AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizForum
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2226188746
Éditeur : Albin Michel (07/01/2009)

Note moyenne : 3/5 (sur 108 notes)
Résumé :
4ème de couverture : Ma mère disait : "n'oublie pas ton chapeau" - mon père me disait : "N'oublie pas d'être heureuse". Comme s'ils pressentaient à quels dangers je pourrais m'exposer ...

Dans ce roman teinté d'humour et de mélancolie, christine Orban touche à l'essentiel de toute vie.

Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle
Critiques, Analyses & Avis (22) Voir plus Ajouter une critique
brigittelascombe
17 octobre 2011
Lorsque Fédala au Maroc ne s'appelait pas encore Mohammedia,Marie dite Maria-Lila, se forgeait aux mots des uns et des autres; filtrait les recommandations de sa mère,"femme de bon sens, sans état d'âme", "pas à la mode" pour deux sous; s'exaspérait des mises en garde de Sofia,sa meilleure amie; essayait de retenir les conseils de son père comme son "N'oublie pas d'être heureuse" et piochait dans les remarques de la "pimpante" cousine Fifi, la Parisienne "blonde et toute en rondeurs", "la nécessité d'être snob".
Mais bonheur et snobisme vont-ils de pair?
"Remettre en cause ses parents a un prix". Ce prix là s'appelle-t-il trahison? Ambition? Exil? Dénigrement? Erreur?
L'attrait de Paris, sera le plus fort.Malgré, "la pêche à la ligne et les bains d'ombre",malgré les baisers sucrés de Bobby, malgré le bleu du ciel marocain et les pastillas, elle va partir et rencontrer ces snobs qui l'attirent tant, en l'occurence Edmond, sa particule et sa mère puante.
Lorsque Sofia, franche et simple viendra en visiteuse, quelle sera l'attitude de cette snobinette "de la basse"?
Un récit émouvant, qui donne à réfléchir sur le sens à donner à sa vie et les influences subies.
J'aime beaucoup Christine Orban,sensible,fine et intelligente, auteur prolifique au style fluide, dont j'ai chroniqué le dernier livre autobiographique "Le pays de l'absence" et écouté une interview très intéressante sur les relations mère-fille,au salon du livre de Paris 2011.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
jfponge
04 octobre 2015
De Fédala à Auteuil il y a un monde, qui sépare deux façons de vivre, de sourire (ou pas), d'aimer (ou pas). Ce gouffre, Marie, surnommée par snobisme Maria-Lila par sa tante Fifi, va le franchir en quittant le giron familial pour le Paris étudiant où elle va faire la connaissance d'un garçon "de la haute". Espoirs, cruelles déceptions, regrets d'une enfance choyée parsèment la vie de cette jeune fille fermement décidée à "réussir". Elle nous conte son passage d'une enfance marocaine toute de liberté à une jeunesse parisienne qui va l'amener à fréquenter une microsociété faite de conventions et d'interdits. Roman initiatique, écrit avec beaucoup de sensibilité, "N'oublie pas d'être heureuse" nous fait partager, le temps de la lecture, la vie et les sentiments de personnages attachants, la narratrice bien sûr, la tante Fifi, qui pleure dès qu'elle entend "la Marseillaise", mais aussi et surtout Sofia, la lumineuse amie d'enfance. Une fine analyse psychologique, et un beau travail d'écriture…
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
mlseditions
30 janvier 2015
Maria-Lila a grandi à Fédala au Maroc. Elle nous conte ses souvenirs de là-bas, son amie d'enfance Sofia, sa mère qui vit sans ambition et sans surprise, les paysages avec un ciel toujours bleu, les odeurs de cannelle...
Tout au long de ces années, Maria-lila rêve d'une vie ailleurs pour échapper à la platitude mais rêver est une chose, hésiter et se projeter en est une autre. Après son Bac, elle part vivre à Paris chez Fifi, sa marraine et découvre une nouvelle vie, Edmond qui l'a fait accéder au monde des snobs.
Ce roman est plaisant à lire mais reste trop plat, sans émotion sans profondeur et sans rebondissement. La fin surprenante ne suit pas le fil conducteur du roman.
Toutefois, je retire de ce livre la possibilité donnée au lecteur de se poser des questions sur les choix que l'on fait, les rêves que l'on a et la réalité qui est parfois différente. Il fait état également des mondes qui s'opposent mais n'est pas à mon goût suffisamment étayé.
Commenter  J’apprécie          50
Bobby_The_Rasta_Lama
12 janvier 2017
Un petit livre douce-amer sur le passage à l'age adulte entre deux mondes, qui se déguste comme une tasse de chocolat chaud.
Maria-Lila vit une enfance heureuse au Maroc; il y a sa maman un peu trop protectrice, ses copains Bobby et surtout Sofia, les pâtisseries au miel, la mer... Il y a aussi Fifi la Parisienne, la cousine de sa mère qui vient régulièrement pour leur rendre visite, contente de retourner au bercail, mais soulevant à chaque passage mille questions dans la tête de Maria-Lila. L'herbe est-elle toujours plus verte chez les voisins ? Qu'est vraiment le bonheur, et comment le trouver ? Et il y la ce mot intriguant, "snob"; Maria-Lila a bien envie de voir ça de plus près.
Lors de ses études à Paris, elle commence à voir les choses plus en profondeur, même si on a toujours l'impression que le livre tourne en rond, qu'il a y a sans arrêt cette balance des "pour" et des "contre" et la omniprésente nostalgie de l'enfance sans être encore une adulte. Elle a enfin l'occasion de frôler le monde de la "haute", mais juste pour se rendre compte que ce n'est pas sa place, bien sûr. Néanmoins, les passages de ses visites au château restent la partie la plus vivante et drôle du livre. le reste, tous les personnages inclus, se perd un peu dans les stéréotypes et la fin dramatique me paraît inutile, car c'est plutôt une lecture sympa et confortable.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
marlene28
22 septembre 2016
Livre aux notes autobiographiques où l'auteur nous relate les différences de vie entre Maria-Lila qui vit au Maroc en toute simplicité et sa tante Fifi à Paris qui a un goût prononcé pour le snobisme. Maria-Lila quitte malgré tout son Maroc adoré pour aller rencontrer ces gens qui l'attire tant. Elle fréquentera une « microsociété » avec ses habitudes et ses règles où chacun cherche à se distinguer du commun des mortels mais se fourvoie à ses yeux dans une fausse élégance. Elle se questionnera alors sur les pressions et influences de la ville et se demandera si elle est bien à sa place dans ce monde superficiel, si elle est heureuse ? Elle s'interrogera sur le sens de la vie et du bonheur. Une réflexion à laquelle j'ai pris plaisir. Chacun sa définition du bonheur ; le tout étant de trouver ceux qui en partagent la même.
Commenter  J’apprécie          30
Citations & extraits (73) Voir plus Ajouter une citation
brigittelascombebrigittelascombe17 octobre 2011
Il y avait des matins où je me sentais tellement seule que j'imaginais descendre du troisième étage,choisir quelqu'un dans la rue,n'importe qui, et lui demander:"Voudrais-tu être mon meilleur ami?",sur le ton du Petit Prince s'adressant au Renard.
Commenter  J’apprécie          200
mlseditionsmlseditions30 janvier 2015
Je ne savais pas que malgré toutes mes résolutions, un pays pouvait manquer autant qu'une personne. Je me surprenais à penser à ses odeurs, à la sensation du sable brûlant sous mes pieds, comme si mes yeux avaient besoin de bleu et mon nez de cannelle et de fleurs d'oranger.
Commenter  J’apprécie          110
rolandm1rolandm128 octobre 2016
Je marchais pieds nus sur le sable comme sur le macadam, après mes baignades, je séchais à l'air libre et sans chapeau sur la tête : "Tu vas attraper la mort", disait ma mère. Je ne récoltait rien de plus grave que du sel et du sable sur ma peau, un peu de goudron sous mes orteils, dont j'enlevais le surplus avec une arapète et les taches avec un peu d'huile d'olive et ma peau était trop tannée pour souffrir du soleil.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
brigittelascombebrigittelascombe17 octobre 2011
Les gens importants ont des ennemis.Je n'en ai pas énormément parce que je ne suis pas très importante,mais j'en ai,dit-elle, sur le ton d'une phrase entendue et répétée avant toute appropriation.Il n'est pas anormal d'avoir des ennemis,celà veut juste dire que notre vie est enviable et suscite donc l'envie.
Commenter  J’apprécie          70
anne_le_bruit_des_vaguesanne_le_bruit_des_vagues30 mars 2014
" L'idée qu'un jour il puisse être trop tard me traversa l'esprit. C'était une idée nouvelle, une sorte de finitude qui s'emparait de tous les moments de la vie, même les plus anodins. La fin était partout, pas seulement dans la jeunesse, il y avait aussi la fin des rêves, la fin des choix. Un jour arrive où l'on ne peut plus dire : quand je serai grand, je serai..." On est grand et l'on est. "
Commenter  J’apprécie          30
Videos de Christine Orban (14) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Christine Orban
Histoire ou fiction ? - 38ème édition du Livre sur la place Qui détient la vérité ? Les historiens ou les romanciers ? Peut-être les deux. Au cœur de la Révolution, quatre auteurs ont leur version des faits. Eric Vuillard 14 juillet (Actes Sud), Franz-Olivier Giesbert L’Arracheuse de dents (Gallimard), Emmanuel de Waresquiel Juger la reine. 14-15-16 octobre 1793 (Tallandier), Christine Orban Charmer, s’égarer et mourir (Albin Michel) Animé par Florence Bouchy
autres livres classés : snobismeVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle





Quiz Voir plus

L'Afrique dans la littérature

Dans quel pays d'Afrique se passe une aventure de Tintin ?

Le Congo
Le Mozambique
Le Kenya
La Mauritanie

10 questions
223 lecteurs ont répondu
Thèmes : afriqueCréer un quiz sur ce livre
. .