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EAN : 9782330018122
160 pages
Éditeur : Actes Sud (29/03/2013)
2.75/5   8 notes
Résumé :
Ce livre est le roman d'une fulgurance amoureuse entre un étudiant tchadien et sa directrice de mémoire, une universitaire française libérée, renommée et très habituée à choisir ses hommes, quitte à les conquérir. Dans le Paris des années soixante-dix entre la Sorbonne, Montparnasse et le boulevard Saint-Germain, le jeune lettré devient donc l'amant d'un femme à qui rien ne peut être refusé. Ivre de cette échappée sensuelle dans une ville habitée d'élégance, il va p... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Gangoueus
  06 décembre 2020
Voilà à la fois un titre prometteur et qui nous situe un peu rapidement géographiquement. Mais la quatrième de couverture, elle, indique un roman parisien. Les interfaces proposées par Actes Sud et Nimrod introduisent donc pas mal d'interrogations.
J'ai commencé ce texte entre plusieurs lectures poussives dans leur abord alors qu'avec Nimrod, j'ai été pris par cette romance entre un doctorant tchadien et la responsable du suivi de ses travaux de recherche, Jeanne-Sophie. le lecteur est tout de suite embarqué dans une relation chaude où l'auteur ne s'embarrasse pas de certaines descriptions crues, disons, érotiques traduisant la passion charnelle qui lie ces deux êtres. C'est une entrée en matière assez surprenante qui est brève et qui révèle surtout chez Nimrod la capacité de mettre des mots sur n'importe quel sujet. Cette approche traduit aussi la fascination que l'étudiant voue à la fois pour le corps de son enseignante, les formes de cette bourgeoise du 7ème arrondissement à laquelle il rend visite dans son très coquet appartement.
Le narrateur est donc cet étudiant. La relation qu'il a nouée avec Jeanne-Sophie repose sur les délices de la chair qu'il apporte sur un plateau à cette femme mûre et bien-née. Elle est aussi faite du développement autour de la littérature où la passion que l'enseignante de la Sorbonne voue pour Stendhal habite leurs échanges, là où comme Nimrod, le thésard souhaite approfondir la question de la négritude. Prémices d'un schisme. Des bibliothèques parlent à des bibliothèques. Et l'étudiant qui a une femme au bled, assure ses arrières pour une histoire qui n'est pas destinée à durer.
Lien : http://gangoueus.blogspot.co..
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beberoots
  13 avril 2014
Ce court roman est raconté par un narrateur tchadien, vivant à Paris pour finir sa thèse dans les années 70. Sa directrice de mémoire est Jeanne-Sophie, une universitaire renommée exerçant à la Sorbonne. Entre eux le désir brûle, leur histoire a un goût d'originalité et d'exotisme. Mais la vie d'un couple mixte n'est pas simple, surtout dans les années 70. le narrateur veut se libérer de cette oppression, Jean-Sophie ne voit rien et inconscient fait tout pour le retenir, mais elle en fait trop !! Alors quand l'inévitable arrive, c'est pire, insoutenable, dégoulinant de désespoir.
J'ai sû assez rapidement que l'histoire n'allait pas me plaire, mais je me suis accrochée et concentrée sur l'écriture, qui est assez remarquable. Les personnages sont un peu exaspérant, surtout Jeanne-Sophie et ses copines qui cherchent désespérément à pimenter leur vie, en se mettant en couple avec des noirs, en pseudo rébellion contre la société bourgeoise dans laquelle elles vivent. Elle voulait un noir à son tableau de chasse et n'a pas supporté de se faire quitter. Heureusement l'écriture est pleine de poésie et d'amour pour Paris, ses rues et bâtiments plein d'histoire. C'est aussi un bel hommage à la littérature africaine où l'on y trouve de grands noms tels que Aimé Césaire et Léopold Sédar Sanghor et à la littérature française avec des citations de Stendhal et Chardelos de Laclos.

Lien : https://lesmotschocolat.word..
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critiques presse (1)
Lhumanite   29 avril 2013
Dans son dernier roman, Nimrod jette, à Paris, dans les bras de sa directrice de thèse, un brillant étudiant tchadien.
Lire la critique sur le site : Lhumanite
Citations et extraits (4) Ajouter une citation
martineden74martineden74   12 septembre 2020
La finition corporelle, je la vénère au féminin. Jeanne-Sophie l’avait, et comme au centuple, cette finition qui me terrassait sans façon. Elle était habillée d’une robe du soir qui accentuait la forme en obus de ses seins. Ils représentaient à mes yeux les mangues de Pâques de mon enfance, ces mangues qui nous venaient du Nigeria. (…) Leur couleur chair – un camaïeu blond qui tirait sur du blanc – les rendait désirables. Je ne les quittais pas des yeux, même si leur accroche sur les branches m’effrayait. Elle était des plus fragiles, et la pensée que les mangues décrocheraient et se briseraient au sol – la vision du sang, la perte d’un jus si précieux – me rendait hystérique, même si je réussissais toujours à le dissimuler. Je trouvais injuste que la générosité fût payée en retour par un sort malheureux. Personne, ni Dieu ni diable, ni le vent ni la grêle n’avaient le droit de desceller les seins comme des bidules… À l’insu de maman, je m’étais institué gardien des seins.

Ceux de Jeanne-Sophie me faisaient bander en continu. Ce soir, c’étaient encore leurs attaches qui me bouleversaient.
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jack56jack56   02 mars 2015
Que fais-tu de Senghor ? Où as-tu relégué Césaire ? Ils ont ajouté à la bibliothèque française, des deux-là ! Récite quelques vers de l'un, déclame ceux de l'autre. Quand on les entends, le français de France fait pâle figure, tu trouves pas ? L'un est Voltaire, l'autre Hugo. Ne t'en laisse pas conter, mézique !
(page 152)
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martineden74martineden74   12 septembre 2020
Les lèvres de Jeanne-Sophie étaient mouillées à point. Elles avaient le goût des fromages au lait cru. Mes doigts les ont sillonnées de bas en haut et de haut en bas, en les massant, en les lissant. J’explorais un pays, j’effeuillais un monde. Sa texture me faisait frémir de la plante des pieds à la racine des cheveux. Puis mes doigts se sont saisis de son clitoris. Le clitoris de Jeanne-Sophie était un capital de tendresse. Son toucher me donnait la sensation qu’un autre corps chevauchait mon corps. C’était la planche-contact d’une rencontre soyeuse.
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martineden74martineden74   12 septembre 2020
C’est fou le don que la nature fait aux êtres. Certains ont des muscles à la Michel-Ange, d’autres des complexions à la Vénus de Milo. Mais ce ne sont là que pierres et marbres. Ils n’auront jamais le frisson d’une femme au teint de rose nacré le matin au printemps.
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