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Bernard Cohen (Traducteur)
EAN : 9782264042644
413 pages
Éditeur : 10-18 (14/02/2007)

Note moyenne : 4.05/5 (sur 28 notes)
Résumé :
Coal Run, Pennsylvanie.
Une cité minière frappée de plein fouet par l'alcool et la misère sociale. Le paysage ? Des collines, des terrils, des bicoques avachies, des usines en ruine. Des bars et des drugstores comme seuls lieux d'évasion. 123 habitants. Et un revenant : Ivan Zoschenko. Fils d'un " poumon noir " ukrainien, mort il y a bien longtemps dans une terrible explosion, cette ancienne star du foot locale s'est décidée à rentrer à la maison après avoir ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
majolo
  03 décembre 2013
Ivan revient à Coal Run, après plusieurs années passées loin de sa ville natale. Suite à une blessure, il a du renoncer à une grande carrière de footballeur et a fui loin de tout, de tous surtout: famille, amis et mauvais souvenirs.
Grande lectrice de littérature américaine( mais pas que), j'ai découvert récemment Tawni O'Dell avec "Des animaux fragiles". Je l'avais trouvé sympa mais beaucoup moins percutant que les Pat Conroy et autres...
De ce point de vue, "Retour à Coal Run" est meilleur. Les personnages sont plus crédibles, l'histoire également, et les dialogues caustiques ne sont pas sans rappeler (sans les égaler) ceux de Conroy justement. L'atmosphère de petite ville d'Amérique profonde, un peu sur le déclin, évoque quant à elle celle des Richard Russo, notamment le très bon "Déclin de l'Empire Whitening"...
Finalement, ces similitudes me gênent un peu: c'est bien, parce que c'est comme ceux que j'aime, mais en moins bien.
Cela dit, ce fut un bon moment de lecture, détente et émotion.
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le-mange-livres
  10 avril 2012
"Il règne ici une impression d'inachevé, de dénuement" (page 42).
Une auteur découverte avec le très bon le temps de la colère, qui se déroulait déjà dans le même cadre, la Pennsylvanie minière et industrielle en crise. Tawni O'Dell poursuit dans Retour à Coal Run cette attachante chronique sociale d'une Amérique sinistrée.
Au milieu des terrils, des décharges, et des usines désaffectées, Ivan Zoschenko, l'adjoint du shérif, est un shérif. Il a fui Coal Run quelque temps après un accident qui a tué plusieurs dizaines de mineurs, parmi lesquels son père ; à la suite de l'accident et de la fermeture de la mine, la cité minière a décliné irrémédiablement, jusqu'à devenir une ville-fantôme.
"Le jour où Gertie s'est effondrée, j'ai regardé mon père partir au travail comme tous les matins. Les hommes de ce quart appelaient ça "le matin", mais pour moi c'était encore la nuit, noire, glacée, silencieuse à l'exception du lointain grondement que produisaient les fours à coke chaque fois que les portes s'ouvraient sur l'enfer rugissant à l'intérieur. de la fenêtre de ma chambre, je les distinguais, alignés sur le flanc de la colline, leurs gueules s'illuminant de rouge avant de replonger dans le noir, à un rythme régulier, dizaines d'yeux embrasés qui clignent en observant notre vallée" (page 9).
Mais le retour d'Ivan remue de vieilles histoires, qui progressivement resurgissent. Il n'a pas réellement digéré l'interruption de sa brillante carrière de footballeur suite à un accident ; il retrouve de vieux démons qui reviennent le hanter. Les écorchés vifs de Coal Run, hantés par le spectre du passé, le poursuivent.
Une écriture assez brute, intense, presque naturaliste, authentique. Des personnages blessés, fragiles, ambigus souvent, la sensibilité à fleur de peau. Des ratés attachants, une auteur pleine de compassion et de sympathie au sens étymologique du terme. Un début peut-être un peu plus poussif que dans le temps de la colère, mais l'écriture pousse à continuer.
Une critique intéressante sur le site de la revue de sciences sociales Espaces Temps.
Lien : http://le-mange-livres.blogs..
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pyrouette
  18 octobre 2012
J'ai toujours eu un faible pour les auteurs qui ont un nom à consonances irlandaises et les histoires qui commencent par : « retour à… » Echo de mon propre destin je puise sans fausse honte pour retrouver un jour le chemin du retour. le narrateur, Yvan, revient sur sa terre natale pour régler les comptes avec le passé. Il ne revient pas fortuné avec une réussite professionnelle, il a juste survécu dans un autre état. Il va s'apercevoir que les gens ne l'ont pas oublié, qu'il est aimé de sa famille, de ses amis. Peut –être que cette terre natale qu'il a fuie jadis avec soulagement pour une vie meilleure, lui réserve bien des surprises.
Lien : http://pyrouette.canalblog.c..
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Sofiert
  27 mars 2020
Portrait d'une petite cité minière des états Unis qui sombre dans l'alcool et la violence après une explosion mortelle. Les personnages, le plus souvent brisés par les évènements sont attachants et leurs parcours sont dépeints avec talent.
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nymeria
  29 décembre 2010
Mon premier roman de Tawni O'Dell mais certainement pas le dernier ! Cette romancière entre dans la catégorie des grands écrivains américains dits « naturalistes » car ils dépeignent à la perfection des personnages et des lieux bruts, entiers, criants de réalisme.
Retour à Coal Run est un roman puissant qui nous raconte la vie des familles au coeur d'une cité minière et dont le destin bascule lorsqu'un incident y rafle de nombreuses âmes….Comment se reconstruire et aller de l'avant quand on a perdu père, frère, mari…? le récit se focalise sur Ivan qui a perdu son père en ce sinistre jour et qui, après de longues années d'absence, revient à Coal Run. Un mystère entoure ce fameux retour et titille habilement le lecteur.

Lien : http://avideslectures.over-b..
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
pyrouettepyrouette   18 octobre 2012
Pour une femme, il est vital de pouvoir constater de temps en temps qu’avant d’être une mère soi-même, une épouse, une ex-épouse, une étudiante, une salariée, une amante, une maîtresse de maison, une contribuable, on est aussi la fille chérie d’une autre femme, et que celle-ci vous verra à jamais sous ce jour : vous et seulement vous, dépouillée de vos étiquettes de l’âge adulte, de vos responsabilités, entièrement , purement vous. Et, tandis que vous vous efforcerez de faire passer tous et chacun avant vous, elle vous mettra toujours à la première place. Remerciements de l'auteur
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pyrouettepyrouette   16 octobre 2012
Je suis frappé par l'intensité de sa solitude, brusquement. Ce n'est pas un mur infranchissable et aveugle qui l'entoure, mais plutôt une brume à travers laquelle on la distingue sans vraiment pouvoir la trouver.
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pyrouettepyrouette   17 octobre 2012
Elle exprime toujours ce que personne n'avait besoin de savoir mais qui, à l'instant même où elle l'a formulé, vous paraît tellement évident que vous vous demandez comment vous êtes arrivé jusque-là sans vous en rendre compte par vous-même.
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le-mange-livresle-mange-livres   10 avril 2012
Le jour où Gertie s'est effondrée, j'ai regardé mon père partir au travail comme tous les matins. Les hommes de ce quart appelaient ça "le matin", mais pour moi c'était encore la nuit, noire, glacée, silencieuse à l'exception du lointain grondement que produisaient les fours à coke chaque fois que les portes s'ouvraient sur l'enfer rugissant à l'intérieur. De la fenêtre de ma chambre, je les distinguais, alignés sur le flanc de la colline, leurs gueules s'illuminant de rouge avant de replonger dans le noir, à un rythme régulier, dizaines d'yeux embrasés qui clignent en observant notre vallée.
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pyrouettepyrouette   18 octobre 2012
Elle n’a pas insisté, cependant. Cette discrétion est une qualité assez exceptionnelle, chez une mère, surtout quand il ne s’agit pas d’un authentique manque d’intérêt]… [Aucun tabou, mais pas de curiosité déplacée non plus.
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