L'univers, d'abord, est incroyablement fourni et travaillé. Negrete a opté pour une ambiance fortement imprégnée de certaines civilisations asiatiques, que ce soit au niveau des paysages ou des techniques de combat propres aux thahédorans, ainsi que de la période antique. On voyage beaucoup tout au long de ce premier tome qui nous permet d'appréhender la diversité des régions qui composent la Tramorée dont on arpente bien entendu les plus grandes et plus puissantes cités mais aussi les endroits les moins fréquentables : forêts tropicales, marécages, steppes sauvages, îles maudites... le dépaysement est garanti, d'autant plus que l'auteur prend la peine de chaque fois agrémenter la description des lieux de détails concernant les légendes qui lui sont associées, la flore qui y pousse, les créatures étonnantes et souvent peu amicales qu'on y trouve... Javier Negrete remercie à la fin de l'ouvrage J. R. R. Tolkien et Peter Jackson pour leur travail, et on comprend sans mal pourquoi : on retrouve chez les trois la même capacité à complètement immerger le lecteur/spectateur dans leur monde et à donner à celui-ci suffisamment de corps pour le rendre cohérent. La force du roman tient aussi à ses personnages, l'auteur ayant travaillé avec un soin égal la psychologie de ses deux jeunes protagonistes et celles de personnages plus secondaires à l'image du fier guerrier Kratos ou encore du mage Linar. le style est lui aussi parfaitement maîtrisé et, comme dans ses autres romans, c'est avant tout lors des passages vraiment épiques qu'il donne la pleine mesure de son talent.
Avec ce premier tome de « Chronique de Tramorée », Javier Negrete signe un roman qui concentre tout ce qu'on attend d'un bon ouvrage de fantasy : un univers consistant et d'une telle richesse qu'on a bien conscience de n'en avoir aperçu qu'une infime partie ; des protagonistes attachants et à la personnalité complexe ; des seconds rôles bien campés ; un bestiaire fourni ; des scènes épiques à souhait ; des références à diverses civilisations et à leurs mythes ... Bref, un gros coup de coeur pour une série qui s'annonce TRÈS prometteuse.
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Apophis
  27 avril 2016
Une belle écriture, mais un premier tome un peu creux (bien que prometteur)
- Univers
L'aspect martial de l'univers rappelle le Japon ancien (le Tahédo n'est qu'un synonyme pour le Bushido), La septième épée de Dave Duncan et les Bene Gesserit de Dune. Les épéistes portent un bracelet avec un certain nombre de marques (comprenez de Dan) en fonction de leur degré d'expertise. Il y a des initiés, des apprentis et des maîtres (sept marques ou plus). Ces derniers sont appelés Tahédorans, et seul un candidat sur 5000 parvient à ce niveau.
Un des protagonistes, Kratos (clairement modelé sur la divinité grecque du même nom, ce qui, vu la qualité de professeur de grec ancien de l'auteur et sa passion pour ce panthéon, n'étonnera personne) est un des seuls à arborer neuf marques et à maîtriser le troisième niveau d'Accélération (pensez à un surboost des fonctions métaboliques pour atteindre une vitesse de déplacement, une perception et des réflexes super-humains) avec le maître du site d'entraînement (qui possède également un dixième rang honorifique). Les autres Tahédorans ne maîtrisent que la seconde accélération et l'écrasante majorité ne dépasse pas la huitième marque.
Les relations entre épéistes sont très ritualisées, tout comme l'est le rapport à l'épée : clairement modelées sur les Katana, ces dernières possèdent toutes un nom. La plus célèbre est Zémal, car elle a été forgée dans les feux de l'enfer par le Dieu Forgeron en personne. Pensez à une arme conférant le pouvoir politique à son porteur à la manière d'Excalibur et possédant la puissance d'un sabre-laser, et vous aurez une bonne idée de la chose. le porteur de Zémal est appelé le Zémalnit : à sa mort, les candidats, tous Tahédorans, s'affrontent pour avoir le droit de la brandir. Cette fois, ils sont au nombre de sept, six hommes et une femme.
Lorsque l'histoire commence, cet univers approche de son an Mil, sur fond de problèmes politiques, militaires et religieux : le porteur de Zémal vient de mourir (et pas de façon naturelle…), alors que dans le sud, l'Envoyé est à la tête d'une croisade qui cherche à imposer par le fer et le feu le monothéisme dans un monde caractérisé jusque là par la coexistence harmonieuse de panthéons divers et variés, et que dans le nord, le Prince Togul Barok se fait de plus en plus ambitieux, ce qui pose un problème vu qu'il est un des Tahédorans pouvant prétendre à la possession de l'épée mythique. S'il venait à l'obtenir, ce seigneur de la guerre mettrait le monde à genoux…
L'aspect magique est à la fois riche et original : à la mort de son maître, un des protagonistes hérite de sa Syfron, sorte de repli de l'espace et du temps contenant la mémoire de ses précédents porteurs, ainsi que pouvoirs et sortilèges. Si un mage est tué, sa Syfron implose, provoquant l'équivalent d'une petite explosion nucléaire. Les mages sont très peu nombreux, sept pour être précis (comme dans le livre de Dave Duncan, ce chiffre est omniprésent et possède de fortes connotations mystiques). Les combats entre mages sont très bien rendus et d'une puissance assez apocalyptique.

En tout cas, sur le volet purement Fantasy, l'ambiance gréco-japonaise (les deux influences se mariant parfaitement) est vraiment très plaisante.
- Un style magistral…
La structure est classique (linéaire) lors des 250 premières pages environ, avant de se faire plus ambitieuse : elle entrelace alors flash-forward, scènes dans le présent et flash-back. L'auteur maîtrise son sujet, on ne se sent (presque) jamais dérouté.
Ce qui frappe avant tout, c'est la qualité de la plume de Javier Negrete (et celle du traducteur, d'ailleurs) : il se révèle être un conteur assez exceptionnel, capable de descriptions très évocatrices de paysages, de villes cosmopolites, de forêts enchanteresses ou de créatures tour à tour merveilleuses ou terrifiantes. Ce roman est avant tout un voyage, et la Tramorée est tangible, vivante, sous le regard du lecteur. de plus, rares sont les auteurs aussi à l'aise dans le registre du merveilleux que dans celui du sang et tripes (sans que ce livre n'appartienne, même de loin, au grim & gritty), dans la description des pratiques arcanes autant que dans celle des passes d'armes des maîtres de l'épée, dans le registre humoristique autant que dans l'art de brosser une scène épique ou horrifique. Mine de rien, être à l'aise et intéressant dans autant de registres, ce n'est pas donné à tout le monde.
Bref, l'auteur maîtrise son sujet sur ces plans, là n'est pas le problème.
- … des personnages, un rythme et une intrigue qui le sont moins
J'ai trouvé les personnages très stéréotypés et relativement pauvres (sans que ce soit catastrophique) pour la plupart. Je veux dire, le vieux maître Samouraï (ou équivalent) bourru et buriné, le quasi-Gandalf, le gentil qui est l'élu des dieux (et qui s'est vu injustement renvoyer de son école sous un prétexte fallacieux…), l'apprenti-sorcier qui a le potentiel pour devenir le plus redoutable sorcier de tous les temps, le méchant qui est le parent caché d'un des personnages, c'est du mille fois vu et revu, hein. Et c'est la même chose pour l'intrigue, qui est très (trop ?) classique (attention : si l'intrigue l'est, le contexte l'est beaucoup moins, comme j'ai déjà eu l'occasion de l'évoquer). Et pour couronner le tout, oui il se passe des choses, mais il y a une espèce de faux-rythme (ou de rythme fluctuant) qui fait que parfois, on lit un peu en diagonale.
En conclusion
Les trois gros atouts de ce roman sont son riche univers, son ambiance gréco-japonaise épique, et surtout le style extrêmement agréable de l'auteur espagnol. Ses défauts sont (dans ce premier tome, du moins) des personnages et une intrigue un peu faibles. Mais au final, c'est un bon livre de fantasy, avec lequel on passe tout de même de forts agréables moments.

Lien : https://lecultedapophis.word..
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Commenter  J’apprécie          126
mauriceandre
  27 octobre 2018
Je viens de m'immerger dans ces deux tomes des "Chronique de tramorée" et je vais emprunté la suite car j'ai pris un immense plaisir a lire cet auteur Espagnol très bien traduit par Christophe Josse.
Comme dans beaucoup de roman il s'agit d'une quête, la c'est une Épée.
beaucoup de personnages important et des milliers de second rôle qui, avec humour, se battent contre les Dieu Démons.
Il me tarde de lire la suite superbement traduite par Christophe Josse que je tiens a remercier.
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Lve
  01 juin 2022
C'est un bon roman de Fantasy même si le déroulement de l'histoire est assez convenu.
On se doute de la fin sans grande difficulté.
Pas de nain, d'elfes ou d'orques. Et c'est tant mieux.
Ce roman a son propre bestiaire et système de magie.
A voir ce que va donner la suite de la série.
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Otzi
  18 août 2021
J'ai beau être matinal, Zémal est un roman qui m'a fait me coucher tard tant les histoires de Derguin, Mikhon et Kratos étaient haletantes ! Encore un coup de maître de Negrete, dont trop d'écrits ne sont malheureusement pas disponibles en langue française.
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critiques presse (1)
SciFiUniverse   28 février 2013
On ressent dans ces récits tout l'amour du romancier pour les grands personnages historiques comme Alexandre le Grand, sa passion pour les civilisations de l'Antiquité, leurs mythes et leurs légendes. Avec talent, il retranscrit merveilleusement ces épopées épiques au travers du volet initial de ces Chronique de Tramorée.
Lire la critique sur le site : SciFiUniverse
Citations et extraits (5) Ajouter une citation
boudiccaboudicca   22 janvier 2016
Nombreux étaient les hommes qui couraient dans la nuit après des femmes mystérieuses et qui se perdaient à jamais sous le couvert des bois, dévorés à la fin par des bêtes sans nom ; et beaucoup se penchaient sur de sombres étangs, distinguant dans leur propre reflet des lèvres fraîches et des bras chauds, mais quand ils se jetaient à l'eau, ils n'y trouvaient que la mortelle étreinte des algues et le froid éternel des profondeurs. Nymphes, dryades ou hamadryades, fées, naïades, ondines ou niryiin : des appellations différentes pour les femelles de l'ancien peuple, une engeance qui suivait son propre chemin depuis la nuit des temps et qui aimait à jouer avec les appétits masculins.
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ApophisApophis   24 avril 2016
Je ne suis pas Linar qui, lui, est persuadé que tout allait mieux au bon vieux temps. N'as-tu pas entendu son histoire ? D'abord, il y eut l'Age d'or où les hommes étaient heureux. Puis l'Age d'argent, où ils étaient encore heureux, mais un peu moins. Après c'est quoi ? L'Age de merde ?
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AlfaricAlfaric   27 décembre 2013
L’esprit de l’art doit imprégner le tahédoran. Les mouvements, c’est de l’air qui vous siffle aux oreilles s’ils ne recréent pas la vie insufflée par les maîtres d’antan.
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AlfaricAlfaric   27 décembre 2013
La vérité reste la vérité, même si personne y croit. Le nombre importe peu.
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AlfaricAlfaric   27 décembre 2013
Il n’est jamais trop tard pour le disciple quand il a un bon maître.
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Vidéo de Javier Negrete
Bande-annonce espagnol du dernier tome du cycle (science-)fantasy "Les Chroniques de Tramorée"
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