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ISBN : 2226188746
Éditeur : Albin Michel (07/01/2009)

Note moyenne : 2.97/5 (sur 118 notes)
Résumé :
4ème de couverture : Ma mère disait : "n'oublie pas ton chapeau" - mon père me disait : "N'oublie pas d'être heureuse". Comme s'ils pressentaient à quels dangers je pourrais m'exposer ...

Dans ce roman teinté d'humour et de mélancolie, christine Orban touche à l'essentiel de toute vie.

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Critiques, Analyses et Avis (25) Voir plus Ajouter une critique
Bobby_The_Rasta_Lama
  12 janvier 2017
Un petit livre douce-amer sur le passage à l'age adulte entre deux mondes, qui se déguste comme une tasse de chocolat chaud.
Maria-Lila vit une enfance heureuse au Maroc; il y a sa maman un peu trop protectrice, ses copains Bobby et surtout Sofia, les pâtisseries au miel, la mer... Il y a aussi Fifi la Parisienne, la cousine de sa mère qui vient régulièrement pour leur rendre visite, contente de retourner au bercail, mais soulevant à chaque passage mille questions dans la tête de Maria-Lila. L'herbe est-elle toujours plus verte chez les voisins ? Qu'est vraiment le bonheur, et comment le trouver ? Et il y la ce mot intrigant, "snob"; Maria-Lila a bien envie de voir ça de plus près.
Lors de ses études à Paris, elle commence à voir les choses plus en profondeur, même si on a toujours l'impression que le livre tourne en rond, qu'il a y a sans arrêt cette balance des "pour" et des "contre" et la omniprésente nostalgie de l'enfance sans être encore une adulte. Elle a enfin l'occasion de frôler le monde de la "haute", mais juste pour se rendre compte que ce n'est pas sa place, bien sûr. Néanmoins, les passages de ses visites au château restent la partie la plus vivante et drôle du livre. le reste, tous les personnages inclus, se perd un peu dans les stéréotypes et la fin dramatique me paraît inutile, car c'est plutôt une lecture sympa et confortable.
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Analire
  08 mars 2019
J'ai été agréablement surprise par cette lecture. Il est vrai que j'aie pris la mauvaise habitude (comme beaucoup, je présume), de lire les avis d'autres lecteurs sur les livres que je m'apprête à découvrir. Très attirée par ce livre – notamment à cause de son fabuleux titre -, j'ai été passablement refroidie par les critiques négatives des internautes. Mais pour une fois, je suis passée outre et j'ai débuté ma lecture.
Maria-Lila vit à Fédala, un petit village rural du Maroc, aux bords de la mer, en pleine campagne. Mais Marie-Lila n'a pas envie de finir comme les femmes de son village, elle rêve de liberté et d'ailleurs. Cet ailleurs a un nom : Paris. Accompagnée de Fifi, une « parisienne » marocaine, Maria-Lila va atterrir à Paris. Mais entre ses rêves et la réalité, les choses sont parfois très différentes.
Paris est un monde à part, où l'aristocratie et la pédanterie se cache à tous les coins de rue. le choque est brutal pour Maria-Lila, qui n'a jusqu'alors connue que son village natal du Maroc. J'avoue que certaines scènes parisiennes sont beaucoup trop exagérées et bien éloignées du quotidien parisien actuel. Edmond, ce jeune aristocrate et sa riche famille notamment, qui donne de grandioses réceptions nous renvoient quelque peu au XVIIème ou XVIIIème siècle. Cet anachronisme n'a pas gêné ma lecture outre mesure, mais certains pourraient voir ces scènes comme trop clichées et peu réalistes.
N'oublie pas d'être heureuse, c'est avant tout une jeune fille qui se cherche. Maria-Lila oscille entre d'un côté son désir de savoir, de connaissances et d'élévation spirituelle, omniprésent à son esprit, et de l'autre sa vie si simple à Fédala et l'amour pur de ses proches. Où se cache le vrai bonheur ? Comment l'atteindre ? Ce sont les questions qu'elle va se poser durant l'intégralité de l'histoire. Chaque lecteur peut également se questionner sur le sens de sa vie, et sur la place qu'occupe le bonheur dans celle-ci. J'ai particulièrement apprécié les quelques paragraphes destinés au pouvoir du sourire. Comme disait Frank Irving Fletcher « Un sourire ne coûte rien, mais il rapporte beaucoup« .
Je me suis laissée embarquer dans l'écriture simple, liée et presque dansante de Christine Orban. Bien que la première partie du récit m'ait sans doute moins émue que la seconde, je garderai une agréable image de ce roman. Un roman pur et existentiel, qui dresse le portrait d'une jeune fille perdue dans un monde trop grand, à travers laquelle j'ai pu me reconnaître. J'ai été touchée par son histoire, et particulièrement par le dénouement, surprenant et poignant.
Une histoire simple et authentique, qui se lit avec intensité, mais s'oublie très rapidement.
Lien : https://analire.wordpress.co..
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brigittelascombe
  17 octobre 2011
Lorsque Fédala au Maroc ne s'appelait pas encore Mohammedia,Marie dite Maria-Lila, se forgeait aux mots des uns et des autres; filtrait les recommandations de sa mère,"femme de bon sens, sans état d'âme", "pas à la mode" pour deux sous; s'exaspérait des mises en garde de Sofia,sa meilleure amie; essayait de retenir les conseils de son père comme son "N'oublie pas d'être heureuse" et piochait dans les remarques de la "pimpante" cousine Fifi, la Parisienne "blonde et toute en rondeurs", "la nécessité d'être snob".
Mais bonheur et snobisme vont-ils de pair?
"Remettre en cause ses parents a un prix". Ce prix là s'appelle-t-il trahison? Ambition? Exil? Dénigrement? Erreur?
L'attrait de Paris, sera le plus fort.Malgré, "la pêche à la ligne et les bains d'ombre",malgré les baisers sucrés de Bobby, malgré le bleu du ciel marocain et les pastillas, elle va partir et rencontrer ces snobs qui l'attirent tant, en l'occurence Edmond, sa particule et sa mère puante.
Lorsque Sofia, franche et simple viendra en visiteuse, quelle sera l'attitude de cette snobinette "de la basse"?
Un récit émouvant, qui donne à réfléchir sur le sens à donner à sa vie et les influences subies.
J'aime beaucoup Christine Orban,sensible,fine et intelligente, auteur prolifique au style fluide, dont j'ai chroniqué le dernier livre autobiographique "Le pays de l'absence" et écouté une interview très intéressante sur les relations mère-fille,au salon du livre de Paris 2011.
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jfponge
  04 octobre 2015
De Fédala à Auteuil il y a un monde, qui sépare deux façons de vivre, de sourire (ou pas), d'aimer (ou pas). Ce gouffre, Marie, surnommée par snobisme Maria-Lila par sa tante Fifi, va le franchir en quittant le giron familial pour le Paris étudiant où elle va faire la connaissance d'un garçon "de la haute". Espoirs, cruelles déceptions, regrets d'une enfance choyée parsèment la vie de cette jeune fille fermement décidée à "réussir". Elle nous conte son passage d'une enfance marocaine toute de liberté à une jeunesse parisienne qui va l'amener à fréquenter une microsociété faite de conventions et d'interdits. Roman initiatique, écrit avec beaucoup de sensibilité, "N'oublie pas d'être heureuse" nous fait partager, le temps de la lecture, la vie et les sentiments de personnages attachants, la narratrice bien sûr, la tante Fifi, qui pleure dès qu'elle entend "la Marseillaise", mais aussi et surtout Sofia, la lumineuse amie d'enfance. Une fine analyse psychologique, et un beau travail d'écriture…
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mlseditions
  30 janvier 2015
Maria-Lila a grandi à Fédala au Maroc. Elle nous conte ses souvenirs de là-bas, son amie d'enfance Sofia, sa mère qui vit sans ambition et sans surprise, les paysages avec un ciel toujours bleu, les odeurs de cannelle...
Tout au long de ces années, Maria-lila rêve d'une vie ailleurs pour échapper à la platitude mais rêver est une chose, hésiter et se projeter en est une autre. Après son Bac, elle part vivre à Paris chez Fifi, sa marraine et découvre une nouvelle vie, Edmond qui l'a fait accéder au monde des snobs.
Ce roman est plaisant à lire mais reste trop plat, sans émotion sans profondeur et sans rebondissement. La fin surprenante ne suit pas le fil conducteur du roman.
Toutefois, je retire de ce livre la possibilité donnée au lecteur de se poser des questions sur les choix que l'on fait, les rêves que l'on a et la réalité qui est parfois différente. Il fait état également des mondes qui s'opposent mais n'est pas à mon goût suffisamment étayé.
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Citations et extraits (94) Voir plus Ajouter une citation
brigittelascombebrigittelascombe   17 octobre 2011
Il y avait des matins où je me sentais tellement seule que j'imaginais descendre du troisième étage,choisir quelqu'un dans la rue,n'importe qui, et lui demander:"Voudrais-tu être mon meilleur ami?",sur le ton du Petit Prince s'adressant au Renard.
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mlseditionsmlseditions   30 janvier 2015
Je ne savais pas que malgré toutes mes résolutions, un pays pouvait manquer autant qu'une personne. Je me surprenais à penser à ses odeurs, à la sensation du sable brûlant sous mes pieds, comme si mes yeux avaient besoin de bleu et mon nez de cannelle et de fleurs d'oranger.
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luis1952luis1952   28 octobre 2016
Je marchais pieds nus sur le sable comme sur le macadam, après mes baignades, je séchais à l'air libre et sans chapeau sur la tête : "Tu vas attraper la mort", disait ma mère. Je ne récoltait rien de plus grave que du sel et du sable sur ma peau, un peu de goudron sous mes orteils, dont j'enlevais le surplus avec une arapète et les taches avec un peu d'huile d'olive et ma peau était trop tannée pour souffrir du soleil.
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brigittelascombebrigittelascombe   17 octobre 2011
Les gens importants ont des ennemis.Je n'en ai pas énormément parce que je ne suis pas très importante,mais j'en ai,dit-elle, sur le ton d'une phrase entendue et répétée avant toute appropriation.Il n'est pas anormal d'avoir des ennemis,celà veut juste dire que notre vie est enviable et suscite donc l'envie.
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AnalireAnalire   01 mars 2019
Ma mère disait : "N'oublie pas ton chapeau".
Mon père disait : "N'oublie pas d'être heureuse", et la recommandation valait en toute occasion. C'était à la fois plus simple et plus compliqué : attraper le bonheur comme un gilet dans un placard. Trop impalpable, trop indéfinissable, en cela il ressemblait au sommeil qui ne venait pas si on y pensait.
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Videos de Christine Orban (23) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Christine Orban
Émission complète à découvrir sur : http://www.web-tv-culture.com/avec-le-corps-qu-elle-a-de-christine-orban-1276.html
Christine Orban aurait pu ne jamais être auteur. Des études de droit dans la perspective d?une carrière d?avocate, pour faire plaisir à son père, telle était la voie toute tracée. Mais le goût de la littérature était bien ancré en elle. L?envie de s?accomplir, de se prouver à elle-même et aux autres qu?elle en était capable l?incite à écrire et à proposer à un éditeur son premier livre « Les petites filles ne meurent jamais ». Nous sommes en 1986. Depuis, derrière une réserve et une pudeur non feintes que certains considèrent parfois comme de la froideur, Christine Orban promène son élégance naturelle dans l?univers littéraire, entre romans contemporains et portraits historiques, histoires dramatiques ou plus légères, souvent teintées d?un voile de mélancolie. Le nouveau titre de Christine Orban « Avec le corps qu?elle a? » sonne comme une provocation dans l?actualité de ces derniers mois, dominée par l?affaire Weinstein, du nom de ce producteur américain ayant abusé de nombreuses femmes. Et pourtant, cette histoire, la romancière la porte en elle depuis longtemps et peut-être même n?y est-elle pas complètement étrangère. Une jeune femme de 20 ans, issue de la bonne société parisienne, a décidé d?écrire, envers et contre tout, car dans ce milieu, une jeune femme n?a pas à prendre la plume. Son premier roman est publié au grand dam de son beau-père qui sent son pouvoir sur elle s?écrouler. Un jour d?été, alors que le livre est à peine sorti, l?homme a cette phrase « Avec le corps qu?elle? » sous-entendu machiste, haineux, qui laisserait entendre que la jeune femme n?a pas été reconnu pour son écriture mais pour son physique. Comment vivre avec cette phrase violente, prononcée par un proche ? Comment garder confiance en soi et ne pas sombrer ? Comment envisager sa vie de femme quand celui qui devrait être votre premier protecteur vous assène cette insulte sexiste. Christine Orban nous entraine jusqu?au bord du gouffre dans cette histoire qui devrait être celle des siècles passés et qui reste pourtant très actuelle. « Avec le corps qu?elle a? » de Christine Orban est publié chez Albin Michel.
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